[ A votre VOD ]

Commentaires et/ou Conseils d’achat de DVD – Peut dégénérer en étude de fond d’un auteur



lundi 30 juin 2008


Actualité de Blade Runner
posté par Professor Ludovico

Les grands films ne meurent jamais. Blade Runner fait partie de ceux-la. On a beau avoir le DVD, le Blu-Ray, quand ça passe a la télé, on regarde. Même si c’est en VF, format charcuté, et non sous-titrée.

Hier c’était donc Blade Runner sur France2, pour la énième fois, et on se laissait doucement bercer : « Tous ces moments, perdus dans l’oubli, comme des larmes dans la pluie… Il est temps de mourir. »
C’est la plus belle scène du film (la mort de Rutger Hauer). C’est aussi le pire plan du cinéma scottien : la colombe libérée par le réplicant s’élance dans un ciel bleu improbable, le long d’une cheminée en plastoque (filmée dans l’arrière cour de la Fox ?)

Un ciel bleu ? Dans unLos Angeles glauque, où il pleut depuis deux heures ? Ce plan a fait causer dans les chaumières des Bladerunnerophiles maniaques dont je fais évidemment partie.

Et là, surprise, le plan a disparu, remplacé par une colombe plus raccord sur fond avec de ville noirâtre. Et en plus, ils ont encore changé la fin : plus de travelling aérien sur fond de musique de Vangelis, non, un cut au noir pour passer direct au générique…

Et là, polémique : le film, il va le retravailler combien de fois, le père Ridley ? Car résumons-nous : après la version originale (avec voix off), le Director’s Cut (sans voix off, mais avec le plan de la licorne qui change tout le sens du film (théorie développée tout à la fin de cette chronique), puis le Director’s Cut définitif (l’année dernière), jusqu’où ira-t-on dans le révisionnisme cinématographique ?

Un film, c’est un film, c’est une époque, et les défauts qui vont avec. Mais le numérique (et la perspective de gros sous) a affolé Hollywood, qui n’a pas fait dans le détail : les clopes et les armes de poing supprimés dans E.T., les effets spéciaux refaits de Star Wars, et comble de l’abomination, Apocalypse Now Redux !

Refusons de jouer le jeu ! Boycottons ces rééditions !… enfin… essayons !




samedi 29 mars 2008


Wild Wild West
posté par Professor Ludovico

Dans un genre plus léger, j’ai enchaîné sur Wild Wild West, film que j’avais détesté à sa sortie. Et bien, sur TF1, il ne s’en est pas mal tiré (comme quoi il existe bien un format télé pour certains films, qui ne méritent pas la salle, mais passent très bien le dimanche après-midi devant votre canapé).

Au rang des réjouissances, quelques scènes d’anthologie : le discours du lynchage de Will Smith devant une assemblée de blancs médusés, la parodie de la Voix de Son Maître Pathé Marconi, la paire de fesses hallucinantes de Miss East* (Bai Ling), la performance hallucinée de Kenneth Branagh en Arliss Lovelace (et un brit’ de plus dans ma liste des méchants de cinéma américain !).

J’ai même finit par trouver que WWW respectait au moins la lettre de la série : humour et délires steampunks. Je dis bien « à la lettre », car je ne leur pardonnerai jamais d’avoir remplacé Robert Conrad, l’Homme le Plus Sexy du Monde, par Will Smith, sexy mais PAS James West. James West est BLANC, les gars ! On peut faire beaucoup de choses contre le racisme, mais ça c’est vraiment du politiquement correct de bas étage…

Et puis ils n’ont utilisé la formidable musique qu’une fois…

Et puis globalement, le fim était assez nul, non ?

* qu’on comparera avec plaisir à la demi-seconde de nichons de Salma Hayek dans Frida. Comme quoi 12 images de film peuvent suffire à la plupart des spectateurs mâles de ma génération…




samedi 29 mars 2008


Ben Hur
posté par Professor Ludovico

C’est toujours bien de revoir des vieux films. En ce Lundi Pascal, cloué au lit pour des raisons que je ne peux détailler ici, je tombe sur Ben Hur. Tiens, je vais zapper les nunucheries cathos en attendant la Course de Chars ! Et puis on s’attarde, on batifole, et on se finit par regarder tout le film.

Car Ben Hur est un grand film. D’abord c’est du William Wyler, qui n’est pas la moitié d’un imbécile, un pilier de Hollywood, même : Vacances Romaines, Funny Girl, La Maison des Otages

Mais surtout, Ben Hur dépasse le péplum habituel, étant au contraire porteur d’un message pour le moins complexe, aussi complexe que l’itinéraire de Judas Ben Hur, son héros. Ce message, quel est-il ? Rien de moins que le passage de l’Ancien Testament au Nouveau Testament…

Ben Hur est un jeune juif conducteur de char, ami d’un romain, Messala. Mais Messala doit réprimer les révoltes juives, et ne fait pas dans lé détail : il emprisonne la famille de Ben Hur (mère et sœur), et envoie Ben Hur aux galères.

C’est là que ça se corse. Comme dans tout bon film de gladiateur, Ben Hur est doté d’une impressionnante musculature huilée, qui tape dans l’œil d’un général romain, qui le fouette, pour le mater. Mais lors d’une bataille, où Ben Hur est mystérieusement détaché de son banc de rame, le bateau coule. Le jeune juif, qui ne rêvait que de se venger, plonge à la surpise générale et sauve la vie du centurion. En échange, celui-ci l’affranchit, le convie à son triomphe à Rome et l’adopte !

Devenu « civilisé », Ben Hur finit néanmoins par retourner en Judée, au moment même où un certain Ponce Pilate y est nommé Procurateur. Ben Hur y trouve l’instrument de sa vengeance, dans un épisode grotesque où un cheik arabe (joué par l’improbable acteur gallois Hugh Griffith, maquillé au Nutella) lui propose de défier Messala à la course de char, et où il le tue accidentellement. C’est aussi le moment où il retrouve mère et sœur, lépreuses, et Esther, son amour d’antan récemment converti à la parole d’un certain Jésus de Nazareth.

Refusant le pardon, s’ancrant dans la vengeance old school (œil pour œil, dent pour dent, bref l’Ancien Testament), Ben Hur est incomplet. C’est en acceptant le pardon, en tendant la joue, que le miracle s’accomplit : Christ est mort, Christ est ressuscité et, au cours d’une dernière scène d’anthologie sous l’orage qui gronde sur le Golgotha, la mère et la sœur peuvent enfin guérir de la lèpre, tandis que le sang du christ, qui ruisselle au pied de la Croix, devient ruisseau et rivière, prêt à inonder le monde.

On le voit, Ben Hur (le film) mélange, au coeur d’un incroyable imbroglio, métaphores psychanalytiques (plonger dans l’eau en orphelin juif et en ressortir baptisé et fils de romain, tuer le père pour renaître juif), et messages philosophico-religieux : passer du judaïsme à l’Ancien Testament, de la Loi à la Philosophie, du primitif au civilisé, des dieux romains au Dieu Unique… Ben Hur dépasse largement le seul périmètre de sa course de char.

NB : Ben Hur, c’est aussi le grand film juif de Charlton Heston. Une ode au judaïsme, voire au sionisme. Etoile de David en boucle de ceinturon, nostalgie du pays une fois à Rome, phylactère dans la porte, etc. Charlton Heston est le plus mauvais acteur du monde, et en grand juif aux yeux bleus, il pique les yeux, mais on s’y fait, on finit même par oublier le gugusse de la NRA. Car Charlton est jeune, et Charlton est beau.




samedi 15 mars 2008


La Môme et la Marseillaise
posté par Professor Ludovico

Il y a quand même une très belle scène dans La Môme, chroniquée ci-avant. C’est celle où Piaf, enfant, chante la Marseillaise et vole la vedette à son père. D’abord, pour un peu, la caméra de Dahan s’arrête de virevolter, et l’émotion peut s’installer. Parce que la Marseillaise, ça marche toujours. « Allons enfants ! », et c’est reparti. La question, c’est le rythme : où couper ?

Dahan aurait pu le faire dès le premier couplet, mais il sait, même si c’est long pour un clipeur comme lui, qu’il faut continuer jusqu’au refrain. On ne coupe pas l’hymne national.

Bien lui en prend, car la petite actrice (Pauline Burlet) fait bien le boulot. Et Jean-Paul Rouve, en père jaloux, aussi. Et enfin, le public de ces artistes de rue, qui se laisse gagner par l’émotion. Là aussi Dahan évite la faute de goût classique de ce genre de reconstitution : le cliché. On sort de la Guerre de 14, et les français sont très patriotes. Dahan ne commente pas, n’ironise pas. Très bien.

Le message est passé : l’artiste c’est Piaf, pas son père.




mardi 11 mars 2008


Dr Jivago
posté par Professor Ludovico

L’histoire est un éternel recommencement. Moi qui voulait enrichir ma collection de films à Oscars, j’ai décidé de me fader enfin Dr Jivago. Mal m’en a pris : David Lean est le Ridley Scott des années 60, c’est-à-dire un cinéaste décorateur, un enlumineur, un faiseur, bref, plein de gros mots dans la bouche du Professor.

Dr Jivago, c’est 197 minutes de niaiserie, le tout rythmée par le même scie musicale de M. Jarre père. (On critique la génétique, mais il y a quand même du vrai là-dedans !) Entre chaque scène, un coup de balalaïka pour montrer à quel point cette histoire est triste…

197 mn pour apprendre que les communistes sont des gens méchants, fourbes et cruels, et que si la grande Russie c’était pas joli non plus, au moins les riches mangeaient à leur faim.

197 mn pour que Omar Sharif (Les courses, c’est mon dada !) décide de NE PAS CHOISIR entre l’incroyable bombasse qu’est Julie Christie (95C) et la lépreuse frigide qu’est Géraldine Chaplin, mère-de-ses-enfants !

197 mn de pub pour le Cinemascope et la pellicule Agfa. Parce que Jivago, pour être beau, c’est beau ! La Grande Rue avec le Joli Tramway. La Grande Rue sans le Joli Tramway (les communistes nous ont tout pris, ma bonne dame !) Le Joli Train noir qui traverse la Steppe (plan repiqué de Lawrence d’Arabie, avec des dromadaires, tout aussi nul, mais plus pédé).

Les mêmes causes obtenant les mêmes effets, on peut donc prédire le même destin à tous ces films qui, aujourd’hui, pêtent la reconstitution avant d’écrire une ligne de scénario : celui des enflures à gros budget.

PS Il est intéressant également de voir qu’on écrit finalement que sur sa propre époque. Je viens concomitamment de lire Central Europe, de William T. Vollman, qui a notamment pour cadre la Russie soviétique. Avec beaucoup plus de talent, Vollman ne relaie que les obsessions de notre époque : personnages obsédés du cul, relativismes génocidaires et tutti quanti.




samedi 8 mars 2008


Heureux Qui Comme Edouard
posté par Professor Ludovico

C’est pas le genre de la maison (doublement), mais aujourd’hui, c’est séquence copinage et séquence court-métrage. Heureux Qui Comme Edouard est un court métrage d’une vingtaine de minutes produit par des copains, et dont je suis tombé amoureux en entendant d’abord la BO, dans une maison de campagne pas loin de Pierrefonds. Car Heureux Qui Comme Edouard n’est pas n’importe quel court métrage : c’est une comédie musicale. Et le Professor, vous ne le saviez peut être pas, adore les comédies musicales, américaines évidemment, de l’âge d’or évidemment : Singing in the Rain, Un Américain à Paris, My Fair lady, Girls, etc. et aussi bien sûr, le Rocky Horror Picture Show.

Heureux Qui Comme Edouard n’est pas une tragédie grecque, mais bien l’odyssée du jeune Edouard, au sein des Charybde et Scylla du Merveilleux Monde de l’Entreprise. Edouard y fera grimper la croissance, négociera avec les syndicats, donnera un cours d’économie, et vendra des maisons au peuple, le tout en chansons, et ballets (avec la coopération du ballet de Dijon). Bref, ce court métrage est une véritable superproduction.

Il passe en ce moment Canal+, devrait bientôt passer en clair sur France 3, et vous pouvez même l’acheter sur le site, avec des bandes-annonces gratuites en prime.




dimanche 2 mars 2008


La Môme
posté par Professor Ludovico

Mon ami Eric (eh oui, celui de Joy Division), a inventé une jolie expression, un beau jour de 1984, alors que j’allais voir Paris, Texas : « Ah oui ? Tu vas pointer au chef d’œuvre, comme tous les autres ? ». Qui peut se vanter en effet de n’avoir jamais lu un livre, ou vu un film, parce que toute le monde le recommandait ? Après César, Oscar, avis d’amis, je suis donc allé « pointer au chef d’œuvre » La Môme, afin de vérifier par moi-même la performance Cotillard, et de me plonger dans cette partie cachée de l’identité française qu’on appelle Edith Piaf.

Car Piaf, c’est la France, et Piaf c’est Paris. Oublier cela, c’est s’oublier soi-même. Toutes les chansons de la Môme courent sur nos lèvres, et on se met immédiatement à chanter le refrain. Je ne suis pas plus fan que ça, mais je suis français, et aucun français n’y échappe, pas même les américains : ils ont couronné – à l’évidence – une vision très américaine de la France (Paris ! La bibine ! L’hystérie !)

Pourtant, rien n’empêchait de revisiter le mythe. Soit en le frôlant amoureusement, de loin, soit en dynamitant de l’intérieur. Ce ne fut évidemment pas le choix de Dahan (et surtout pas de TF1, son producteur). Avec La Môme, on est donc dans le biopic à l’américaine, juste retour des choses.

Et c’est donc raté.

Raté, le biopic l’est par essence. Comment s’intéresser à la suite d’un film dont on connaît la fin ? La jeune Piaf deviendra une grande chanteuse, Howard Hughes (The Aviator) un héroïnomane, Johnny Cash (Walk The Line) trouvera la rédemption. De chaque scène, on peut déduire la fin. Piaf entre sur scène, toute tremblante : ce sera un triomphe. Marcel Cerdan prend l’avion : il va mourir. Piaf entre sur scène, toute tremblante : elle va s’évanouir.

C’est pour cela que le réalisateur de biopic se doit de botter en touche. Dahan met toutes ses qualités là-dedans : esthétique irréprochable, comédienne incroyable, images léchées. Mais à force de faire valser la caméra pour montrer l’hystérie piafienne, et l’alcoolémie ambiante, il nous saoule nous aussi. Il enfile les grands moments Piaf, et enchaine les poncifs : « la petite fille abandonnée », « l’alcoolique pauvre », « la star capricieuse ». Ce n’est pas vraiment désagréable, mais juste ennuyeux, comme une séance diapo de copains revenant de Marrakech.

Qu’aurait-il fallu faire, alors ? Rien, en fait. D’abord, ne pas faire de biopic : ÇA NE MARCHE PAS ! Ensuite, botter en touche, mais autrement. Raconter la vie de Piaf par quelqu’un d’autre, comme Todd Haynes raconte la vie de Bowie au travers d’un journaliste dans Velvet Goldmine. Eviter de raconter une histoire, travailler de manière impressionniste, comme Anton Corbjin pour Control. Parler d’autre chose (de la boxe, par exemple), comme Scorcese pour Raging Bull.

Surnage néanmoins de ces deux heures, il faut le souligner, l’incroyable prestation de Marion Cotillard. Il est vrai qu’on a toujours beaucoup d’indulgence pour la bombasse qui s’enlaidit, et qui en général gagne un oscar (Charlize Theron pour Monster, ou Daniel Day-Lewis pour My Left Foot), mais ici, il y a une véritable, invraisemblable performance. Cotillard joue incroyablement bien Piaf : jeune ou vieille, drôle ou en colère, haineuse ou aimante.

Bravo Marion.




vendredi 29 février 2008


Le Pianiste
posté par Professor Ludovico

Cruel dilemme : regarder Pharaon ou revoir Le Pianiste, le chef d’œuvre de Polanski ? J’opterai pour Pharaon, rare à la télé, alors que Le Pianiste doit pouvoir se rattraper en DVD. Et puis, pour le dimanche soir, on évitera ce Pianiste anxiogène, qui aura du mal à passer entre la météo, le résultat des courses, et une pub pour Yoplait.

Car Le Pianiste est un monument brut, terrifiant, qui ne fait rien de moins que de vous mettre au cœur de l’extermination des juifs polonais. Vous êtes Adrian Brody, jeune pianiste polonais doué. Vous subissez les premières humiliations comme lui. Lentement Varsovie sombre, et vous avec. Vous assistez, impuissant, aux exactions des SS. Sans rien faire, comme le pianiste. Parce que tout simplement, vous ne pouvez rien faire. On a rarement aussi bien traité ce sujet.

Dimanche 2 mars, 20h40, France 2




jeudi 31 janvier 2008


Hommage au Framekeeeper
posté par Professor Ludovico

Pas au nôtre, bien sûr, mais à l’original. Quoique…

Lors d’une séance mémorable de CineFast, le Framekeeper (le nôtre, vous suivez ?) nous fit découvrir Framekeeper (l’autre, le cadreur-chef op’, le souffre-douleur d’Ozu) en nous projetant Le Goût Du Saké. On rit beaucoup, mais je gardais l’envie d’en savoir plus sur le Maître. Depuis, j’ai vu Gosses de Tokyo, muet noir et blanc, 1932, et c’était très bien.

C’était donc juste pour prévenir qu’Arte nous proposait, Mercredi 6 à 22h45 Il Etait Un Père (Chichgi Ariki, pour les intimes)

Tentez votre chance, gaijins. Vous tomberez peut être aussi sous le charme…




mardi 15 janvier 2008


Topten 2007
posté par Professor Ludovico

Chaque année, un ami à moi, Philippe, réunit quelques camarades pour le Topten. Le sujet est simple : élire, comme à Télérama ou à Studio, les 10 meilleurs films de l’année (le Topten) et les 5 pires (le Bottomfive). On mange de la galette (j’aime pas ça) et on s’engueule sur le cinéma (j’adore ça). Ils vont beaucoup au cinéma (record 2007 : 109 films), travaillent pour certains dans le milieu, et défendent plus facilement le cinéma français que moi. Pour ma part, j’aime suffisamment la provocation pour leur suggérer que Transformers est, aussi, un grand film de l’année.

Mais cette année, c’était plutôt mou : nous étions peu nombreux, et nous nous sommes accordés à dire (c’est extrêmement rare) que c’était une année sans.

Voici donc leur Topten :
La Vie Des Autres
Ratatouille
Bobby
Half Nelson
Once
Par Effraction
Roman de Gare
Caramel
La Môme
Goodbye Bafana

…et leur Bottom Three :
99F
L’homme sans Age
Le Prix à Payer

Mon Topten :
Control
L’incroyable Destin d’Harold Crick
Mon Frère Est Fils Unique
Kings Of The World
Zodiac
Transformers
Half Nelson
300
Raisons D’état
Apocalypto

et mon Bottomfive :
L’âge Des Ténèbres
Next
L’illusionniste
Les Promesses De L’ombre
Paranoid Park




février 2026
L M M J V S D
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
232425262728