[ Brèves de bobines ]

Petites réactions et conseils de sortie de salle



lundi 2 octobre 2006


Little Miss Sunshine
posté par Professor Ludovico

La France, fille Aînée de l’Eglise… du cinéma indépendant US ? C’est à se poser la question, après avoir vu Little Miss Sunshine, encensée par la critique : « incroyable petit film » « acide, tendre, cruel » « échappée drolatique » « Menée tambour battant », on vous passe les détails. Si vous avez lu ma critique sur Sideways, vous voyez où je veux en venir. Même film, mêmes effets sur la critique. Daniel Schneidermann ferait sûrement une excellent papier là-dessus, l’effet boule de neige sur des médias qui se montent le bourrichon pour décréter que tel film est Le Film Du Mois.

Ce film-là n’est pas mauvais, il est même drôle. C’est très bien joué. Voilà. C’est tout. Ca manque un peu de tout : un peu plus d’histoires, un peu plus drôle, un peu plus cruel, un peu plus caustique. Surtout qu’on peut trouver beaucoup mieux dans le genre : Les Berkman se Séparent, par exemple. La Vie Aquatique, récemment.




dimanche 2 juillet 2006


Le Retour de la Bonne Nouvelle
posté par Professor Ludovico

Clerks est de retour ! Clerks, pour les non initiés, c’est le premier film de Kevin Smith qui raconte les déboires hilarants d’une bandes de glandeurs qui travaillent dans un magasin vidéo.

Depuis, Monsieur Smith a alterné les chefs d’œuvres méconnus (Méprise Multiple) et les catastrophes artistiques et commerciales (Jersey Girl)

Que va donner la suite ? réponse à la fin de l’année, mais la bande annonce de Clerks 2 est là.




lundi 2 janvier 2006


Match de Noël
posté par FrameKeeper

L’avantage avec les films dits « pour enfants », c’est que le critique tient enfin l’arme absolue et irréfutable pour départager les prétendants au titre « best show of Noël »… et ce sont bien sur ses propres enfants … puisque la vérité sort toujours de la bouche des enfants.. Pour savoir qui de Harry Potter IV ou de Narnia I gagne la queue du Mickey, rien de plus simple donc, prenez un enfant d’un peu moins de 4 ans, un peu dégourdi (et qui a donc déjà vu Matrix et Prédator.. enfin au moins l’un des deux) et trainez le au ciné après l’avoir dissimulé dans votre sac de sport pour éviter les regards hallucinés des autres parents qui emmènent eux leur ados puisque ces deux films sont déconseillés au moins de 12 ans.. Le résultat de l’expérience ne souffre aucune discussion.. A ma gauche, Harry Potter: après une heure de dragon et de potion magique amphibie, le sujet tourne en rond dans le ciné, demande 2 fois à faire pipi et réclame 3 fois du pop corn. A ma droit, Narnia; l’enfant, qui n’a pas décollé de son siège durant une heure, demande finalement si après la grosse bataille y’aura encore plein plein d’histoires et, une fois la lumière rallumée à son grand désespoir, interroge son papa pour savoir si on peut acheter le 2 en DVD… CQFD… Narnia vainqueur par KO.

Petite déception toutefois pour ceux qui pensaient que ce film, comme le Christ de Mel Gibson, contenait un message chrétien caché.. si c’est le cas, la cachette est trop bonne.. Comme pour la Passion selon Saint Maso, Dieu joue plutôt l’arlésienne… comme souvent vous me direz.. Mécréants… heureux ceux qui croient sans avoir vu… Enfin il nous reste Franck Capra… et Fincher… qui ne tourne plus rien celui là, quelle fainéasse… finalement c’est vraiment un auteur..




samedi 31 décembre 2005


Mary
posté par Professor Ludovico

Bon, je suis fou de Binoche, et j’aime bien Ferrara, même s’il n’a rien fait de bien depuis des lustres. Mary reste dans la même veine, pas mal mais sans plus. Pourtant, le message christique est intéressant, surtout pour Ferrare, qui, pour une fois, fait dans la dentelle : pas d’outrance, pas de violence, pas de sexe. Tout reste assez intellectuel, à l’image des théologiens invités longuement dans le film à parler du rôle de Marie Madeleine auprès du Christ.

A voir, mais surtout pour les spécialistes du cinéma chrétien !




samedi 31 décembre 2005


A History of Violence
posté par Professor Ludovico

Business as usual : il parait que ce film est une commande, pour rembourser le passif de Spider. Espérons que c’est vrai, parce que ce film ne vaut pas grand chose. Le scénario, adapté d’une BD (ceci expliquant souvent cela (Les Sentiers De La Perdition, par ex.)), tient sur une page :

Un decent american people (Viggo Mortensen) tient une petit diner dans une petite ville américaine. Il a une jolie femme qu’il baise comme un puceau.

Débarque deux tueurs qui prennent son restaurant en otage. Ni une ni deux, Viggo les envoie ad patres. Il passe à la télé, en american hero malgré lui, ce qui attire l’attention de Ed Harris, défiguré avec lunettes noires (c’est le méchant). Il dit que Viggo n’est pas ce qu’il prétend être. Il affirme qu’il est un ancien tueur très cruel de la mafia, et que c’est lui qui l’a défiguré. Le méchant menace sa famille, Viggo l’envoie ad patres. Ca attire l’attention du frère de Viggo (Cétait donc VRAI !!). Le frère (joué avec des semelles de plombs par William Hurt), est pas content : Viggo l’envoie ad patres.

Et voilà, c’est fini.




jeudi 22 décembre 2005


Open range
posté par Professor Ludovico

Avec les conseils de mes amis, il faut se méfier. On m’avait promis avec Open range le retour de Kiki, the Artist Formerly Known as Kevin Costner. J’ai toujours aimé Kiki, même dans sa chute. L’idée d’un retour au western, pur et dur, authentique, ne pouvait que séduire l’amateur de réalisme qui sommeille en moi.

Je profitais donc d’un rendez vous raté avec Monsieur Kong, dû à une rocambolesque histoire de parking déficient, pour louer en DVD l’opus en question.

Las, dès les premières minutes, il devint évident que nous nous dirigions vers le nanar absolu. Passé les premières minutes splendides (Le Wyoming, le vent dans la prairie, le tonnerre, la pluie), l’inanité des dialogues avait fait son œuvre. Oui, on cherchait à faire vrai, à sonner comme les vraies gens de l’ouest du XIX°, mais cette idée était pathétique.

Les méchants étaient très méchants (ils tuent même le chien) ; les gentils étaient très gentils (sur le chemin de la vengeance, ils sauvent un chien) ; les vierges, très vierges (Annette Benning, vierge ???).

Les dialogues assez croustillants finirent par me dérider ainsi que mon compagnon d’infortune, et nous passâmes la suite du film à l’étage du deuxième degré.




jeudi 1 décembre 2005


Balle de match
posté par snake

Petite parenthèse : que c’est pénible ces titres de film pas traduits. Parce que je veux bien, mais match point ça veut dire balle de match. Pas autre chose. Pas de jeu de mots intraduisible. Pas de double sens ésotérique. Rien. Balle de match. Ca veut dire ce que ça veut dire. Rien d’autre.

Bon. Le film. En fait, si l’on en croit Télérama, il est bien meilleur que le dernier qui s’appelait on ne sait plus très bien comment. D’ailleurs celui-ci était déjà bien meilleur que son prédécesseur. C’est ça qui est bien avec Woody Allen. Il se bonifie avec l’âge. C’est vrai ça, quand on revoie Manhattan (Manhattan), Guerre et Amour (War and Love), on se dit, quand même, quel chemin parcouru !

Bon. Le film. Si vous avez vu Crimes et Délits, grosso modo, c’est le même argument. L’homme est naturellement mauvais, mais c’est de la faute de la femme, plus exactement des blondes. Et c’est un peu le problème de Woody Allen. Pourquoi raconte-t-il toujours la même chose, avec si peu de façons différentes de le faire ? Woody Allen ne sait jouer que sur deux registres : le comique burlesque et le drame psychologique. Ici, il a tenté de nous jouer le coup du thriller. Mais on voit bien que ce n’est pas sa tasse de thé. Pour le reste, les acteurs sont formidables. Quoique Scarlett ne nous fera pas oublier Lost in Translation. Les décors sont formidables. La photographie est formidable. Mais bon. On sort de là avec une impression de déjà vu de façon pas très différente qui est quand même assez désagréable.




lundi 24 octobre 2005


Actu au 24 octobre
posté par FrameKeeper

C’est pas qu’on aille moins au cinéma hors vacances, quoi que, c’est que c’est plus difficile de trouver le temps d’écrire quelque chose de censé… Bon cela fait 2 semaines que je veux vous dire tout le bien que je pense que Collision/Crash et puis voilà, j’imagine maintenant qu’il n’est plus projeté qu’à l’épée de bois et au grand pavois, le dimanche à 12h45…

Tant pis… si vous le trouvez en DVD piraté… regardez le… A part ça, j’ai vu depuis Moi, Toi et tous les autres et déjà ce qui est bien c’est que le cinéma expérimental US se situe à peu près au même niveau d’ennui et d’amateurisme que le cinéma pour adultes européens. C’est donc pour situer bien moins pénible que Une aventure déjà éreintée par votre serviteur donc je n’y reviens pas .. et en plus y’a même des moments touchants… Donc si vraiment si vous avez des trucs à vous faire pardonner, vous pouvez envisagez d’y aller avec la mère de vos enfants (mais bon il faut quand même que ce soit des trucs graves.. pas seulement parce que vous avez encore oublié de sortir la poubelle)

Biz..




jeudi 15 septembre 2005


Actu au 14 septembre
posté par FrameKeeper

Allez, je vous la fais courte mais l’objectif de cette rubrique étant simplement de constituer une aide à la décision du samedi soir, pas besoin d’écrire une thèse: Courrez voir Kiss Kiss Bang Bang ! C’est simple, c’est à ce jour la meilleure performance mondiale de l’année, acteurs, scénario, gag, conduite du récit, surprises en tout genre.. tout y est, et même l’effet voix off un peu prise de tête n’a pas réussi à gâcher mon plaisir… Franchement après 2 ou 3 films français dépourvus de tout pilote aux commandes… ça fait du bien….

2dn choice: pour les amateurs de mangas Appleseed, à la différence donc de Gosht Shell 2, est tout à fait visible…. combinaison décors 3D, personnages 2D très réussie et jolies scènes d’action… philisophie du scénario un peu courte mais bon… ça le fait quand même.




mercredi 7 septembre 2005


Actu au 7 septembre
posté par FrameKeeper

Allez, CINEFAST ne reculant devant aucun sacrifice, votre serviteur n’a pas hésité à aller voir un second (oui second quand même, on va pas faire un élevage non plus, y’a déjà la FEMIS) film franco-européen, en l’espèce Une Aventure. Sur le pitch et la bande-annonce, pas de problème: un jeune homme sage (Nicolas Duvauchelle définitif dans le rôle du flan) rencontre la nuit en nuisette sur le trottoir une jeune fille manifestement pas sage (Ludivine Sagner) maquée à un mec carrément louche (Bruno Todeschini, carrément bon lui par contre). Y’a de quoi faire… elle est somnambule, il travaille à la vidéothèque (non pas la cinémathèque, trop malin le mec mais on voit quand même du Murnau.. on ne se refait pas), le mec louche a des parts dans une boîte de nuit, franchement, la phase d’exposition laisse de l’espoir… et puis.. et puis plus rien… des scènes qui s’enfilent, l’appartement design of course (plus un bonus une maison ultra design), Ludivine s’intéresse à Nicolas (c’est le mystère le plus profond du film d’ailleurs vu qu’il dit 3 mots au 1/4 d’h) Nicolas tombe amoureux d’elle (enfin on le pense vu qu’il quitte sa copine pour s’occuper d’elle mais bon ça lui arrache pas un sourire) Ludivine a beaucoup souffert dans son enfance mais évidemement on en saura pas plus (c’est pas le genre de la maison), Beau gosse finalement n’est pas un voyou mais un banal homme d’affaires « double life », Ludivine s’ouvre le bide avec du verre, Nicolas fait encore plus le flan (vraiment c’est une vocation, Bonnaffé à côté c’était de la gnognotte et pourtant à l’époque c’était déjà bien, ah ils n’ont pas fait l’actor’s studio de Villeneuve pour rien) et puis on se termine sur une bad end annoncée.
Bilan ? Personnellement une réelle souffrance physique, limite migraine avec montée d’angoisse. Un peu comme si j’avais été invité à dîner chez un type que je ne connais pas et qui aurait voulu à tout prix me montrer les diapos de ses vacances ratées chez FRAM en me répétant toutes les 5 mn « tu peux pas comprendre, il fallait y être ».. J’ai pas demandé à voir ça moi, je voulais voir un film, juste un film.. Je ne suis pas psy, ni le copain du réalisateur… j’ai rien demandé moi, j’ai juste payé ma place…
Moralité: une caméra-stylo, ça peut aussi écrire des conneries, même en écriture automatique…




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