[ Le Professor a toujours quelque chose à dire… ]

Le Professor vous apprend des choses utiles que vous ne connaissez pas sur le cinéma



lundi 14 septembre 2026


Céline Dion et les frères Gallagher
posté par Professor Ludovico

On ne croit plus à rien aujourd’hui. Ni à Dieu ni au communisme. Pourtant, au moment où l’on célèbre la « réconciliation » des frères Gallagher et la « guérison* » de Céline Dion, il reste néanmoins un mystère : la croyance dans le baratin du star system. Le spectateur de foot qui se gausse du discours d’après-match (« Il va encore falloir travailler ») acquiesce gentiment à la star américaine qui assure que « travailler avec James Cameron était un enchantement ».

Dès que l’on s’intéresse un tant soit peu à Hollywood / Tin Pan Alley (ou leurs équivalents français), on sait que l’Industrie est comme toutes les autres : des patrons et des ouvriers, des salaires et des contrats, des galères et des contraintes. Non, ce rôle n’a pas été écrit pour toi, il a été proposé à trois acteurs avant…  Oui, c’était l’enfer sur le tournage de Titanic… Non, les fameuses cascades de Tom Cruise ne sont pas totalement « réalisées sans trucage » et sont même améliorées bien d’images de synthèse… Oui, Keith Richards méprise Jagger, et oui, il le lui rend bien…

En 1980, Malcom McLaren avait pourtant tout révélé dans La Grande Escroquerie du Rock’n’Roll, grand film situationniste démontant la fabrique artificielle du scandale, les enchères entre maisons de disque, l’assemblage hétéroclite des Sex Pistols, prêt à virer un bassiste correct (Glen Matlock) pour le remplacer par Sid Vicious, ue gueule de star inepte musicalement, mais bien plus bankable.

Tout est là depuis la naissance du showbiz et ne change pas. Egos surdimensionnés, guerres de pouvoir titanesques, pour gagner toujours plus de fric et avoir accès à toujours plus de sexe.

*Connaissez-vous une population aussi touchée par les maladies rares que le star system ? Nos amis du showbiz sont régulièrement atteints de maladies incroyables, au moment exact où leur carrière est à l’arrêt.
**Petit addendum musical : hier, Quotidien a proposé un joli montage des réactions des médias sur la première date de Céline : « retour triomphal » « émouvant » « formidable » « elle a réussi à atteindre sa plus haute note, un FA ! » Concert immodéré de louanges, tempéré par un seul journaliste critiquant la performance. Télérama a fait la même chose sur Instagram : « quelques fausses notes, une octave de moins, quelques arrêts. » Bref, la cruelle vérité d’un come-back à 58 ans…
D’un côté, l’enthousiasme démagogue « aimons ce qu’aiment nos téléspectateurs », de l’autre une véritable critique musicale. Pour avoir vu Dylan récemment, l’un n’empêche pas l’autre…




mardi 1 septembre 2026


Boogie Nights
posté par Professor Ludovico

Revoir Boogie Nights, c’est replonger aux racines du talent d’un très grand auteur, Paul Thomas Anderson, aujourd’hui unanimement respecté, trop peut-être. Depuis longtemps, le Ludovico trouve le réalisateur d’Une Bataille après l’Autre un peu trop sûr de lui, un peu trop dominateur.   

Ses films sont brillants, et ignorent la longueur. Ivre de son art, PT enchaine les scènes virtuoses en oubliant un peu le spectateur, comme cette scène de camion dans Licorice Pizza, spectaculaire mais absurde.

En revanche, le Professore a une passion secrète pour ses trois premiers films, quand le jeune Anderson se cherchait, faisait son Sidney Lumet (Hard Eight (Double Mise)), son Robert Altman (Magnolia), ou son Scorsese (Boogie Nights). Depuis, PTA a certes trouvé sa voie, mais il plait moins. Dans ces films-cerveaux (There Will Be Blood, The Master), son humanité s’est évaporée…

Boogie Nights, c’est le contraire. Une bande de bras cassés, brisés par la vie (divorce, infidélité, racisme…) qui ont échoué dans le Porno. Echoués ? Pas vraiment, c’est le coup de génie de PTA de montrer ce groupe comme une vraie famille unie, avec un papa (Burt Reynolds) et une maman (Julianne Moore, impériale). Chaque personnage a ses failles, ses défauts, mais reste indubitablement positif. En faisant le pari audacieux de situer son action dans cette industrie scandaleuse, tout en décidant de n’en rien montrer, mais de tout en dire (drogue, prostitution), le film semble d’abord éreintant de gentillesse et de bêtise. Ces personnages un peu neuneu, qu’est-ce que ça cache ? Rien en réalité, sinon créer l’affection du spectateur.

Situé au tournant des années 80, au moment où le Porno, qui espérait atteindre le niveau d’un cinéma respectable (intrigue solide et beaux décors) mais retombe avec la VHS de location dans sa vocation purement masturbatoire, le film ne cache rien de cela. Il bascule dans The Rise and Fall of Dirk Digger, héros TTBM de cette saga qui voit ses rêves de grandeur sombrer dans la cocaïne… La comédie neuneu laisse alors la place à un drame virtuose. En réalité, Petit Poucet Anderson avait semé tous ses petits cailloux dans la première partie.

Le film peut paraître un peu long, il n’a en tout cas pas vieilli. La maestria Anderson est toujours à l’œuvre (plan séquence, champ contre/champ), sertie de performances d’acteurs à tous les étages : un cast de luxe qui débute ou va confirmer (Mark Wahlberg, Heather Graham, Julianne Moore, John C. Reilly, Philip Seymour Hoffman, William H. Macy, Don Cheadle, Alfred Molina…)

Hypocrites comme toujours, la plupart des acteurs désavouèrent le film par peur du scandale. Un film qui leur apporta pourtant reconnaissance (première nomination aux Oscar pour Burt Reynolds) ou fulgurante ascension pour Mark Wahlberg….

C’est l’écume Hollywoodienne des choses. Trente ans après Boogie Nights est toujours là, et bien parti pour rester.




jeudi 27 août 2026


Tim Curry, une élégie
posté par Professor Ludovico

Le bétail meurt et les parents meurent,
Et pareillement, on meurt soi-même.
Mais je connais une chose qui ne périt jamais :
Le prestige des exploits d’un homme mort.

Comme le dit le poème norrois, Tim Curry n’était pas immortel, le professeur Frank’n’Furter, si.

On l’a déjà dit, le Rocky Horror Picture Show c’est quelque chose de plus qu’un simple film, plus qu’un fétiche 80’s de nos années de jeunesse, c’est une initiation consubstantielle, un rite de passage à l’âge adulte, quelque chose de bien plus important que le cinéma.

Cela devait arriver. On savait Tim Curry malade. On avait vu sur les Internets le flamboyant travesti de la planète Transylvania cloué sur un fauteuil suite à son AVC.

Tim Curry a eu plusieurs vies, cependant.

L’essentiel de sa carrière se fit au théâtre. Dans la comédie musicale, car Curry chantait très bien (de Hair aux classiques Gilbert et Sullivan et leurs Pirates of Penzance, en passant par Spamalot, la comédie des Monty Python pré-Sacré Graal…) Dans le théâtre plus traditionnel il fut Amadeus avec succès, ou interpréta des grands noms comme Stoppard, Brecht, Genet, et même le rôle du procureur dans The Wall au concert de Berlin).

Sinon, quelques albums rock à son actif peu connus en France, et évidemment, une tripotée de films. Là aussi avec des rôles marquants (le terrifiant le Seigneur des Ténèbres dans Legend, ou le clown de Ça), et beaucoup de seconds rôles (A la Poursuite d’Octobre Rouge, Annie, Maman J’ai Encore Raté l’Avion, Les Trois Mousquetaires, Charlie et ses Drôles de Dames, et énormément de doublage, même malade…)

Mais surtout, bien sûr, son premier rôle, le Professeur Frank’n’Furter. Un personnage qui lui apporta, selon ce qu’on en pense, stardom et malédiction. Le tournage du Rocky fut plutôt un mauvais souvenir pour tout le monde, et la célébrité culte qui suivit, plutôt encombrante*.

Mais voilà, un acteur a beau prétendre comme Viola dans La Nuit des Rois qu’il n’est pas ce qu’il joue, c’est pourtant ce qu’il fait. Il monnaie son image, il nous vend son âme pour toujours… Pour nous, Tim Curry est le professeur Frank’n’Furter.

Au-delà de sa tonitruante entrée en talons aiguilles dans un ascenseur hors d’âge « I’m not much of a man by the light of day, but by night I’m one hell of a lover », Curry/Furter s’est installé dans nos cerveaux comme le dépositaire de tout le message du Rocky.

Forever, donc : Don’t dream it, be it.  

* Susan Sarandon, cinquante ans après, se fait encore traiter de slut (salope) dans la rue, comme son personnage Janet Weiss…




mercredi 26 août 2026


Don’t dream it, be it…
posté par Professor Ludovico

On the day I went away (goodbye)
Was all I had to say (now I)
I want to come again and stay (oh my, my)
Smile, and that will mean I may

‘Cause I’ve seen, oh, blue skies
Through the tears in my eyes
And I realise
I’m going home

Everywhere it’s been the same (feeling)
Like I’m outside in the rain (wheeling)
Free, to try and find a game (dealing)
Cards for sorrow, cards for pain

I’m going home…




dimanche 16 août 2026


« We dug coal together »
posté par Professor Ludovico

On a déjà dit tout le bien qu’on pense de Justified, la série Southern Ghotic de Graham Yost, tiré des livres d’Elmore Leonard. 6 saisons au fin fond du Kentucky (+1 à Detroit, City Primeval) et on se dit toujours qu’on se les reregarderait bien, ces 80 heures de Timothy Olyphant, mais on manque de temps. Heureusement, il y a Youtube, Instagram, qui passe des best of, comme Justified: All Raylan’s pistol duels ou Justified: The Coldest Lines and Deadliest Comebacks.

Ça fait notre bonheur…

Mais ce qu’on regarde en boucle, c’est le final, peut-être le plus beau final de toutes les séries. Un dialogue ciselé, porté par deux très grands comédiens. Les frères ennemis se retrouvent enfin face à face, et le Marshall Raylan Givens est venu apporter une mauvaise nouvelle à Boyd Crowder (Walton Goggins dans son plus grand rôle), en prison…

– Can I ask you one question? Before you go?
– As long as you understand if it annoys me, I’m just gonna hang up.
– Scouts honor! Tramble Penitentiary is a long way from Miami, Raylan. Now you could’ve call to warden, could’ve sent word through my lawyer…
– Asking why I came ? Thought it was news that should be delivered in person.
– That the only reason? After all these long years Raylan Givens, that’s the only reason?
– Well, I suppose if I allow myself to be sentimental, despite all that has occurred, there is one thing I wander back to.
– We dug coal together…
– That’s right.




lundi 20 juillet 2026


Viva España !
posté par Professor Ludovico

Ce qui est bien avec la Coupe du Monde c’est qu’on peut retourner sa veste, ou plutôt son maillot. En dehors de l’équipe nationale, on peut choisir de soutenir l’Angleterre, le Brésil, ou le Costa Rica… Tout le contraire du Club, où selon l’adage, on peut changer de job, on peut changer de femme, mais on ne peut pas changer de club…

Il y a deux jours, le Professore Ludovico vous expliquait qu’il fallait soutenir cette courageuse équipe d’Argentine qui avait retourné la table contre l’ennemi héréditaire anglais, et donner une dernière danse à Lionel Messi. Son cœur serait argentin contre ces espagnols qui avait humilié notre Equipe de France. Mais Footix varie, bien fol qui s’y fie.

Au bout d’une demi-heure, les Argentins avaient perdu tout soutien. Les mauvais gestes, le non-jeu avaient eu raison de notre récente tocade…

On a beau apprécier le jeu sale, les provocations de voyou, le catenaccio sordide, ou même le défi physique qui font partie de l’Art de la Guerre footballistique, au bout d’un moment, ça suffit… On ne peut pas faire autant de fautes (sans se faire siffler par l’arbitre, très coupable dans le pourrissement du match). On ne peut pas ne rien proposer, à commencer par la Pulga. Triste record : zéro tir au but en 90 min (ce qui n’est arrivé que trois fois en finale de Coupe du Monde).


Ludovico s’est alors plu à souhaiter la victoire de l’Espagne, une équipe sereine, oublieuse des provocations car sûre de son jeu. Comme contre la France, la défense allait finir par payer. Ferran Torres, sur une tête miraculeuse de Nico Williams, crucifia les Argentins dans les dernières minutes de la prolongation. Mauvais joueurs, les albicélestes poursuivirent le combat après le coup de sifflet final, forçant – enfin ! – l’arbitre à mettre un carton rouge à Paredes.  

Au milieu de cette scandaleuse Coupe du Monde, la justice avait prévalu.

Une fois de plus.




vendredi 17 juillet 2026


Une dernière danse de Messi
posté par Professor Ludovico

On aimait plus trop le joueur, depuis qu’il était passé au distributeur automatique de billets Qatari et n’avait pas démontré grand-chose, sinon ramasser sa paye. On se réjouissait à l’avance d’une revanche France-Argentine où Emiliano Martínez et ses petits copains rendraient gorge.

Entre temps, la France a pris une leçon de FIFA 12 dans une soirée à oublier… La pause estivale footballistique était donc décrétée, jusqu’à PSG-Rennes.  

Et puis voilà Angleterre-Argentine à la télé. On arrive au bord de la deuxième mi-temps, 0-0, les commentateurs dans les bras de Morphée. Sauf que c’est là que le match commence, les joueurs attendant, en toute modestie, l’arrivée du Professore. But de Gordon à la 55ème, et padlock de Tuchel (le nom anglais du catenaccio.)

Mais serrer les boulons, ça ne marche pas de contre une équipe aussi folle, aussi courageuse, aussi déterminée, aussi déchainée que l’Argentine de Messi. La Pulga régale une fois de plus de ses entrechats et de ses centres millimétrés. Et le miracle se produit, on se plait à changer d’avis, à vouloir voir gagner ces courageux sud-américains.

Magie du football, magie du spectacle … Si le prestidigitateur est bon, il retourne le public. Et on est saisi par l’émotion. Les dernières minutes de ce magicien de génie qu’a été Lionel Andrés Messi pendant vingt ans, ça ne peut pas finir comme ça. 1-0, en demi-finale, même si elle a été obtenue ric-rac.

Et les dieux du foot exaucent le spectateur… Boum ! Boum ! Le HMS Sheffield est touché par deux exocets. Deux buts dans les dernières minutes, totalement mérités, le beau football qui punit le cynisme stratégique…

Parfois, le foot est un sport juste.   




lundi 13 juillet 2026


Sam Neill, une présence
posté par Professor Ludovico

Ce n’était pas le meilleur acteur de sa génération, loin de là… Il a souvent interprété des personnages falots, mais sa simple présence dans une forte proportion de notre panthéon cinématographique suffit à signifier la perte.

C’est une raison bien anecdotique (il y a d’autres malheurs dans le monde) mais voilà, c’est comme ça, un seul être vous manque et tout est dépeuplé : L’Antre de la Folie, La Leçon de Piano, À la poursuite d’Octobre Rouge, Event Horizon, Calme Blanc, Jurassic Park, Les Tudors…

Sam Neill est mort ce lundi, et on est triste.




lundi 13 juillet 2026


Brion Gysin, final cut
posté par Professor Ludovico

Vient de se terminer au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris une expo un peu mineure sur l’œuvre de Brion Gysin, poète, écrivain et peintre américano-canadien des années 50*. Mineure mais importante aux yeux du Professore. Brion Gysin était un des artistes phares de la Beat Generation, dont le Ludovico admire le Grand Prêtre, William Burroughs, auteur du Festin Nu souvent cité ici. Le héros du Ludovico était l’ami de Gysin, et il bénéficia de sa plus grande invention, le cut-up.

Une méthode qui consiste à découper des pages dans le journal du jour, une pièce de Shakespeare, ou les résultats du foot, et de les coller ensemble pour voir le résultat. Cela fascina Burroughs. Au « Beat Hotel », hôtel miteux mais accueillant de la rue Git-Le-Cœur, il termina ainsi son Naked Lunch.

L’influence de cette anecdote est secrète mais immense. De nombreuses chansons ont été écrites avec cette technique, de Bowie à Radiohead en passant par les Stones**. L’expression Heavy Metal vient aussi de cette association d’idée, tout comme Soft Machine, qui donna le nom d’un groupe. Mais surtout, cette libération du langage (dont Burroughs pensait que l’humanité était esclave***) allait porter des libérations bien plus grandes, celles de Mai 68.  

Pour le cinéma, l’influence est moins claire. L’art du cinéma consiste déjà à couper et coller des scènes qui ne se ressemblent pas. Le collage, qui vient aussi des Surréalistes, Lettristes et autres Dadaïstes, a eu pour première influence leurs héritiers : les Situationnistes de Guy Debord, et notamment l’adaptation cinématographique de La Société du Spectacle. Dans le cinéma plus « commercial », d’autres réalisateurs s’en sont emparés, au moins ponctuellement : Nicolas Roeg (Performance, L’Homme qui Venait d’Ailleurs), Antonioni (Zabriskie Point), et bien sûr Godard (Pierrot le Fou,  One+One, son cut-upissime doc mélangeant enregistrement des Stones et Black Panthers).

Le cut-up, c’est la métaphore même de la culture. Pas la culture avec un Grand A, mais bien la culture de chacun, qui fonctionne par association d’idées. On se promène d’influence en influence, de héros en héros. Le Ludovico a commencé avec Pink Floyd, Bowie et les Stones, trois chemins qui puisaient à la même source, William Seward Burroughs. Le lire menait à d’autres recommandations : Shakespeare et Paul Bowles, Hassan ibn al-Sabbah et les Maîtres Musiciens de Jajouka, et aussi… à Brion Gysin.

Pour payer ses dettes, Ludovico se rendit à l’expo. La boucle était bouclée…

*Brion Gysin, Le dernier musée
**Moonage Daydream, Scary Monsters, Kid, Casino Boogie…
*** « …To travel in space, you must learn to leave the old verbal garbage behind. God talk priest talk mother talk family talk party talk country talk. You must learn to exist with no religion no country or no allies. You must learn to see what is in front of you with no preconceptions. If you want the world you could have in terms of discoveries and resources now in existence, be prepared to fight for that world… To fight for that world in the street… »
William S. Burroughs « Academy 23 »




samedi 11 juillet 2026


Que Dieu bénisse Instagram !
posté par Professor Ludovico

Il est de bon ton de cracher sur les réseaux sociaux, qui décérèbrent notre belle jeunesse, subvertissent la politique, généralisent le porno… On pourrait aussi dire que le mal est dans celui qui regarde, ou comme le remarquait un influenceur politique célèbre « celui qui trompe trouvera toujours qui se laissera tromper. » Les innovations ne sont pas responsables des travers de l’humanité. Les singes évolués que nous sommes sont seuls comptables de nos dysfonctionnements…

Pour sa part, le Professore est un grand dévoreur et fournisseur d’Instagram, et pense qu’on peut y trouver rien de moins que la beauté du monde. Oui, toute la beauté du monde : celle où on n’ira jamais, des fleuves d’Amazonie au fin fond de la Voie Lactée, mais aussi, plus prosaïquement, sur ce qui passionne chacun, des trains électriques au buts de Mbappé, de la bataille de Gettysburg au tuto maquillage…

Pour ce qui nous concerne ici, on n’a pas forcément le temps de revoir Game of Thrones, Les Sopranos ou The Wire. Les utilisateurs d’Instagram vous amènent sur un plateau les meilleurs moments de vos séries ou films préférés : réentendre les dialogues ciselés du Trône de Fer, comprendre avec le recul la partie d’échecs en bas des projects de Baltimore, ou revoir le final de 2001

Que demande le Peuple ?




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