[ Les films ]



lundi 13 novembre 2006


Mon Voisin Totoro
posté par Professor Ludovico

J’ai eu la chance de revoir ce Miyazaki avec la maternelle de mon fils. Voilà un film qui fait plaisir. Outre sa beauté plastique, Mon Voisin Totoro est un film qui donne tout simplement espoir dans le cinéma. Miyazaki ne s’embête pas avec le scénario : deux enfants et leur père vont vivre à la campagne pour se rapprocher de leur mère, malade. Les dialogues sont assez consternants : « Oh ma maman chérie, comme tu es belle aujourd’hui », etc.

Mais Miyazaki s’en fout : il a confiance dans le cinéma, il a confiance dans SON cinéma. Pas de cadrage délirant, pas d’image de synthèse, pas d’effets spéciaux. Un montage tout bête, un changement de musique, puis du silence… En un plan, Miyazaki bascule de la chronique champêtre dans le film fantastique puis dans la féerie, ou (la fameuse scène sous la pluie) dans la poésie pure…

Les enfants, qu’on dit drogués à la télé, ne s’y sont pas trompés… ça ne mouftait pas !


A noter qu’il ressort en DVD, en coffret avec Porco Rosso, pour la modique somme de 30 Euros…




lundi 13 novembre 2006


Les Fils de l’Homme
posté par Professor Ludovico

Voilà un film étonnant. Un film qui frôle le chef d’œuvre, sans jamais y sombrer. Un film d’une maestria incroyable, une vision hallucinante du futur, et un ratage total. Enfin, pas total, parce qu’on ressort quand même abasourdi. Doublement, même. Scotché par une telle prédiction de notre futur, rendu si prégnant par la qualité des décors, des accessoires, des costumes, des paysages : notre futur est là, sous nos yeux. On n’est pas dans Blade Runner (le futur noir), ni dans Minority Report (le futur blanc), non, on est dans le futur gris. Gris comme la vie de tous les jours. C’est la guerre, partout, comme aujourd’hui. Il y a des attentats, comme aujourd’hui. Des riches, des pauvres. Juste une petite différence : y’a plus d’enfants. Nulle part.

C’est là que ça commence à se gâter : les questions se bousculent dans la tête : « Pourquoi ? Comment ? ». On les repousse du bout d’un neurone, habitué qu’on est au scénario écrit au dos d’une boite d’allumettes de la production US. « C’est pas le problème ! » nous dit Hitchcock. Il est gentil, Hitchcok, mais il est anglais ! Et Les Fils de l’Homme, un film américain produit par Universal, qui se passe en Angleterre ? C’est louche… D’habitude, ils les adaptent ; dans le même genre, Spielberg avait situé sa Guerre des Mondes aux Etats-Unis…

Alors ca nous titille cette histoire, ces enfants qui manquent, tout ça… Mais heureusement, ça progresse : il en reste un, un enfant, qui reste à naître… Problème, il est dans le ventre d’une réfugiée, et il fait pas bon être réfugiée dans l’Angleterre de 2027. Alors le héros, il est contacté par son ex femme pour trouver un passeport, qui lui permettrait d’accoucher en pleine mer, auprès d’une mystérieuse organisation baptisé le Projet Humanité. Evidemment, le héros, Clive Owen, il veut pas au début, et puis ensuite, il veut. Et le reste du film va se dérouler de péripétie en péripétie, toutes aussi prévisibles les unes que les autres. Le héros et le femme enceinte sont pourchassés, ils s’échappent. Et, incroyable, les méchants les retrouvent une fois, deux fois. On ne sait pas trop comment ils font, mais ils y arrivent. Mais nos héros s’échappent à nouveau. L’héroïne accouche dans une sorte de camp de concentration ; et elle s‘échappe. Si ! Si ! Je ne vous dévoile pas la fin, tellement elle est difficile à deviner. Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’on ne saura rien du projet Humanité…A la place, y’a un running gag de choix de prénom…

En bref : WHERE IS THE FUCKING SCENARIO ?

Là, je sens mes contempteurs habituels protester… « Il fait pas tout le temps le malin, le Professore ! Quand c’est le scénario de Spielberg ou Michael Bay, on l’entend pas gueuler aussi fort !!! »…. Eh oui ! C’est tout le problème des Fils de l’Homme : c’est une grosse connerie américaine déguisée en film d’auteur. Quand on voit ce film, on pense au Stalker de Tarkovsky, à Full Metal Jacket… on pense aussi à ce que V for Vendetta aurait pu être. Je le répète, ce film est un film incroyable, dotée d’une vision hors du commun, et qui mérite d’être vu rien que pour ça ! Mais il faut respecter le genre : si on fait un film aussi ambitieux, il ne faut pas prendre les spectateurs pour des neuneus. Si, au contraire, on fait dans le divertissement, il ne fallait pas être aussi sérieux…




samedi 11 novembre 2006


Borat !
posté par Professor Ludovico

CineFast n’a pas pour habitude de préjuger des films avant de les avoir vu, mais pour Borat ! On fait une exception. Parce qu’on a déjà vu les pitreries de Sacha baron Cohen dans son délirant Da Ali G show (le show sur Channel Four, pas le film calamiteux).

Le principe de Borat est simple : Sacha, déguisé en reporter kazakh, pénètre dans toutes les institutions anglaises avec sa caméra (le collège d’Eton, les bourges de St John’s Wood), leur fait croire qu’il réalise un reportage pour la télé kazakh sur « gigantesque culture britannique », et évidemment, leur fait dire les pires horreurs sur les femmes, les noirs, les homos, etc.

Cette fois-ci, Borat s’attaque à l’Amérique ; Le gouvernement kazakh aurait même déposé une protestation officielle ; le film est réalisé par Larry Charles (producteur de Seinfeld et Curb your Enthusiasm)… à ne pas rater, donc !

Yam shamash !!!


Et vous pouvoir trouvé très bonnes information sur Kazakhstan sur site officiel, là :http://www.borat-lefilm.com/




dimanche 5 novembre 2006


Le Chanteur de Mexico
posté par Professor Ludovico

Ca n’a pas grand chose à voir avec le cinéma, puisque ça se passe au Théâtre du Châtelet, et que c’est une opérette immortalisée par Luis Mariano, Bourvil, et Annie Cordy. J’en vois déjà au fond de la classe qui pensent que le Professor Ludovico a pété un câble. Loin de là. Il faut courir voir Le Chanteur de Mexico, un spectacle comme on n’en fait plus : drôle, simple, pétant de couleur et d’optimisme. Très loin donc, du pessimisme et du sarcarstisme ambiant. Oh lala, mais il a va vraiment pas bien, le Professor ! Il va nous appeler à voter Sarkozy et à lire La France Qui Tombe de Nicolas Baverez ? Pas du tout. Le Chanteur de Mexico c’est peut être l’art à portée des caniches, comme disait l’autre, mais c’est aussi tout simplement du plaisir basique : couleur, danse, chansons, etc. Y a-t-il une honte à prendre du plaisir ? Faut-il ne s’intéresser qu’aux problèmes de l’exclusion, dans les films kurdes palmés dans les Alpes Maritimes ?

C’est ainsi que revenant à ses moutons CineFastiens, le Professor se permet de faire remarquer qu’Hollywood n’a jamais été aussi grand que lorsqu’il produisait des comédies musicales : Singing in the Rain, Un Américain à Paris… Bubsy Berkeley, Gene Kelly, George Cukor…

Vous ne saviez pas que le Professor Ludovico était une midinette ? Maintenant c’est fait !




vendredi 3 novembre 2006


Mémoires de nos pères
posté par Professor Ludovico

Ah, magie du cinéma ! Ah, versatilité infinie du public ! Même le Professor Ludovico n’échappe pas à cette terrible malédiction. Il aime ce film raté, lui qui voue aux gémonies, chaque jour que Dieu fait, tous les scribouillards à la petite semaine qui ne savent pas finir un scénario ! Peut être que le Professor est un peu trop accro à la Seconde Guerre Mondiale ? Peut être que cette histoire de vrai-faux héros lui tripote les entrailles ? Pourtant, on n’y comprend rien à ce film ! Où est votre histoire, M. Eastwood ? Où sont les personnages, M. Haggis ? On n’y comprend rien, à vos Drapeaux de vos Pères ! On a même l’impression que Eastwood (et Spielberg, co-producteur) courent après des lièvres qui ne sont pas rattrapables : l’anti-héroïsme de Voyage au Bout de l’Enfer, la reconstitution « terrain » de La Ligne Rouge, le réalisme effréné de Il Faut Sauver Le Soldat Ryan… Tout cela échoue, se mélange, mais l’intrigue progresse.

Car passé cette première demi-heure, et ses multiples flash-back, flash-forward, quand les fumées des obus de 400 se dissipent, on commence à y voir plus clair. Donc il y a un fils, aujourd’hui, qui cherche des témoins pour lui parler de son père, un des trois « héros » qui ont planté le drapeau à Iwo Jima, ce moment connu de tous, grâce à une photo historique … Mais ce père, l’un de ces soldats que l’on voit grenouiller sur la plage d’Iwo Jima, c’est qui ?

Puis il y a ensuite cet indien, qui n’a pas de nom, et qui ne veut pas être un héros. Au cours du film, on découvre son prénom, Ira. Ceux qui aiment Johnny Cash reconnaissent alors Ira Hayes, et sa Ballade du même nom. Et comprennent tout de suite son destin tragique. On progresse… On passe ainsi de la bataille d’Iwo Jima à ses préparatifs, pour revenir au fils qui cherche aujourd’hui le héros dans le père, puis on retourne après la bataille, assister à la médiatisation des « héros » d’Iwo Jima, pour revenir encore et toujours à la bataille elle-même…

Petit à petit, dans cette confusion, le puzzle s’assemble pourtant. C’est déstabilisant, mais ça sert aussi le propos. Comme le dit un protagoniste « Nous n’étions pas des héros, c’est vous qui avez fait de nous des héros. Vous voulez toujours qu’on vous raconte une histoire… » Message qui pourrait tout aussi bien s’adresser au spectateur !

Mais Clint Eastwood, lui, se refuse à raconter une histoire : à la guerre, il n’y aucune logique, il n’y a pas de début, pas de fin. Il n’y a pas de héros, il n’y a pas de méchants*. Il n’y a pas de parcours christique : le petit gars du Texas venu se sacrifier sur les plages du Pacifique pour planter la star spangled banner, ça n’existe pas ! D’ailleurs, cette scène de drapeau est incroyablement filmée, en temps réel, quasi documentaire, ça pourrait être de la vidéo : ce moment héroïque, c’est juste des gars qui cherchent un bout de ficelle pour faire tenir un drapeau sur un tube en métal ?

C’est ainsi qu’Eastwood avance ses pions, petit à petit, et gagne la partie. Il réussit un film raté par endroits, mais passionnant de bout en bout. Et surtout, fait passer un message compliqué. Une gageure, surtout aujourd’hui.

*Eastwood en fera la démonstration l’année prochaine, en filmant Iwo Jima du côté japonais : Letters from Iwo Jima




mercredi 1 novembre 2006


Thank your for smoking
posté par Professor Ludovico

C’est un peu le reproche que l’on peut faire au cinéma indépendant en ce moment : c’est gentillet. Ici, c’est gentillet et malin. Thank your for smoking s’attaque en apparence à une cible facile – les lobbyistes du tabac – mais retournent machiavéliquement le spectateur en s’attaquant aussi à la partie adverse : les lobbies anti tabac. L’histoire tourne aussi de l’éternelle (et pour tout dire ultra chiante) « father and son relationship ». Mais ça aussi, il réussit à s’en moquer gentiment. Le reste est à l’avenant, drôle, pédagogique, et pas ennuyeux. Mais on aurait envie que ça morde un peu plus…




mercredi 1 novembre 2006


The Queen
posté par Professor Ludovico

Voilà un film qui ose, mais peut être pas assez… The Queen raconte, du côté d’Elisabeth II et de son entourage, la semaine qui sépara la mort de Diana de son enterrement. Et c’est tout simplement shakespearien : La reine, coincée dans ses traditions et qui tient enfin sa vengeance psychologique sur la « Princesse du Peuple » ; son mari, falot, qui la soutient, son fils Charles, qui en profite pour prendre ses distances et régler quelque conflit oedipien, et surtout Tony Blair, débutant premier ministre qui s’empare de cette affaire pour, une fois de plus, asseoir sa popularité.

Mais le film est plus malin que ça, chacun va révéler un côté alternatif : Charles ne peut s’empêcher d’être triste, Blair finit par compatir pour la reine, et Elizabeth elle-même, au cours d’une surprenante métaphore animalière, va elle aussi « heurter le mur » comme disent les anglais.

C’est remarquablement joué, rapide, malin, et drôle. Le seul reproche qui reste néanmoins, c’est que ça aurait pu aller plus loin… Plus dans la tragédie, ou plus dans la comédie… Ce qui fut probablement impossible à réaliser avec des protagonistes connus de tous et encore vivants…




lundi 2 octobre 2006


Little Miss Sunshine
posté par Professor Ludovico

La France, fille Aînée de l’Eglise… du cinéma indépendant US ? C’est à se poser la question, après avoir vu Little Miss Sunshine, encensée par la critique : « incroyable petit film » « acide, tendre, cruel » « échappée drolatique » « Menée tambour battant », on vous passe les détails. Si vous avez lu ma critique sur Sideways, vous voyez où je veux en venir. Même film, mêmes effets sur la critique. Daniel Schneidermann ferait sûrement une excellent papier là-dessus, l’effet boule de neige sur des médias qui se montent le bourrichon pour décréter que tel film est Le Film Du Mois.

Ce film-là n’est pas mauvais, il est même drôle. C’est très bien joué. Voilà. C’est tout. Ca manque un peu de tout : un peu plus d’histoires, un peu plus drôle, un peu plus cruel, un peu plus caustique. Surtout qu’on peut trouver beaucoup mieux dans le genre : Les Berkman se Séparent, par exemple. La Vie Aquatique, récemment.




dimanche 1 octobre 2006


A Scanner Darkly
posté par Professor Ludovico

Les cinéastes rêvent-ils de Philip K. Dick ? Sûrement. Mais aujourd’hui, qui ne rêve pas de Philip K. Dick ? Nous vivons dans un monde dickien, monde qu’il a prophétisé tout au long de son œuvre : Nicolas Sarkozy rêve de pouvoir arrêter les crimes avant qu’ils ne soient commis (comme son ami Tom Cruise de Minority Report). Une milliardaire américano-irakienne part en vacances dans l’espace, comme dans Total Recall. Nous regardons sur France 5 une émission qui s’appelle Ubik. Et la moitié des américains croient probablement à la Vérité Avant Dernière, qui nous fait croire que nous sommes en guerre, et restent dans le Bunker, alors que la guerre est finie depuis longtemps.

Car il est vrai que Philip K. Dick fut un incroyable visionnaire, mais aussi un très médiocre écrivain. Pire, il le savait ; ayant écrit des centaines de romans, il n’a jamais réussi à en peaufiner un. On doute même qu’il en ait relu certains. Il vécut misérable, et au moment de toucher le jackpot d’Hollywood, il mourut, juste avant que Blade Runner ne sorte.

Depuis, il n’a cessé de faire fortune. Ou, en tout cas, son œuvre a fait fortune. Pas moins de 10 films en 20 ans ! Scott, Verhoeven, Spielberg, John Woo : excusez du peu !

Qu’est-ce qui les attire donc tant ? Le côté visionnaire : dès les années soixante, K. Dick parlait de ce qui arrive aujourd’hui. L’humanisme, aussi : K. Dick est auteur de SF par obligation, mais c’est surtout de nous qu’il parle, de nos névroses, de notre schizophrénie. Mais surtout, c’est pour des raisons beaucoup plus prosaïques que K. Dick est autant adapté : ses livres sont nuls ! Une idée géniale, des personnages archétypaux (Shreck, Arctor, Deckard), des dialogues à deux cents, une histoire vite baclée : quel plus beau terrain vierge pour un scenariste ?

Ils ne sont pas gênés, d’ailleurs. Les plus grands films tirés de l’oeuvre dickienne se sont faits au prix de révisions mémorables, voire même d’un changement radical de genre (film noir pour Blade Runner, film d’action pour Total Recall, etc.) Scott inversé la sécheresse de Los Angeles en 2019 par une pluie incessante, avec le succès que l’on sait.

Richard Linklater et ses producteurs (Soderbergh-Clooney, toujours aux avants-postes) ont fait le pari contraire : A Scanner Darkly tente l’impossible : adapter fidèlement l’œuvre dickienne (Substance Mort en français). C’est probablement pourquoi c’est raté. Pas complément d’ailleurs, mais peu sexy au final. On suit une bande de drogués, et un flic infiltré parmi eux ; il suffit de lire le pitch pour comprendre qu’on est chez K. Dick : « un flic infiltré se voit confier la mission de s’arrêter lui même » (sic)

Le film va donc suivre de manière indolente les conversations de camés, plutôt rigolardes et bien jouées (mention spéciale, une fois de plus, à Robert Downey Jr). Mais l’intrigue n’avance pas. On se surveille, on se drogue, on délire, on repasse en boucle les vidéos. Si on s’intéresse aux histoires de came, on est en terrain connu. On imagine bien que les acteurs se sont éclatés à jouer ça, ayant eux-mêmes eut fort à faire avec la drogue (Wynona Ryder, Robert Downey Jr)… mais bon, c’est un peu ennuyeux à la fin, et on ne voit pas où ça veut en venir ; tout sera résolu, deus ex machina, dans les dix dernières minutes.

Pour finir, l’aspect visuel a fait couler beaucoup d’encre, et c’est vrai que c’est impressionnant, ces images redessinées par ordinateur après avoir été filmées. Elles donnent un ton futuriste qui au final … dessert le film, puisque celui-ci ne se déroule que « dans 7 ans ». Là où le même procédé faisait la fortune de Renaissance, il est sous-exploité ici (pas de vaisseau, pas de décor gigantesque). le film aurait donc gagné à un traitement réaliste, voire même vidéo, puisque la télésurveillance est au cœur du film.

On ne peut que comparer A Scanner Darkly avec Miami Vice. dans les deux cas, la forme l’emporte sur le fond, et draine, malheureusement toute l’énergie du metteur en scène.

* Si vous ne voulez pas lire Dick, il suffit de lire l’excellente biographie que lui a consacré Emmanuel Carrère : « Je suis vivant et vous êtes tous morts »




mercredi 27 septembre 2006


Subventions
posté par Professor Ludovico

Entendu ce matin sur Europe1*, le genre de chiffre qui réjouit le Pr Ludovico. Grâce aux subventions françaises, le cinéma africain peut exister. Que ferait ces pauvres africains sans nous ? Sans le Génie Français et notre formidable système qui protége l’Art et les Artistes ? Ainsi 10 films africains ont été soutenus, produits et sortis en salle en 2005. Pendant ce temps, le Zaïre, sans subventions, a produit … 200 films.

*dans le cadre d’une émission plus générale sur les clichés sur l’Afrique




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