[ Playlist ]

Ce que les Cinefasters lisent, écoutent, regardent à la TV en ce moment…



samedi 21 avril 2018


Retour vers le futur, le livre
posté par Professor Ludovico

Dans cette collection du British Film Institute, nous avions déjà une monographie sur Alien qui était très bien, une étude sur Shining ,achetée mais non lue, mais celui-ci, signé d’Andrew Shail et Robin Soate est très mauvais, malgré sa jolie couverture DeLorean.

Mal traduit – le nom du tracteur n’apparait même pas – le livre fait trois contresens majeurs : Retour vers le Futur serait l’apologie toute reaganienne des magnifiques Fifties, le parangon de l’anti-féminisme, et la promotion (sic) du nucléaire.

CineFast vous prouvera tout le contraire prochainement. La meilleure adaptation de Sophocle par la bande à Spielberg vaut mieux que ça.




lundi 22 janvier 2018


Topten 2017
posté par Professor Ludovico

Celui qui ne répond pas aux invitations du Prince d’Avallon peut se retrouver coincé pour l’éternité dans ses brumes. Malgré mes faibles dénégations, je fus donc obligé d’honorer le rite annuel du Topten-Galette. Voici donc le résultat de ce rachitique Topten 2017, transformé en Top5 et Bottom3 :

TOPFIVE 2017
1 Certaines Femmes
2 Get Out
3 Dunkerque
4 Une Vie Violente
5 La La Land

BOTTOMTHREE
1 Nocturnal Animals
2 Tombé du Ciel
3 Alien:Covenant

Quant à mes petits camarades, ils ont classé les films comme suit :

TOPTEN 2017
1 La La Land
2 Le sens de la Fête
3 Coco
ex aequo avec
4 Le Caire Confidentiel
5 Detroit
ex aequo avec
6 Get Out
7 Au-revoir Là-haut
8 Nocturnal Animals
9 Dunkerque
10 Faute d’Amour

BOTTOMTHREE
1 Nocturnal Animals
2 Marie Francine

3 …et pleins d’autres films ex aequo

Pour la première fois, un film est dans le Topten et le Bottom : Nocturnal Animals. Mais c’est exactement ce que le film mérite !

A l’année prochaine ?




dimanche 12 mars 2017


La playlist de Mars
posté par Professor Ludovico

Musique : Aux racines de la techno, suite à l’article de Libé : quatre titres acid house dont celui de Hardloor, ACperience 1, et Iris Dement, Let the mystery be, la chanson titre The leftovers saison 2
Série : House of Cards saison 4 et avec le fiston The Walking Dead saison 3
Livre : Staline, de Robert Service et La Vie au Moyen Age, de Robert Delort




samedi 23 avril 2016


Prince
posté par Professor Ludovico

Nous n’avons vu aucun de ses films. Purple Rain, Under the Cherry Moon, Sign o’ the Times, Graffiti Bridge ne méritent probablement pas d’entrer dans une chronique CineFast. Nous n’avons écouté que cinq de ses cinquante albums (1999, Purple Rain, Around the World in a Day, Parade, Sign o’ the Times). Mais le Petit Prince de Minneapolis nous manque déjà.

Nous l’avons rencontré en même temps que la Duchesse de Suède. Elle était là, avec une amie, à danser en 1988 dans une boîte improbable de Montparnasse sur un autre chanteur mort : INXS. Très probablement Need you tonight. Elle accrocha l’œil expert d’A.G. Beresford, mais – pour son grand malheur – la Duchesse avait déjà un homme dans sa vie. Roger Nelson, de Minneapolis. Et nous, nous étions suffisamment sûrs de notre virilité pour ne pas nous intéresser à ce farfadet pourpre cryptogay ; nous aimions en effet les Rolling Stones, David Bowie, et le Rocky Horror Picture Show. Pas grave, nous dit-elle en substance : vous verrez la lumière, un jour.

Et Sa Parole s’accomplit.

Une compilation sur cassette (l’ancêtre du téléchargement illégal) en est encore le témoin : Raspberry Beret, Purple Rain, Around the World in a Day, Parade, Sign o’ the Times, Controversy, Girls & Boys, America, Little red corvette, Let’s go crazy, Anotherloverholenyohead, Sometimes It Snows In April …

Ce fut une révélation, en effet. Un chanteur noir qui avait réussi le crossover blanc, en intégrant à sa musique les canons du rock*, de la pop, ces musiques essentiellement blanches. Mais sans jamais oublier qu’il était noir : suivez mon regard. Là où Michael J. cherchait désespérément à se faire accepter par l’Amérique, puis par le monde entier, Prince ne se renierai jamais.

Nous avons donc choisi notre camp : le Prince contre l’Usurpateur, autoproclamé King of Pop***. La Rébellion, contre la Mièvrerie. Nous serions du côté de la musique, et du côté des textes (sulfureux). Nous serions dans le camp des minoritaires, car nous l’étions déjà. Nous serions du côté du diable, car nous l’étions déjà. Pendant que Jackson blanchirait sa peau pour ressembler un peu plus à un camionneur de l’Iowa, pendant qu’il sauverait l’Éthiopie et amènerait la paix dans le monde, Prince ferait de la musique. Rien que de la musique. Rien que sa musique. Prince ferait danser les garçons et les filles. Prince épuiserait son public sur scène jusqu’au bout de la nuit. Il parlerait de tout et de rien, de la masturbation et de Challenger, de l’inceste, du SIDA ou, ou la mort de son petit chien.

Et il écrirait la plus belle chanson de tous les temps, Sign o’ the Times***, pour dire tout cela. Et en tirerait un clip minimaliste, avec le seul texte, en Times New Roman, évidemment.

Puis le temps de son règne passa, après la B.O. du Batman de Tim Burton. Il se mit à faire d’autres musiques, toujours en avance, mais sans le succès. Nous nous détournâmes alors de lui. Il continua – contrairement à beaucoup d’autres – à faire la musique qu’il aimait, jazz, rap, funk, sans jamais produire rien de honteux. Là où d’autres auraient encaissé les bénéfices d’un nouveau Kiss, ad vitam aeternam, ou chanté Satisfaction sur une chaise roulante, Prince ne s’abaissa jamais. Et si, un peu comme Dylan, Prince pouvait enchaîner concert catastrophique et performance de génie**, c’est qu’il s’était juré – comme Dylan – de ne jamais jouer deux fois la même musique.

C’est pour ça, beaucoup plus que pour le reste, que la peine est immense.

* On oublie souvent de dire quel incroyable guitariste c’était, en plus d’être un multi-instrumentiste
** Nous l’avons vu dans ces deux cas de figure : un désastre d’une heure au Parc de Princes (si mal nommé) : Son Altesse quitta la scène furieuse. Puis un concert à Bercy, tout de jaune vêtu, et simplement extraordinaire…
*** Un documentaire passionnant raconte cette bataille homerique : Doctor Prince & Mister Jackson (il passe ce soir sur Arte ou est visible ici)
****In France, a skinny man died of a big disease with a little name
By chance his girlfriend came across a needle and soon she did the same
At home there are seventeen-year-old boys and their idea of fun
Is being in a gang called ‘The Disciples’
High on crack and totin’ a machine gun
Hurricane Annie ripped the ceiling of a church and killed everyone inside
You turn on the telly and every other story is tellin’ you somebody died
A sister killed her baby ’cause she couldn’t afford to feed it
And yet we’re sending people to the moon
In September, my cousin tried reefer for the very first time
Now he’s doing horse – it’s June, unh
It’s silly, no?
When a rocket ship explodes and everybody still wants to fly
But some say a man ain’t happy unless a man truly dies
Oh why?




vendredi 5 février 2016


Topten 2015
posté par Professor Ludovico

Triste Topten.

Chaque année, depuis vingt ans, l’ami Philippe réunit quelques camarades pour que l’on s’écharpe sur les films de l’année. Force est de constater que la belle équipe s’étiole de plus en plus. Nous étions vingt, nous voilà six. L’humain est un animal social, qui vieillissant, se désocialise. Le couple, les enfants, PSG – St-Etienne, un marathon à préparer : toujours les mêmes excuses pour réduire les occasions de se réunir en commun. Mais du point de vue cinéphilique, est-ce vraiment le problème ? Les gens qui ne vont plus au cinéma voient-ils vraiment plus de films à la télé ? Y a-t-il une séance de rattrapage ? Je ne le crois pas.

C’est tout simplement l’évolution du cinéma auquel nous assistons en direct. Récemment, mon fils que j’ai emmené voir Alien a avoué ne venir « que pour me faire plaisir » car s’il adorait voir des films, il préférait les voir tranquillement chez lui, devant la télé. Où l’on peut se lever, répondre à Snapchat, et revenir avec un Oreo dans la bouche, et un verre de lait à la main. Autre témoignage concordant, le stagiaire de Philippe, qui travaille pourtant dans l’Industrie, préfère aussi voir les films en streaming, à commencer pour de basses raisons financières. Il y a vingt ans, où il était déjà sacrilège de voir les films à la télé, le pauvre stagiaire n’aurait pas fait long feu dans une PME du court métrage. Mais aujourd’hui que tout est accessible en un clic, la tentation est grande, même pour le meilleur des cinéphiles, de rester à la maison.

En clair, qu’est-ce que ça veut dire? Est-ce que la prédiction de Lucas/Spielberg en 2013, sur la broadwaytisation du cinéma, est en route ? C’est à dire le cinéma comme super-industrie produisant quelques mégafilms à 500M$ en 3D soundsurround et fauteuils qui tremblent comme au parc d’attraction, à 50$ la place ? une somme que les spectateurs seraient prêts à payer pour un spectacle extra-ordinaire impossible à rendre sur une tablette Surface ? Et que justement, le reste du marché, les fictions normales, les comédies, les drames intimistes seraient réservés à votre télé ou à votre tablette ?

Le Topten de cette année révèle cela : pour ma part, je suis allé voir des films extrêmes. Je suis allé voir des oeuvres qui, je l’espérais, arriverait à me surprendre, ou qui seraient de toute façon difficiles à voir ailleurs : Pulp – a Film about Life, Death & Supermarkets, Dear White People, The Duke of Burgundy, Cousin Jules, Back Home, Il est Difficile d’être un Dieu…

De leur côté, mes petits camarades sont plutôt spécialisés dans le film français. Mais, de toutes façons, nous étions tellement dispersés qu’un classement ne veut plus rien dire. Telles des galaxies s’éloignant sous l’effet du Big Bang, nos goûts s’écartent à grande vitesse. Et quand nos tickets de cinéma se croisent (Seul sur Mars) c’est pour découvrir avec horreur que l’un l’a mis dans son Topten tandis que l’autre l’a balancé dans la poubelle de son BottomFive.

Mais trêve de ratiocinations : voici mon Topten 2015 :


1 Pulp – a Film about Life, Death & Supermarkets
2 Joy
3 Le Fils de Saul
4 Foxcatcher
5 Dear White People
6 The Duke of Burgundy
7 Trois Souvenirs de Ma Jeunesse
8 La Isla Minima
9 Dheepan
10 Le Pont des Espions

Et mon BottomFive :

1 Il est Difficile d’être un Dieu
2 Seul sur Mars
3 Mia Madre
4 Girls Only
5 Imitation Game

Quant au Topten de mes petits camarades, pas si français que leur fréquentation cinéma :

1 Nous 3 ou Rien
2 Marguerite
3 Star Wars VII – Le Réveil de la Force
4 la Loi du marché
ex aequo avec :
5 Vice et Versa
6 Mustang
7 Mon Roi
ex aequo avec les trois derniers :
8 Mad Max Fury Road
9 American Sniper
10 Snow Therapy

Et leur Bottom unanime :
1 On Voulait tout Casser

Les autres, comme expliqué ci-dessus, n’étant pas départageables…




vendredi 1 janvier 2016


La playlist de Janvier
posté par Professor Ludovico

Musique : les premiers albums de Blondie
Série : Leftovers ? Battlestar Galacatica avec le fiston ? Breaking Bad avec la Professorinette ? On ne sait pas encore puisqu’on vient de finir The Affair et qu’on se sent orphelins… en tout cas, Orange is the New Black saison 2 avec les deux…
Livre : Rouge ou Mort, de David Peace ou la vie de Bill Shankly, l’entraineur de Liverpool FC ; La Chair Interdite, de Diane Ducruet




samedi 18 avril 2015


Playlist d’Avril
posté par Professor Ludovico

Musique : Billie Holiday

Série : Breaking Bad Saison 1, Madmen saison 7, Game of Thrones saison 5

Livre : Des Hommes Tourmentés, l’essai de Martin Brett sur les créateurs des Soprano, The wire, Mad men et Breaking bad

BD : Ainsi se tut Zarathoustra de Nicolas Wilde




jeudi 19 mars 2015


Playlist de Mars
posté par Professor Ludovico

Musique : Starman, Heroes, Life on Mars, V-2 Schneider, par David Bowie

Série : Breaking Bad Saison 1, Boardwalk Empire saison 1

Livre : Contrée Indienne, les nouvelles western de Dorothy Johnson (L’homme qui Tua Liberty Valance…), Friday Night Lights, l’essai de H.G. Bissinger qui a inspiré le film et la série

BD : Asgard de Dorison et Meyer




mardi 9 décembre 2014


La Playlist de Décembre
posté par Professor Ludovico

Musique : Amazing Grace, par Judy Collins, Jade, de Edward Sharpe & the Magnetic Zeros, et Warren G & Natte Dogg : A Party We Will Throw Now
Série : Un Village Français Saison 6, The Affair saison 1
Livre : Will le Magnifique, la biographie de Shakespeare de Stephen Greenblatt
BD : Last Man, de Vives, Sanlaville et Balak, Stalag BII, 2ème partie, de Tardi




mardi 29 avril 2014


La Playlist d’avril
posté par Professor Ludovico

Musique : Far From Any Road, la chanson du générique de True Detective signée The Handsome Family
Série : Friday Night Lights Saison 3, Girls saison 1, House of cards saison 2, The Newsroom saison 1
Livre : Galveston, Nic Pizzolatto
BD : Intégrale Bernard Lermite , de Martin Veyron




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