[ Les films ]



mercredi 25 novembre 2020


Mathieu Kassovitz, ou pourquoi le cinéma ne fait plus rêver
posté par Professor Ludovico

Qu’est-ce qui pourrait sortir le Professore Ludovico de sa retraite confinée ? Mathieu Kassovitz, qui donne une interview à Konbini. C’est ici, car contrairement à Apocalypse Now, il faut regarder la version longue.

Comme disait Desproges à propose de Marguerite Duras, Kassovitz a dit beaucoup de conneries, il en a aussi filmé. Mais on ne peut lui retirer ni sa sincérité (qui lui a souvent causé du tort), ni son talent, en tant que réalisateur (La Haine, Les Rivières Pourpres) ou acteur : Regarde les hommes tomber, Un héros très discret, Munich, Le Bureau des Légendes, ni son véritable amour du cinéma…

Et là, en quarante minutes, il explique pourquoi le cinéma ne fait plus rêver. Et comme vous n’avez pas quarante minutes, le Professore vous fait la synthèse.

Gratos.

  1. Avant, aller au cinéma était un événement ; il n’y avait dans l’année qu’un Star Wars, qu’un Superman… on l’attendait plein de désir, car il n’y en avait pas d’autres. Aujourd’hui, il n’y a que des Star Wars…
  2. Les effets spéciaux numériques ont tué la magie du cinéma. Dans Mad Max 1, on frémissait pour les acteurs/cascadeurs en se demandant « comment ils avaient fait ça » … Dans Mad Max 4, on est convaincus que tout est en CGI*. On a plus peur pour personne. On ne ressent plus rien.
  3. On ne sait pas exactement ce qu’on voit. « Dans 1917, il y a des explosions. Sont-elles vraies, sont-elles rajoutées ? On ne plus rêver… »
  4. Au contraire, les frères/sœurs Wachowki ont tout compris ; avec Matrix ils ont inventé quelque chose de nouveau pour dire quelque chose de nouveau. La technique au service du message…  
  5. C’est le contraire dans le cinéma français : les réalisateurs ne s’intéressent pas assez à la technique. Dans les films de Spielberg, chaque plan a une raison d’être. Dans un film français, le réalisateur ne sait pas pourquoi ce plan est filmé comme ça… c’est le boulot du chef op’, du monteur…
  6. Les scénarios sont devenus inutilement compliqués : Tenet, Ad Astra, Interstellar… au bout de dix minutes, on est perdus, et on ne se rappelle plus de rien en sortant de la salle…
  7. Fight Club a été la fin du commencement et le commencement de la fin ; la fin d’une certain type de société et aussi d’un certain type de cinéma.
  8. Ce sont les contraintes qui font l’art : le requin animatronique des Dents de la Mer qui ne marche pas, le costume d’Alien qui est ridicule en plein jour, ou Besson sans le sou pour le Dernier Combat, voilà qui obligent les metteurs en scène à inventer. Cacher le requin le plus longtemps possible, filmer Alien dans le noir, filmer dans des friches industrielles sans le son avec des vieilles cameras : c’est de ces contraintes que sont faits les films… or ces contraintes n’existent plus…  
  9. « Dès que j’ai vu l’oreille coupée avec la musique dessus, je me suis dit qu’il y avait un problème » : Kassovitz règle son compte à Tarantino et à sa trop nombreuse cohorte de fans en transe. Avant Tarantino, la violence c’était mal. Montrer de la violence au cinéma, c’était politique. Après Tarantino, la violence est devenue rigolote, funky.
  10. Tarantino, deuxième couche : « refaire pour 100 M$ des films Z qui ont coûté 100 000$, tout le monde peut le faire… »  
  11. Les réalisateurs ne font plus que 30% d’un film : tout est déjà prévu en pré-production, storyboardé, pré-animé, pré-monté : une fois arrivé sur le tournage, il n’y a plus qu’à faire de la politique : éviter les conflits sur le plateau, arbitrer avec le studio, etc.
  12.  « Marcel Carné, si vous n’avez pas vu ça… on ne peut plus faire grand-chose pour vous ! »

Que dire de plus ?




samedi 7 novembre 2020


Ding-Dong! The Witch Is Dead…
posté par Professor Ludovico

Once there was a wicked witch in the lovely land of Oz
And a wickeder, wickeder, wickeder witch there never, never was
She filled the folks in Munchkin land with terror and with dread
‘Till one fine day from Kansas way a cyclone caught a house
That brought the wicked, wicked witch her doom
As she was flying on her broom
For the house fell on her head and the coroner pronounced her dead
And thru the town the joyous news was spread


Ding-dong, the witch is dead! Which old witch? The wicked witch
Ding-dong, the wicked witch is dead
Wake up, you sleepy head, rub your eyes, get out of bed
Wake up, the wicked witch is dead!


She’s gone where the goblins go below, below, below, yo ho
Let’s open up and sing, and ring the bells out
Ding-dong! the merry-o sing it high, sing it low
Let them know the wicked witch is dead


Ding-dong, the witch is dead! Which old witch? The wicked witch
Ding-dong, the wicked witch is dead
Wake up, you sleepy head, rub your eyes, get out of bed
Wake up, the wicked witch is dead!


She’s gone where the goblins go below, below, below, yo ho
Let’s open up and sing, and ring the bells out
Ding-dong! the merry-o sing it high, sing it low
Let them know the wicked witch is dead

Le Magicien d’Oz, Victor Fleming




jeudi 27 août 2020


Tenet
posté par Professor Ludovico

Avec le Professore, c’est toujours un peu le monde à l’envers*. Ses ennemis disent d’ailleurs qu’il adore adorer ce que tout le monde déteste, et vice versa. Force est de constater que cet axiome se vérifie aujourd’hui avec Tenet. Alors que la critique voue le film aux gémonies (Le Nouvel Obs, Le Monde, Libération**…), Ludovico s’est bien marré au nouveau Nolan.

C’est probablement que le Professore n’arrive pas à se faire comprendre sur ce qu’il théorise sous le nom de la « physique » au cinéma, reprenant par-là un terme de jeu vidéo. Dans Mario, les lois physiques ne sont pas les mêmes que dans Call of Duty. Quand on tombe de la tour de Princess Peach, on rebondit dans le premier, mais on meurt dans le second. Il en va de même au cinéma ; les lois qui gouvernent le monde physique des Avengers ne sont pas celles de Die Hard, même s’il s’agit de deux films d’action. Et il ne s’agit pas forcément d’un travail très conscient de la part du réalisateur ; les premières minutes du film suffisent en général à installer cette physique…  

Au début de Tenet, on comprend vite qu’on n’est pas dans le film d’action nolanien type, c’est-à-dire enrobé d’une couche de sérieux assez pontifiant, à la Dark Knight ou Interstellar… Certes, on parle de la fin du monde, mais plutôt sur le mode fun, jamesbondien. L’action, les rebondissements, le bigger than life seront les ressorts principaux de Tenet, et pas l’introspection des relations parentale ou la critique du capitalisme boursier.

Au contraire, on explique que le meilleur moyen de s’introduire dans une tour de dix étages, c’est le saut à l’élastique, on a compris qu’on n’était pas chez Philippe Garrel. La physique « film d’action Michael Bay » a été installée, même si le film porte les couleurs (ternes, évidemment) du style réaliste nolanien. Vous pouvez sortir le coca et le pop-corn et vous laisser entraîner dans les aventures temporelles de nos protagonistes(John David Washington, Robert Pattinson, très sobres et très bien)… Comme d’habitude chez Nolan, c’est pas très clair dans le détail, mais on s’en fiche.

On comprend donc que le film, contrairement à Interstellar, contrairement à Dark Knight, n’est pas über-ambitieux, et ne ment pas sur ce qu’il va proposer. Tenet apporte la distraction qu’il a promis, ni plus ni moins. Et on peut dire qu’il y a longtemps qu’on ne s’était pas autant amusé au cinéma.

* Titre, par ailleurs, d’un excellent court métrage de AG Beresford…
** A l’exception notable des Echos, merci Karl Ferenc.




mercredi 29 juillet 2020


Tijuana Bible
posté par Professor Ludovico

Un Marine, perdu à Tijuana après l’Irak, cherche l’autodestruction ; drogues, putes, alcool. Nick trouvera pourtant la rédemption auprès d’Ana (Adriana Paz), qui cherche son frère, un autre Marine, dans le même enfer. Boy meets girl, toujours.

Mais ici, Jean-Charles Hue – en apparence loin de ses bases et de la communauté Yéniche (La BM du Seigneur ou Mange tes Morts) – filme tout en réalisme les sept cercles de l’enfer de la Babylone mexicaine. Une vision européenne, à cent lieues du kitsch américain habituel sur le sujet, la caméra collée au cou de son « héros », dans le décor surexposé d’un Mexique écrasé sous la chaleur du mois d’août, chambres d’hôtel miteuses, strip-clubs sordides, et comida corrida de rue…

Il est servi en cela par le jeu halluciné (et hallucinant) de Paul Anderson (Games of Thrones, Peaky Blinders) qui met tout son corps dans la balance de Nick, dont on rappellera que c’est le surnom du Diable.

On retrouvera les obsessions de Jean-Charles Hue, son christianisme mystique, à la limite du magique (au travers d’une superbe scène d’épiphanie, mi-camera obscura – mi-vision christique Scorsesienne), la présence du Mal, toujours dans la zone grise,  et cette idée que seule la communauté peut faire sens.

Certes, le film n’est pas sans longueur (dont une évitable confession au coin du feu), mais Tijuana Bible est le coup de poing de l’été.




vendredi 3 juillet 2020


3000
posté par Professor Ludovico

Il y a 35 ans, un samedi, dans ma chambre de Saint-Arnoult-en-Yvelines, je me suis mis à noter sur un vieux classeur de mon père (trois trous, petits carreaux), tous les films que j’avais vus, dans l’ordre alphabétique. Le premier fut, je pense, Alien.

Il y a 25 ans, mon entreprise a souhaité me former à Excel, sans que je comprenne vraiment à quoi ça allait me servir. Le formateur, malin, m’a alors proposé « de, par exemple, gérer ma cave » ; il ne pouvait pas savoir que je ne faisais pas partie de cette grande tradition vinicole française. Mais j’ai instantanément traduit : ma cave = mes films. Une intuition, qui m’a permis, vingt ans plus tard, de formuler la théorie dite de l’Etiquette de la Bouteille de Vin.  

J’ai ainsi saisi le millier de films du vieux classeur, et exploitant les fonctionnalités du tableur, j’ai enrichi ma base de données avec une note, la date de sortie, le casting etc.

Ce fichier a longtemps servi de bible à la bande de copains. Grâce à mon regretté Palm Pilot, je promenais partout ma connaissance encyclopédique du cinéma. Et puis ce salopard d’IMDb est arrivé…

Aujourd’hui, sur le conseil du Rupélien, je regarde Le Septième Juré, très beau polar pré-Chabrol sur la bourgeoisie provinciale signé Georges Lautner, et avec dans le rôle-titre l’immense Bernard Blier. Et là, le chiffre tombe : 3000. 3000 films. 3000 films dans une vie…

La Règle de Trois entame sa danse folle. Grosso modo, ça fait 60 films par an. Sauf qu’on n’est pas vraiment allé au cinéma avant dix-huit ans, alors ça fait 83 films par an. Pas mal.

3000 tickets de cinéma ? mais on n’a pas tout vu au cinéma : 1789 films dans une salle, et 1211 découverts à la télé.

Sauf qu’il y a des films qu’on a vu plusieurs fois. Ah bon, combien de fois ? 3704 fois… Ce qui fait qu’on a vu chaque film 1,23 fois en moyenne, auquel on a mis (toujours en moyenne) 12,6/20… Le Professore est dur, mais il est juste…  

Mais dans le tas, il y a les marottes à Ludovico , la Sainte Trinité « Kubrick – Rocky Horror Picture Show – Alien » et tous ses autres films cultes ?  Et bien si on fait un Top Ten : 23 fois le Rocky Horror (jamais à la télé, évidemment !), Apocalypse Now (13 fois), Les Aventuriers de l’Arche Perdue, Alien, Y’a-t-il un Pilote dans l’Avion ? (9 fois), Blade Runner, 2001, Dune, Mad Max, Scarface, Titanic (8 fois) et derrière, les Kubrick, 6 ou 7 fois chacun… Premiers films français ? Papy fait de la Résistance, Coup de Tête, Garde à Vue et Les Tontons Flingueurs (de Georges Lautner, également, 5 fois)…

La vérité, en réalité, n’est pas dans les chiffres. Ils essaient juste, modestement, de raisonner le cœur qui bat.

Ça ne tient pas à grand-chose, la cinéphilie.




dimanche 5 janvier 2020


Unstoppable
posté par Professor Ludovico

Unstoppable, c’est, en 2010, le dernier sommet de l’œuvre Simpsono-Bruckheimerienne, alors que Don Simpson est mort depuis quinze ans et que Jerry Bruckheimer, qui travaille avec Disney, sort Prince of Persia.

C’est en tout cas le dernier film de Tony Scott, et un film en tout point remarquable. Basé sur une histoire vraie, Unstoppable raconte comment la fausse manœuvre d’un cheminot (obèse, forcement obèse) lance un train fou sans pilote à travers la Pennsylvanie. A l’autre bout de la voie, le couple éternel vieux con-jeune con qui a fait les beaux jours du high concept (Armageddon/The Rock/Jours de Tonnerre) est en train de manœuvrer un autre convoi. Évidemment, ils vont se retrouver sur la trajectoire du convoi en folie, s’opposer à une bureaucratie éloigné de réalités, etc. Seul les hard working people pourront, une fois de plus, tirer l’Amérique de ce merdier.

Au service de cela, le style de Scott, inimitable. La caméra tournoyant autour de la cabine, nouvelle façon de traiter ce huis clos en deux dimensions (l’avant de la voie, l’arrière de la voie). L’image aux couleurs saturées. Les longues focales semblant écraser le train, qui alternent avec des plans latéraux magnifiant au contraire sa vitesse. Et toujours, Denzel Wasington, impérial, qui trouve un rookie très complémentaire en la personne de Chris Pine. Avec cela, et malgré un scénario couru d’avance, Tony Scott crée de l’émotion. Le film fut un succès en France comme aux Etats-Unis.

Mais Tony Scott se tuera deux ans plus tard, en se jetant d’un pont. Il est inhumé à Hollywood Forever, le cimetière des stars, mitoyen aux studios de la Paramount. Sa tombe est une simple pierre, érigée comme une montagne miniature, avec un petit alpiniste en laiton en train de l’escalader.

Inarrêtable.




samedi 4 janvier 2020


High Rise
posté par Professor Ludovico

J-G. Ballard fait partie des plus grands écrivains de science-fiction. D’abord parce que c’est un écrivain avec du style, et ensuite parce que Ballard a eu un certain nombre de prémonitions qui se sont vérifiées.

Avec Crash, il dénonçait l’invasion de la voiture et la fascination pour les accidents de star. La mort de Lady Di en fut un brillant exemple. Dans Sécheresse, il décrit un futur apocalyptique caniculaire. Ou ici, dans High Rise, il prédit l’effondrement de la civilisation au travers de la métaphore d’une tour gigantesque.

En haut, les classes royales, les architectes, qui pensent régler les problèmes de l’humanité par l’urbanisme, en dessous la classe dirigeante de dilettantes friqués, présentateurs de télé et autres financiers, et en dessous, le populo, qui sert notamment de femmes de chambre aux étages supérieurs.

On a rarement aussi bien rendu le style d’un écrivain dans un film. Dans un autre genre, L’Empire du Soleil, adapté par Spielberg, était outrancier. Mais ici grâce à l’acteur (Tom Hiddleston) et la mise en scène de Ben Wheatley, le conte philosophique tient de bout en bout.

On reprochera simplement quelques longueurs vers la fin, mais voilà un film où il y a matière à réflexion, et où il y a du cinéma.




samedi 4 janvier 2020


Joker
posté par Professor Ludovico

Nous avions écrit à l’époque de la tragédie d’Aurora, que le Joker, c’était la mauvaise conscience de l’Amérique. Arthur Fleck est en effet schizophrène, pauvre, sociopathe, tout le contraire des valeurs américaines : réussite financière, amabilité et hypocrisie sociale…

Et dans tous les Batman, le Joker est celui qui dénonce cela. Sourire éternel figé parodiquement dans un bain d’acide, sourire américain mécanique, dont il fait une arme. Et qui prend l’argent des riches et les tue…

Todd Philips essaie de faire ça à nouveau, et son début est assez réussi. Son portrait de schizophrène, qu’on rencontre tous les jours dans le métro, qui vous sourit mais ne rêve que de vous étrangler, est parfaitement réussi.

Mais la deuxième partie sombre dans un film politique plus que douteux … Car finalement, tout accable ce Joker ; mythomane, fils de mythomane, il n’a raison nulle part mais le film semble plaider sa cause quand il se met à tuer. Et pour cause, il tue des traders, des harceleur, des flics ! « Si ça ne tenait qu’à moi, j’en tuerais d’autres » dit même un autre personnage.

Ces crimes sont filmés avec complaisance, dans le but évident de faire plaisir au spectateur. Mais comme par hasard, quand deux personnages noirs sont tués, ce n’est pas montré. On voudrait donner une bonne image de notre héros qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Joker entre donc dans cette catégorie de films sans conscience qui hantent Hollywood. Coincés entre leur mode de vie (ultra capitaliste) et leur conscience (souvent très à gauche), les réalisateurs/acteurs/producteurs Hollywoodiens produisent souvent de genre de film schizophrènes*.

On sort de ce Joker non seulement consterné, mais aussi très en colère.

*Les Batman de Nolan sont un exemple parmi d’autres, avec leurs messages marxistes dignes d’Occupy Wall Street… mais proférés par des terroristes.




samedi 4 janvier 2020


Tirez sur le Pianiste
posté par Professor Ludovico

Quand on a l’esprit mal tourné comme le Professore, on peut penser que Tirez sur le Pianiste, le deuxième film de François Truffaut avec Charles Aznavour, est l’annonce de tout le mal que va faire la Nouvelle Vague au cinéma français.

En effet, voilà un film entièrement tourné vers ce qu’il veut raconter, sans se préoccuper de comment il veut le raconter. Un méli-mélo de leçons mal comprises d’Hitchcock, la volonté de choquer le bourgeois (les seins de Michel Mercier, les gros mots), et quelques expérimentations visuelles…

Mais rien ne tient debout dans cette histoire adaptée de David Goodis : chaque scène est ridicule, les plans sont flous, et les acteurs, mal doublés (car évidemment on veut tourner en son direct et on se retrouve à refaire les prises son), ânonnent des dialogues littéraires peu crédibles.

On est loin des Quatre Cent Coups, et de la future maîtrise du grand François Truffaut.




vendredi 3 janvier 2020


Star Wars 9 – L’ascension de Skywalker
posté par Professor Ludovico

Je suis un rebelle. Pas un rebelle de la rébellion, mais un rebelle à Star Wars. Je crache dessus depuis 1977, mais pour des raisons diverses, notamment celle d’être emmené contre mon gré (mon gré ne se battait pas beaucoup), j’ai vu les 8 premiers épisodes de la saga. Pour être franc, il y en un a que j’ai aimé ; comme tout le monde : l’Empire Contre-attaque.

Mais depuis 1977, j’ai dit que cette science-fiction en pyjama avait été une connerie, from day one. Un hommage second degré au space opera des serials des années 30 (Flash Gordon, par exemple), devenu une saga qui se prend au sérieux, au premier degré

Mais je les ai tous vus, le Retour de la Revanche des Jedi Perdus de l’Empire Républicain. Et j’ai vu mes amis mourir d’ennui devant le Seul-et-Unique-Scénario: un jeune homme (ou une jeune fille) de la campagne, qui rêvé de Chevalier Jedi, combat une-terrible-arme-qui-peut-détruire-une-planète-entière.

Mais aujourd’hui, 3 janvier 2020, pour la première fois, j’ai résisté à la Force. Merci Frank Herbert, je suis sauvé. Je n’aurais plus peur, car la peur tue l’esprit.




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