vendredi 30 mai 2014


Frénésie en séries
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... -Séries TV ]

Depuis quelques semaines, pour des raisons techniques, je fais les trois/huit devant mon téléviseur. Pas assez de place sur ma Free Box donc obligation de regarder Real Humans le plus vite possible, délai de péremption sur Canal à La Demande, donc nécessité d’écluser en une épuisante course contre la montre, les épisodes de Newsroom et Girls saison 2.

Quant aux enfants, la pression est immense, à peine rentré à la maison, me voilà sommé de répondre à la question rituelle : Friday Night Lights ce soir, papa ? Sans parler de Game of Thrones, qui chaque semaine s’enrichit d’un giga supplémentaire et que j’ai très envie de voir. Et sans parler de la 7ème et ultime saison de Mad Men en approche…

La soirée commence donc par FNL et sa quatrième saison exceptionnelle, sorte de The Wire feelgood (elle recycle même deux acteurs baltimoriens). Après cette heure de drama, un peu de peps sorkinnien agrémenté d’idealisme journalistique ne peut pas faire de mal. Mais si l’on est d’humeur plus sombre, on peut aussi se pencher sur l’humaine condition des robots de Äkta Människor. Si on est encore courageux, minuit approche, on prendra trente minutes de limonade acide de Girls, excellent pour la digestion, et qui vous garantit une nuit calme.

Parce que demain, il faut aller au boulot.




lundi 26 mai 2014


Babysitting
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Des fois, je fais ce qu’on me dit. Quand le Prince d’Avalon me dit de tenir la position à Newsroom, je patiente (et il a raison, le Prince). Quand le Prince d’Avalon me dit d’aller voir Babysitting, je le fais aussi.

Il faut dire que c’est bien vendu, Babysitting : un mix de Projet X et Very Bad Trip, why not ?

Mais ce mix, c’est à la fois sa principale qualité de Babysitting et son horrible mètre-étalon. Le film de Philippe Lacheau et Nicolas Benamou a pour lui la progression implacable, hyperbolique de Projet X mais pas la rigueur scénaristique de Very Bad Trip.

Projet de potes, Babysitting recycle ces mêmes amis (Philippe Lacheau, Julien Arruti, Tarek Boudali en acteurs principaux). Pire, il leur confie la réalisation. Défaut commun dans le cinéma français, car il est plus facile pour les premiers films d’un réalisateur d’obtenir le sceau du CNC*…

On dirait une bénédiction, mais c’est un piège. Quoi de plus dur, en effet, que se diriger soi-même ? De fait, la petite bande n’est pas excellente. C’est un peu surjoué, exagéré, là où le tongue in cheek anglosaxon ferait merveille. Ce qui gâche un peu les gags, pourtant très drôles, et les dialogues. En contrepoint, qui ressort ? C’est la chouchoutte Charlotte Gabris, qui dans un rôle très mineur de trente secondes, installe son personnage de standardiste vulgos.

Pour cela – entre autres – il faut aller voir Babysitting.

* Il existe une commission pour les premiers films et une commission pour les autres. Plus facile de se battre contre Belle Epine, de Rebecca Zlotowski que contre le prochain Desplechin.

[edit] Je me suis fait taper sur les droits par le Prince d’Avalon ; Babysitting n’a pas demandé l’avance sur recettes, plutôt réservé aux films d’auteurs. Ce qui est plutôt incroyable, c’est que le film a été refusé par tout le monde, Canal+ et gros studios français, et c’est Universal qui a emporté l’affaire. Et maintenant, le film fait un carton… 1.8 million d’entrées au 20 mai.




mardi 20 mai 2014


Mille vies
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... ]

« Le lâche meurt mille morts, tandis que l’homme vaillant ne meurt qu’une fois », disait Shakespeare

Dans Game of Thrones, George Martin inverse cette phrase pour faire l’éloge de la lecture. Comme elle me plait beaucoup, je vous la livre telle quelle :

« Un lecteur vit mille vies avant de mourir. Celui qui ne lit jamais n’en vit qu’une. »

C’est tellement vrai qu’on pourrait l’appliquer à la cinéphilie.




lundi 19 mai 2014


Goldfinger
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films ]

Malgré ses airs d’ayatollah hitchcocko-kubrickien, l’imam Ludovico est un être tolérant, juste et bon. Il accepte la contradiction, le débat d’idées, il est capable de se mettre dans le paysage de ses interlocuteurs.

C’est pour cela qu’il s’est décidé, sur la pression amicale de quelques amis, à jeter un œil à Goldfinger. Et pas – comme le voudrait une méchante rumeur – parce que le film contiendrait quelques allusions saphiques.

Eh bien avouons-le : Goldfinger, c’est pas mal. En fait, c’est un vrai film. Avec un scénario (et son ridicule argument habituel*, mais on me dira que « C’est du James Bond »), des acteurs (et l’excellent Gert Fröbe dans le rôle du méchant, sorte de James Gandolfini blondinet), des James Bond girls très sexy dont la fameuse Pussy Galore et ses galorettes). Des décors excellents signés Ken Adam (Dr Folamour, Le Limier, Barry Lyndon). Un début, une fin, des répliques drôles, des gadgets, des bagarres, des poursuites en voiture… et un méchant intéressant : la théorie de Maître Fulci, qui préside la Chaire d’Etudes Bondiennes à l’Université de Ferrare, se vérifie : « Les bons Bond sont les Bond avec des bons méchants ». Hormis l’allitération, Fulci a tout Bond. Ou tout bon.

* Goldfinger veut faire sauter une bombe nucléaire « sale » à Fort Knox. La réserve d’or américaine, devenue radioactive, précipitera les Etats-Unis dans une crise sans précédent, au plus grand profit des chinois et de Goldfinger, dont les réserves personnelles d’or s’apprécieront d’autant. Bref, les Accords de Bretton Woods Pour Les Nuls.




jeudi 15 mai 2014


Friday Night Lights, troisième et quatrième saison
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

Voilà un bon bout de temps qu’on ne vous a pas parlé de Friday Night Lights, pourtant la série occupe toute nos soirées depuis des semaines, à raison d’un épisode par jour.

Mais hier, me voilà admonesté par le Professorino : « Eh dis donc, t’as rien fait sur la saison 3 ? » En bon père de famille je m’exécute. Sans trop me forcer à vrai dire parce que la série footballistico-texane est tout simplement géniale. Pas parfaite, mais géniale.

Et c’est ça le problème : il est plus difficile de dire du bien que de se venger d’une mauvaise série (et des cinquante-deux minutes de vie qu’elle nous a fait perdre), que de louer le bonheur quotidien que nous procure Friday Night Lights.

Malgré ses défauts, son manque de constance, sa timeline hasardeuse, FNL ne fait pourtant qu’aligner les touchdowns. Sous la couverture moelleuse et confortable d’une glorification du Texas, de l’American Way of Life (bière High Life, jolies filles, football), des valeurs morale puritaines (hard work and decent american people), Peter Berg trace chaque jour un portrait plus profond de l’Amérique, de ses incroyables divisions sociales et raciales, questionne la famille, la religion, le couple, l’école, et la réussite à tout prix…

A ce niveau-là, on ne voit que A La Maison Blanche, la régularité en moins.

Si vous n’avez pas encore pris votre billet pour Dillon, Texas, c’est à n’y rien comprendre.




mardi 13 mai 2014


H.R. Giger
posté par Professor Ludovico dans [ Les gens ]

Il y a des nouvelles qui vous touchent plus que d’autres. Comme disait Desproges, « quand Tino Rossi est mort, j’ai repris deux fois des nouilles ». Mais là, c’est Giger qui est mort, et le Professore en est tout retourné. Pourtant, le plasticien suisse n’est l’auteur que d’une seule « œuvre », le monstre d’Alien, qui popularisa son œuvre biomécanique, jusque-là inconnue du grand public.

Mais comme Georges Perec, je me souviens. Je me souviens que Giger devait travailler sur les Harkonnen du Dune de Jodorowsky. Le projet ne se faisant pas, son travail fut recyclé (comme celui des autres (Chris Foss, Moebius) sur la production du nouveau film de Dan O’Bannon : Alien.

Je me souviens du choc que fut Alien, quand la première fois, au cinéma de Villers-sur-Mer, un beau soir de l’été 1979, je vis la Bête, magnifié par le clair-obscur de Ridley Scott. Car si Giger fut le Michel Ange d’Alien, Ridley Scott en fut le De Vinci. Avec l’intuition géniale de filmer le moins possible cet ange exterminateur, et nous faire découvrir, ici une mâchoire, ici une queue, ici un crâne luisant…

Pour la première fois, ce tandem Giger-Scott concrétisait à l’écran nos rêves les plus fous. Nous les geeks, nous les damnés de la terre, nous les losers qui n’aimions pas le foot, nous les lecteurs de science-fiction – la vraie, pas celle de Star Wars mais celle de Frank Herbert, pas celle de Cosmos 1999, mais celle de Philip K. Dick, pas celle de E.T., mais celle de Lovecraft, tenions enfin notre revanche. Quelqu’un pensait comme nous, connaissait le secret des espaces intersidéraux : Quand l’humanité rencontrerait un extraterrestre, il ne ressemblerait pas à quelque minable contrebandier en plastique de la Cantina de Tatooine, ni à un idiot à bicyclette cherchant à téléphoner à sa maison. Non il ressemblerait à Alien ; cette majestueuse créature nietzschéenne, sans morale, qui n’aurait pas la moindre considération pour l’humanité ni, pour citer Lovecraft « l’effroyable position que nous occupons [dans l’univers], sur cette île placide d’ignorance, environnée de noirs océans d’infinitude… »

Bien sûr, je me souviens du reste, une expo Giger à Montmartre dans les années 90, la pochette de l’album de Debbie Harry, les couvertures de Métal Hurlant. Mais tout ça n’est qu’un détail dans l’œuvre de Giger, pourtant nombreuse (des meubles, des tableaux, des statues…)

Non, de Giger, il ne restera que ça. Une créature immortelle, ancrée dans l’inconscient populaire, et flottant pour toujours dans l’éther glacé et infini.




mardi 13 mai 2014


Night Moves
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Devant l’indigence du cinéma américain actuel, qui ne laisse guère de choix entre épopées super héroïques en collants (le cinquième Spiderman, le dixième Avengers) et biopics dégoulinants façon Yves Saint Laurent/Grace de Monaco, il ne reste plus qu’à dénicher des petits bijoux indépendants si l’on veut voir un film. Un film, c’est à dire une histoire, des personnages, un propos. A l’évidence, des trucs, des machins, des choses que le marketing des studios et des distributeurs n’arrivent pas à positionner et qui n’ont pas vocation à rester dans une salle de cinéma plus de deux ou trois semaines. Il faut donc les repérer, puis trouver le temps pour les voir.

Pour Night Moves, c’est plus facile : en 2011, Kelly Reichardt nous avait livré un petit bijou, Meek’s Cutoff, La Dernière Piste, une épopée western – façon Antonioni – d’une famille traversant l’Ouest américain sur la Piste de l’Oregon. Et qui s’y perdait.

Nous voici à nouveau dans l’Oregon, mais aujourd’hui, dans cette Amérique de tous les contrastes. Une Amérique du meilleur et du pire, où la consommation est élevée à la hauteur d’un art absurde, mais aussi où celle-ci est la plus violemment combattue.

Il y a quelques années, lors d’un voyage d’études au pays de la libre entreprise, j’étais parti me baigner dans un lac. Un petit lac du Montana, entouré de villas « pieds dans l’eau ». On était mercredi, c’était le matin, il faisait beau. On était seuls au milieu de cette nature majestueuse. Tout d’un coup, le bruit d’un hors-bord pétaradant vint gâcher cette vision bucolique. Ce type n’allait nulle part. Le lac était trop petit. Il promenait seulement son hors-bord, de long en large, gâchant le silence.

Mais je me fis immédiatement la réflexion suivante « Comment renoncer à cela ? » Dans ce pays où tout est possible, où la nature est si vaste, si vierge, où la technologie rend tout possible, comment renoncer à tout le confort que l’Amérique procure, même le plus inutile ?

Pourtant, l’Amérique est sûrement le pays où la prise de conscience est la plus forte. Si Kelly Reichardt situe son action en Oregon – et notamment à Eugene – ce n’est pas un hasard. C’est l’une des villes les plus en pointe sur les préoccupations écologiques, le recyclage, l’agriculture bio.

Et donc de poser cette question en creux, via le dilemme de son héros. Josh (Jesse Eisenberg) est employé dans une ferme biologique, mais il veut aller plus loin pour protéger dame nature. Détruire un barrage. Pour cela il va acheter un hors-bord (tiens, tiens !), est aidé par une gosse de riche millénariste (Dakota Fanning) et un ancien Marine (Peter Sarsgaard). Si la terre n’a plus d’eau potable en 2048, qu’est-ce qu’on a à perdre ?

Cette première partie est en demi-teinte. On a du mal à cerner les personnages, et la description des milieux écologistes est assez ratée, gentiment caricaturale et en plus mal jouée. Les motivations de ces éco-terroristes n’est pas très claire…

Mais la deuxième partie du film se révèle bien plus intéressante. Après avoir décrit l’attentat comme un polar, Kelly Reichardt s’attache enfin à ses personnages et leur donne de la chair et du sang. Et de la culpabilité. Car malgré les grands principes, chaque acte porte sa part de responsabilité, et celle-ci peut-être écrasante. On se retrouve alors face à face avec si même, malgré l’engagement collectif. C’est la partie la plus intéressante de Night Moves, qui admet enfin avoir un personnage principal, en la personne de Josh.

L’acteur des Berkman se Séparent, et de Social Network, porte sur ses seules épaules toute ambiguïté du film, de ses personnages, et de la morale pas très claire du mouvement écologiste. Jesse Eisenberg fait enfin montre de son talent, un talent qui ne demande plus d’ailleurs qu’à briller sous d’autres cieux (pas geek, pas bougon, pas coincé…)

Quant à madame Reichardt, on continuera de surveiller ce qu’elle fait.




samedi 10 mai 2014


Les girls
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... -Les gens -Séries TV ]

Lena Dunham. Allison Williams. Jemima Kirke. Zosia Mamet.

Retenez ces quatre noms. Mais aussi ceux là : Adam Driver, Christopher Abbott, Chris O’Dowd. Car ces boys and girls, ce sont bien les acteurs incroyables de Girls, la géniale sitcom next gen de HBO. Certes, ils dont servis par un scénario impeccable et une dialoguiste hors pair en la personne de Lena Dunham, à la fois créatrice de ce joyeux bordel new yorkais et sa principale protagoniste.

Mais ils sont aussi, en tant que comédiens, les principaux acteurs de ce renouveau. Les colères rentrées de Marnie, la folie d’Adam, la rock attitude de Jessa et la mièvrerie de Shoshana, n’auraient pas le même impact dans d’autres bouches, sur d’autres visages, dans d’autres corps, car il n’y a rien de pire qu’une sitcom mal jouée. Ces jeunes acteurs, s’ils n’ont que quelques films derrière eux – mais pas forcément les moindres (Frances Ha, Matha Marcy May Marlene, The IT Crowd, 40 Ans Mode d’Emploi, Mad Men), ont surtout l’avenir devant eux.




mercredi 7 mai 2014


Enfants de Salauds
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films ]

C’est la bonne surprise signée Maître Fulci : un film de guerre des années soixante qu’on n’avait pas vu ! Avec Michael Caine en plus ! A mi-chemin entre Les Rats du Désert et Les Douze Salopards, une épopée dans le désert de l’Afrique du Nord en 1942, en plein rush de Montgomery sur les troupes de Rommel.

Le film n’est pas parfait, un peu long, un peu chiant, mais très étonnant. C’est l’histoire d’un commando hétéroclite, composé de racaille britannique et locale (dont un couple égyptien homo !) envoyé au casse-pipe sous le commandement de Michael Caine, pour faire sauter un dépôt d’essence. En fait, leur but est de faire diversion. Pendant ce temps, un vrai commando, honnête et britannique, va faire le travail. Evidemment, les hommes de Michael Caine ne le savent pas.

C’est le principal intérêt d’Enfants de Salauds, une charge anti-militariste féroce, anarchiste et nihiliste, où le commandement est encore pire que les soldats. Il n’y en aura pas un pour rattraper l’autre.

L’autre intérêt est un sens inné du rebondissement, d’autant plus étonnant qu’Enfants de Salauds semble totalement manquer de rythme. Des personnages apparaissent, d’autres disparaissent et maintiennent et l’intérêt tout au long du film. Mais aussi pour quelques tentatives quasi-expérimentales, comme ces étonnantes scènes de tempête de sable, sans dialogue ni musique, si ce n’est le terrifiant souffle du désert.




mardi 6 mai 2014


James Bond 007 contre Dr No
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films -Pour en finir avec ... ]

Pour une fois, le Professore Ludovico ne voulait pas faire son coinçouille : profitant d’une diffusion TNT, il s’est mis à regarder James Bond 007 contre Dr No.

A mater, pourrait-on dire, car l’espoir de voir Ursula Andress en petit bikini blanc n’était pas étranger à l’affaire. Il fallut être patient, car la belle mit une heure à jaillir du lagon jamaïcain du bon docteur. Elle était – accrochez-vous – partie pêcher des coquillages à l’endroit même où son père, le professeur Ryder, avait disparu quelques années auparavant. Le paternel était marine biologist, ce qui ne manquera pas de déclencher des rires discrets chez les fans de Seinfeld.

Bref, à part le chemisier blanc, (champion du monde de T-Shirt mouillé), et la séance de douche anti-radioactive (on veut tous bosser au CEA), il n’y a rien à sauver de James Bond contre Dr No. L’histoire est pathétique (le Dr No cache sur son île jamaïcaine une mine d’uranium qui lui permet d’alimenter sa centrale nucléaire afin de dérégler les fusées américaines qui partent pour la Lune de Cap Canaveral, dans un but probablement criminel, il fait partie du SPECTRE, après tout !), la mise en scène indigente, les gadgets ridicules (la Voiture Dragon ! Le compteur geiger !) et tout ce petit monde joue comme un pied, comme toujours, et pour toujours, dans les James Bond.

Pas étonnant que ce soit les mêmes qui s’extasient sur James Bond et sur 24. Mauvaise nouvelle, il paraît que Jacko revient. En Angleterre. S’il pouvait en profiter pour buter l’agent 007, ça m’irait bien.




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