dimanche 26 mars 2017


My Life Directed by Nicolas Winding Refn
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films ]

Avez-vous déjà vu un réalisateur à quatre pattes heures en train de monter une étagère Ikea ? Non ? Alors vous devez voir My Life Directed by Nicolas Winding Refn, le documentaire sur le metteur en scène danois, réalisé par son épouse, Liv Corfixen. En gros, celle-ci, refusant d’être abandonnée encore un an de plus parce que monsieur tourne, décide de le suivre en Thaïlande avec les enfants sur le tournage d’Only God Forgives. Elle filme essentiellement quand Refn ne tourne pas, c’est à dire le soir, au petit déjeuner, etc.

Ce qui pourrait être un home movie ennuyeux et familial, est en fait passionnant. Refn est pénible à vivre, comme probablement tous les artistes. Et pour une fois, on le voit en direct. Il ne veut pas faire un nouveau Drive, mais pense que le studio (et le public) ne veulent que ça. Il veut aller à Cannes, mais pense ne pas être pris, etc., etc. Mais en faisant l’anti-Drive, son film ne va pas marcher. Comment sortir de ce dilemme, alors que – jalousie ! – l’autre Danois, Lars von Trier, y arrive ?

Le film va ainsi d’anecdote en anecdote ; on voit ainsi le Pusher négocier contre quelques milliers de dollars sa participation à un événement local. Et compter consciencieusement les billets. Ou encore, Ryan Gosling jouer avec les petits Refn. Mesdames, si vous hésitiez encore, le beau Ryan est décidément bon à marier.

A la fois pendant danois de Heart of Darkness – le doc de Madame Coppola sur Apocalypse Now !My Life Directed by Nicolas Winding Refn est aussi son contraire absolu, et solaire.

A ne pas manquer.




vendredi 24 mars 2017


L’Enfer du Dimanche
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films ]

Après Friday Night Lights, on avait envie de revoir L’Enfer du Dimanche, le film d’Oliver Stone sur le football américain. C’est fait, grâce à OCS. Bon, c’est toujours aussi mauvais. C’était mauvais à l’époque (1999), ça l’est encore plus aujourd’hui. Monter un film à l’arrache, avec 3 plans par seconde, dans le but de créer un pseudo sentiment d’urgence, ce n’est pas du cinéma.

Mais le pire n’est pas là. L’Enfer du Dimanche est un film qui pète plus haut que son cul, ce qui est tout simplement la chose la plus insupportable dans le domaine artistique. Le programme d’Any Given Sunday est alléchant sur le papier : corruption et commotion, dans le sport-roi US. La métaphore l’est tout autant : le football américain, sport de gladiateurs blacks devant une Amérique du fric tout aussi décadente que celle de Quo Vadis*. Oliver Sone va une fois de plus démythifier une vache sacrée ; c’est – souvent – ce qu’il fait de mieux.

Mais derrière la critique, l’Enfer du Dimanche est en fait un film cucul la praline : le méchant joueur noir prétentieux (Jamie Foxx ) trouvera finalement la rédemption auprès du gentil coach blanc (Pacino), vieux et sage ; il assimilera les saines valeurs du travail et de l’esprit d’équipe. La pétasse blonde (Cameron Diaz) révélera ses véritables qualités après avoir été une héritière insupportable pendant les trois quarts du film. Le linebacker qui joue gonflé aux corticoïdes prendra évidemment un choc fatal. Périra-t-il devant nous ? Non, il est vivant ! Si on veut critiquer le foot US, on peut le faire avec amour et il faut aller jusqu’au bout, cf. Friday Night Lights. Mais Oliver Stone est comme ça : grand gueule, mais quand il faut livrer de la tragédie, y a plus personne.

Reste quand même dans L’Enfer du Dimanche quelques moments de bravoure : le pep talk final de Pacino**, la performance de Cameron Diaz (un de ses meilleurs rôles) et le dernier match, où là, contrairement au reste du film, le montage cut de Stone fait merveille.

* Entre parenthèses, il y avait dans la bande-annonce originale (et pas dans le film) cette réplique dans la bouche de Cameron Diaz : « Leur vie est courte (comme les gladiateurs, NDLR), mais elle est belle. »


** « That’s a team, gentlemen, and either, we heal, now, as a team, or we will die, as individuals. That’s football guys, that’s all it is. Now, what are you gonna do? »




mercredi 22 mars 2017


House of Cards, saison 4
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

Il est rare que les séries s’améliorent avec le temps. Qu’elles restent au même niveau (les Soprano), c’est déjà bien. C’est pourtant le cas de House of Cards, qui réussit à se débarrasser des défauts des deux premières saisons, et de son irréalisme foncier.

Cette saison 4 est tout simplement magnifique. Magnifiquement filmée (le clair-obscur Fincherien), magnifiquement interprétée (des rôles-titres au moindre figurant), House of Cards peut nous faire avaler n’importe quoi, même ce qui, en apparence, est totalement ridicule. Ludicrous, dit même Frank Underwood, sans s’adresser cette fois-ci au spectateur.

Mais c’est surtout sa proximité à l’actualité qui rend House of Cards indispensable. Cette saison se déroulant pendant l’élection 2016, on pense évidemment à Trump/Obama, avec son candidat républicain et sa famille so cool, assoiffé d’images et de réseaux sociaux. La description des terroristes, de l’intérieur comme de l’extérieur, est tout aussi intéressante et nuancée. Mais sa plus grande œuvre est de nous proposer cette analyse terrifiante : la terreur n’est pas seulement l’arme des terroristes, c’est aussi, et depuis toujours, l’arme de l’État.

Quand aujourd’hui, en France, on n’a que l’état de guerre à la bouche, comme solution et comme viatique, il est important de regarder House of Cards. Version noire d’A La Maison Blanche, House of Cards est tout aussi nécessaire.




dimanche 19 mars 2017


Hail, Hail, Rock’n’Roll
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Hollywood Gossip -Le Professor a toujours quelque chose à dire... -Les films -Les gens ]

Dans le film de Taylor Hackford, entièrement monté et produit – dans tous les sens du terme – par Keith Richards, il y a cet échange savoureux. Chuck Berry : tu ne vas quand même pas me dire quelle est la tonalité de cette chanson !! C’est moi qui l’ai écrite ! Keith : c’est justement parce que c’est toi qui l’a écrite que je sais qu’elle est en Si Bémol. Et pas en Ré.

Tout Hail, Hail, Rock’n’Roll est à cette aune, Chuck Berry renâclant devant l’hommage que lui rend le petit blanc de Dartford, cent fois plus riche que lui et qui lui a tout piqué. Les chemises de mauvais gout, les plans de guitare, les intro en si bémol.

C’est l’histoire de Chuck Berry, et des pionniers noirs du rock ; des petits blacks à qui on donnait un centime sur chaque disque vendu, tandis que les blancs en touchait dix. Si ça va pas, tu peux toujours retourner au champ de coton. Chuck avait plein de défauts ; il était irascible, radin, colérique, il se tapait des gamines. Mais pendant que Jerry Lee Lewis se mariait avait avec sa cousine de treize ans, Chuck moisissait en taule.

Peu importe tout cela, nous avions treize ou quatorze ans et Antenne 2 diffusait Jazz à Antibes. Le Limougeaud m’avait prévenu : ce soir, y a Chuck Berry ! C’est le King !. On était en 1980 et ma vie ne serait plus jamais la même. Voir ce petit vieux (il avait cinquante ans) faire le duck walk, écarter les jambes comme en quarante, chanter les Little Sixteen et les Cadillac, les Maybellene les Bettie Jean, les Carol et les Nadine, m’avait donné pour toujours le gout de l’Amérique, et avait décidé de mon futur : le rock’n’roll.

C’est un moment, comme dirait Greil Marcus ; un carrefour où tout change. L’attitude corporelle, la sexualité du texte et du phrasé, l’envie immédiate et incontrôlable de danser, Chuck Berry a accompli tout ça. Il y a, en vérité, peu de chansons qui donnent vraiment envie de tout casser. Johnny B. Goode est de celle-là. Et en fait cassa tout. Chuck Berry commença à avoir vraiment du succès en 1955. Dix ans après, c’était la fin de la ségrégation, comme si le noir qu’aimaient les blancs et les noirs, bien avant Michael Jackson, avait cassé la barrière.

Au cinéma, il faisait partie du cast de La Blonde et Moi, la charge anti rock’n’roll qui devint son meilleur outil de promotion. Mais surtout, on n’oubliera pas Retour vers le Futur. Le film de Zemeckis, incroyable hommage, et – en même temps, déconstruction ultime de l’Amérique des fifties –, ne pouvait choisir meilleure illustration musicale que Johnny B. Goode.

Mais en en faisant l’apex de son film, la scène d’hommage uchronique est devenue aussi un moment de l’histoire américaine. Michael J. Fox, petit blanc venu du futur, reprenant dans le passé Johnny B. Goode devant d’autres petits blancs (médusés), et des noirs (admiratifs), qui téléphonent au cousin Chuck pour qu’il « découvre ce nouveau son » ; quel meilleur hommage au plus grand architecte de leur musique populaire ?

Les gens meurent, mais la musique est éternelle. L’Edda poétique, un ensemble de poèmes scandinaves du XIIIème siècle, dit ceci :

Le bétail meurt et les parents meurent
Et pareillement, on meurt soi-même
Je connais une chose qui ne périt jamais
Le prestige des exploits d’un homme mort.

Sæmundr Sigfússon pensait probablement à Chuck Berry.




samedi 18 mars 2017


Certaines Femmes
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Il y a, dans la théorie du jeu de rôle, un concept qui s’appelle le vide fertile. Dans ces jeux, il y a un arbitre qui doit faire vivre à ses joueurs une aventure, genre Seigneurs des Anneaux, Star Wars, Blade Runner. Pour cela, il pose son univers, et les joueurs y agissent et y réagissent. S’il parle tout le temps, c’est un conte, ce n’est plus un jeu de rôle. Il faut donc laisser aux joueurs un vide fertile, un espace, du silence, pour que les joueurs s’expriment et apportent leur propre part de création à l’œuvre finale.

Au cinéma, on appelle ça l’intelligence du spectateur. Kelly Reichardt sait faire ça, on le sait depuis La Dernière Piste, ou Night Moves. Elle crée ce vide fertile que le spectateur va remplir.

Certaines Femmes emprunte sa forme à La Ronde, de Max Ophuls. Quatre histoires où un détail, à chaque fois, créé un lien avec l’histoire suivante. Mais ce formalisme n’est qu’un détail, une citation ; Kelly Reichardt va nous raconter l’histoire de quatre femmes et de leurs frustrations. Il y a là une avocate (Laura Dern) emportée bien au-delà de sa mission initiale par un ouvrier blessé sur un chantier. Une femme chef d’entreprise (Michelle Williams) qui se construit sa propre maison, peu aidée par un mari gentil, mais falot, et une ado pénible. Et une jeune cow-girl solitaire qui découvre l’amour (Lily Gladstone)…

Il y a de l’Antonioni chez Reichardt, une Antonioni qui saurait jouer de la fibre comique. Une prise d’otage tourne au gag, une négociation pour un tas de pierres menace d’échouer. Mais le grand intérêt de Certaines Femmes, c’est ce vide fertile, cette capacité à étirer ces plans contemplatifs du Montana jusqu’à l’ennui. Car c’est l’ennui, oui, qui met en marche le cerveau du spectateur. On découvrira ainsi, dans une sorte de chasse subtile, comme disait Ernest Jünger, des indices posés ici et là dans le film. Ainsi la nature est magnifiée ; fabuleux paysages du Montana, mais ils sont toujours pollués par un bruit de train, de rivière, ou de moto. L’espace américain, vierge, n’existe plus. On en voyait la fin dans Meek’s Cutoff, on en cherchait le retour dans Night Moves.

On part à la recherche aussi de ce fil ténu qui imbrique les histoires de chacun, on y cherche un sens, il n’y en a évidemment pas. Dans cet espace gigantesque, ce Montana si faiblement peuplé, où il faut quatre heures de routes pour assurer un cours, tout est pourtant lié, de près ou de loin. Les gens se croisent, mais ne se connaissent pas.

Certes le cinéma Kelly Reichardt est aride, mais il mérite d’être vu.




jeudi 16 mars 2017


Contact
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films ]

Que faire quand ces putain de sous-titres de Orange is the New Black ne velent pas fonctionner sur la Freebox ? Il reste à organiser une visite du patrimoine ; ce soir, Contact. Ça faisait longtemps qu’on voulait montrer le film au Professorino et à la Professorinette et dans un premier temps, on lui laisse le choix entre Les Affranchis, Contact, Starship Troopers. Finalement on prend la décision pour eux : ce sera Contact. Mais comment expliquer que Contact est un 2001 dont a extrait la moelle pour faire un blockbuster grand public ? Eux qui pensent que 2001 est la pire expérience de leur vie ? Le Professore Ludovico fait profil bas ; on va regarder Contact comme ça, sans discuter. Et en fait, on est un peu inquiet parce que le début est assez mou. Mais très vite les jeunes têtes blondes ne veulent plus aller se coucher ; ils sont accros à cette histoire mystico-scientifique.

Maintenant qu’on connaît l’histoire de Contact (les ET, le père disparus, les complots de Washington), on peut s’intéresser aux sous textes. Et ce qu’on n’avait pas vu à l’époque, c’est le débat mystique qui est le fond de Contact. Qui doit-on envoyer comme émissaire de l’humanité ? Quelqu’un qui ressemble (au peuple américain) et donc qui est à 95 % croit en un Dieu quelconque ? Ou quelqu’un qui en a vraiment envie ? Quelqu’un qui a tout donné et qui est prêt à donner sa vie pour cette cause ?

Contact avait à l’époque l’intérêt d’apporter une réponse ambiguë : on envoie d’abord le politicard : celui qui fait semblant de croire en quelque chose, le Professeur Drumlin (Tom Skerritt). une forme de critique de l’hypocrisie religieuse américaine.

Il y avait aussi dans Contact cette histoire d’amour extraordinairement équivoque entre une Jodie Foster, geek coincée, et un prêtre beau comme un dieu (Matthew McConaughey). Entre l’amour bien réel et le souvenir virtuel du père, Jodie Foster, en bonne freudienne, choisit le père. Mais pourtant le professeur-prêtre croit en elle : est-ce qu’elle a la foi ? Pas la simple croyance en un dogme, mais bien le fait de posséder de vraies valeurs. Évidemment Contact répond par l’affirmative.

A part ça on se demande comment on a pu tomber amoureux de Jodie Foster dans ces horribles fringues années 90 sud-africaine, look Johnny Clegg & Savuka …




mardi 14 mars 2017


Premier Contact
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

On n’a pas vraiment eu le temps de chroniquer Premier Contact, le dernier film de Denis Villeneuve, futur director de Blade Runner 2046 et Dune, rien que ça. On dira donc juste ceci : Premier Contact est un très bon film, un film qui, comme d’habitude chez Denis Villeneuve, croit dans le cinéma, mais qui en même temps laisse traîner quelques soupçons sur Villeneuve Denis.

Car si on réfléchit deux minutes (et quand on réfléchit au cinéma, c’est mauvais signe), le scénario de ce Premier Contact est très simple. C’est celui, peu ou prou, de Rencontres du Troisième Type. Les ET arrivent, comment discuter avec eux ? Faut-il les craindre ou encourager un dialogue ? Avec ça, Spielberg, qui a rarement pété plus haut que son cinéma, fait un film classique, grand public. Denis Villeneuve se sent obligé de camoufler la faiblesse scénaristique par une mise en scène extrêmement complexe.

Il ne faudrait pas que cela devienne une habitude. Nous préférons le Denis Villeneuve de Prisoners, qui avait des choses à dire, que celui de Sicario qui nage dans la même semoule esthétique que Premier Contact. Et dont le scenario brillait encore moins. Sans parler des personnages : Prisoners vous prenait aux tripes, Enemy moins, et Sicario, pas du tout. On peut donc s’inquiéter pour Villeneuve ; si cette pente devenait fatale, on y décèlerait à coup sûr un manque d’ambition.

Récemment, le réalisateur canadien disait être venu aux Etats-Unis convaincu que Prisoners ne serait qu’une étape dans sa carrière (i.e., qu’il ne marcherait pas) et qu’il retournerait ensuite faire ses films au Canada. Pas de bol, le voilà enchaînant les projets de plus en plus en plus prestigieux, à tel point qu’il demande du temps pour se reposer et faire Dune correctement.

Pas sûr qu’on lui donnera.




dimanche 12 mars 2017


La playlist de Mars
posté par Professor Ludovico dans [ Playlist ]

Musique : Aux racines de la techno, suite à l’article de Libé : quatre titres acid house dont celui de Hardloor, ACperience 1, et Iris Dement, Let the mystery be, la chanson titre The leftovers saison 2
Série : House of Cards saison 4 et avec le fiston The Walking Dead saison 3
Livre : Staline, de Robert Service et La Vie au Moyen Age, de Robert Delort




dimanche 12 mars 2017


The Walking Dead
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

J’entretiens avec cette double série une relation schizophrène pour ne pas dire ambiguë. Conseillée en son temps par Blake et Mortimer, aka Ludo Fulci et l’Homme de Mantes-la-Ville, aka le Rupelien, j’ai lu la bande dessinée, et je continue à la lire, avec un mélange d’horripilement et d’admiration. J’avais regardé la série, saison un, il y a quelques années avec les mêmes émotions.

Nous avons repris récemment avec le Professorino qui, lui, est évidemment enthousiaste. Des zombies bien dégueulasses, de la violence, ça rassure plus facilement un ado que les péripéties immobilières de David Simon. La même relation schizophrène s’est installée : j’aime et puis je déteste. J’aime l’idée qu’on ait adapté la série en en faisant carrément autre chose, tout en respectant l’univers et les fondamentaux, c’est-à-dire, en gros, une réflexion politique sur la réorganisation de la société après la catastrophe. Vaut-il mieux une démocratie ou un pouvoir fort ? Peut-on encore être anti-arme à feu dans une Georgie en flammes ? Les zombies ont-ils encore une âme ? etc.

Mais je suis tout énervé par ses défauts : les acteurs qui surjouent, comme s’ils interprétaient les passages en gras, déjà horripilants, dans le BD. Il y a quand même quelques exceptions notables (Norman Reedus (Daryl), Chandler Riggs (le petit Carl, formidable), Lauren Cohan (Maggie), Steven Yeun (Glen))… Donc on continue à regarder : The Walking Dead qui est moins bien que Battlestar Galactica (dans la niche « fauchée qui assume ») mais bien meilleure que beaucoup d’autres…




jeudi 9 mars 2017


PSG-Barca
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... ]

On n’a pas trouvé mieux, malheureusement, que Don de Lillo, pour décrire ce qui arrive au supporter du PSG, à l’amateur de foot, au chauvin, ou au trois, tout simplement :
« J’étais le seul fan des Dodgers dans le quartier. Je mourais intérieurement quand ils perdaient. Et c’était important de mourir seul. Les autres me dérangeaient

Le cinéma procure d’autres émotions, parfois des surprises, mais on sait la plupart du temps à quoi s’attendre : avoir peur à It Follows, pleurer à Autant en emporte le vent, rire à Sacré Graal.

Mais seul le sport, en direct, peut proposer une telle intensité émotionnelle ; et même, à vrai dire, seul le foot. Le scenario d’hier, était invraisemblable. Si ça avait été un film, on pouvait s’attendre à différents issues : une défaite qualifiante du PSG, ou même à une victoire. Mais personne n’aurait pu dire qu’on allait être qualifié, puis risquer de ne plus l’être, puis l’être à coup sûr, puis ne plus l’être du tout. Et c’est fréquent au foot, parce que, favori ou pas, il suffit d’un point pour passer devant l’adversaire. Il n’y a pas d’accumulation comme au tennis – qui procure aussi d’intenses émotions, mais pas les mêmes -, ni le rugby, le plus souvent prévisible.

Hier, on est allé au Camp Nou voir une comédie ; mais c’était une tragédie qui était au programme.




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