vendredi 26 mai 2006


The Da Vinci Code
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

« Oh la la ! Le Da Vinci Code ! Qu’est ce qui va lui mettre, le Professor ! »

Au risque de décevoir mes millions de fans en furie, j’ai aimé ce film. J’avais bien entendu refusé de lire l’ouvrage, pour la bonne et simple raison que tous le monde le lisait, y compris dans mon propre lit ! Je n’allais pas m’abaisser à lire ce que le commun des mortels avait lu. Raison de plus pour aimer le film que soudain, tout le monde vilipende.

Audrey Tautou joue comme une pioche ? Ben oui, depuis Amélie Poulain, non ? Tom Hanks est mal coiffé ? Certes ! C’est un Ron Howard mineur ? Sûrement !

Mais au-delà de ça, Da Vinci Code est l’honnête représentant américain du film de genre, sûrement meilleur qu’un Benjamin Gates, sûrement moins bon qu’Indiana Jones et la dernière Croisade, mais il ne fait nullement honte à son rang…

Pour quelqu’un qui n’a pas lu le livre, l’histoire est très pédagogiquement raccourcie et expliquée. Les séquences historiques illustrent de façon gentiment kitsch le background de l’histoire. Les rebondissements rythment correctement les 2h30 parfois un peu longues du film. Les personnages tiennent la route, à la limite de la caricature sans jamais y sombrer (on peut même trouver que les français s’en tirent pas mal dans un production américaine)

Et la polémique, me direz-vous ? Elle est tout bonnement ridicule, dans le livre comme dans le film… Je ne vois pas comment on peut être choqué en étant catholique (sauf si on est Opus Dei, (là, on s’en prend plein la tronche !)) : cette œuvre est une œuvre de fiction, et de toutes façons, l’humanité n’a pas attendu Dan Brown pour penser que l’Eglise Catholique lui cachait des choses… De plus, le « complot » présenté dans le Da Vinci Code est parfaitement ridicule, et on a du mal à comprendre pourquoi l’église aurait caché ce secret, pendant que ses adversaires (les coptes, les orthodoxes, les protestants) en auraient été complices !??

Donc il faut se prendre au jeu, accepter l’idée du « Et si … » et gober tout le reste (Templiers, de Vinci, le Prieuré, etc.) Tout ça se mange bien chaud, comme un X-Files, et ne supporte pas le réchauffé.

Mais surtout, Da Vinci Code propose son propre antidote à la fin du film, sous une forme un peu gnan-gnan (on ose pas dire catho), à savoir une leçon de morale de Tom Hanks lancée à Audrey Tautou : au fond, tout ce complot a peu d’importance, ce qui compte c’est que l’on a au fond de soi. Qu’on peu appeler Foi, si on le souhaite…




mardi 23 mai 2006


Transamerica
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Un road movie sympathique, sur une transsexuelle qui découvre quelques jours avant son opération qu’il (elle) est papa (maman) d’un ado prostitué à problèmes. Ils vont traverser ensembles les USA et bine sûr en apprendre plus sur eux-mêmes. Un peu classique mais agréable, avec quelque perles dans le dialogue. Par ex :

Le fils :
– La maison de tes parents était mieux !
La mère :
– Oui, mais la maison de mes parents est livrée avec mes parents.




mardi 23 mai 2006


Le pacte des loups
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. J’ai donc vu en DVD le dernier gros Opus du cinéma Français (30M€, tout de même).

Soyons clair : que Christophe Gans soit un cinéphile acharné, nous n’en doutons pas. Nous fûmes un jour adorateurs de Starfix, qui on peut le dire partageât peu ou prou les mêmes valeurs que Cinefast.

Néanmoins, est-ce que cela fait un bon cinéaste ? On est tenté de dire non. Les exemples de grands théoriciens du cinéma devenus exécrables derrière la caméra pullulent (Woody Allen, Jean-Luc Godard sont ceux qui me viennent immediatement à l’esprit).

Skorecki dit aussi dans Libé qu’il ferait un piètre cinéaste, car il est un grand cinéphile. Je crois qu’il y a du vrai là-dedans. Le Pacte des Loups confirme, en créant l’épigone français des films survitaminés qui font – malheureusement – le cinéma d’aujourd’hui.

En quoi consiste ce cinéma ? Il part du principe que les « djeunz » s’ennuient dès qu’un plan dépasse deux secondes. Aussi quand le héros ouvre une porte, on sort la Louma. On simplifie au maximum les personnages (le méchant est en rouge, vous me suivez ?) Ce qui laisse peu de place à la progression dramatique, vous en conviendrez…

Ajoutez à cela un casting fabuleux (les Cassel-Bellucci, Jean Yanne, Jean Francois Stevenin…) qui malheureusement, joue comme dans un court métrage réalisé par la Terminale S de Coulommiers : Bellucci roucoule à outrance, Cassel est un méchant très méchant etc. On a en outre confié le premier rôle à Samuel Le Bihan qui joue, comme d’hab’, comme une olive morte. On a beau être dans le film de genre, ça pourrait être plus subtil.

Pourtant le scénario recèle de nombreuses idées qui aurait pu mener loin, si elles n’aveint pas été noyées sous le rouleau compresseur de C. Gans : la mort de Mani, le complot politique, la société secrète. Mais cela n’est pas amené, on découvre tout ça dans le désordre, on a peine le temps de se découvrir un élément de l’intrigue que gans est déjà passé à autre chose. Un ratage selon mes critères, qui ne sont visiblement pas ceux du public.




lundi 22 mai 2006


La Plus Grande Histoire Jamais Contée
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... ]

Sous le titre « Could the co-creator of The Matrix real life truly be stranger than fiction? » le site web Rolling Stone raconte sûrement le plus incroyable défraiement de chronique jamais arrivé à Hollywood, pourtant peu avare en la matière. Le pitch : Larry Wachowski, bon gars appréciée de tous, réealisateur-star de la série Matrix découvre un jour le monde du SM dans un club de Los Angeles. Il tombe raide amoureux de Mistress Strix, patronne du lieu. Fan de Matrix, la dominatrice lâche tout pour vivre avec Larry, qui se met progressivement à s’habiller en fille, se maquiller, se faire lifter et raser. A tel point que de s’habiller en homme pour diriger Matrix Revolutions lui brise le moral. Depuis, les frères Wachowski évitent comme la peste toute apparition publique. Pendant ce temps, Miss Strix divorce de son mari, Buck Angel, ex-pornstar, transexuelle, une femme… devenue homme … tout en gardant un sexe de femme !

Ne pas rater l’article en détail sur Rollingstone.com. Et si vous les trouvez les photos de l’ex-Mme Strix… elles valent le détour…




lundi 22 mai 2006


Le monde à l’envers
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Qui l’eut cru ? Le professore disant du mal d’un film américain, et encensant un film français ? Et oui, c’est possible cette semaine, avec le retour tardif du Pr Ludovico sur vos écrans.

Eh oui, je n’ai pas aimé V for Vendetta et j’ai adoré OSS 117. Pour des raisons sûrement obscures et peu avouables d’ailleurs…

Comme toujours, et comme pour un voyage, peu importe le trajet. Ce qui compte, c’est de trouver ce qu’on est venu chercher… C’est le cas de V. J’y venais rettrouver le génie d’Alan Moore, prodige scénaristique (From Hell, les Watchmen). Erreur ! D’abord, je n’avais pas lu la BD, pas très bonne. Ensuite, je pensais que les frères Wachowski* (producteurs) allaient nous concocter un brûlot anarchiste à la Matrix, et des scènes de baston à couper le souffle… Eh bien paradoxalement, c’est le grand respect de la BD qui tue ce film pour tout dire assez long et peu excitant. Ca ressemble globalement à une dramatique de la BBC, et l’intrigue est assez faiblarde.

En face, c’est l’inverse. Peu intéressé du premier abord : OSS 117 a tout du carton préprogrammé : Dujardin, les producteurs de Brice de Nice derrière, ça sent le lapin faisandé à la « Brigades du Tigre ». Mais devant l’amicale pression de mes amis, j’y vais. Passé la première demi-heure ou j’avais du mal à comprendre pourquoi mes voisins rigolaient, quand soudain, avec l’arrivée fracassante de la reprise de Bambino, j’ai craqué.

Tout le génie du film est, je pense, son absolue sincérité. Dans sa volonté de reconstituer au millimètre près l’univers des films des années 50, qui – admettons-le, ont bercé notre enfance devant la télé noir et blanc -, Michel Hazanavicius joue à la fois la carte de l’humour et celle de la Madeleine de Proust. Jusque dans le casting, où l’on se prend à retrouver les faciès des seconds rôles des « Tontons Flingueurs ». Jusque dans les bagarres, où l’on pourrait presque prendre Dujardin pour une réplique de Ventura jeune. Une réussite donc, et une pierre dans le jardin du cinéma français qui montre qu’on peut faire efficace sans faire dans la rouerie…

* à ce sujet, voir plus loin la controverse sur la transsexualité de Larry/Lana Wachowski, qui vaut tous les scénars du monde.




samedi 20 mai 2006


Star Wars vintage
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD ]

Non, nous ne savons toujours pas who the fuck is The Corbeau, mais nous apprenons* que le dénommé George Lucas a décidé, devant la pression des fans, de ressortir en DVD un coffret de Star Wars Vintage !!! C’est-à-dire sans les effets spéciaux corrigés (re-!!!)

Ils seront mis en vente à partir du 13 septembre jusqu’au… 31 décembre ! Et dans un coffret avec les versions remastérisées (too bad pour ceux qui les ont déjà et les prêtent à leur filleul depuis 6 mois… gnark gnark…)

* information disponible dans le dernier supplément Ecrans de Libé, très bon magazine sur la TV, internet, DVD, jeux videos, etc.




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