[ Séries TV ]

Il n’y pas que le Cinéma dans la vie.. y’a aussi quelques séries TV…



lundi 27 juillet 2026


King and Conqueror
posté par Professor Ludovico

Une série sur Guillaume le Conquérant en huit épisodes, avec deux acteurs de Game of Thrones, le Kingslayer lui-même en Guillaume (Nikolaj Coster-Waldau), Ormund Hightower en Harold (James Norton) et Clémence Poésy (Tenet, Tunnel) en Reine Mathilde : qui peut dire non ?

Au final King and Conqueror c’est pas mal… Un mélange bizarre de très bon et de très mauvais. Du côté du très bon, la performance des acteurs, la déco réaliste et surtout, le fond politique de la série. Depuis Le Seigneur des Anneaux, et Le Trône de Fer, notre vision – du moins celle d’Hollywood – a changé sur le Moyen Âge. Les personnages ne sont pas des idiots congénitaux, ils ne partent pas à l’assaut comme des bourrins, ils ne croient pas que la Terre est plate et ils ne sont pas tous gouvernés par la parole de Dieu. Certains le croient, d’autres s’en servent.

Le rôle de femme est important, car elles cherchent à protéger leurs enfants et leur héritage, comme c’était le cas. On verra Mathilde faire de la politique, et sûrement pas broder la Tapisserie de Bayeux. Côté négatif, on a du mal à aimer ces personnages aux objectifs changeants, et la direction artistique est par moment catastrophique. Le château de Londres, ainsi, semble designée sur Minecraft.

Pour le reste, cela vaut le détour par Bayeux.




mardi 21 juillet 2026


We Own This City
posté par Professor Ludovico

Est-ce une bonne idée de retourner bêcher ses propres œuvres ? Une question que l’on s’est posée pendant quatre ans (en tant que spectateur) avant de retourner dans le Baltimore de M . Simon.

On a pu dire sans méchanceté que ses dernières œuvres n’étaient pas à la hauteur des sommets précédents : The Deuce, évocation en demi-teinte du milieu porno New-yorkais, ou le très raté Complot contre l’Amérique, comme le livre de Philip Roth d’ailleurs. Alors oui, allons nous ressourcer à l’angle de Calhoun & Fayette, dans l’espoir absurde de croiser Marlo, Stringer Bell ou Wee-Bey*…

Simon a choisi pour une fois une histoire vraie (même si The Wire était basé sur nombre d’histoires vraies). En 2015 Freddy Gray un afro-américain meurt en garde à vue, ce qui déclenche d’importantes émeutes à Baltimore. Et détériore, si ce n’était déjà le cas, les relations des citoyens noirs avec la police. Ils se mettent à filmer systématiquement les arrestations. Cercle vicieux qui conduit les policiers à éviter d’en faire, de peur d’annuler la procédure en cours. Seuls quelques flics courageux continuent néanmoins d’opérer et d’obtenir des résultats, dont le Sergent Wayne Jenkins.

We Own This City prend Jenkins comme personnage principal, pivot autour duquel tourne, comme à son habitude, une galaxie de personnages. Simon est à son affaire dans ce genre de roman russe qui mélange flics, narcos et politiciens, mais il y ajoute une complexité supplémentaire, raconter l’histoire sur quinze ans : un mélange de personnages, et d’époques particulièrement audacieux.  

Et c’est un Jon Bernthal hallucinant qui incarne ce gros con qui veut bien faire, sans réaliser « qu’à n’importe quel prix » n’est pas une option. Jouer la bêtise à ce niveau, c’est de l’art !** Pourquoi remonter en arrière ? C’est l’essence même du fatum de la tragédie. Jenkins est essentiellement un bon gars, qui croit en son job de flic. Mais voyant que tout le monde se sert, il se sert lui-même. On le note sur les chiffres, il agira pour les chiffres. Et entraine avec lui de vrais salauds comme Hersl (Josh Charles), ou des flics méticuleux comme Suiter (Jamie Hector). Corrompu, il se met lui-même à corrompre.

Simon revient, sous une autre forme, à son obsession : la Guerre contre la Drogue est perdue depuis le premier jour comme l’explique le professeur de la Police Academy (Treat Williams). La drogue détruit tout, les junkies et les flics, les narcos et les politiques.

Même resassé, un message utile, sous une forme artistique passionnante.  

*Marlo, on va le croiser, mais métamorphosé en flic intègre. Simpson a la malignité de recaster quelques alumni The Wire dans des rôles qui n’ont rien à voir. 

** Jon Bernthal ne cesse de nous étonner. De petits rôles de-ci de-là dans les années 2010 (World Trade Center, The Pacific, Le Loup de Wall Street…) , il explose grâce à The Walking Dead et devient un acteur A-List…




mercredi 15 juillet 2026


Disclaimer
posté par Professor Ludovico

Deux amoureux en balade à Venise, un couple de quadra londoniens en crise… Un professeur d’université, veuf et viré… Un roman à clefs… Des chats qui se promènent… Quel est le lien ? En sept épisodes, Alfonso Cuarón vous expliquera tout dans un thriller glauque et glacial.

Servi par un quatuor d’acteurs exceptionnels (Cate Blanchett, Sacha Baron Cohen (méconnaissable !), Kevin Kline et Leila George), Cuarón filme cette vengeance en beauté mais sans affèterie inutile. Jusqu’à la fin on est amusé, exaspéré, ému par les personnages, tout en ne sachant jamais vraiment où l’on va. Ou plutôt, on croit savoir où l’on va, jusqu’au moment où l’on est détrompé. Les apparences, comme toujours, sont trompeuses…

Le CineFaster pointilleux pardonnera quelques outrances ou invraisemblances, qui ne sont là que pour tromper le spectateur.

Pour, au final, son plus grand plaisir.




vendredi 5 juin 2026


The Boys, finalement
posté par Professor Ludovico

The Boys, c’est fini. Et il était temps, car la série tournait en rond. Elle finit, oserait-on dire, à la française : propos fort, dramaturgie bof.

Son intention politique est toujours aussi forte (avec cette fois-ci une parodie de Trump tout à fait exemplaire). Mais The Boys oublie le principal : incarner des personnages et une histoire intéressante.

Car cette fois-ci, tout part dans le décor. Derrière les obsessions scatologiques de la série et des « Fuck » en guise qui virgulent les dialogues, l’histoire rebondit dans toutes les sens, en perdant justement tout sens.

Ça ne suffit pas à faire un film.




vendredi 15 mai 2026


Los Años Nuevos
posté par Professor Ludovico

Un chef-d’œuvre, ça n’arrive pas tous les jours. Un chef-d’œuvre discret qui se cache derrière un pitch unique, c’est Los Años Nuevos

On suit en effet un couple (et quelques amis) pendant dix ans, mais seulement les 31 décembre et 1er janvier. Entre-temps, c’est hors-champ, et rien que ça, c’est déjà passionnant : que s’est-il passé cette année ? C’est ce qu’on va apprendre, évidemment, dans l’épisode qui suit.

Rodrigo Sorogoyen, déjà auteur de très bons films (Que Dios nos Perdone, El Reino, As Bestas…) réalise cela sans aucune afféterie stylistique*. Tout a l’air très simple, jusqu’au moment où l’on comprend qu’on est sur un plan séquence depuis une demi-heure…

Car évolue, devant nos yeux ébahis, un couple d’acteurs extraordinaires (Iria del Río et Francesco Carril**) qui portent ce couple de cinéma pendant dix heures, et c’est beau comme la vie. Comment on se rencontre, comment on tombe amoureux, comment on se déchire ou comment on se retrouve…

On osera dire qu’on n’a jamais vu ça. Tomber amoureux, par exemple. Là où n’importe qui ferait des raccourcis cut (un petit sourire, des mains qui se frôlent, un baiser, et puis on couche ensemble), Sorogoyen décide de la jouer live, temps réel. Pendant que les dialogues de la soirée sont volontairement small talk (t’as des clopes ? tu reprends une bière ?) la caméra s’attarde sur les corps, sur les visages, en bref l’essence du cinéma. Car ce sont eux que Sorogoyen charge de dire les vraies choses : la solitude, l’envie, le désir… La magie pure de l’acteur fait le reste ; un regard en coin, de lèvres qui se plissent, et on comprend ce qui se passe vraiment, à savoir qu’un couple se forme. On ne vous en dira pas plus, car c’est le grand plaisir, évidemment, de Los Años Nuevos.

* Mais aussi Sara Cano et Paula Fabra…
** Mais aussi Pablo Gómez-Pando, Ana Telenti, Lucía Martín Abello, Vladimir Perrin, Ana Labordeta…




vendredi 20 mars 2026


The Beauty
posté par Professor Ludovico

Où s’arrêtera Ryan Murphy ? Le Aaron Spelling* de notre génération, l’homme aux 25 séries** nous sort encore un truc pas piqué des hannetons de son chapeau magique.

Le concept ? Un The Substance réussi, tout aussi gore (mais pas ridicule), beaucoup plus érotique et surtout, cent fois plus fun. Le pitch ? Un Elon Musk de pacotille (Ashton Kutcher) a inventé un vaccin contre la mocheté ; il compte en vendre des hectolitres. Malheureusement ce vaccin se transmet… gratuitement par les rapports sexuels !

Le cul comme fin du capital, c’est l’un des innombrables sous-textes de The Beauty, qui questionne notre obsession de la beauté, de la jeunesse, des monstres et des psychopathes, tout en les filmant comme d’habitude avec fascination.

C’est la forme qui passionne : aventures internationales à la James Bond (Paris, Venise, New York), X-Files et son couple d’agents très séduisants (le toujours génial Evan Peters et la trop rare Rebecca Hall), Pulp Fiction et son duo de tueurs comiques (Jeremy Pope, Anthony Ramos)… Ryan Murphy ose tout, dans son génial mashup d’Alerte + Men in Black + Succession.

C’est aussi par-là que ça pêche, notamment parce que soudain, surgit le rebondissement de trop, très mal interprétée par Ari Graynor (l’avocate de The Menendez Story). Murphy semble alors perdre la main, rajouter deux épisodes de trop, et finit par un cliffhanger facile alors qu’aucune saison 2 n’est signée, comme s’il avait voulu forcer la main de son diffuseur (FX, c’est à dire Disney+)…

Pourtant The Beauty a tout pour plaire : drôle et sexy (voire cochonne), capable de poser côte à côte une scène de cul, le gore le plus absolu, et un drame familial autour du handicap…

A un tel talent, on demande forcément beaucoup.

* Starsky & Hutch, Drôles de dames, La Croisière s’Amuse, L’Île Fantastique, Pour l’Amour du Risque, Sept à la Maison, Charmed, Dynasty, Beverly Hills 90210, Melrose Place…

** Nip/Tuck, Glee, American Horror Story, American Crime Story, American Sports Story, Scream Queens, Feud, The Politician, Hollywood, Ratched, Monster…




jeudi 19 février 2026


Le paradoxe Black Mirror
posté par Professor Ludovico

L’ami Belphegues, célèbre explorateur et égyptologue – et statisticien par passion – tanne le Professore à la machine à café sur Black Mirror. Il a tout vu, ou presque. Le midi, il lui pitche les épisodes autour d’un pad thaï. Mais voilà, Black Mirror a un problème : c’est une anthologie d’épisodes, pas une série. Une série, on veut voir la suite et quand on a fini, on a déjà un plan de travail pour les dix prochaines années… Les séries, c’est de la cocaïne. Black Mirror, c’est du bœuf bourguignon, un truc très bon qu’on n’a pas envie de manger tous les jours.

Mais voilà, par un mystérieux trou noir (le PSG qui tente de remonter la pente face à Monaco, le Tournoi des Cinq nations et demie, la fin de la première saison reregardage de Twin Peaks… Soudain, un morceau d’espace-temps disponible. Pour que Belphegues foute la paix, on va regarder un épisode, en l’occurrence rattraper la saison 4.

Et là, la magie opère, toujours avec la même mécanique. On prend une innovation ou une crise actuelle, et on pousse le volume un peu fort : les abeilles vont disparaître, si on les remplaçait par des nanodrones ? On continue à pousser le potard, qu’est-ce qui se passe s’il y a plein de nanoabeilles un peu vénères ? Et quand on croit tout résolu, on pousse le truc à fond dans les dernières minutes pour stupéfier le spectateur.

Et évidemment, ça marche, nait immédiatement l’envie d’en voir un autre. Manie du collectionneur, maladie du complétiste, besoin absolu de cocher les petites cases d’ImdB ou de Betaseries

Black Mirror n’est pas addictive. Mais les séries le sont.




vendredi 23 janvier 2026


Mitterrand Confidentiel
posté par Professor Ludovico

Le cinéma, c’est des maths, c’est de la physique. Il y a des axiomes et des théorèmes. Par exemple, Biopic = attitude révérencieuse vis-à-vis du personnage principal, ou Reconstitution Historique = dialogues irréalistes portés des personnages ni convaincus (ni convaincants) dans leur rôle pédagogique.

Bon bah, voilà les maths, ça marche toujours. Mitterrand Confidentiel = biopic pas clair sur Tonton + acting qualité français.  Pas de point de vue : Mitterrand est-il un gars bien, un socialiste de pacotille, un amant merveilleux, un détourneur de teenager ? On ne sait pas ce qu’en pense Antoine Garceau, le « showrunner », terme autour duquel on met de gros guillemets, vu qu’il n’y a pas de show que le Antoine, il na pas l’air de runner grand-chose.

La série de quatre épisodes survit pour deux raisons ; la nostalgie des Années Tonton et d’avoir à sa tête un très grand acteur (Podalydès) époustouflant dans sa métamorphose : il imite mais ne singe jamais le grand homme… Aidé, il est vrai, par le meilleur dialoguiste de la série, Mitterrand François : « Je veux la rupture, la rupture avec le monopole », « Le nationalisme, c’est la guerre », « Je crois aux forces de l’esprit et je ne vous quitterai pas »…

La colonne vertébrale de Mitterrand Confidentiel serait donc Tonton et ses femmes (Danielle, Anne). Mais voilà, le jeune Mitterrand (Baptiste Carrion-Weiss) est aussi séduisant et charismatique qu’un parpaing. Et ça pique un peu les yeux de voir Judith Chemla (Anne Pingeot) embrasser goulûment Podalydès en septuagénaire.  

Ultime équation, à apprendre par cœur : Docudrama + Soap Opera = patatras…




mardi 6 janvier 2026


Pluribus
posté par Professor Ludovico

Il reste encore un peu de temps de cerveau disponible à Hollywood. Vince Gilligan, dont nous avions peu goûté le macabre Breaking Bad, fait avec Pluribus un retour tonitruant.

E pluribus unum, « un parmi plusieurs », n’est pas un choix innocent pour une série. Référence à la devise du sceau des Etats-Unis (en souvenir de l’intégration des 13 colonies fondatrices), elle sous-entend que l’union fait la force…

Sans dévoiler l’intrigue, qui tourne autour de la fin du monde, la série décale dans les grandes largeurs le cliché en partant, comme il se doit, d’un formidable personnage principal. Carol Sturka (Rhea Seehorn, explosive) est une écrivaine spécialisée dans la chick-lit. Plutôt insatisfaite malgré son succès, plutôt en pétard quand arrive la catastrophe.

A partir d’un principe qui, s’il était dévoilé ici, gâcherait tout, Vince Gilligan inverse tous les tropes de l’invasion et dénoue ce personnage-pelote en prenant tout son temps. C’est à dire en allant contre tous les principes narratifs (aller vite, rebondir, changer de pied…) Au contraire, le showrunner installe toutes ses scènes dans la durée. Ainsi, on verra une femme charger un avion, s’installer aux commandes, faire la check-list, démarrer le moteur 1, puis le moteur 2, puis le moteur 3, avant de finalement décoller.

Pourquoi perdre tout ce temps ? C’est en réalité un vrai parti-pris d’artiste : ce temps n’est pas perdu pour le spectateur : il réfléchit, et les questions (et donc les enjeux ) surgissent : le malaise s’installe. Pourquoi cette femme qui ne ressemble pas à un pilote se retrouve aux commandes d’un quadrimoteur ? Pourquoi ne parle-t-elle pas à la tour de contrôle ? Et où va-t-elle ?

Ce sentiment d’étrangeté, de gêne, nous met exactement au même endroit que Carol face à l’invasion. Vince Gilligan, lui, fait confiance à l’intelligence et à la créativité de ses spectateurs pour inventer la suite.

L’autre intérêt du show, c’est l’amas de sous-textes possibles. Derrière ses airs de ne pas y toucher, Pluribus est une série éminemment politique sur la normalité, l’unité, et ce que veut dire vivre ensemble.

Et il y apporte une réponse plutôt ambiguë. Faut-il vraiment être parfaitement unis ? Et avec qui, avec quoi au juste, sommes-nous d’accord ?




mardi 23 décembre 2025


The Narrow Road
posté par Professor Ludovico

Hollywood a fourni nombre de mélodrames mélangeant guerre et passion : Autant en Emporte le Vent, Tant qu’il y aura des Hommes, Un Eté 42, Pearl Harbour, Légendes d’Automne. Les spectateurs sont aujourd’hui bien en peine de trouver l’équivalent sur leurs écrans.

Mais voilà que Prime Video a la bonne idée d’adapter La Route Etroite vers le Nord Lointain, le chef d’œuvre de Richard Flanagan. Et Canal+, elle, a la bonne idée de l’acheter.

En cinq épisodes c’est l’adaptation réussie du roman fleuve qui coche toutes les cases. Beauté graphique et musicale, perfection de l’acting* et respect de l’histoire, et de l’Histoire.

A savoir, Le Patient Anglais meet Le Pont de la Rivière Kwai. La terrible construction du « chemin de fer de la mort » par des prisonniers britanniques et australiens, qui relia la Thaïlande à la Birmanie, à laquelle se superpose une histoire d’amour contrariée. Juste avant de partir au Front, Dorrigo Evans, un jeune chirurgien australien plein d’avenir (Jacob Elordi/Ciarán Hinds, tous deux au sommet), fait un mariage utile avec Ella, mais tombe en même temps amoureux d’Amy, la jeune épouse de son oncle.

Tout cela serait fort classique s’il n’y avait la patte raffinée de Justin Kurzel**, sa vision éthérée de la brumeuse Birmanie, et son traitement (affreusement réaliste) de(s) histoire(s) d’amour.

Car s’il a la poésie pour lui (jungle mystérieuse et plages australiennes) rien n’est à l’eau de rose chez Kurzel. Ni l’histoire d’amour, déroulée sur quarante ans, ni la vie au camp de prisonniers.

On pense immédiatement au meilleur Malick. Sa Ligne Rouge aussi explorait simultanément – comme un flux de conscience – le présent et le passé. On pense évidemment au Pont de la Rivière Kwai, qui serait ici modernisé. Car l’héroïsme est impossible : il n’y a au fond de la jungle, comme chez Primo Levi ou Lanzmann pour la Shoah, que de la chair humaine en bouillie qui tente de survivre.

Certes le roman était fabuleusement bon, mais traiter ces deux aspects avec la légèreté d’une plume n’est pas donné à tout le monde.  

* Jacob Elordi (Euphoria), Ciarán Hinds (Rome, Game of Thrones), Olivia DeJonge, Heather Mitchell, Odessa Young, Show Kasamatsu (Tokyo Vice), Simon Baker (Mentalist, Margin Call)

** Réalisateur jusque-là peu remarqué d’Assassin’s Creed et d’un Macbeth avec Marion Cotillard




août 2026
L M M J V S D
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31