[ Documentaire ]



dimanche 15 mai 2022


Microcosmos
posté par Professor Ludovico

Ça nous apprendra à être snob. Il y a un quart de siècle, nous avions raté Microcosmos, lui préférant 1001 Pattes. Nous aimions Pixar, à l’époque. Aujourd’hui, Microcosmos passe sur OCS, et on découvre tardivement le chef-d’œuvre. 1h15 de perfection, non seulement technique (avec ses caméras révolutionnaires et ses studios reconstituées en pleine nature), mais aussi chef-d’œuvre du cinéma.

Car sans le moindre dialogue (à part une courte introduction de Jacques Perrin himself) Microcosmos raconte des histoires, uniquement par le montage. On doute qu’il ait été possible de donner des indications très précises aux comédiens, des Chenilles processionnaires à l’araignée Argyronète…

Mais par la simple mise en scène, Claude Nuridsany et Marie Pérennou arrivent à nous émouvoir sur le sort de ces insectes, devenus personnages. La Coccinelle à Sept Points va-t-elle tomber de la feuille ? Qui l’emportera dans le duel à mort des Lucanes Cerfs-Volants ? Dans ce monde minuscule, où chaque goute d’eau ressemble à un obus qui explose, où l’eau est pâteuse comme de la gelée, nous sommes transportés sur une autre planète, tout en ressentant des émotions similaires…

Nous qui partageons – phobie commune – le dégoût absolu des insectes, nous sortons de Microcosmos prêts à nous engager dans la préservation de la biosphère. Car en les filmant de si près, dans le silence le plus absolu*, Microcosmos ne montre rien d’autre que la beauté du monde.

Show, don’t tell.     

*et la musique de Bruno Coulais




vendredi 6 mai 2022


Val
posté par Professor Ludovico

Il y a des acteurs qui sont comme des frères. Ils ont notre âge : comme nous, ils ont fait des bêtises à vingt ans, se sont mariés à trente et ont eu des enfants en même temps que nous.

Un frère, c’est ce qu’on ressent quand Val Kilmer, qu’on avait perdu de vue depuis les années 2000 (Déjà Vu), décide de nous donner de ses nouvelles dans Val, son extraordinaire – et terriblement émouvante – autobiographie filmée.

Le voilà, méconnaissable : la soixantaine, bouffi, mal rasé, habillé comme sorcière Navajo, les bras chargés de bijoux. Il s’exprime difficilement, au travers d’un implant phonatoire : il sort d’un cancer de la gorge et vit avec une trachéotomie. On est loin d’Iceman, le beau gosse aux dents blanches et au torse imberbe.

L’acteur raconte son histoire, depuis le début, car oui, nous sommes dans la génération où tout a été filmé, de la naissance à la mort. Son enfance, sa jeunesse et sa vie d’adulte, illustrés de milliers de photos, super8, VHS … On découvre un jeune acteur avant la célébrité, élève de la prestigieuse Julliard School. Un fou de théâtre, qui essaie de percer mais voilà, Hollywood le rattrape… Top Secret, Top Gun (qu’il est obligé d’accepter par contrat !) Willow, The Doors…

Il accepte ensuite Batman Forever, le héros de son enfance. Un rôle qui le rend immensément riche, et intensément malheureux. Il pense être le héros du film, mais les rôles excitants sont ceux des Vilains : Jim Carrey (le Sphinx), Tommy Lee Jones (Double-Face). Au contraire, Kilmer passe des journées épuisantes dans son costume, a du mal à respirer sous le masque, n’entend personne, et comprend vite qu’il n’a qu’à se placer à l’endroit indiqué et débiter son texte. Pour quelques millions de dollars, on n’attend rien de plus de la star. Lui qui s’est plongé jadis dans la Méthode, le tournage est un supplice sans fin. Dès le tournage terminé, il se jette immédiatement dans Heat, « un film indé, comparé à Batman… »

Mais contrairement à d’autres, il n’a pas l’audace de se plaindre. « J’ai eu une belle vie », dit-il. Tombé amoureux de la magnifique Joanne Whalley (Willow, Kill Me Again, Troubles, Storyville), il l’épouse, lui fait deux enfants, achète un ranch au Nouveau Mexique. Et puis ils divorcent, comme tout le monde…

Toujours proche de ses enfants (c’est son fils qui enregistre la voix off à la place de son père), il est obligé de vendre son ranch pour payer ses dettes, cachetonne dans des films Direct to Video, monte un one-man-show sur Mark Twain, et découvre son cancer… et puis, comme tout un chacun, essaie de continuer à vivre.

« N’abandonnez pas vos illusions… Si elles disparaissent, vous existez, mais vous cessez de vivre » conclut-il, déguisé avec son fils en Batman d’opérette : le Batman de son enfance.




mercredi 3 mars 2021


Full Metal Jacket Diary
posté par Professor Ludovico

Le livre de Matthew Modine est une double rareté. D’abord, c’est un beau livre avec reliure métal, on peut le laisser sur sa table basse. Sauf s’il y a déjà, comme dans Seinfeld, le livre de Cosmo Kramer sur les livres sur tables basses qu’on peut mettre sur les tables basses.

Ensuite, c’est l’un des rares témoignages d’un acteur, franc (et parfois naïf), sur le tournage d’un Kubrick. Il y a bien sûr des confidences de ci de là, la colère de Kirk Douglas sur Spartacus*, le désespoir de Malcolm McDowell, le voyage au bord de la folie de Shelley Duvall, mais là, c’est un livre entier sur un tournage, de la joie d’être casté jusqu’au dernier jour du tournage. Il manque seulement la réception du film, ce qui aurait été intéressant également.

Mais il s’agit bien d’un journal, c’est à dire des impressions au jour le jour d’un jeune homme de vingt-cinq ans emporté dans la tourmente kubrickienne. Comme il le dit d’ailleurs lui-même, c’est une chance que le tournage de Full Metal Jacket dure aussi longtemps, car il laisse matière à introspection et réflexion. Et c’est le sujet le plus passionnant ; les affres de l’acteur au travail.

Certes, Matthew Modine est pacifiste et veut évidemment sauver la planète, comme tout Hollywood. Mais il nous livre surtout la vie d’un jeune comédien réalisant un grand film avec l’un des plus grands génies du cinéma. Modine raconte ses inquiétudes, ses jalousies ou ses mépris des autres comédiens. Sans rien cacher de ses conflits avec Kubrick. 

Ainsi, on va découvrir les caprices de Kevyn Major Howard (Rafterman) qui demande sans arrêt sa bouteille d’Évian, alors que tout le monde crève de soif. Ou son amitié, puis son inimitié, avec Vincent D’Onofrio. En bon comédien de la Méthode, D’Onofrio plonge en mode passif-agressif dans son personnage de Soldat Baleine, qui finit par déborder dans la vraie vie : D’Onofrio se met à haïr réellement son ami Modine.

Et puis il y a les interminables prises de Kubrick, et notamment ces mois passés à tourner une scène devant le muret de Hué, dans le froid novembre londonien censé représenter l’été vietnamien. Ou le cynisme sociopathe de Kubrick qui refuse à Matthew Modine d’assister à la naissance de son fils : « Tu n’es pas obstétricien, tu vas plutôt les gêner, non ? Et comment je fais pour le film, moi ? » Il faudra menacer de se couper la main pour aller à l’hôpital. Mais en bon artiste, Mathieu ne se plaindra jamais. Il n’y a que le résultat qui compte, tant pis pour les souffrances**.

Full Metal Jacket Diary montre aussi un Kubrick ouvert à toutes les propositions. Il n’y a pas de mauvaise idée, et même un simple chauffeur peut faire une suggestion. Mais gare à celui qui critique une idée émise. Ce que fera le jeune acteur, à ses plus grands dépens. Kubrick, déçu, se vengera en consultant tous les acteurs sur le sort à réserver à Joker, le personnage de Matthew Modine. Sans le consulter, évidemment.

L’autre intérêt de ce journal est de comprendre que tout ce qui fait réellement un film se passe en réalité au montage. Modine décrit ainsi de nombreuses scènes qui lui semblent géniales lors du tournage et que Kubrick a finalement coupé : une scène de sexe, souhaitée par l’acteur, avec la prostituée *** ou la décapitation finale de la sniper vietnamienne…

Le livre est rare, n’existe pas en français, mais si vous tombez dessus…

* Dans le Fils du Chiffonier, Douglas raconte que Kubrick essaya de signer le scénario à la place du blacklisté Dalton Trumbo.
** « On ne demande pas à une danseuse si elle saigne des pieds » : Catherine Deneuve à un journaliste qui lui demandait de confirmer que le tournage de Dancer in the Dark s’était mal passé.
*** Et dont le tournage finalement le terrifiera, en ces périodes de découverte du SIDA




mardi 10 septembre 2019


Apollo 11
posté par Professor Ludovico

Apollo 11 en IMAX, ça avait tout l’air d’une escroquerie marketing ciblée sur le Professore Ludovico ou le Rupelien. Mais c’est en réalité un documentaire extraordinaire. Par un hasard incompréhensible, ces images ont été, oubliées à l’époque dans les archives de la NASA. Elles réapparaissent aujourd’hui comme par enchantement.

Apollo 11, C’est un film pour les passionnés, assez aride pour le non-initié. Pas de commentaire, pas de mise en contexte : juste les commentaires de 1969 et le jargon habituel (« VOL ? Go ! STR ? Go ! »).

Mais l’émotion est toujours là, IMAX ou pas IMAX : on tremble quand Saturn V fait décoller ses 3000 tonnes et on tremble encore, quand les 500 kg qui restent se posent enfin dans l’océan Pacifique après cette incroyable odyssée.

La corolle blanche et rouge, le bleu de l’océan pacifique ; et voilà que les souvenirs de l’enfance remontent, comme la capsule Apollo, à la surface….




mardi 30 juillet 2019


One Heat Minute
posté par Professor Ludovico

Encore un podcast, mais celui-là est incroyable. One Heat Minute a en effet pour ambition de disséquer le chef d’œuvre de Michael Mann… minute par minute ! C’est-à-dire consacrer 171 épisodes d’une heure à la tragédie angeleno-grecque de McCauley (De Niro) et de sa nemesis LAPD, Vincent Hanna (Pacino).

On l’avoue, on n’écoutera pas tout. Mais pour autant, n’est-ce pas l’image même de la cinéphilie ? N’avez-vous pas déjà passé 121 heures de parler de Star Wars ? Le Professore Ludovico n’a-t-il pas dépensé bien plus de 149 heures de son précieux temps à défendre 2001 ?

Si vous aimez Heat, allez au moins y jeter un coup d’oreille.




mardi 30 juillet 2019


Un podcast pour Chernobyl
posté par Professor Ludovico

Très bonne façon de poursuivre l’aventure Chernobyl, la série surprise de HBO, en écoutant cet excellent podcast qui y est consacré. Passionnant à deux titres ; historique d’abord, car Craig Mazin, le showrunner, commente en détail les grandes scènes du show et l’enrichit de nombreuses histoires annexes.

Cinématographique ensuite, car Mazin explique ses choix (et ses renoncements) et ceux de Johan Renck, son metteur en scène. Et c’est à ça qu’on reconnait un grand artiste ; non pas par ce qu’il a mis dans l’œuvre, mais bien par ce qu’il a renoncé à y mettre.




dimanche 21 juillet 2019


Pour les soldats tombés
posté par Professor Ludovico

Très attendu des passionnés de la guerre 14-18, They Shall Not Grow Old, le documentaire de Peter Jackson est bizarrement raté mais passionnant. Sous la pression de Karl Ferenc et d’A.J. Beresford, le Professore avait été bluffé par la bande-annonce, colorisée à un niveau jamais atteint (mais les CineFasters savent ce que le Ludovico pense de la chose…)

En salle, cela se confirme : c’est extrêmement bien fait. Des dialogues reconstitués avec beaucoup de précision, des sons rajoutés très réalistes, et la colorisation, très soignée, qui donne l’impression d’un film vidéo légèrement vieilli.

Mais bizarrement, Peter Jackson – qui est pourtant un très bon réalisateur et aussi un grand scénariste -, a décidé de coller par dessus un flot ininterrompu de témoignages en voix off.  

Il faut donc bien écouter ces anciens soldats, enregistrés par la BBC, et lire les sous-titres en français. Sans aucune interruption, sans dramaturgie : cela rend le film assez monotone.

Pire, ces commentaires sont extrêmement intéressants, dans la lignée du 14-18 : retrouver la guerre de Stéphane Audoin-Rouzeau. Ces jeunes anglais parle d’une période  horrible… mais exaltante. C’est toute la force du doc qui commence (et finit) en noir et blanc sur les témoignages enthousiastes des poilus anglais pour ce conflit qui les concerne guère. Pourtant, certains parlent du « plus beau moment de leur vie ». On est loin des clichés du genre. Entre les deux, ces images en couleur, magnifiques, dressent un portrait effroyable du conflit, des conditions de vie dans les tranchées, et de l’horreur absolue des combats.

À voir donc, pour l’aspect documentaire.




vendredi 7 juin 2019


Formula One: Drive to Survive
posté par Professor Ludovico

Un combat éternel. Des prétendants casqués, sur de puissants destriers qui crachent le feu, et qui se battent pour un trône en fer. Une lutte à mort pour le pouvoir, et des intrigues de palais.

Recommandée par l’ami Belphegues, c’est la série la plus excitante du moment et c’est sur Netflix. Et, non, ce n’est pas le Trône de Fer mais bien Formula One : Drive to Survive. Ce documentaire, formidablement monté, raconte la saison 2018 de Formule 1 en dix épisodes de trente minutes, racés comme une McLaren.

Un doc choc, sans la langue de bois habituelle du documentaire sportif : à cause, (ou grâce) au casting constitué uniquement d’underdogs. Pas de grosse écurie, type Ferrari ou Mercedes. Pas de Hamilton, pas de Bottas. On ne parle pas chez ces gens-là, on gagne le Championnat du Monde. Non, dans F1: DtoS, les héros c’est ceux qui se battent pour la 3ème, la 4ème, la 5ème place : Force India, Renault, Red Bull, Mc Laren …  Nico Hülkenberg, Kevin Magnussen, Carlos Sainz, Romain Grosjean…

Et la bagarre n’en est que plus intense, car ça se bouscule, derrière, et pas seulement sur la piste. Il s’agit tout simplement, comme le dit le titre, de survivre en Formule 1. On verra ainsi les vacheries que s’échangent les patrons : Christian Horner (Red Bull) et Cyril Abiteboul (Renault), s’invectivant live en conférence de presse, le premier quittant le motoriste, le second lui piquant son pilote, Daniel Ricciardo. On comprendra aussi que son pire ennemi, c’est son propre coéquipier, un véritable duel à mort pour garder son siège la saison suivante. Et ça ne se règle pas que sur la piste. Sergio Pérez (Force India) n’hésite pas à balancer son propre équipier Esteban Ocon dans le décor du Grand Prix d’Azerbaïdjan. Mais c’est lui qui garde son siège, car il attire de meilleurs sponsors que le pauvre Ocon, meilleur pilote, mais fils de garagiste…

Une fois de plus, sous l’argent, le champagne, les grid girls, les salaires stratosphérique, perce la peur, la frustration, et la détresse inhérents au haut niveau. Depuis l’enfance, ces gamins passent leur week-end sur les circuits de karting. La famille a tout investi dans la carrière du petit (Esteban Ocon), ou, au contraire, c’est un choix paternel : Lance Stroll, fils d’un milliardaire qui finit par… racheter Force India pour que son fils ait un siège en 2019…

C’est toute la beauté de ce documentaire, par ailleurs remarquablement écrit. Un exemple de reverse screenplay (on connait la fin, y’a plus qu’à écrire le scénario) : chaque épisode a son lot de cliffhangers, et ses arcs narratifs ne trouvent leur résolution qu’à la fin de la saison.

 A recommander, même au pire contempteur de la F1.




lundi 15 avril 2019


The Civil War
posté par Professor Ludovico

Il est rare de revoir un documentaire, a fortiori un documentaire de neuf épisodes et 11 heures… Mais il ne s’agit pas de n’importe quel documentaire, c’est The Civil War, la Guerre de Sécession vu par l’immense Ken Burns (The War, Prohibition, etc.).

Certes, cette guerre parait lointaine aux européens, qui n’en ont vu que quelques westerns, lu quelques BD, et qui n’en gardent le plus souvent qu’une idée fausse (les gentils démocrates contre les méchants républicains esclavagistes).

Au contraire, il s’agit d’un pays qui se déchire entre ceux qui veulent rester dans l’Union (plutôt le Nord, plutôt les républicains) autour de Lincoln, et ceux qui ont décidé de quitter cette union, (plutôt le Sud, plutôt les démocrates), et qui défendent le droit souverain des états contre une union centralisatrice. En ces temps de Brexit, ça devrait nous rappeler quelque chose…

L’esclavage – qui n’est que l’un des sujets – va être pourtant l’élément déclencheur : quand on rajoute un nouvel état (Le Kansas, par exemple), doit-il être esclavagiste ou non esclavagiste ? Cette question va achever de couper le pays en deux.

Le génie de Ken Burns est de raconter tout cela au travers de petits personnages ; en suivant, plutôt que des généraux et des présidents, des petites gens, des simples soldats, Sam Watkins, Elisha Hunt Rhode, ou une bourgeoise confédérée qui voit son univers s’écrouler, Mary Chesnut. Le tout entrecoupé de quelques éclairages de spécialistes (Shelby Foote, Barbara J. Fields…)

La mise en scène est aussi austère que splendide ; des milliers de photographies noir et blanc, enluminées d’un simple effet de zoomage / dézoomage*, et le réalisateur nous amène à découvrir un détail ou, au contraire, à prendre de l’altitude. Dans tous les sens du terme.

Que vous vous intéressiez ou non au sujet, The Civil War  est immanquable.

*Un effet devenu si célèbre qu’il apparait sur des outils de montage vidéo comme Final Cut Pro, sous le nom de Ken Burns effect)




samedi 1 décembre 2018


L’Origine du Christianisme
posté par Professor Ludovico

Plus compliqué, mais tout aussi passionnant, L’Origine du Christianisme poursuivent l’œuvre entamée par Corpus Christi : comment, après la mort de Jésus, le christianisme est né à partir de l’an 50. Un débat, non pas contradictoire, mais en revanche bourré d’incertitudes, dans lequelles Jérôme Prieur et Gérard Mordillat tentent de mettre de l’ordre. Comment Saint-Paul, celui qui ne croyait pas, est devenu le plus grand prosélyte ? Comment une religion, issue de Judée, et dont les principaux prophètes étaient juifs, a accusé les juifs de tous les maux pour mieux convertir les romains ? Comment une religion naissante, en interdisant aux non-juifs du prêcher à Jérusalem, leur a paradoxalement offert l’opportunité de prêcher dans l’ensemble du pourtour méditerranéen ? Comment l’exclusion des premières hérésies, a permis à la religion de se définir ?

Tout cela en dix heures ardues, mais toujours passionnantes.




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