[ Les films ]



vendredi 3 novembre 2006


Mémoires de nos pères
posté par Professor Ludovico

Ah, magie du cinéma ! Ah, versatilité infinie du public ! Même le Professor Ludovico n’échappe pas à cette terrible malédiction. Il aime ce film raté, lui qui voue aux gémonies, chaque jour que Dieu fait, tous les scribouillards à la petite semaine qui ne savent pas finir un scénario ! Peut être que le Professor est un peu trop accro à la Seconde Guerre Mondiale ? Peut être que cette histoire de vrai-faux héros lui tripote les entrailles ? Pourtant, on n’y comprend rien à ce film ! Où est votre histoire, M. Eastwood ? Où sont les personnages, M. Haggis ? On n’y comprend rien, à vos Drapeaux de vos Pères ! On a même l’impression que Eastwood (et Spielberg, co-producteur) courent après des lièvres qui ne sont pas rattrapables : l’anti-héroïsme de Voyage au Bout de l’Enfer, la reconstitution « terrain » de La Ligne Rouge, le réalisme effréné de Il Faut Sauver Le Soldat Ryan… Tout cela échoue, se mélange, mais l’intrigue progresse.

Car passé cette première demi-heure, et ses multiples flash-back, flash-forward, quand les fumées des obus de 400 se dissipent, on commence à y voir plus clair. Donc il y a un fils, aujourd’hui, qui cherche des témoins pour lui parler de son père, un des trois « héros » qui ont planté le drapeau à Iwo Jima, ce moment connu de tous, grâce à une photo historique … Mais ce père, l’un de ces soldats que l’on voit grenouiller sur la plage d’Iwo Jima, c’est qui ?

Puis il y a ensuite cet indien, qui n’a pas de nom, et qui ne veut pas être un héros. Au cours du film, on découvre son prénom, Ira. Ceux qui aiment Johnny Cash reconnaissent alors Ira Hayes, et sa Ballade du même nom. Et comprennent tout de suite son destin tragique. On progresse… On passe ainsi de la bataille d’Iwo Jima à ses préparatifs, pour revenir au fils qui cherche aujourd’hui le héros dans le père, puis on retourne après la bataille, assister à la médiatisation des « héros » d’Iwo Jima, pour revenir encore et toujours à la bataille elle-même…

Petit à petit, dans cette confusion, le puzzle s’assemble pourtant. C’est déstabilisant, mais ça sert aussi le propos. Comme le dit un protagoniste « Nous n’étions pas des héros, c’est vous qui avez fait de nous des héros. Vous voulez toujours qu’on vous raconte une histoire… » Message qui pourrait tout aussi bien s’adresser au spectateur !

Mais Clint Eastwood, lui, se refuse à raconter une histoire : à la guerre, il n’y aucune logique, il n’y a pas de début, pas de fin. Il n’y a pas de héros, il n’y a pas de méchants*. Il n’y a pas de parcours christique : le petit gars du Texas venu se sacrifier sur les plages du Pacifique pour planter la star spangled banner, ça n’existe pas ! D’ailleurs, cette scène de drapeau est incroyablement filmée, en temps réel, quasi documentaire, ça pourrait être de la vidéo : ce moment héroïque, c’est juste des gars qui cherchent un bout de ficelle pour faire tenir un drapeau sur un tube en métal ?

C’est ainsi qu’Eastwood avance ses pions, petit à petit, et gagne la partie. Il réussit un film raté par endroits, mais passionnant de bout en bout. Et surtout, fait passer un message compliqué. Une gageure, surtout aujourd’hui.

*Eastwood en fera la démonstration l’année prochaine, en filmant Iwo Jima du côté japonais : Letters from Iwo Jima




mercredi 1 novembre 2006


Thank your for smoking
posté par Professor Ludovico

C’est un peu le reproche que l’on peut faire au cinéma indépendant en ce moment : c’est gentillet. Ici, c’est gentillet et malin. Thank your for smoking s’attaque en apparence à une cible facile – les lobbyistes du tabac – mais retournent machiavéliquement le spectateur en s’attaquant aussi à la partie adverse : les lobbies anti tabac. L’histoire tourne aussi de l’éternelle (et pour tout dire ultra chiante) « father and son relationship ». Mais ça aussi, il réussit à s’en moquer gentiment. Le reste est à l’avenant, drôle, pédagogique, et pas ennuyeux. Mais on aurait envie que ça morde un peu plus…




mercredi 1 novembre 2006


The Queen
posté par Professor Ludovico

Voilà un film qui ose, mais peut être pas assez… The Queen raconte, du côté d’Elisabeth II et de son entourage, la semaine qui sépara la mort de Diana de son enterrement. Et c’est tout simplement shakespearien : La reine, coincée dans ses traditions et qui tient enfin sa vengeance psychologique sur la « Princesse du Peuple » ; son mari, falot, qui la soutient, son fils Charles, qui en profite pour prendre ses distances et régler quelque conflit oedipien, et surtout Tony Blair, débutant premier ministre qui s’empare de cette affaire pour, une fois de plus, asseoir sa popularité.

Mais le film est plus malin que ça, chacun va révéler un côté alternatif : Charles ne peut s’empêcher d’être triste, Blair finit par compatir pour la reine, et Elizabeth elle-même, au cours d’une surprenante métaphore animalière, va elle aussi « heurter le mur » comme disent les anglais.

C’est remarquablement joué, rapide, malin, et drôle. Le seul reproche qui reste néanmoins, c’est que ça aurait pu aller plus loin… Plus dans la tragédie, ou plus dans la comédie… Ce qui fut probablement impossible à réaliser avec des protagonistes connus de tous et encore vivants…




lundi 2 octobre 2006


Little Miss Sunshine
posté par Professor Ludovico

La France, fille Aînée de l’Eglise… du cinéma indépendant US ? C’est à se poser la question, après avoir vu Little Miss Sunshine, encensée par la critique : « incroyable petit film » « acide, tendre, cruel » « échappée drolatique » « Menée tambour battant », on vous passe les détails. Si vous avez lu ma critique sur Sideways, vous voyez où je veux en venir. Même film, mêmes effets sur la critique. Daniel Schneidermann ferait sûrement une excellent papier là-dessus, l’effet boule de neige sur des médias qui se montent le bourrichon pour décréter que tel film est Le Film Du Mois.

Ce film-là n’est pas mauvais, il est même drôle. C’est très bien joué. Voilà. C’est tout. Ca manque un peu de tout : un peu plus d’histoires, un peu plus drôle, un peu plus cruel, un peu plus caustique. Surtout qu’on peut trouver beaucoup mieux dans le genre : Les Berkman se Séparent, par exemple. La Vie Aquatique, récemment.




dimanche 1 octobre 2006


A Scanner Darkly
posté par Professor Ludovico

Les cinéastes rêvent-ils de Philip K. Dick ? Sûrement. Mais aujourd’hui, qui ne rêve pas de Philip K. Dick ? Nous vivons dans un monde dickien, monde qu’il a prophétisé tout au long de son œuvre : Nicolas Sarkozy rêve de pouvoir arrêter les crimes avant qu’ils ne soient commis (comme son ami Tom Cruise de Minority Report). Une milliardaire américano-irakienne part en vacances dans l’espace, comme dans Total Recall. Nous regardons sur France 5 une émission qui s’appelle Ubik. Et la moitié des américains croient probablement à la Vérité Avant Dernière, qui nous fait croire que nous sommes en guerre, et restent dans le Bunker, alors que la guerre est finie depuis longtemps.

Car il est vrai que Philip K. Dick fut un incroyable visionnaire, mais aussi un très médiocre écrivain. Pire, il le savait ; ayant écrit des centaines de romans, il n’a jamais réussi à en peaufiner un. On doute même qu’il en ait relu certains. Il vécut misérable, et au moment de toucher le jackpot d’Hollywood, il mourut, juste avant que Blade Runner ne sorte.

Depuis, il n’a cessé de faire fortune. Ou, en tout cas, son œuvre a fait fortune. Pas moins de 10 films en 20 ans ! Scott, Verhoeven, Spielberg, John Woo : excusez du peu !

Qu’est-ce qui les attire donc tant ? Le côté visionnaire : dès les années soixante, K. Dick parlait de ce qui arrive aujourd’hui. L’humanisme, aussi : K. Dick est auteur de SF par obligation, mais c’est surtout de nous qu’il parle, de nos névroses, de notre schizophrénie. Mais surtout, c’est pour des raisons beaucoup plus prosaïques que K. Dick est autant adapté : ses livres sont nuls ! Une idée géniale, des personnages archétypaux (Shreck, Arctor, Deckard), des dialogues à deux cents, une histoire vite baclée : quel plus beau terrain vierge pour un scenariste ?

Ils ne sont pas gênés, d’ailleurs. Les plus grands films tirés de l’oeuvre dickienne se sont faits au prix de révisions mémorables, voire même d’un changement radical de genre (film noir pour Blade Runner, film d’action pour Total Recall, etc.) Scott inversé la sécheresse de Los Angeles en 2019 par une pluie incessante, avec le succès que l’on sait.

Richard Linklater et ses producteurs (Soderbergh-Clooney, toujours aux avants-postes) ont fait le pari contraire : A Scanner Darkly tente l’impossible : adapter fidèlement l’œuvre dickienne (Substance Mort en français). C’est probablement pourquoi c’est raté. Pas complément d’ailleurs, mais peu sexy au final. On suit une bande de drogués, et un flic infiltré parmi eux ; il suffit de lire le pitch pour comprendre qu’on est chez K. Dick : « un flic infiltré se voit confier la mission de s’arrêter lui même » (sic)

Le film va donc suivre de manière indolente les conversations de camés, plutôt rigolardes et bien jouées (mention spéciale, une fois de plus, à Robert Downey Jr). Mais l’intrigue n’avance pas. On se surveille, on se drogue, on délire, on repasse en boucle les vidéos. Si on s’intéresse aux histoires de came, on est en terrain connu. On imagine bien que les acteurs se sont éclatés à jouer ça, ayant eux-mêmes eut fort à faire avec la drogue (Wynona Ryder, Robert Downey Jr)… mais bon, c’est un peu ennuyeux à la fin, et on ne voit pas où ça veut en venir ; tout sera résolu, deus ex machina, dans les dix dernières minutes.

Pour finir, l’aspect visuel a fait couler beaucoup d’encre, et c’est vrai que c’est impressionnant, ces images redessinées par ordinateur après avoir été filmées. Elles donnent un ton futuriste qui au final … dessert le film, puisque celui-ci ne se déroule que « dans 7 ans ». Là où le même procédé faisait la fortune de Renaissance, il est sous-exploité ici (pas de vaisseau, pas de décor gigantesque). le film aurait donc gagné à un traitement réaliste, voire même vidéo, puisque la télésurveillance est au cœur du film.

On ne peut que comparer A Scanner Darkly avec Miami Vice. dans les deux cas, la forme l’emporte sur le fond, et draine, malheureusement toute l’énergie du metteur en scène.

* Si vous ne voulez pas lire Dick, il suffit de lire l’excellente biographie que lui a consacré Emmanuel Carrère : « Je suis vivant et vous êtes tous morts »




mercredi 27 septembre 2006


Subventions
posté par Professor Ludovico

Entendu ce matin sur Europe1*, le genre de chiffre qui réjouit le Pr Ludovico. Grâce aux subventions françaises, le cinéma africain peut exister. Que ferait ces pauvres africains sans nous ? Sans le Génie Français et notre formidable système qui protége l’Art et les Artistes ? Ainsi 10 films africains ont été soutenus, produits et sortis en salle en 2005. Pendant ce temps, le Zaïre, sans subventions, a produit … 200 films.

*dans le cadre d’une émission plus générale sur les clichés sur l’Afrique




lundi 25 septembre 2006


Miami Vice
posté par Professor Ludovico

Qu’est-il arrivé à Michael Mann ? Où est passé le génie de Heat, le virtuose d’Ali et de Révélations ? La réponse est simple : il fait Chef Op’ de luxe pour Mann Michael, le scénariste tâcheron de Miami Vice.

Avant d’abattre le film à l’aide mon Glock de service, il faut dire que Miami Vice n’est pas un film sans qualités. D’abord, c’est d’une beauté à couper le souffle : le moindre plan de chargeur M-16, de soleil couchant ou de Ferrari est à couper le souffle. Le Mann est capable de filmer des cheveux mouillés sous la douche, caméra portée, avec autant d’élégance que les Falcon au milieu des nuages, ou le sombre éclat d’un gun dans la lumière glauque de Miami.

Ensuite, Mann invente carrément sous nos yeux un nouveau genre cinématographique : le cinéma-vérité-hollywoodien. Avec des caméras DV, nous voilà plongés au coeurr de l’action, d’un réalisme étouffant. Le film se promène de Miami à Ciudad del Este, plus vite qu’il n’en faut à Colin Farrell pour emmener Gong Li déguster un Mojitos à La Havane. Ce qui permet de donner au film une caution de quasi-reportage sur les banlieues crasseuses de Port Au Prince, les trailer parks de Miami, ou les chutes d’Iguacu.

Mais c’est aussi ce qui détruit le film. Derrière le réalisme outrancier, se cache un scénario parfaitement indigent. L’intrigue elle-même est déjà faiblarde (deux flics abandonnent une opération importante pour se porter immédiatement au secours d’un de leurs informateurs. Celui-ci se fait tuer, les deux flics se mettent au service du FBI pour retrouver qui l’a balancé… Ils deviennent instantanément des transporteurs de drogue crédibles, obtiennent la confiance du plus gros trafiquant de drogue de la planète, baisent sa femme, se font enlever leur copine, et dans la même demi-heure la sauve des griffes des Aryens qui contrôlent le trafic à Miami !)

Miami Vice est sûrement scénario plus ridicule de l’année ! On ne comprend rien à l’intrigue. Les personnages n’ont pas d’épaisseur (et on rarement vu des acteur de ce calibre jouer aussi mal). Les confrontations flics-bandits sont pathétiques. On se menace en roulant des gros yeux, comme dans la cour de l’école quand on joue aux gendarmes et aux voleurs. Il n’y a aucun enjeu derrière les personnages. On n’a pas peur une seule seconde qu’il leur arrive quelque chose. On aimerait bien qu’il leur arrive quelque chose !

Et comme on s’ennuie tellement, (ou on rigole, c’est selon), que l’on ne peut s’empêcher de faire les comparaisons qui tuent : Le deal qui tourne mal (tellement mieux fait chez le Scarface de De Palma)… le flic qui tombe amoureux de la femme du patron (tellement mieux fait chez le Scarface de De Palma)… Les troubles des flics undercover (tellement mieux fait dans Donnie Brasco)… la guerre des polices (tellement mieux fait dans Heat)… Etc. etc.

Autant Heat était réussi, autant Miami Vice est un ratage complet. On y retrouve pourtant les obsessions du réalisateur (l’amitié virile, la frontière ténue entre flic et voyou, les femmes qui viennent compliquer tout ça…) Mais cette fois-ci, ça ne marche plus. Et ça confirme l’option d’un Michael Mann en roue libre, déjà aperçue dans Collateral, film qu’on avait cru pouvoir habiller du manteau du « bel exercice formel autour du film de genre »… mais déjà pointait un certain ennui, et une fainéantise scénaristique évidente. Défauts qui ne pouvait que donner naissance à Miami Vice.




vendredi 22 septembre 2006


rottentomatoes.com
posté par Professor Ludovico

Un site de cinéma que je viens de découvrir, pas mal du tout : http://www.rottentomatoes.com/

Des critiques, un forum, le box office… à ajouter immédiatement dans vos signets !




samedi 5 août 2006


Salo ou les 120 Journées de Sodome
posté par Professor Ludovico

En plein désert aoûtien, je révise mes classiques, et vais souvent voir ce que j’appelle les films Officiel des Spectacles ; à savoir les films qui sont depuis 20 ans à l’affiche, dans une salle pourrie du V°, et draine des aficionados tous aussi bizarre les uns que les autres. Il y a le Rocky, bien sûr, mais aussi Chronique d’Anna Magdelana Bach, et autres Contes de la Lune Vague après la Pluie… Les pasoliniens ont leur cinéma, l’Accatone. Je suis donc allé voir le dernier film du maître, précédé de sa réputation sulfureuse : horreurs et orgies, derniers jours du fascisme, derniers jours de Pasolini (il mourra assassiné juste après la Première).

Eh bien, cette réputation n’est pas galvaudée. Ce film est horrible. Métaphore ou pas du fascisme (il ne s’est semble-t-il pas passé grand’chose dans la République de Salo). Mais pour Pasolini, c’est juste un prétexte pour régler ses comptes avec le mariage, les prêtres, les fascistes, l’argent, la société de consommation. Est-ce suffisant ? Car le film, outre être mal joué, mal doublé, long et pénible, ne fait aujourd’hui plus beaucoup d’effet. On voit des mecs s’enculer ? On voit des types se faire torturer ? On voit des filles nues manger leur caca ? Et alors ? On sent tellement que Pasolini s’amuse derrière la caméra, qu’il veut choquer le bourgeois, que l’exercice devient vite fastidieux. Aujourd’hui, ce n’est plus regardable.




samedi 5 août 2006


Full Metal Jacket
posté par Professor Ludovico

Il faut regarder régulièrement les Kubrick, simplement pour remettre les compteurs à jours. Un documentaire sur John Wayne m’a donné envie de revoir l’opus vietnamien du Maître. Je me rappelle très bien ma première vision, en VF, quand j’étais à l’armée en 1987. Et de ma déception aussi. Je m’attendais à un truc énorme sur le Vietnam, et que nous avait concocté Mister K ? Un huis clos, puis un anti-film du Vietnam, sans jungle ? sans palmiers ? sans hélico ?

Mais je sais aussi que les génies ne sont pas destinés à être compris immédiatement (on encense seulement maintenant Heat, et Eyes Wide Shut). J’attendis donc. Evidemment, la lumière vint. Ce n’était pas un film sur le Vietnam, mais un film sur la Guerre, et sur ce qu’elle nous fait : c’est-à-dire plaisir ! Car comme le disait Coppola à l’occasion d’Apocalypse Now, « Si la guerre était aussi dégueulasse, on ne trouverait pas autant d’hommes pour la faire ! ».

Full Metal Jacket montre donc cet effet décérébrant, au travers de Matthew Modine, branleur génial, jamais vraiment là, mais qui tient tête à son instructeur puis finit par parler comme lui, qui porte un casque « Born to Kill », et le « Peace symbol » en même temps, le tout pour symboliser la « dualité de l’homme ». Derrière la boutade, tout est là. On veut la paix, mais on prépare la guerre. On ne veut pas de guerre en Irak, mais on veut continuer de trouver de l’essence bon marché pour mettre dans nos 4×4. On ne veut pas de guerre au Liban, mais on ne veut pas d’avion dans nos tours.

Ce film, vingt ans après, reste minéral, impeccable, parfait. Il a même perdu sa connotation Vietnam. On pourrait être en Irak, au Liban, les hommes restent les mêmes, perdus dans le septième cercle de l’enfer, mais chantant toujours « Mickey Mouse, Mickey Mouse » …

Paint it, black.




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