[ Brèves de bobines ]

Petites réactions et conseils de sortie de salle



lundi 11 août 2008


Jeux de Dupes/15 ans et Demi
posté par Professor Ludovico

Dans l’avion, on est obligés de regarder des films. Mon ami Philippe dirait – sous le fallacieux prétexte que les films d’avion sont censurés et remontés – que ca ne compte pas pour notre Topten annuel. En tout cas, ca oblige à les voir, ces films.

Au programme aujourd’hui : Jeux de Dupes, de George Clooney et 15 ans et Demi, de François Desagnat et Thomas Sorriaux. Dans les deux cas, ça sent la recette de grand mère, dans les deux cas, c’est pas mal sans être transcendant, et dans les deux cas, heureusement qu’il y a des avions pour voir ce genre de films.

Jeux de Dupes, d’abord. Un film qui s’inscrit dans une double tradition : le film de football, et le film Twenties nostalgique. Le pitch : un capitaine de football américain en fin de carrière (George) entrevoit comme seule solution pour sauver son équipe de payer un jeune joueur très doué pour jouer avec eux. Il invente du même coup le foot moderne et professionnel. Il y perdra quelques illusions et arrêtera le foot, mais trouvera une compagne. Sur ce canevas archi-classique, le George nous la joue comédie légère, dialogues cinglants façon Dorothy Parker et petite morale finale sur la nécessité des héros. Mais n’est pas les Coen (O’Brothers) qui veut : si le soufflé est mangeable, il ne monte pas haut.

15 ans et Demi souffre du même problème : sur un canevas tout aussi classique (un père ne comprend plus sa fille ado), le film nous refait La Boum, consciencieusement modernisée par Vincent Ravalec, inspirateur et scénariste du film. Exit My Reality, place à la techno. Le film tient surtout grâce aux seconds rôles (Chabat, et surtout le toujours génial François Damiens (OSS, Dikkenek), et le gentil décalage avec le propos (les hallucinations Barry Lindon/Gore du père). On aurait pu aller beaucoup plus loin dans ce délire, et le film y aurait beaucoup gagné. On apprécie les comédiens (sauf Berléand, ridicule en Einstein/Gimini Cricket), la description réaliste et chaleureuse des ados d’aujourd’hui.

C’est agréable, et ca passera correctement la soirée.




dimanche 20 juillet 2008


Le Beau-Père
posté par Professor Ludovico

Oh sombre révélation ! Je viens de réaliser, grâce à Imdb, que Terry O’Quinn, l’un des héros de Lost (Locke, pour être précis), n’est autre que Le Beau-Père, dans le film éponyme de 1987.

Quoi, vous n’avez pas vu Le Beau-Père ? Mais quel genre de CineFaster êtes-vous ? L’un des meilleurs films d’horreur des années 80 ! Le pitch est simple : Le Beau-Père est un homme bien sous tout rapport, affectueux, paternel, travailleur, a decent american people, qui séduit des veuves ou des divorcés, et les massacre consciencieusement, ainsi que toute leur famille !

Parce qu’il évitait le gore, mais se concentrait sur l’effroi pur généré par ce contraste, Le Beau-Père me fait encore des frissions dans le dos… Il doit être dur à trouver, mais si vous tomber dessus…

*c’est un film de Joseph Ruben, qui a réalisé depuis Mes Nuits avec Mon Ennemi, Money train, The Good Son (Le Bon Fils), et The Forgotten (Mémoire Effacée)




dimanche 20 juillet 2008


La réplique de la semaine
posté par Professor Ludovico

« On rapporte qu’il y a trois mois de cela à Hagensville, la Vierge Marie est apparue dans une plaque de moisissure sur les murs d’une vieille résidence. La nouvelle était à peine connue que déjà la ville était envahie par plus de cinq mille personnes venues contempler son visage.

Votre avion est venu s’écraser sur cette île, et vous avez quand même survécu. A votre départ, vous êtes en fauteuil roulant, et à votre arrivée, vous faites des cabrioles ! Si cinq mille personnes sont capables de se déplacer pour contempler une moisissure, combien se déplaceront pour vous voir, vous ? »

C’était hier soir, vers 23h45 sur TF1, au beau milieu du sixième épisode, deuxième saison de Lost… Y’a-t-il une plus belle définition de notre incroyable besoin de mysticisme, de fantastique, d’imaginaire ? Quelle meilleure réponse pour l’artiste à qui on dit « c’est idiot ce que vous faites ! », sinon la réponse suivante « Si c’est idiot, pourquoi me regardez vous ? »




mercredi 14 mai 2008


Indiana Jones IV : fragile comme du cristal ?
posté par Professor Ludovico

Il se passe quelque chose de bizarre à une semaine de l’Evénement du Mois de Mai (je ne parle pas du festival de Cannes). En effet, la faible promotion d’Indiana Jones et le Royaume de Crâne de Cristal laisse augurer du pire.

Rien à voir, en effet, entre la promo de Star Wars Episode One en 1999, et celui du quatrième opus du Docteur Jones. Le film serait-il mauvais ? Universal aurait-elle fait le choix de minimiser le budget pub/promo, vu l’échec attendu ? Ou joue-t-elle au contraire profil bas, comptant sur l’effet gratuit de Cannes ?

Réponse, pour le meilleur ou le pire, dans une semaine.




samedi 29 mars 2008


Disco
posté par Professor Ludovico

J’ai vu la bande annonce de Disco, et je crois que je vais y aller. Je sais, j’ai honte.




mercredi 20 février 2008


Si même Télérama s’y met !
posté par Professor Ludovico

Couverture de notre dernier programme télé : « Faut-il vraiment fêter le cinéma français ? » Qui, de CineFast, a noyauté le premier des trois Piliers de la Sagesse (Télérama-Libé-Inrocks) ? Hein, qui ?

Vous vous en doutez, j’éviterais personnellement d’assister à l’autocongratulation annuelle de George Cravenne* (véritable sujet de cet article faussement provocateur) ; mais bon, je veux bien lire l’article de Télérama…

*Les équivalents US n’ont pas plus droit de cité, je précise




jeudi 14 février 2008


Ca promet !
posté par Professor Ludovico

A CineFast, on est toujours prudent sur les bandes annonces, mais on peut faire quelques exceptions : Star Trek 11, récemment, et là, la bande annonce que nous offre gentiment les gars qui ne veulent pas se faire racheter par Microsoft.

C’est tout bonnement Indy 4, (et le Royaume des Crânes de Cristal). Bon, en un mot comme en cent, ça promet. On se fiche comme d’une guigne des Crânes de Cristal, des extra-terrestres, et de l’intrigue en général. la seule vue de l’homme au fouet devrait nous suffire, accompagné de ses blagues à deux balles.

Espérons simplement que tout n’est pas dans la bande-annonce, mais de toute évidence, on se ruera plus facilement sur le mauvais esprit d’Indiana Jones que sur la niaiserie benête d’un Star Wars 7.

Encore un peu de patience, donc…




vendredi 1 février 2008


Astérix aux Jeux Olympiques : la résistance s’organise ?
posté par Professor Ludovico

Pour une fois, tout le monde est d‘accord : le public d’Allociné et les critiques ont décerné une seule étoile (le minimum) à la pharaonade mégalo de Monsieur Langman. Lequel, non content de vouloir signer lui-même le film (il n’est théoriquement que producteur*), se pavane dans les gazettes toute honte bue, et, chargé de l’arrogance de César, ne parle que de marketing : « film à l’humour consensuel », « drôle de Bruges à Marseille », « 10 millions d’entrées à faire pour être rentable », « 5000 salles », « budget record de 78 M€, et 20M€ de plus pour la promo ».

Il se trouve, semble-t-il, que le film est mauvais. Pas légèrement mauvais, comme une Grosse Connerie peut l’être, non, il a l’air très mauvais. Même la presse la plus amicale le démolit (les gratuits, Le Parisien…).

Malheureusement, le problème n’est pas là. Astérix aux Jeux Olympiques sera-t-il puni de sa médiocrité, that is the question ! Le verra-t-on se ramasser comme les derniers incidents industriels en date (Minor, Le Deuxième Souffle, L’Auberge Rouge ?) ; rien n’est moins sûr ! Car Astérix aux Jeux Olympiques ne teste rien de moins que notre force morale ! Irons-nous ? Résisterons-nous à l’appel des amis, enfants, parents qui nous enjoignent d’aller voir un film dont, au moins, le sujet est consensuel ? « Je ne voulais pas y aller, mais ça fait plaisir aux gosses » risque d’être la phrase culte en sortie de salle. Les enfants, pas dupes, trouveront ça beaucoup moins bien que Ratatouille, mais les 10€ seront déjà dans la poche de M. Langman, qui se gargarisera sur TF1 des « 11 millions d’entrées », du « succès public », et « de l’indigence de la critique ». Comme d’habitude.

* Je défends d’habitude la version US : l’auteur du film, c’est le producteur. Mais on n’a jamais vu Simpson ou Bruckheimer se faire créditer comme réalisateur à la place de Michael Bay.




mardi 6 novembre 2007


Une petite confirmation…
posté par Professor Ludovico

Une petite confirmation…

…comme ça en passant : Barry Lyndon, diffusée hier sur Arte a réussi un record de 7,5% de part de marché (Arte fait d’habitude 3%) ; pas mal pour un film de 1975 qui montre que « le soleil se couche le soir »! Un film qui gagna 4 oscars, tous techniques (Costume, Musique, Direction Artistique, Photographie) et rata tous les oscars avec « Stanley Kubrick » marqués dessus (Scénario, Réalisateur, Meilleur Film)…




jeudi 18 octobre 2007


Le scoop du jour : Dune est de retour ?
posté par Professor Ludovico

C’est sur le site de Libé « Ecrans » : une nouvelle adaptation de Dune serait en projet à la Paramount. Rappelons pour les moins de vingt ans que Dune, de David Lynch, fut en 1984 une catastrophe commerciale, réussissant à fâcher fans, critique et grand public.

Réalisé juste avant l’arrivée du numérique, le film coûta très cher – 50M$, une record pour l’époque – (Par exemple, on peignit en bleu à la main tous les yeux des personnages) pour un résultat somme toute assez approximatif.

Pourtant, il y avait de bonnes choses dans ce film, notamment sa déco et ses costumes, d’une originalité encore inégalée aujourd’hui. Le grand défaut du film réside paradoxalement dans l’adaptation de Lynch, réalisateur arty à qui on a donné carte blanche pour la lui retirer. Le film est donc bâtard, à la fois dirigé vers les fans de Dune et les fans de Lynch, et ne fit plaisir à aucun. Et ce n’était pas rendre justice au bouquin que de tout concentrer sur 2h17. La série télé en 2000 engendra de grands espoirs, mais elle était d’un ridicule graphique achevé. Elle eu beaucoup de succès aux USA, contrairement au film qui n’avait eu de succès qu’en France.

Depuis Le Seigneur des Anneaux, où Peter Jackson a prouvé qu’on pouvait adapter un chef d’œuvre en prenant son temps (3x2h), et gagner beaucoup d’argent, tout espoir est désormais permis pour l’autre grand pilier de la littérature fantastique.




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