Avec les conseils de mes amis, il faut se méfier. On m’avait promis avec Open range le retour de Kiki, the Artist Formerly Known as Kevin Costner. J’ai toujours aimé Kiki, même dans sa chute. L’idée d’un retour au western, pur et dur, authentique, ne pouvait que séduire l’amateur de réalisme qui sommeille en moi.
Je profitais donc d’un rendez vous raté avec Monsieur Kong, dû à une rocambolesque histoire de parking déficient, pour louer en DVD l’opus en question.
Las, dès les premières minutes, il devint évident que nous nous dirigions vers le nanar absolu. Passé les premières minutes splendides (Le Wyoming, le vent dans la prairie, le tonnerre, la pluie), l’inanité des dialogues avait fait son œuvre. Oui, on cherchait à faire vrai, à sonner comme les vraies gens de l’ouest du XIX°, mais cette idée était pathétique.
Les méchants étaient très méchants (ils tuent même le chien) ; les gentils étaient très gentils (sur le chemin de la vengeance, ils sauvent un chien) ; les vierges, très vierges (Annette Benning, vierge ???).
Les dialogues assez croustillants finirent par me dérider ainsi que mon compagnon d’infortune, et nous passâmes la suite du film à l’étage du deuxième degré.
posté par snake
Petite parenthèse : que c’est pénible ces titres de film pas traduits. Parce que je veux bien, mais match point ça veut dire balle de match. Pas autre chose. Pas de jeu de mots intraduisible. Pas de double sens ésotérique. Rien. Balle de match. Ca veut dire ce que ça veut dire. Rien d’autre.
Bon. Le film. En fait, si l’on en croit Télérama, il est bien meilleur que le dernier qui s’appelait on ne sait plus très bien comment. D’ailleurs celui-ci était déjà bien meilleur que son prédécesseur. C’est ça qui est bien avec Woody Allen. Il se bonifie avec l’âge. C’est vrai ça, quand on revoie Manhattan (Manhattan), Guerre et Amour (War and Love), on se dit, quand même, quel chemin parcouru !
Bon. Le film. Si vous avez vu Crimes et Délits, grosso modo, c’est le même argument. L’homme est naturellement mauvais, mais c’est de la faute de la femme, plus exactement des blondes. Et c’est un peu le problème de Woody Allen. Pourquoi raconte-t-il toujours la même chose, avec si peu de façons différentes de le faire ? Woody Allen ne sait jouer que sur deux registres : le comique burlesque et le drame psychologique. Ici, il a tenté de nous jouer le coup du thriller. Mais on voit bien que ce n’est pas sa tasse de thé. Pour le reste, les acteurs sont formidables. Quoique Scarlett ne nous fera pas oublier Lost in Translation. Les décors sont formidables. La photographie est formidable. Mais bon. On sort de là avec une impression de déjà vu de façon pas très différente qui est quand même assez désagréable.
lundi 24 octobre 2005
Actu au 24 octobre
posté par FrameKeeper
C’est pas qu’on aille moins au cinéma hors vacances, quoi que, c’est que c’est plus difficile de trouver le temps d’écrire quelque chose de censé… Bon cela fait 2 semaines que je veux vous dire tout le bien que je pense que Collision/Crash et puis voilà, j’imagine maintenant qu’il n’est plus projeté qu’à l’épée de bois et au grand pavois, le dimanche à 12h45…
Tant pis… si vous le trouvez en DVD piraté… regardez le… A part ça, j’ai vu depuis Moi, Toi et tous les autres et déjà ce qui est bien c’est que le cinéma expérimental US se situe à peu près au même niveau d’ennui et d’amateurisme que le cinéma pour adultes européens. C’est donc pour situer bien moins pénible que Une aventure déjà éreintée par votre serviteur donc je n’y reviens pas .. et en plus y’a même des moments touchants… Donc si vraiment si vous avez des trucs à vous faire pardonner, vous pouvez envisagez d’y aller avec la mère de vos enfants (mais bon il faut quand même que ce soit des trucs graves.. pas seulement parce que vous avez encore oublié de sortir la poubelle)
Biz..
jeudi 15 septembre 2005
Actu au 14 septembre
posté par FrameKeeper
Allez, je vous la fais courte mais l’objectif de cette rubrique étant simplement de constituer une aide à la décision du samedi soir, pas besoin d’écrire une thèse: Courrez voir Kiss Kiss Bang Bang ! C’est simple, c’est à ce jour la meilleure performance mondiale de l’année, acteurs, scénario, gag, conduite du récit, surprises en tout genre.. tout y est, et même l’effet voix off un peu prise de tête n’a pas réussi à gâcher mon plaisir… Franchement après 2 ou 3 films français dépourvus de tout pilote aux commandes… ça fait du bien….
2dn choice: pour les amateurs de mangas Appleseed, à la différence donc de Gosht Shell 2, est tout à fait visible…. combinaison décors 3D, personnages 2D très réussie et jolies scènes d’action… philisophie du scénario un peu courte mais bon… ça le fait quand même.
mercredi 7 septembre 2005
Actu au 7 septembre
posté par FrameKeeper
Allez, CINEFAST ne reculant devant aucun sacrifice, votre serviteur n’a pas hésité à aller voir un second (oui second quand même, on va pas faire un élevage non plus, y’a déjà la FEMIS) film franco-européen, en l’espèce Une Aventure. Sur le pitch et la bande-annonce, pas de problème: un jeune homme sage (Nicolas Duvauchelle définitif dans le rôle du flan) rencontre la nuit en nuisette sur le trottoir une jeune fille manifestement pas sage (Ludivine Sagner) maquée à un mec carrément louche (Bruno Todeschini, carrément bon lui par contre). Y’a de quoi faire… elle est somnambule, il travaille à la vidéothèque (non pas la cinémathèque, trop malin le mec mais on voit quand même du Murnau.. on ne se refait pas), le mec louche a des parts dans une boîte de nuit, franchement, la phase d’exposition laisse de l’espoir… et puis.. et puis plus rien… des scènes qui s’enfilent, l’appartement design of course (plus un bonus une maison ultra design), Ludivine s’intéresse à Nicolas (c’est le mystère le plus profond du film d’ailleurs vu qu’il dit 3 mots au 1/4 d’h) Nicolas tombe amoureux d’elle (enfin on le pense vu qu’il quitte sa copine pour s’occuper d’elle mais bon ça lui arrache pas un sourire) Ludivine a beaucoup souffert dans son enfance mais évidemement on en saura pas plus (c’est pas le genre de la maison), Beau gosse finalement n’est pas un voyou mais un banal homme d’affaires « double life », Ludivine s’ouvre le bide avec du verre, Nicolas fait encore plus le flan (vraiment c’est une vocation, Bonnaffé à côté c’était de la gnognotte et pourtant à l’époque c’était déjà bien, ah ils n’ont pas fait l’actor’s studio de Villeneuve pour rien) et puis on se termine sur une bad end annoncée.
Bilan ? Personnellement une réelle souffrance physique, limite migraine avec montée d’angoisse. Un peu comme si j’avais été invité à dîner chez un type que je ne connais pas et qui aurait voulu à tout prix me montrer les diapos de ses vacances ratées chez FRAM en me répétant toutes les 5 mn « tu peux pas comprendre, il fallait y être ».. J’ai pas demandé à voir ça moi, je voulais voir un film, juste un film.. Je ne suis pas psy, ni le copain du réalisateur… j’ai rien demandé moi, j’ai juste payé ma place…
Moralité: une caméra-stylo, ça peut aussi écrire des conneries, même en écriture automatique…