vendredi 30 août 2013


Master of my domain
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... ]

C’est encore un peu l’été, et pour des raisons assez inexplicables (pas d’enfants, retour progressif au travail), nous regardons chaque année quelques épisodes de Seinfeld.

Re-regardons, plus exactement, puisque nous avons eu l’honneur et l’avantage de découvrir les sitcoms (Dream On, puis Seinfeld, sur l’excellente Canal Jimmy, avant que la maison mère (Canal+) ne découvre qu’elle était assise sur un tas d’or, dépouille sa filiale et se réapproprie les séries à succès, tuant Jimmy au passage.

Hier soir, hasard du calendrier, nous tombons sur l’épisode The Contest (saison 4, épisode 11) qui va bâtir la saga Seinfeldienne, grâce à une réplique culte, une seule :

I’m the master of my domain !

De quoi s’agit-il ? D’un concours que se sont lancé nos quatre compères : qui, le premier, renoncera à se faire plaisir tout seul et restera le « maître de son domaine ».

Le sujet, extraordinaire, inédit, scandaleux, bouscule le diffuseur, NBC, finit par accepter à condition que le mot ne soit jamais prononcé. De cette contrainte, Larry David – le compère scénariste de Jerry Seinfeld – va tirer le meilleur, multipliant les métaphores (Queen of the Castle, King of the County, Lord of the Manor...) et signer peut-être le meilleur épisode de la série. Il va d’ailleurs gagner 2 Emmy Award, et prouver qu’on peut faire rire à la télé américaine avec des sujets un peu plus adultes.

Mais surtout l’expression Master of My Domain va entrer dans le vocabulaire courant, avec le joyeux sous-entendu qu’elle comporte désormais. Vingt après, l’expression orne toujours des T-shirt, des mug, vendu au Rockfeller Center à la boutique NBC.




mercredi 28 août 2013


Les Enfants de Dune
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

Bon, voilà, c’est fini. A vrai dire, finir les Enfants de Dune, le dernier livre lisible de la saga d’Arrakis, est plus facile que d’en terminer l’adaptation télé. Autant la première partie (tirée du Messie de Dune) était plutôt réussie, autant celle-là se traîne lamentablement.

On délaye, et ça se voit. Les rebelles du Sietch Tabr, Alia qui organise la répression tandis que l’Abomination mérite de plus en plus son nom, puis un petit tour sur Salusa Secundus, puis on repart au Sietch Tabr. Ça manque de dramaturgie, de rebondissements, et de sens.

Il est vrai que cette adaptation est sûrement la plus ésotérique ; le sacrifice d’un de ces enfants de Dune, les concepts qui y sont asssociés, les plus difficiles à expliquer. Mais bon, nous on est spectateurs, on a payé : les petits problèmes des scénaristes, on s’en fout.

Reste, comme toujours après un voyage sur Arrakis, qu’il est difficile de s’endormir sans se mettre à rêver de la planète des sables.




lundi 26 août 2013


Ma Meilleure Amie, Sa Sœur et Moi
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Il ne faut pas se mentir : malgré ce qu’on dit, ici ou là, les probabilités d’aller voir un film comme Ma Meilleure Amie, Sa Sœur et Moi est infinitésimal. Malgré les conseils des copains du bureau (sur le mode « ça devrait te plaire » ou « un film pour toi », l’appel des grosses machines reste le plus fort. Pacific Rim ? Lone Ranger ? On a beau savoir qu’on sera déçus, on a beau crier sur tous les toits du web le déclin de l’empire américain, l’appel du divertissement est le plus fort.

Il faut donc une conjonction particulière d’événements favorables (pas d’enfants, l’envie d’aller au cinéma avec la Professora) pour aller voir un petit film, ce Your Sister’s Sister de Lynn Shelton, sans star, et sans hélicoptère, ni odeur du napalm au petit matin. Mais seulement un type dépressif, Jack (Mark Duplass) à qui sa meilleure amie Iris (Emily Blunt) prête le chalet familial, histoire de se refaire une santé. Direction le Puget Sound, les fjords de Seattle. Pas de bol, la sœur aînée, Hannah (Rosemarie DeWitt) a préempté le chalet.

De ce triangle, Lynn Shelton tire un très joli film, très inspiré de la Nouvelle Vague (dialogues quasi improvisés et son direct) mais aussi très tenu : un début, une fin, et trois histoires qui s’entrechoquent. Il serait dommageable d’aller plus loin dans le pitch, puisqu’il y a beaucoup de petites surprises dans ce scénario. Il suffit de dire qu’on ressort tout étonné de cette douche fraîche totalement inattendue au cœur de l’été*.

* On a bien fait – comme d’habitude – de ne pas se documenter avant : Lynn Shelton est une des réalisatrices de Mad Men, et c’est probablement là qu’elle a rencontré la lumineuse Rosemarie DeWitt qui jouait la maîtresse bohème de Dan Draper dans la première saison. Emily Blunt jouait quant à elle la mère de Looper.




dimanche 25 août 2013


Le Messie de Dune
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Séries TV ]

Le Professore, défenseur du monde libre, avait échappé aux griffes de Karl Ferenc Scorpios dans l’épisode précédent. Ce qu’il ne savait pas, c’est que l’agent du SPECTRE lui avait implanté sous hypnose un mot-commande dans les profondeurs de son cerveau. Dès que Ludovico entendrait les mots « Parle-moi de ton monde natal, Usul », il ne contrôlerait plus ses actes.

C’est ainsi que je me retrouvais, tout jugement suspendu, à introduire dans mon lecteur Blu-Ray Sony dernier cri, le DVD de Children of Dune. Oui, la suite de la série TV honnie, l’adaptation au scandaleux succès du plus grand livre jamais écrit*.

J’étais resté abasourdi devant le premier chapitre, Dune, ses cadrages improbable, sa déco à deux francs, ses acteurs en plastique et ses images de synthèse réalisées sur Amiga. Hors de question de voir la suite, malgré les exhortations d’un ami de Montreuil, DAF d’une grande société informatique française. Mais quelqu’un avait fait sauté mon conditionnement impérial, et j’étais bien en train de regarder la suite. Impossible de faire demi-tour. Susan Sarandon était là, dans un fauteuil Conran, sur une Salusa Secundus en 3D dans le rôle de Wensica Corrino. Trop tard pour faire demi-tour…

Mes pensées se troublèrent de plus en plus quand je me mis à penser que certes moche, ce second chapitre, Le Messie de Dune, était diablement fidèle au livre. Pas seulement à l’intrigue, mais aussi à l’esprit du Messie de Dune. Un livre qui torpille l’idée de héros. Paul Atréides, devenu Muad’ Dib, a lancé ses Feydakin dans l’univers ; ils mettent ces planètes à feu et à sang et les convertissent l’une après l’autre à cette dictature théocratique.

Qu’est-ce que ça fait de passer de libérateur à tyran, c’est le sujet du livre, diablement bien illustré dans ce Messie de Dune TV. Il faut juste éviter de regarder les images, atroces. Car cette adaptation télé a – sciemment – pris le contre-pied du film de Lynch, qui avait été un atroce bide aux Etats Unis. Elle a respecté le livre à la lettre, mais au passage, a parfaitement raté le look du film, ce qui était – et reste – le principal atout du film de Lynch.

Me voilà en tout cas obligé de regarder Les Enfants de Dune.

* C’est ce que croyais à quinze ans, en tout cas.




vendredi 23 août 2013


Jobs
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

En 1912, Joseph Conrad – l’auteur d’Au Cœur des Ténèbres et de Nostromo mais surtout ancien marin au long cours -, couvre pour The English Review l’enquête, puis le procès du naufrage du Titanic. Il écrit notamment ceci, pour, devant les rodomontades de la White Star Line :

« Une entreprise est un commerce, même si, à la manière dont parlent et se comportent ses représentants, on pourrait bien voir en eux des bienfaiteurs de l’humanité, mystérieusement engagés dans quelque noble et extraordinaire entreprise. »

On pourrait parfaitement appliquer cette formule au fétichisme qui entoure Apple depuis trente ans. Le fétichisme, rappelons-le, consiste à doter un objet banal de capacités magiques : un sac Vuitton serait plus solide qu’un sac de cuir normal, un Mac ne planterait « jamais », etc.

Jobs, le film, n’arrive pas finalement à se débarrasser complètement de ce fétichisme applemaniaque. A l’instar du citoyen lambda, à la fois fasciné et irrité par l’aventure Apple. Les révolutions technologiques et sociétales dont Apple a fait partie, mais pas seuls, du micro-ordinateur, de l’organiseur personnel, du smartphone. Il n’y a pas eu qu’Apple, mais aussi Microsoft, Palm, Nokia… Seul Jobs a réussi (et voulu) faire de sa vie un roman. Et maintenant, un film.

Jobs fait donc l’éloge, en demi-teinte, mais l’éloge quand même du « génie » Steve, l’Homme-qui-a-Changé le Monde-et-l’a-Rendu-Plus-Cool. Il est également assez malin pour chercher à satisfaire les anti-Steve Jobs, les contempteurs du très paranoïaque, très égoïste, très dur en affaires Mister Jobs. Procès à charge et à décharge, Jobs alterne les banderilles (patron égoïste, designer hystérique, père irresponsable) et les bouquets de fleurs (visionnaire, seul contre tous, victime des grosses corporations…) : sans liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur.

C’est malin, parce qu’il est difficile de juger le film, au final. Tellement équilibré qu’il n’offre que peu de prises à l’analyse critique.

Jobs est pourtant filmé n’importe comment (le plan LSD dans les champs de blés), lourdement dramatisé à certains moments (le départ de Wozniak), sous dramatisé à d’autres (le retour de sa fille Lisa) : Jobs est un mauvais film, techniquement parlant. Qui souffre affreusement de la comparaison avec une tentative récente de biopic hi-tech. Mesurer Jobs à l’aune de The Social Network démontre le génie de Fincher, si quelqu’un en doutait encore.

Mais pour son bonheur, le film de Joshua Michael Stern est porté par Jobs lui-même, c’est à dire Ashton Kutcher, qui est tout simplement extraordinaire. Pour cela, et pour revivre avec un peu de distance trente ans de storytelling Apple, ça vaut le coup d’aller voir Jobs.




mercredi 21 août 2013


A Very Englishman
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Comme les frères Coen, Michael Winterbottom propose toujours un cinéma distrayant. Avec les deux lascars de Minneapolis ou le kid de Blackburn, pas de mauvais film au compteur, juste des films un peu inintéressants, mais rien qui ne mérite pas au moins la moyenne. C’est le cas de ce Very Englishman, plus ironiquement intitulé The Look of Love en anglais : la chanson de Dusty Springfield bien sûr, mais plus littéralement : l’image de l’amour, c’est à dire des filles toutes nues. Car il s’agit du Biopic de Paul Raymond, le Hugh Heffner anglais, patron de strip club dans les fifties, puis de Men’s Only, le Playboy britannique.

Ce ne serait qu’un biopic de plus, une version anglaise de Larry Flint, la bio pénible de Milos Forman sur le même sujet. Mais il y a Winterbottom et son âme soeur, Steve Coogan, le partenaire de tous les délires : Tony Wilson dans 24 Hour Party People, Tristram Shandy dans Tournage dans un Jardin Anglais, jouant son propre rôle dans The Trip. Coogan magnifie chaque plan et pourtant il ne joue pas : il fait l’acteur.

Connaissez-vous la différence entre un comédien et un acteur ? Un comédien peut tout jouer, c’est Pacino, de Niro, Depardieu à la grande époque. Un acteur ne joue que lui-même : Delon, Gabin, ou Steve Coogan. Coogan apporte son charme british, son sens de la vanne légère comme une bulle de champagne, une « gravité joyeuse » que seuls les anglais savent pratiquer. Peu importe qu’il soit peu crédible en sexagénaire : avec lui, on ne s’ennuie pas une seconde.

Bien sûr, A Very Englishman n’a pas l’inventivité graphique de 24 Hour Party People, ni le charme de l’autofiction de Tournage dans un Jardin Anglais ou The Trip. Mais c’est doux comme une gorgée de champagne.

Une autre bouteille, s’il vous plait.

Cuvée du Patron.




lundi 19 août 2013


Hatfields et McCoys
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les gens -Séries TV ]

C’est une histoire peu connue de ce côté-ci du Pecos*, l’affrontement terrible qui opposa deux familles pendant près de quarante ans, le long de la Tug Fork, une rivière qui délimite la frontière entre le Kentucky et la Virginie Occidentale.

Ces Horaces et ces Curiaces US, c’est tout simplement – selon Kevin Costner – l’histoire de l’Amérique elle-même : la lutte entre le bien et le mal, la religion et la laïcité, l’esprit pionnier (qui se meurt) et l’Etat (qui se construit). Deux amis courageux partent défendre le Sud pendant la Guerre de Sécession, mais vont en revenir ennemis à jamais. Anse Hatfield (Kevin Costner) déserte une guerre ingagnable qui n’est plus la sienne, et bâtit un empire dans l’exploitation du bois ; son ami Randall McCoy (Bill Paxton) revient en héros, mais brisé par la guerre et la trahison. De l’assassinat d’un « traître » de la famille McCoy passé Nordiste, à un vol de cochon, va naître la plus grande vendetta des Etats-Unis.

C’est ce que propose de raconter le biopic fleuve Hatfields & McCoys, une mini-série de 5 heures qui a cartonné sur la chaîne History** et co-produite par le revenant Kevin Costner. L’ex wonderboy des années 85-95 s’est trouvé une forme de reconversion dans une exploration revisitée du western. Avec Open Range, puis aujourd’hui via Hatfields et McCoys.

La bonne nouvelle, c’est qu’il s’est réconcilié avec Kevin Reynolds, son meilleur ami devenu meilleur ennemi sur le naufrage Waterworld. Kevin Reynolds, ce n’est rien de moins que le plus grand gâchis de l’histoire récente d’Hollywood. Deux premiers films peu connus mais géniaux (Fandango, La Bête de Guerre), un carton Hollywoodien (Robin des Bois : Prince des voleurs), une des plus belles séquences de Danse Avec Les Loups (les bisons), et puis plus rien. Idem pour Kevin Costner, le plus grand acteur de sa génération, héros des plus gros succès de la décennie 1985-1995***. Deux hommes détruits par un seul film, Waterworld, un bide abyssal que méritait le film mais sûrement pas les deux intéressés.

Les revoilà donc aux affaires, plutôt en forme dans leurs métiers respectifs (acteur et réalisateur). Mais si Hatfields et McCoys passionne pour l’Histoire avec un grand H, la série est ratée côté dramaturgie : l’histoire des deux familles est tellement connue aux USA que Costner et Reynolds ne font qu’en illustrer les images d’Epinal : l’amitié virile, au temps de la Guerre de Sécession, le retour difficile, après la guerre, le meurtre de Harmon MacCoy, la vengeance de la mort de Harmon, la vengeance de la vengeance de la mort de Harmon, etc. Auquel s’ajoute cette fâcheuse mode americana du moment. Les acteurs passent ainsi leur temps à cracher leur chique et à imiter un accent redneck du plus bel effet (Ain’t gonna be my time, sir ! For sure !) L’équivalent de nos reconstitutions médiévales ampoulées de la télé française… La même obsession misérabiliste de montrer « qu’à l’époque c’était comme ça. »

On préférerait que Hatfields et McCoys s’attarde sur les personnages, construise des enjeux, un destin, mais on sait que le biopic castre rapidement ces commandement scénaristiques.

Hatfields et McCoys reste néanmoins hautement regardable, notamment pour la toile de fond qu’elle propose ; rien de moins que la fin de l’ère « sauvage » des Etats-Unis, la fin de la conquête de l’Ouest et de la Destinée Manifeste. Derrière ces gars lourds, taillés à la serpe, défendant leur propriété à coup de Winchester, c’est un nouveau monde qui apparaît : la loi, l’état, la justice fédérale… Un pays en train de se construire.

* Quoique Lucky Luke s’en soit emparé avec les O’Hara et les O’Timmins, dans Les Rivaux de Painful Gulch
** En ce moment sur Canal+, bientôt en DVD/VOD ?
*** Allez, on ne résiste pas : Fandango Silverado, Les Incorruptibles, Sens Unique, Danse avec les Loups, Robin des Bois, Prince des Voleurs, JFK, Bodyguard, Un Monde Parfait…




dimanche 18 août 2013


Elysium
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Quand on veut montrer le côté obscur d’Hollywood, le mal que l’Industrie du Rêve peut faire au cinéma, on peut prendre Elysium comme exemple.

Voici Neill Blomkamp, petit génie apparu in media res avec le coup d’éclat District 9 : une GCA intelligente – enfin -, pleine d’humour et de drame, d’action et d’effets spéciaux, proposant une Afrique du sud dystopique mais qui résonne curieusement comme l’Afrique du sud d’aujourd’hui, le tout emballé dans un package visuel éblouissant.

Hollywood s’est évidemment emparé du cas Blomkamp, et lui a demandé de refaire la même chose, american style. Et évidemment, le wonderboy sud africain y perd toutes ses aspérités, c’est à dire ce qui faisait son style. L’humour un peu glacial (malgré le même acteur, Sharlto Copley), la critique implicite de notre mode de vie actuel (le message ici est tellement gnangnan qu’on finit par être du côté des riches*), l’action un peu gore et dégueulasse.

Dans Elysium, il ne reste que le superficiel, le look global du film, et les items de la marque Blomkamp : favela ocres, véhicules antigravité, combats de robots… L’histoire est connue dans tous ses recoins dès les premières scènes, on sait de quoi sera fait la prochaine seconde, la prochaine minute, la prochaine heure.

Et comme la plupart des films américains, Elysium prend une demi-heure à bâtir un univers qui se tient pour le détruire consciencieusement pendant l’heure et demie qui suit. Un exemple : la Californie de demain est ultra policée et judiciarisée (on ne se moque pas d’un robot sans prendre de gros risques) mais Matt Damon peut courir partout pendant la deuxième partie du film sans être inquiété. Deuxième exemple : depuis l’enfance notre Matt est amoureux de Frey, il lui a promis de l’emmener un jour sur Elysium. Mais quand il en a la possibilité, il refuse de le faire. Inexplicable, sauf pour créer l’enjeu dramatique obligatoire issu du manuel de scenario.

Souvent, les réalisateurs perdus à Hollywood se sont fait piéger par la barrière de la langue, comme les Haneke français sont inférieurs aux Haneke autrichiens.

Ici, Blomkamp n’arrive pas à diriger Jodie Foster, une des plus grandes actrices de sa génération : c’est qu’il ne parle pas la langue. La langue d’Hollywood.


* Nous aussi, on veut bien vivre dans ces gigantesques villas blanches avec piscine, qui curieusement, rappellent Bel Air




mardi 13 août 2013


Hitchcock/Truffaut en podcast
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... ]

Comme chacun sait, la lecture d’Hitchcock/Truffaut est un indispensable du CineFast : comment comprendre les problématiques d’enjeux, de McGuffin, d’ironie dramatique, si l’on n’a pas lu la Bible ?

France Inter, dans sa grande sagesse, a pensé à ceux qui ne savent pas lire. Il propose, sous forme de podcast, ces mêmes entretiens en vingt épisodes. Avec la voix de Hitch. Oui.

C’est là, et c’est gratuit.




lundi 12 août 2013


Karen Black
posté par Professor Ludovico dans [ Les films -Les gens ]

Il était une fois Karen Black, une magnifique jeune femme qui jouait remarquablement les gourdes bien gaulées, dans le chef d’œuvre de Bob Rafelson, Cinq Pièces Faciles, dans le Nashville de Robert Altman, ou dans Easy Rider.

En dehors de ces trois films célèbres, elle a aligné les séries B à Z, et les rôles à la télé. Elle vient de mourir à 74 ans, horriblement botoxée.

That’s Hollywood, guys.




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