samedi 31 décembre 2016


Passengers
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

2016 avait commencé par une révélation ; elle finit par une confirmation. Oui, Jennifer Lawrence est la grande actrice que l’on pressentait. Il faut la voir surnager dans Passengers – dans tous les sens du terme -, et dominer, de la tête et des épaules, le reste du cast.

Car Passengers, c’est la bonne surprise de cette fin d’année. C’est l’oustsider, bon dernier au Moulin de Longchamp, qui finit dans les trois premiers au Grand Prix de Paris…*

Seul le Théorème de Rabillon peut vous pousser à aller voir Passengers : un bon film de SF ne se rate pas, et un mauvais film de SF ne se rate pas non plus. Là ça commence très mal, c’est-à-dire le pompage version plastique/polystyrène du début d’Alien. Rien de moins. Un vaisseau interstellaire s’éveille ; ses passagers, en vie suspendue dans des cercueils cryogénisés (2001, Alien,…) dorment depuis des années.

Mais en voilà un qui se réveille. C’est Chris Pratt. Oups, le vaisseau n’est pas encore arrivé à destination (Alien). Allons donc voir ce qui se passe dans la cabine de pilotage Ikéa (Star Trek). La déco, hyper stylisée, ferait passer Cosmos 1999 pour un chef d’œuvre naturaliste.

Mais passé l’énervement du CineFaster après une poignée de minutes, on commence à comprendre. Une volonté pastiche se fait jour. Malheureusement, on ne pourra pas en dire plus sans déflorer l’intrigue originale de Passengers, une variation détonante sur le voyage interstellaire, façon Costa Concordia. L’intérêt principal étant l’arrivée de Miss Lawrence, et pas seulement pour quelques scènes de baignade mémorables. Notoirement surcastée pour ce film de genre, elle apporte son incroyable palette à un film qui serait pâlot avec une autre actrice.

On oubliera aussi l’avant dernier chapitre du film, particulièrement raté (encore une fois on ne peut pas dire pourquoi). On dira seulement ceci : s’il fallait le réalisateur d’Imitation Game** pour tirer le plus grand parti de Mr Pratt and Mrs Lawrence, il eut fallu confier cette partie orientée « action » à quelqu’un de plus compétent, au hasard, JJ Abrams.

Que cela ne vous prive néanmoins pas d’aller voir ces Passengers, car là n’est pas son principal intérêt.

* relire Paris Turf, SVP.
** Film culte du Framekeeper, on attend toujours la conférence-débat




mercredi 28 décembre 2016


Carrie Fisher
posté par Professor Ludovico dans [ Les gens ]

Je ne suis pas fan de Star Wars. Je n’ai jamais fantasmé sur la Princesse Leia en Bikini, contrairement à certains Friends. Carrie Fisher n’était pas une grande actrice, c’était une fille de star (Debbie Reynolds) qui, comme beaucoup, a vu une partie de sa vie détruite par les lumières du stardom.

Pourquoi être si triste, alors ? Peut-être parce que le personnage de Leïa Organa était très proche de la femme Carrie Fisher ; une princesse, oui, mais une princesse qui disait aux petites filles, n’attends pas le Prince Charmant, et ne demande pas aux hommes de sauver la Rébellion ! Prends un pistolaser et fais-le toi-même ! Et si tu es amoureuse d’un grand malotru parce qu’il a une veste en cuir, ne le laisse pas te marcher sur les pieds.

Au milieu d’un film basé sur des archétypes (le héros blond au cœur pur, le grand méchant vêtu de noir, le malandrin au grand cœur), Carrie Fisher créait un personnage comme on n’en avait rarement vu dans les contes de fée.

Adieu donc, Princesse, and may the force be with us.




mardi 27 décembre 2016


L’anticyclopédie du cinéma
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... ]

On est un peu en retard pour les cadeaux de noël, mais vous pouvez toujours vous rattraper pour les Etrennes. Quel livre offrir pour les fêtes ? La bible sur Hitchcock (Une vie d’ombre et de lumière, de Patrick McGilligan), The Making of Stanley Kubrick’s ‘2001: A Space Odyssey’, chez Taschen ?

Mais non, vous n’y êtes pas ! C’est L’Anticyclopédie du Cinéma, de Vincenot et Prelle, qu’il vous faut.
Comment résister par exemple à cette définition de cinéma portugais* ? Où de l’esthétisme** ? Où est ce résumé de Comment Je Me Suis Disputé, Ma Vie Sexuelle***?

Sauf si, comme moi, vous vous l’êtes fait offrir par Juliette von Kadakès, vous pourrez trouver ce livre indispensable dans toutes les bonnes boucheries.

* « On reconnait un film portugais aux trois caractéristiques suivantes :
• Le film est soutenu par le fonds EURIMAGES de l’Union Européenne
• Il bénéficie d’une aide communautaire qui entre dans le cadre du programmé SCRIPT
• Au moins 30% du budget provient d’une subvention versée par Bruxelles »
** « On parle d’esthétisme lorsqu’un personnage en tenue de soirée joue du saxophone au bord d’une plage »
***« Dans ce film sorti en 1996, le cinéaste Arnaud Despleschin adapte un partie pris tragique en racontant l’histoire d’amour impossible entre deux êtres que tout sépare a priori (lui est professeur agrégé à Normale Sup, elle est Maitre de conférences en lettres à la Sorbonne) »




dimanche 25 décembre 2016


Rogue One
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

La malédiction de George Lucas, c’est que Star Wars, conçu par lui comme un aimable hommage aux serials des années trente ait été pris tant au sérieux. Que ce couscous improbable, mélange de Flash Gordon et de Buck Rodgers, de princesses en bikini et de chevalier arthurien, du Dune de Frank Herbert ou des Robots d’Asimov soit devenu le maître étalon* de la SF mondiale ; en tout cas au cinéma.

Le génie de Gareth Edwards, par ailleurs papa du cultisme Monsters, c’est de garder ce qui marche dans la trilogie, cette simplicité biblique du combat du bien contre le mal, ce goût enfantin pour le merveilleux, l’aventure et le courage. Mais aussi de se débarrasser de tout ce qui ne va pas, c’est-à-dire ses costumes en pyjama et ses décors immaculés et ses archétypes obligés. On passe donc un excellent moment à Rogue One tout en n’étant pas dupe de ses faiblesses : des personnages tracé à la grosse craie, sans motivation bien définies et aux dialogues très faiblards** ; et une intrigue qui tient sur une boîte d’allumette.
Par ailleurs, on sait déjà comment ça va se terminer, comme dans Titanic, mais justement on n’ose pas (pas encore ?) faire de Star Wars une simple toile de fond. C’est-à-dire ce que Cameron a fait de la tragédie du Titanic. Gareth Edwards aurait pu utiliser le vol des plans de l’Étoile Noire comme décor, et créer des personnages parallèles à ceux que l’on suit dans Rogue One.

Mais on passe un bon moment dans cet opus décomplexé de la série, et on est tombé amoureux de Felicity Jones, une sorte de jeune Chryssie Hynde perdue dans une galaxie très très lointaine, il y a très très longtemps.

Dommage, on ne le verra pas en bikini danser pour Jabba le Hut.

* ce n’est pas une faute de frappe
** Pas de phrase culte dans un Star wars, c’est rare…




vendredi 23 décembre 2016


La Dernière Séance
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films ]

The Last Picture Show fait partie des films qu’on est censés avoir vu quand on se dit cinéphile. Surtout si on a lu la somme de Peter Biskind, Easy Rider, Raging Bulls, plus connu sous le titre Le Nouvel Hollywood. Cette expression, qui depuis a fait flores, est devenue le symbole du renouveau Hollywoodien des années 70. Ou comment quelques jeunes turcs (Hopper, Bogdanovich, De Palma, Lucas Spielberg, Scorsese) ont renversé le système à la papa des Warner, Paramount, etc.

Avec The Last Picture Show, Peter Bogdanovich, comme ses autres comparses, est tout à sa cinéphilie francophile (Godard, Truffaut, etc.) mais c’est sûrement ce film qui traduit le mieux l’influence des cinéastes français de la Nouvelle Vague. La parenté de La Dernière Séance avec Les Quatre Cent Coups est évidente : l’itinéraire de jeunes semi-rebelles, perdus dans une ville perdue dans l’est du Texas. Qui veulent du sexe, du billard, de l’amour, et qui le trouveront de très différentes façons pendant que le vieux cinéma local, métaphore de la ville, se meurt lentement, au milieu de tumbleweeds de western traversant la ville de part en part.

Avec ce film, plutôt ennuyeux aujourd’hui, Bogdanovich va contribuer à détruire et révolutionner le système des studios. Comme Easy Rider juste avant lui, il ne coûte rien à produire (1M$), il n’a pas besoin de stars, il est tourné en noir et blanc et en décors réels, et il va rapporter beaucoup d’argent (29M$). Comme c’est la seule chose qu’Hollywood comprend depuis toujours, la carrière de Bogdanovich est lancée. Elle n’ira pas bien loin.

Comme le raconte avec cruauté Peter Biskind, The Last Picture Show est aussi le résultat d’une travailleuse de l’ombre, Polly Platt, Mrs Bogdanovich dans le civil. Elle materne son mari, trouve les décors, organise la production de La Dernière Séance. Histoire classique : avec le succès, Bogdanovich la quitta pour une femme plus jeune et plus jolie.

Et n’eut plus jamais de succès.




dimanche 18 décembre 2016


The People vs OJ Simpson : American Crime Story
posté par Professor Ludovico dans [ Hollywood Gossip -Séries TV ]

On s’était trompé sur The People vs OJ Simpson. Même si certains défauts, envisagés au départ, se sont confirmés par la suite, comme cette volonté trop pédagogique de faire endosser au dialogue certaines explications nébuleuses, on ne peut cacher une incommensurable fascination pour la série, et l’envie – malgré la fatwa du Professore contre le binge watching – de la grignoter en un seul morceau.

Comment ne pas se passionner pour cette affaire ? Comment ne pas tomber amoureux devant la terrible frustration sexuelle de la procureure Marcia Clarke (Sarah Paulson) ? Ou de son amoureux transi Christopher Darden (Sterling K. Brown) ? Comment ne pas éclater de rire devant la prestation de Travolta en Shapiro ? Comment ne pas avoir envie de cogner sur OJ (Cuba Gooding Jr) et ses mensonges à répétition ?

La grande qualité de The People vs OJ Simpson, c’est de nous remettre totalement dans le contexte plombé du Los Angeles des années 90, post Rodney King et pré Affaire Rampart/Suge Knight. Une ville ou la police est corrompue depuis toujours (relire James Ellroy) et où il ne fait pas bon être noir… ou pauvre. Ou comment le Procès du Siècle, le Procès qui ne Pouvait Etre Perdu, fut gâché parce qu’OJ était noir, parce que OJ était riche, et parce que la ville était au bord de l’implosion.

Ce que montre aussi The People, c’est comment cet évènement a bâti, ou portait pour le moins, les racines du monde actuel : l’infotainment 24 heures sur 24 (cette course-poursuite échevelée dans Los Angeles), l’affrontement des minorités transféré dans les médias, et le rapport douteux que nous entretenons avec la célébrité, quel que soit les délits dont les celebs se rendent coupables (Nabila, Polanski, etc.).

Et de rappeler qu’en Amérique ce ne sont pas les blancs qui gagnent, mais tout simplement les riches.




dimanche 18 décembre 2016


Gotlib
posté par Professor Ludovico dans [ Les gens ]

Mâtin, quelle tristesse ! Nous sommes un peu en retard, mais il fallait rendre hommage à Gotlib. Il n’était pas à proprement parler dans la sphère cinématographique, mais nous avons appris la cinéphilie avec lui. Décoder Melville dans Rubrique à Brac, se moquer des poses de Delon (déjà pénible dans les années 70), ou les enquêtes de Bougret et Charolles, « Bon sang mais c’est bien sûr ! » façon Cinq Dernières Minutes, c’était une façon d’exercer notre œil sans forcément avoir vu les films.

Merci monsieur Gotlib…




dimanche 11 décembre 2016


Sully
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Si quelqu’un dans la salle se demande encore si Clint Eastwood est vivant, un petit tour sur l’Hudson suffira à se convaincre qu’il est mort. Comme dans l’Ubik de Philp K. Dick, l’Homme des Hautes Plaines prononce tous les ans quelques mots incompréhensibles qui servent d’oracle à ses fans transis et retourne au sommeil des morts dans sa cuve de cryogénisation.

Sully est un film qui ne devrait tout simplement pas exister. Car il n’existe pas. Comme Juliet von Kadakès l’expliquait brillamment autour d’un plat de haricots blancs au chorizo, il n’y pas d’intrigue possible à Sully. Et pourtant, Juliet n’a pas vu le film, ne connaît rien à l’aviation, plutôt le domaine de Madame le Professore*.

Comment, en effet, peut on s’intéresser à l’intrigue ? Le commandant Sullenberger, dit « Sully » a sauvé 155 passagers en posant avec succès son A320 sur l’Hudson, tous moteurs en panne. C’est un héros instantané. Où est l’enjeu ?

Pendant le film, traîne pourtant une lourde ambiance de culpabilité entre Sully et sa femme au téléphone. Le spectateur se met alors en quête du Mystère. Qu’a fait Sully dans le passé ? A-t-il déjà tué quelqu’un aux commandes d’un avion ? On cherche en vain un enjeu qui viendrait nous raccrocher à la remorque du film. Mais il y a un enjeu, pourtant. Sully est mis en accusation pour une banale histoire d’assurances. Car qui va payer l’avion détruit ? Est-ce Snecma, le motoriste, qui serait défaillant ? Ou Airbus, l’avionneur ? Ou US Airways, la compagnie, si Sully avait mal agit ? Aurait-il pu ramener, comme le montrent les simulations informatiques, son avion sur la piste de La Guardia ? Cet enjeu, qui intéressera les compagnies, les fanas d’aviation et les amateurs de Dangers dans le Ciel, la série docudrama dont le Professore Ludovico est friand, ne peut pas suffire à intéresser le spectateur. Sully est un héros, un point c’est tout. Il a sauvé 155 personnes, for god’s sake !

C’est évidemment le point de vue d’Eastwood qui fait du NTSB** les grands méchants de l’histoire qui cherchent des poux à Tom Hanks. Des méchants (et notamment Anna Gunn, qui joue Madame White dans Breaking Bad) s’excuseront dans le final, dans une scène pathétique, digne d’un mauvais téléfilm des années soixante.

Il est en même temps tout à fait passionnant de comparer, à quelques mois d’intervalle, Le Pont des Espions avec Tom Hanks, et Sully avec Tom Hanks. Et de comparer le talent de Clint Eastwood, chouchou des médias français et Spielberg, moins aimé des mêmes. Dans les deux cas, il s’agit d’un biopic. Il y a un cinéaste dans le premier et pas du tout dans le deuxième. Sully est mal fait, mal filmé, mal joué parce que les dialogues sont faibles. On pourrait aussi le comparer avec Flight, autrement plus ambigu avec Denzel Washington (le Tom Hanks noir) mais là, il y a un enjeu : le commandant Whitaker a tenté une manœuvre folle pour sauver ses passagers, mais il en a tué quelques-uns. Faut-il ce sacrifice pour sauver le plus grand nombre ? Zemeckis pose un dilemme moral, en bon spielbergien qu’il est.

Eastwood est devenu un grand fainéant ; il radote ses lubies habituelles, l’homme seul contre le gouvernement (ici les grandes compagnies, l’administration), avec la subtilité d’un Dirty Harry octogénaire. Mais à la fin, tout est bien qui finit bien, parce que l’homme seul, les pompiers et les flics de New York se sont levés comme un seul homme, et le cinefaster peut aller se coucher.

*qui expliqua vaillamment que deux CFM56 ne peuvent que très rarement tomber en panne en même temps. Sauf cette fois-là.
** National Transportation Safety Board




samedi 10 décembre 2016


Kirk Douglas, 100 ans de cinéma
posté par Professor Ludovico dans [ Hollywood Gossip -Les gens ]

Spartacus, le Colonel Dax, Vincent van Gogh, Patton, Jack Andrus, Einar, Doc Holliday, Capitaine Matthew Yelland, Ned Land, Jim Deakins, Georges Phipps, Whit, ce sont les mutiples rôles endossés depuis 1947 par cette légende vivante du cinéma qu’est Kirk Douglas dans des films aussi différents que Spartacus, Les Sentiers de la Gloire, La Vie passionnée de Vincent van Gogh, Paris Brûle-t-il, Quinze jours ailleurs, Les Vikings, Règlement de comptes à OK Corral, Nimitz retour vers l’enfer, 20000 lieues sous les mers, La Captive aux Yeux Clairs, Chaînes Conjugales, La Griffe du passé…

Certes, Gotlieb est mort, mais Kirk Douglas est toujours vivant…




vendredi 2 décembre 2016


Narcos
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

On est censé, parait-il, s’extasier sur Narcos. C’est en tout cas le cas du Professorino qui apprécie – bien plus que son père – ce truc à base de drogue, de violence, et de Bolivie. C’est aussi l’avis d’AG Beresford, qui, en spécialiste de ces trois questions, a beaucoup apprécié l’aspect documentaire et réaliste de la série Netflix.

C’est justement ce qui ne va pas dans Narcos : c’est un documentaire. Un docudrama. Un très beau docudrama, même, fait avec beaucoup de talent et de budget*, mais un docudrama quand même.

Certes, on se passionne pour l’aspect historique, et comment le trafic de drogue a été instrumentalisé politiquement par les USA et le gouvernement colombien, tout à leurs obsessions anticommunistes, quitte à détruire la belle jeunesse floridienne. Ou comment la CIA préférait Pablo Escobar à n’importe quel militant communiste, jusqu’à ce que celui-là, tout à son hubris, finisse par faire exploser consciencieusement une bonne partie du personnel politique.

20/20 pour le côté docu donc, ses arrêts sur image avec commentaire en voix off, et ce mélange d’images réelles et de fiction.

Côté drama, c’est autre chose : on a beaucoup de mal à se passionner pour les personnages, que ce soit le jeune flic yankee qui veut se venger (c’est un peu court, jeune homme) ou en face, Pablo Escobar, l’homme qui voulait être roi. On est ni avec l’un ni avec l’autre, et comme dans Un Village Français, (ce n’est pas un compliment), les personnages sont obligés de nous expliquer ce qui se passe, puisque le réalisateur a renoncé à le faire. C’est dommage, parce que c’est bien joué, particulièrement Escobar.

Pour éduquer le Professorino, on a donc décidé de passer au vrai drama, c’est à dire au Scarface de De Palma, qui sur un sujet semblable, transforme (avec l’aide d’Oliver Stone), le film 1930 d’Howard Hawks en Richard III floridien. On y reviendra.

* On aperçoit quand même les limites budgétaires dans la reconstitution riquiqui du palais présidentiel, avec le président Gaviria qui se bat en duel avec un seul conseiller, deux tables et un canapé.




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