samedi 31 mai 2008


Like a Sharon Stone…
posté par Professor Ludovico dans [ Hollywood Gossip ]

Ah, nos amies les stars ! Toujours aussi pimpantes, imprévisibles et donneuses de leçon dès qu’elles sortent de leur sphère de compétence (à savoir jouer la comédie, mettre en scène ou pousser la chansonnette…)

Dernière boulette en date : Sharon Stone à Cannes. Oui, madame Stone, celle qui affirmait déjà, sans rire, qu’elle ne savait pas que Paul Verhoeven la filmerait quand elle oublia malencontreusement sa culotte La Perla (ou Petit Bateau, on ne saura jamais) dans une des scenèes mémorables de Basic Instinct.

Cette fois-ci, Madame Stone fait dans la politique internationale. « S’il y a eu autant de morts en Chine lors des derniers tremblements de terre », a-t-elle déclaré, « c’est probablement une histoire de karma, une vengeance pour tout ce qu’ils font au Tibet !»

Réaction immédiate de Dior Chine, condamnant vigoureusement la déclaration « hâtive » de l’actrice, qui représente des produits anti-âge de la marque. Dior Siège, en France n’a pas réagi. Seraient-ils un peu d’accord ?

Après une première réaction (la consternation), peut-être devons nous poser quelques saines questions.

• Sharon Stone n’a-t-elle pas le droit de dire des conneries ?
• Doit-elle s’interdire de les dire à télé ? En serions nous capable, personnellement ?
• Pourquoi vouloir transformer des artistes et des sportifs, en penseurs, guides moraux, en philosophes ? N’avons-nous pas une grande part de responsabilité dans cette affaire ?

Je laisse les CineFasters à ces questions sans réponse, ou plutôt à une seule réponse.

Zidane, à qui l’on demandait après le France-Espagne 2000, à quoi il avait pensé au moment de tirer le penalty mémorable qui nous expédia en demi-finale, répondit simplement :

– « J’ai juste pensé à tirer très fort »




dimanche 25 mai 2008


Reviens, Jimmy Dean, reviens…
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

Vous souvenez vous d’il y a seulement quelques années ? Deux chaînes du Câble faisait la pluie et le beau temps sur nos séries préférées. Canal Jimmy ne découvrit rien de moins que Dream On, Seinfeld, Friends, les Sopranos, Six feet under, The Shield et The Wire. Série Club nous amena Homicide, Oz, The West Wing.

Ces chaînes, aujourd’hui, sont en perte de vitesse : Série Club s’est fait piquer Battlestar Galactica (nouvelle version) par NRJ 12, et Jimmy est devenue une machine à passer de la série allemande et irlandaise (en journée) et du porno-réalité (en soirée). La faute à qui ? Aux grandes chaînes (TF1, France 2, Canal+), qui on compris que trois Experts d’affilée coûtaient moins cher – et rapportaient plus – que Julie Lescaut ou les Rois Maudits.




dimanche 25 mai 2008


Ma Vie Aquatique II
posté par Professor Ludovico dans [ Les gens ]

Ca y est, j’y suis allé ! Où ? Mais à Caaaannes, voyons !!! Par le plus grand des hasards, j’étais en déplacement à Nice mardi, et alors que j’espérais dîner d’un petit aïoli en terrasse, mon collègue nous proposa d’aller faire un saut à Cannes. A Cannes !!??? Haut lieu de la Palme des Alpes Maritimes ??? Après une longue introspection (27 sec.), j’acquiesçai.

Drôle d’effet que de visiter Cannes en plein festival, mais à l’heure creuse (entre 20h et 22h). La montée des marches est là, déserte, quelques badauds attendent, et les photographes font le pied de grue en espérant choper Brad Pitt à la sortie de la projection du dernier Eastwood. La Promenade des Anglais est devenue un passage piétons, et parait bien petite. Le plateau de Canal+ ressemble au radeau de la Méduse, abandonné les pieds dans l’eau. Aucune star en vue, of course. Elles sont sur les yachts titanesques que l’on voit mouiller dans la baie, et ne font leur apparition qu’à 19h30 pour parcourir 50 m en Velsatis, du Majestic au Palais des Festivals, encadrées par des men in black.

Tout à l’air plus petit, en fait. Sauf le marché du film, LE véritable enjeu de la quinzaine. J’ai récupéré un exemplaire du Film Français et j’ai compté : 224 films étaient projetés, et à vendre, ce seul jour-là, de 8h30 à 23h45. C’est ça, Cannes : de la série B, du court métrage, Disco et Aquele Querido Mes De Agosto, Shaolin Girl et Che. Des panneaux publicitaires partout, vantant des films à venir, voire des films qui ne sont même pas encore financés.

Mais pour être tout à fait franc, il y avait quand même un frisson : à vingt mètres de là, dans ce tout petit périmètre, il y avait Eastwood et Brad Pitt, Harvey Weinstein et son petit frère, Benicio del Toro et Alain Chabat, Natalie Portman et Scarlett Johansson, Despléchin et Amalric.




dimanche 25 mai 2008


Spiderman 3
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

J’avais boudé le troisième épisode à sa sortie, sur les mauvais échos que j’en avais eu (si, si, le Professore est un garçon influençable). Pour faire plaisir à mon fils, je l’ai loué ce week end, et je me suis surpris à aller jusqu’au bout.

Ce qui fait la force de la franchise est toujours là : une mise en scène impeccable, « classique », au sens où elle ne cherche l’épate visuelle que lorsque cela le mérite, i.e. les combats.

Un casting impeccable, qui humanise Spiderman, mais aussi Sandman et le fils du Bouffon vert, et des combats fort bien chorégraphiés, chose rare dans le cinéma contemporain, où l’on cache le manque de talent par des plans hachés et des caméras portés (Troy, le Seigneur des Anneaux, etc.)

Une agréable surprise, donc.




vendredi 23 mai 2008


Indiana Jones et le Royaume de Crâne de Cristal
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Difficile de dire du mal d’un film qui nous a bien fait rire ! Le plus simple, c’est peut-être de dire la vérité : Indiana Jones et le Royaume de Crâne de Cristal est un mauvais film. Les bons moments (nombreux) qu’on y passe ne sont que le reflet, en creux, de nos vertes années de l’Arche perdue. Et comment se résoudre que cette Arche (notre jeunesse à tous) soit perdue à tout jamais ? Indy IV gère intelligemment ce patrimoine, en le déclinant à chaque plan : clins d’œil, répliques culte, scènes identiques aux trois précédents opus (poursuite, piège, insectes, reptiles)…

Mais bon, tout ça ne fait pas un film. Le scénario est indigeste, incompréhensible. Malgré trois ou quatre versions du scénario, (qu’on imagine pires !), on voit bien que David Koepp (l’un des grands manitous du scénario US (Spider Man, Panic Room, Jurassic park, Snake Eyes, L’Impasse)) ne sait pas quoi faire d’Indy, des russkoffs, de la zone 51 et de ses extraterrestres mayas.

Il y avait de quoi faire pourtant. Le film propose même des piste intéressantes :

– Il y a d’abord un film sur le temps qui passe, l’âge, la maturité. David Koepp l’esquisse, puis finit quand même par retomber dans l’équation « coup de poing + cascade » qui peut passer quand le Dr Jones a quarante ans, pas quand il en a soixante.
– Il y ensuite un film politique : la Guerre Froide, le Maccarthysme, c’est même la partie la plus intéressante du film, une partie presque noire et désespérée. Mais encore une fois, le film retombe sur ses pattes.
– Il y a enfin le côté pulp, à la Captain Sky et le Monde de Demain, qui est LE fonds de commerce d’Indy depuis toujours, et qui aurait bien sonné bien avec l’espionne russe, son look bondage, rapière à la ceinture. Mais là aussi, on ne pousse pas cette logique jusqu’au bout.

Car ces alternatives ne peuvent mener qu’à des impasses, car elles sont inenvisageables dans le business plan d’Indiana Jones. Tout est fait pour que le film marche, qu’il ne déçoive pas les fans de la franchise : c’est parce qu’on veut tellement que ça marche que ça ne marche pas ! On voudrait retrouver la magie, et donc, elle disparait.

Pire, ce qu’il y a de terrible dans cet échec, c’est qu’il finit par révéler la faiblesse ontologique d’Indiana Jones, sa pitoyable recette de cuisine depuis 25 ans : poursuite+ romance + squelettes + trésors + énigmes… Ça…. Et seulement ça ! Essentiellement, la franchise reposait sur le charisme ravageur d’Harrison Ford. Il faut bien avouer que cette partie-là a disparu : le sourire en coin est essoufflé, ses cascades sont ridicules, et pire, c’est que l’on voit bien qu’il s’ennuie !! On aurait pu jouer sur la passation de pouvoir à Shia LeBeouf, comme avait si bien réussi le duo Sean Connery-Harrison Ford du troisième épisode, mais là aussi, ce n’est qu’esquissé. On pense alors aux James Bond de trop (Jamais plus Jamais, A View to a Kill), aux John Wayne de trop (Les Bérets Verts), aux Burton de trop (Les Noces funèbres)…

Dans ces circonstances (scénar indigent, acteurs peu convaincus, producteur (Lucas) aux abonnés absents, on laisse le film aux mains de cet enfant farceur qu’est Steven Spielberg. Et là, gare à la porcelaine ! Il fait littéralement joujou avec le film, le triturant dans tous les sens, pour le meilleur (la zone 51) et pour le pire (le reste du film)… Donc soit vous êtes fan de la franchise, et vous pouvez y aller, vous passerez un bon moment. Si vous êtes juste cinéphile, passez votre chemin…




dimanche 18 mai 2008


Les Tudors
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

Comme quoi la cinéphilie n’est pas une science exacte. Ma copine Alex n’arrête pas de me répéter que les Tudors, c’est quand même assez faible (et elle a bon goût, l’Alex : Six Feet Under, The Sopranos, The Wire, c’est plutôt la Premier League), eh bien ça ne m’empêche pas d’être accro à cette version actualisée et anglaise des Rois Maudits.

De quoi ça parle, les Tudors ? Evidemment de la vie d’Henri, « Monsieur Barbe Bleue » en personne, et comment les anglais renoncèrent au catholicisme pour une bête histoire de fesse…

Reconstitution minable (sauf les costumes, splendides), raccourcis historiquement faibles (un personnage se suicide, par exemple, parce que c’est plus chic que de mourir en carrosse), personnages glamourisés (Henri VIII, normalement, c’est plutôt Carlos que le supersexy Jonathan Rhys Meyers…) Etc., etc.

Mais, bon, il y a de la fesse (ce qui semble être la marque de fabrique de Showtime, producteur aussi de Californication), et surtout, c’est très pédagogique, on a envie de savoir ce qui va se passer… Enfin, on sent une vraie apssion chez Michael Hirst, (réalisateur par ailleurs des deux Elisabeth) à reconstituer cette période… Donc, si vous ne connaissez rien à cette histoire, ça se laisse manger sans effort…




mercredi 14 mai 2008


Indiana Jones IV : fragile comme du cristal ?
posté par Professor Ludovico dans [ Brèves de bobines ]

Il se passe quelque chose de bizarre à une semaine de l’Evénement du Mois de Mai (je ne parle pas du festival de Cannes). En effet, la faible promotion d’Indiana Jones et le Royaume de Crâne de Cristal laisse augurer du pire.

Rien à voir, en effet, entre la promo de Star Wars Episode One en 1999, et celui du quatrième opus du Docteur Jones. Le film serait-il mauvais ? Universal aurait-elle fait le choix de minimiser le budget pub/promo, vu l’échec attendu ? Ou joue-t-elle au contraire profil bas, comptant sur l’effet gratuit de Cannes ?

Réponse, pour le meilleur ou le pire, dans une semaine.




mercredi 14 mai 2008


La Palme des Alpes Maritimes (Ma Vie Aquatique)
posté par Professor Ludovico dans [ Pour en finir avec ... ]

Chaque année, à la même époque, c’est la même chose… Les gens qui me connaissent un peu viennent me demander, sourire en coin : « Alors, Cannes, tu suis ? T’as vu, Soderbergh, il a eu la palme… ! » Ils ne sont pas méchants, les gens, ils veulent partager un peu cette passion du cinéma… Mais ils me connaissent mal ! Car, sans vouloir les froisser, Cannes, les Cesars, les Oscars, tout ça n’a rien à voir avec l’art ou avec le cinéma. L’idée même de compétition n’a pas de sens.

Comment peut-on en effet « sélectionner » un film ? Prenons par exemple 1998, l’année de La Ligne Rouge, de Terrence Malick. Comment peut-on dire, cette année-là, que Sean Penn est meilleur qu’Adrian Brody ? Que Jim Caviezel est meilleur que Ben Chaplin ? Ils jouent tous dans le film, je précise, et c’est un chef d’œuvre ! Où serait, dans ce SEUL film (et on oublie les 1000 autres sortis en 1998 !!), quelque chose d’aussi stupide que le « Meilleur Second Rôle » de La Ligne Rouge ?

Non, en vérite, il n’y a que deux choix possible : le sien propre et celui du public dans son ensemble. Eyes Wide Shut ou Bienvenue Chez Les Chtis. Seuls ces deux choix sont respectables, parce que basés sur le seul véritable élan qui compte : celui du cœur. Pour le reste, la Palme, le César, l’Oscar, ne sont que des fêtes professionnelles, pas moins respectable que les Trophées des meilleures Sicav ou le Ballon d’Or de football : un moment où se réunit une profession, et où elle s’y congratule.




mercredi 14 mai 2008


Matrix, 37°2 Le Matin, même combat ?
posté par Professor Ludovico dans [ Pour en finir avec ... ]

Il est parfois utile de quitter le nid familial pour partir en déplacement professionnel, ou en vacances, et de s’arracher au doux cocon TV + Scope + Câble. On se jette alors dans des contrées qu’on croyait abandonnées : le réseau hertzien, ses rediffusions, sa VF, qui obligent le CineFaster à revenir sur ses films d’antan. Tiens, Matrix ! Regardons ça …

Disons-le tout de suite : je n’ai jamais aimé Matrix (mais je n’osais pas le dire trop fort à l’époque (10 ans déjà)… Dès le premier opus, je me suis senti complètement hors du coup : kung-fu, verbiage philosophico-religieux, courses-poursuites trop rapides pour moi.

C’est comme le rock, Matrix : c’est pas que c’est trop fort, c’est que t’es trop vieux ! Et grâce à mon sens inné de la perspective historique, je me suis souvenu, que moi-même, aux alentours de mes vertes années, n’avais-je pas succombé aux mêmes égarements ? Dune, pour ne pas le nommer ? Qui n’a pas, comme moi, appris par cœur les répliques du plus mauvais Lynch : « L’Epice est le Ver, le Ver est l’épice ! » Qui n’a pas théorisé sur la « Force », ou « L’Empire » ? Qui n’a pas écouté en boucle la BO de Conan ou de Star Wars ?

Matrix, c’est évidemment le Star Wars d’aujourd’hui, le bouleversement sémantique du XXI° siècle, la fin des images ou – en tout cas – de leur signification réelle. Bien sûr, il y a de quoi théoriser quelques heures sur ces sujets*, mais quid du film ? La trilogie est mauvaise, imbittable, et vieillit très mal (ce qui est la cas de Dune, mais pas de Star Wars)… Pourquoi, par exemple, ces combats de kung-fu interminables ? Quelle est leur signification dans le scénario, alors qu’on est censés être dans le virtuel ? Que veulent dire ces ennuyeuses discussions socratiques entre Neo et l’Oracle ? Entre Neo et le Mérovingien ? Entre Neo et la Matrice ? On ne comprend rien ; il faut avoir aujourd’hui le courage de le dire !

En parallèle, j’ai revu 37°2. Même motif, même punition, et ce n’est pas glorieux pour les Wachowski ! Le film est compréhensible, lui, mais extrêmement ridicule… Le romantisme échevelé qui nous avait tant séduit à l’époque, le cinéma pubeux, esthétisant, superficiel, tout cela est PA-THE-TIQUE
aujourd’hui ! (Beineix, Annaud, Jeunet, tout ça c’est de notre faute, ne l’oublions jamais)… Et même Béatrice Dalle, dont nous étions tous tombés amoureux, qui n’a pas envie, aujourd’hui, de la gifler dans 37°2 !

En parlant de mérovingien, sommes-nous donc Clovis, abjuré de brûler ce que nous avons naguère adoré ? Nenni. Mais grâce au temps qui, comme on le dit si bien « fait son oeuvre », nous voilà sommés de faire le tri, entre glorioles passagères et chefs d’oeuvres gravés dans le granit.

* Un prof de philo, semble-t-il, s’y est attaqué avec talent : Olivier Pourriol, « Cinéphilo », chez Haute Tension… chronique à suivre, Framekeeper ?




lundi 12 mai 2008


Iron Man
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Voilà un film-démonstration : comment, avec un thème riche (un vendeur d’armes, alcoolo, jouisseur, pris de crise de conscience va devenir superhéros au service de l’humanité), on peut faire une daube… Alors qu’avec un argument quasi nul (des robots, déguisés en camion de pompier et en radio cassettes, envahissent la terre) on peut faire un mini-chef d’œuvre !

La différence est très simple : le talent ! Talent des scénaristes, quasi nul dans Iron Man (qu’on prétend pourtant être le héros le plus intéressant de Stan Lee). Ici, les scénaristes (ils sont quatre), se contentent de dérouler les chemins balisés du film de héros en collant : première baston, deuxième baston, baston finale, redux…

Et talent de mis en scène : on aime bien Jon Favreau (acteur culte d’un personnage de Friends, millionnaire adepte du Freefight), mais on ne peut pas dire qu’il nous ait convaincu comme metteur en scène…




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