[ Les films ]



dimanche 22 janvier 2006


Attention : Tourner avec Kubrick est dangereux pour votre carrière.
posté par Professor Ludovico

Avez-vous remarqué que toutes les têtes d’affiche qui ont tourné avec le maître ont vu leur carrière s’arrêter net après ?

Malcolm Mc Dowell n’a tourné que des navets après Orange Mécanique. Il avait (sic) cru que Stanley était son ami.

Gary Lockwood et Keir Dullea, les héros de 2001 , ont tourné ensuite dans … euh … voir ImdB…

Ryan O’Neal, célèbre avant Barry Lyndon, n’a rien fait de spécial ensuite, à part Un Pont Trop Loin (rires dans l’assistance)

Marisa Berenson a quand même tourné dans L’Arbalète !

Shelley Duvall, égérie d’Altman, chercherait selon les dernières nouvelles, la sortie du labyrinthe de l’Overlook Hotel.

Mathew Modine, wonderboy des 80’s, a enchaîné les second rôles depuis Full Metal Jacket, malgré son indéniable talent.

Stlanley leur a-t-il sucé le cerveau ? Les a-t-il tellement mis minable pendant le tournage qu’ils ont eu honte ensuite de travailler à Hollywood ?

Je vous vois venir ! Les exceptions ! Il y en a, des exceptions : Peter Sellers, Jack Nicholson, Tom Cruise.

Pauvres sots, ne voyez vous pas ce qui réunit vos « exceptions » ? Ne distinguez vous pas le lien invisible qui rejoint ces acteurs entre eux ? Si ce n’est pas le cas, il faut donc qu’un praticien de longue date comme le Professor vous ouvre les yeux, au regard de son expérience de 30 ans dans la psychothérapie hollywoodienne. Mais mes amis, c’est très simple : ces gens étaient déjà FOUS avant !!!




dimanche 22 janvier 2006


2006 : Le Bilan
posté par Professor Ludovico

Que retenir de cette année 2006 ?

Après les fêtes, l’heure du bilan. Que reste-t-til de cette année 2006 ? Le Pr Ludovico fait la synthèse.

1. L’insupportable répétition de formules toutes faites (Les Noces funèbres, Chicken Little, Robots)
2. la « mort » de quelques grands cinéastes qui ont bercé notre culture cinématographique : Tim Burton, Martin Scorcese, George Lucas, le cas Cronenberg étant encore au stade du débat (coma dépassé ou mort cérébrale ?)
3. l’émergence de petits nouveaux super doués (Zach Braff pour Garden State, Liev Schreiber pour Tout Est Illuminé, Kerry Conran pour Captain Sky)
4. des preuves que la bête du blockbuster bouge encore (La Guerre des Mondes, King Kong)
5. la vitalité paradoxale du « nouveau » cinéma français, même si le résultat final n’est pas toujours probant (La Moustache, 3 enterrements)




lundi 2 janvier 2006


Match de Noël
posté par FrameKeeper

L’avantage avec les films dits « pour enfants », c’est que le critique tient enfin l’arme absolue et irréfutable pour départager les prétendants au titre « best show of Noël »… et ce sont bien sur ses propres enfants … puisque la vérité sort toujours de la bouche des enfants.. Pour savoir qui de Harry Potter IV ou de Narnia I gagne la queue du Mickey, rien de plus simple donc, prenez un enfant d’un peu moins de 4 ans, un peu dégourdi (et qui a donc déjà vu Matrix et Prédator.. enfin au moins l’un des deux) et trainez le au ciné après l’avoir dissimulé dans votre sac de sport pour éviter les regards hallucinés des autres parents qui emmènent eux leur ados puisque ces deux films sont déconseillés au moins de 12 ans.. Le résultat de l’expérience ne souffre aucune discussion.. A ma gauche, Harry Potter: après une heure de dragon et de potion magique amphibie, le sujet tourne en rond dans le ciné, demande 2 fois à faire pipi et réclame 3 fois du pop corn. A ma droit, Narnia; l’enfant, qui n’a pas décollé de son siège durant une heure, demande finalement si après la grosse bataille y’aura encore plein plein d’histoires et, une fois la lumière rallumée à son grand désespoir, interroge son papa pour savoir si on peut acheter le 2 en DVD… CQFD… Narnia vainqueur par KO.

Petite déception toutefois pour ceux qui pensaient que ce film, comme le Christ de Mel Gibson, contenait un message chrétien caché.. si c’est le cas, la cachette est trop bonne.. Comme pour la Passion selon Saint Maso, Dieu joue plutôt l’arlésienne… comme souvent vous me direz.. Mécréants… heureux ceux qui croient sans avoir vu… Enfin il nous reste Franck Capra… et Fincher… qui ne tourne plus rien celui là, quelle fainéasse… finalement c’est vraiment un auteur..




samedi 31 décembre 2005


Mary
posté par Professor Ludovico

Bon, je suis fou de Binoche, et j’aime bien Ferrara, même s’il n’a rien fait de bien depuis des lustres. Mary reste dans la même veine, pas mal mais sans plus. Pourtant, le message christique est intéressant, surtout pour Ferrare, qui, pour une fois, fait dans la dentelle : pas d’outrance, pas de violence, pas de sexe. Tout reste assez intellectuel, à l’image des théologiens invités longuement dans le film à parler du rôle de Marie Madeleine auprès du Christ.

A voir, mais surtout pour les spécialistes du cinéma chrétien !




samedi 31 décembre 2005


A History of Violence
posté par Professor Ludovico

Business as usual : il parait que ce film est une commande, pour rembourser le passif de Spider. Espérons que c’est vrai, parce que ce film ne vaut pas grand chose. Le scénario, adapté d’une BD (ceci expliquant souvent cela (Les Sentiers De La Perdition, par ex.)), tient sur une page :

Un decent american people (Viggo Mortensen) tient une petit diner dans une petite ville américaine. Il a une jolie femme qu’il baise comme un puceau.

Débarque deux tueurs qui prennent son restaurant en otage. Ni une ni deux, Viggo les envoie ad patres. Il passe à la télé, en american hero malgré lui, ce qui attire l’attention de Ed Harris, défiguré avec lunettes noires (c’est le méchant). Il dit que Viggo n’est pas ce qu’il prétend être. Il affirme qu’il est un ancien tueur très cruel de la mafia, et que c’est lui qui l’a défiguré. Le méchant menace sa famille, Viggo l’envoie ad patres. Ca attire l’attention du frère de Viggo (Cétait donc VRAI !!). Le frère (joué avec des semelles de plombs par William Hurt), est pas content : Viggo l’envoie ad patres.

Et voilà, c’est fini.




samedi 31 décembre 2005


Tout est illuminé
posté par Professor Ludovico

C’est l’histoire d’un jeune type avec des grosses lunettes. C’est l’histoire d’un vieux monsieur aveugle. C’est l’histoire d’un type qui trouve un anneau. Ce type est joué par un type qui a joué un type qui détruit un anneau, dans un film qui a coûté 40 fois plus cher. C’est un film réalisé par un type (Liev Schreiber) qui a joué dans « La Somme De Toutes Les Peurs » et Scream 1, 2 et 3. Ca vous fait peur ? Vous avez tort.

C’est l’histoire d’un américain en Ukraine. C‘est l’histoire d’un ukrainien. L’américain est juif, l’autre pas. L’américain recherche l’ukrainienne qui a sauvé son grand père des nazis, en 1942. L’ukrainien et son petit fils ont monté un business : emmener les riches juifs américains qui veulent retrouver des traces de leurs ancêtres, victimes de la Shoah.

Des films sur la Shoah, y’en plein, et pas que des bons. Mais là, c’est un premier film, et c’est un grand film. Un film qui part de la comédie (le choc des cultures, l’Ukraine, les USA*), et qui glisse tout doucement, de gag en gag, vers son sujet : Les souvenirs, la mémoire…

Sur un sujet aussi casse gueule, il était facile (surtout pour les américains) de faire dans la faute de goût. Ce n’est pas parfait, il y a trop de musique, quelques effets faciles, mais Liev Schreiber tient son sujet jusqu’au bout. Probablement grâce au garde fou du livre éponyme de Jonathan Safran Foer , il ne sombre jamais.

* on sait depuis Armageddon, que l’Ukraine et les USA, c’est la même chose : « Depuis la Chute du Mur, les américains ne peuvent taire plus longtemps leur authentique amour des russes. Car dans le fond, qu’est ce qui ressemble plus à un russe qu’un américain ? Même culture pionnière, même mythologie de conquête et de valorisation du territoire, même esprit fermier. »




jeudi 22 décembre 2005


Open range
posté par Professor Ludovico

Avec les conseils de mes amis, il faut se méfier. On m’avait promis avec Open range le retour de Kiki, the Artist Formerly Known as Kevin Costner. J’ai toujours aimé Kiki, même dans sa chute. L’idée d’un retour au western, pur et dur, authentique, ne pouvait que séduire l’amateur de réalisme qui sommeille en moi.

Je profitais donc d’un rendez vous raté avec Monsieur Kong, dû à une rocambolesque histoire de parking déficient, pour louer en DVD l’opus en question.

Las, dès les premières minutes, il devint évident que nous nous dirigions vers le nanar absolu. Passé les premières minutes splendides (Le Wyoming, le vent dans la prairie, le tonnerre, la pluie), l’inanité des dialogues avait fait son œuvre. Oui, on cherchait à faire vrai, à sonner comme les vraies gens de l’ouest du XIX°, mais cette idée était pathétique.

Les méchants étaient très méchants (ils tuent même le chien) ; les gentils étaient très gentils (sur le chemin de la vengeance, ils sauvent un chien) ; les vierges, très vierges (Annette Benning, vierge ???).

Les dialogues assez croustillants finirent par me dérider ainsi que mon compagnon d’infortune, et nous passâmes la suite du film à l’étage du deuxième degré.




jeudi 22 décembre 2005


Le retour des films « ooh » « aah »
posté par Professor Ludovico

Avec King Kong, Peter Jackson signe un retour inespéré dans la catégorie des films « ooh » « aah ». Ces films, ce sont ceux qui vous font passer deux heures (ici 3) de bonheur pur et simple, qui donnent envie de taper dans les mains et de hurler au réalisateur « encore, encore ! ». Des films sans prétention artistique, si ce n’est de divertir.

Inespéré, car les trois derniers pensums de monsieur Jackson autour du Retour du Roi des Deux Tours de la Compagnie de l’Anneau, on pouvait craindre le pire. Certes, la tâche n’était pas facile, la montagne tolkiennienne se dressait devant lui, avec ses millions de fans attendant dans l’ombre de Mordor pour punir la moindre faute de goût. Au final, une adaptation pas si ratée que ça, mais des films pesants, répétitifs, et loin de l’esprit de Tolkien, s’il en respectait pourtant la lettre.

Là, probablement libérée par l’absence de chef d’œuvre à adapter (le film originel est un chef d’œuvre, oui, mais de série B), Jackson semble libéré. D’autant plus qu’il a trois succès monumentaux derrière lui et qu’Hollywood doit probablement hésiter à lui faire la moindre remarque. C’est pourquoi il se permet à peu près toutes les fantaisies. Reconstitution des années 30, intro longuette sur la Grande dépression et son impact sur ses personnages, avant d’entrer dans le vif du sujet : l’Ile, les cannibales, le Singe, etc.

A partir de là, ça casse la baraque, période Spielberg des grands jours : les morceaux de bravoure s’enchaîne, et s’autorise même quelque séquences humoristiques. Quand on croit avoir atteint le sommet, il remet ça à la séquence d’après, et ce rythme va tenir jusqu’au bout.

Il réussit la gageure de faire croire à la fois au film d’action, à l’histoire d’amour avec le singe, à l’histoire d’amour avec le scénariste, tout en prenant le temps de croquer aussi d’un trait ses autres personnages (le capitaine louche, le réalisateur monomaniaque, le gentil assistant, etc.). Il se paie même Hollywood au passage, et ses passages sur le monde su cinéma sont assez croquignolets : bref, ne boudons pas notre plaisir, on en redemande !




jeudi 1 décembre 2005


Balle de match
posté par snake

Petite parenthèse : que c’est pénible ces titres de film pas traduits. Parce que je veux bien, mais match point ça veut dire balle de match. Pas autre chose. Pas de jeu de mots intraduisible. Pas de double sens ésotérique. Rien. Balle de match. Ca veut dire ce que ça veut dire. Rien d’autre.

Bon. Le film. En fait, si l’on en croit Télérama, il est bien meilleur que le dernier qui s’appelait on ne sait plus très bien comment. D’ailleurs celui-ci était déjà bien meilleur que son prédécesseur. C’est ça qui est bien avec Woody Allen. Il se bonifie avec l’âge. C’est vrai ça, quand on revoie Manhattan (Manhattan), Guerre et Amour (War and Love), on se dit, quand même, quel chemin parcouru !

Bon. Le film. Si vous avez vu Crimes et Délits, grosso modo, c’est le même argument. L’homme est naturellement mauvais, mais c’est de la faute de la femme, plus exactement des blondes. Et c’est un peu le problème de Woody Allen. Pourquoi raconte-t-il toujours la même chose, avec si peu de façons différentes de le faire ? Woody Allen ne sait jouer que sur deux registres : le comique burlesque et le drame psychologique. Ici, il a tenté de nous jouer le coup du thriller. Mais on voit bien que ce n’est pas sa tasse de thé. Pour le reste, les acteurs sont formidables. Quoique Scarlett ne nous fera pas oublier Lost in Translation. Les décors sont formidables. La photographie est formidable. Mais bon. On sort de là avec une impression de déjà vu de façon pas très différente qui est quand même assez désagréable.




lundi 21 novembre 2005


10 bonnes raisons de ne pas acheter Star Wars III en DVD
posté par Professor Ludovico

(même si c’est déjà trop tard)

1. On y tue des enfants* : avez vous vu une seule scène semblable dans la trilogie ?

2. Natalie Portman est mauvaise pour la première fois de sa carrière

3. Il y a une scène émouvante avec Jar-Jar Binks

4. George Lucas n’en a pas besoin : il a déjà gagné 3 milliards de $ avec Star Wars et 9 milliards de $ avec les produits dérivés. Vous lui avez assez donné de fric comme ça, non ? Pourquoi aller voir un type qui détruit vos rêves de jeunesse ?

5. Il y a encore plus d’effets spéciaux, encore plus de sabres laser, encore plus de musique, encore moins de scénario, encore moins d’acteurs. Star Wars est devenu un américain : un obèse aux os fragiles

6. Pourquoi acheter la suite de deux films que vous avez jugés nuls ?

7. George Lucas va pouvoir enfin se consacrer à ce qu’il sait faire, c’est à dire producteur : Indy IV, au boulot ! ! Et laisser les professionnels faire leur travail : Spielberg, les scénaristes, les acteurs…

8. Dans Star Wars III, on ne sait toujours pas qui est le père de Han Solo (pourtant, il existe, non ?). et en plus on voit le Faucon Millénaire !**

9. Hayden Christensen a coupé ses cheveux (alors que son style « Coupe écolier allemand 1983 » commençait juste à faire fureur dans les écoles…

10. Le succès de Star Wars rend malheureux George Lucas : « J’ai toujours eu un problème avec l’idée d’être George « Star Wars » Lucas. Je ne me suis jamais reconnu dans cette définition. Mais après toutes ces années, j’ai fini par m’y habituer : ce n’est pas si douloureux, finalement.»(Time Magazine lors de la sortie) Vous pouvez aussi lire « Le Nouvel Hollywood » à ce sujet

* Mon analyse psychologique (je sais, vous l’attendez tous), c’est que George Lucas tue symboliquement tous les gamins de la planète qui l’ont obligé à consacrer sa vie à Star Wars, alors que son rêve, c’était de faire des petits films d’auteur en vidéo.

** cette information est © JM Fouk




septembre 2026
L M M J V S D
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930