[ A votre VOD ]

Commentaires et/ou Conseils d’achat de DVD – Peut dégénérer en étude de fond d’un auteur



vendredi 7 novembre 2008


Quantum of Solace
posté par Professor Ludovico

« James Bond will return » nous informe le dernier plan du générique de fin ; comme si nous étions inquiets ! Comme si, après 22 films de la franchise, la famille Broccoli s’était lassée de se faire des Goldenballs !

Mais pour le Professore, James Bond vient de naître ! Depuis Dr No, le Professore a vu 4 films brocolis*; depuis Casino Royale, il les a tous vu !

Cet article pourrait d’une certaine manière se retrouver dans la rubrique « Pour en Finir Avec », qui, je le rappelle, est l’appareil critique sophistiqué où CineFast démonte les boursouflures cinématographiques. Mais comme il n’y a pas consensus au sein du conseil d’administration de CineFast, et notamment à cause de la motion A (dite « Framekeeper ») fait ressembler cette noble institution à un avatar du Parti Socialiste. Donc je ne m’exprime ici qu’en mon nom, bien sûr.

Je n’aime pas James Bond parce que j’adore les vraies histoires d’espionnage : La Maison Russie, Scorpio (un film des années 70 avec Delon et Burt Lancaster), Spy Game, Raisons d’Etat. Bref peu d’action, mais des coups tordus, de la manipulation, du cynisme. Pas de gadget, pas d’Aston Martin, et pas de roucoulade au champagne comme générique de fin.

Mais force est de constater, depuis le virage Casino Royale, que la franchise a pris un énorme coup de jeune. Moins de gadget, un contexte géopolitique crédible, des scènes d’action qui font physiquement peur, et le tout – miracle ! – sans perdre son âme. Mais surtout, c’est le personnage qui y a énormément gagné : un très bon comédien, Daniel Craig, qui incarne parfaitement l’ambiguïté de la virilité et de la fracture interne…

Ce Quantum of Solace (moment de répit) n’en est pas vraiment un, puisque ça bastonne de bout en bout. Il y a bien sûr quelques invraisemblances, mais globalement on ne s’ennuie pas une seule seconde.

Alors, quand est ce qu’il return, ce Bond 23 ?

*James Bond contre Dr NO, Dangereusement Vôtre, L’Espion Qui M’aimait, Rien Que Pour Vos Yeux




dimanche 2 novembre 2008


Demonlover
posté par Professor Ludovico

Assayas, c’est une sorte de caricature Inrocks : musique de Sonic Youth, narration cyberpunk, mise en scène lysergique, et casting beautiful people (Connie Nielsen, Chloe Sevigny, Gina Gershon).

Eh bien bizarrement, la premier moitié du film est séduisante, dans sa description glacée du capitalisme moderne : business class, Evian, et amphétamines. On finit par trouver crédible (et terrifiant) le golden boy Charles Berling, et ces histoires de rachat de sites pornos japonais.

Mais la deuxième partie enfonce inexorablement le film : rebondissements incompréhensibles, violence injustifiée, et conclusion moralisatrice à deux balles (qui vit de l’épée périt par l’épée). Pire, on découvre l’incroyable naïveté d’Assayas sur son sujet (le porno SM, c’est pas bien !)

Ce film n’a que 6 ans, et il est déjà vieux…




mercredi 29 octobre 2008


La Faille
posté par Professor Ludovico

Très bon petit film que cette « Fracture » de Gregory Hoblit. Dans deux genre où les américains excellent (le film de procès, le thriller), La Faille ne dépare pas au milieu des A Double Tranchant, Peur Primale et autres Suspect.

Pourtant, l’intrigue est mince (où est l’arme du crime ?), mais le film tient par l’intrigue annexe (le jeune procureur deviendra-t-il un grand avocat dans le privé ?), et surtout aux deux immenses comédiens : Anthony Hopkins (on le savait déjà), et Ryan Gosling (très bon aussi dans Half Nelson).

Le petit gars ira loin, s’il ne brûle pas ses ailes de cire sous le chaud soleil de la Californie…




dimanche 19 octobre 2008


Mensonges et Trahisons… Et Plus Si Affinités
posté par Professor Ludovico

Ca date, mais je viens de le voir… Petit film sympathique, sans plus, sur un aquoiboniste, procrastinateur de première (Edouard Baer). Autant Baer est drôle à la télé quand il improvise, autant il peine à jouer. Surtout qu’en face, l’immense Cornillac, les excellentes Marie-José Croze et Alice Taglioni n’ont pas de mal à lui voler ses scènes, pourtant visiblement écrites pour lui. Ce qui donne des moments parfois excellents et drôles, parfois des scènes plus faiblardes. On aurait pu, comme d’habitude, aller plus loin, plus fort.




jeudi 9 octobre 2008


Bobby
posté par Professor Ludovico

L’enfer est pavé de bonnes intentions, et Bobby en est la démonstration.

Bobby, c’est d’abord la réunion de tous les acteurs hystériquement démocrates d’Hollywood : Sharon Stone, Demi Moore, Martin Sheen, et Emilio Estevez, le fils de Martin Sheen, qui réalise. Objectif (louable) : réaliser un film choral sur ce 5 juin 68 où le Bob se fit descendre. « Où étiez vous ce jour-là ? » semble demander le film. Et d’aligner numéros d’acteurs sur numéros d’acteurs, ce qui fait le sel du film : Sharon Stone en coiffeuse trompée, Demi Moore en starlette alcoolique, Shia Lebeouf en drogué débutant, le tout étant censé fournir une fresque représentative des sixties.

Mais le film, justement, pêche par là ; trop lourdement démonstratif, trop appuyé, pas assez subtil sur le racisme, la libération sexuelle, le consumérisme.

Et aussi, a-t-on a rarement vu film aussi hagiographique sur son sujet, démontrant par là-même, l’espoir fantastique qu’avait suscité sa candidature, et la fascination tenace des américains pour la famille Kennedy, même 40 ans après. « Notre Famille Royale », disait fort justement Jamais Ellroy. Rien dans Bobby sur le côté obscur des Kennedy : les liens avec la mafia, le père nazi, les deux frères queutards, non, rien de rien : Saint Bobby meurt dans les bras de son épouse, comme le précise le très respectueux générique de fin, illustré de photos de la Sainte Famille. S’il n’était pas mort, il aurait évité le Vietnam, résolu les conflits raciaux et amélioré la situation économique, rien de moins…

Malheureusement, comme disait Kubrick, « la vie n’est pas comme dans les films de Frank Capra »…




lundi 6 octobre 2008


The Wire, saison 3, suite et fin
posté par Professor Ludovico

Ca y est c’est terminé ! The Wire (Sur Ecoute) réussit là où beaucoup échouent : faire fin, faire subtil. Il y a des arcs dans cette série, des enjeux, des cliffhangers, mais sans panneau « attention, cliffhanger ! » tous les 3 mètres.

Sans musique. Sans plan à la louma pour « faire comprendre » quoi que ce soit. Tout est dans le scénar, les comédiens, et surtout dans une terrible envie, celle des auteurs, de peindre leur ville.

Paint it, Black

Non, The Wire, c’est la classe.




dimanche 28 septembre 2008


Terre, Champ de Bataille
posté par Professor Ludovico

Dure vie que celle du CineFaster ! Obligé de se colleter deux heures de Terre, Champ de Bataille, le pensum scientologue de Travolta ! Probablement le plus mauvais film jamais tourné : histoire clichée, scénario confus, acteurs pathétiques…

Une telle plantade ne laisse d’étonner : où est l’intention ? L’adepte Travolta voulait-il, en adaptant l’oeuvre de L. Ron Hubbard, faire don de son vitrail scientologue, comme preuve de sa foi ? Ou, au contraire, exécuter bassement une corvée pour payer ses dettes ? Quand on sait que la spécialité de la secte est de recruter des stars en les sortant de très mauvais pas, tout est possible !

Toujours est-il que le film, si irrémédiablement mauvais, reste pour autant un objet d’analyse filmique.

D’abord, la technique : l’image est d’excellente qualité, mais bizarrement, tous les plans sont inclinés à 45°. Message ésotérique ? Les plans s’enchaînent toutes les deux ou trois secondes, ce qui est souvent mauvais signe : par ce faux rythme, on cherche à cacher une faiblesse, scénaristique ou autre. Et les faiblesses, elles ne manquent pas : si on comprend vite l’argument (la Terre est tombée sous le joug d’un peuple extraterrestre particulièrement méchant (les psychlos), et l’humanité est retournée à la barbarie), il est très difficile de suivre l’intrigue qui enchaîne péripétie sur péripétie. Ainsi, le grand méchant psychlo joué par Travolta utilise des esclaves humains (les héros) pour extraire de l’or, et leur confie sans s’inquiéter outre mesure technologie extraterrestre, vaisseaux spatiaux, armes… Ce qui causera évidemment sa perte…

Le seul truc drôle, c’est que les méchants sont sympas (Travolta et Forrest Whittaker) : bêtes, alcoolos, et un peu obsédés par le pognon et les filles. (Les filles psychlos ont des attraits particuliers, comme une langue trèèès longue, mais à part ça, elles sont habillées comme Mylène Farmer)

Le pire, c’est que ce n’est même pas de la propagande scientologue : les humains se libèrent d’eux mêmes, sans l’apport des habituels accessoires vendus à prix d’or aux gogos pour « s’autoaméliorer ».

C’en est presque décevant…




mardi 23 septembre 2008


The Wire (Sur Écoute) Saison 3
posté par Professor Ludovico

Avec des séries à fort degré d’addiction comme Sur Ecoute, une petite appréhension nous saisit au moment d’attaquer la nouvelle saison : « Est-ce que ça sera aussi bien que la dernière fois ? »

La main tremblante, on introduit le DVD dans le lecteur… Logo HBO, nouvelle version du générique de Tom Waits, jusque là, tout va bien…

Et puis ça commence, lentement. Il faut dire qu’avec Sur Ecoute, on est dans l’anti-Lost : pas de révélation, pas de cliffhanger. Images propres, mais pas de mouvement de camera qui traîne… Les personnages sont installés, mais un rythme de sénateur : Barksdale, McNulty, Bodie… Et des petits nouveaux : l’ancien qui sort de taule, le politicard qui en veut… Au bout d’une heure on en saura pas plus, mais c’est comme ça, Sur Ecoute : ça met du temps à démarrer, et 12 épisodes plus tard, ça finit très fort.

Au moment où arrive enfin la reconnaissance critique (Entertainemnt Weekly qui parle de « meilleure série des années 2000 » (après 5 saisons), Télérama qui reconnaît « son erreur »), il est temps de voir Sur Ecoute.

Maintenant.

The Wire, saison 1,2,3 et 4 disponible en France, (au même prix que Joséphine Ange Gardien)




samedi 2 août 2008


Des Serpents dans l’Avion
posté par Professor Ludovico

Les recettes, à Hollywood comme ailleurs, ça ne marche pas. Tout le monde croit que ça marche, mais ça ne marche pas. Si ça marchait, on le saurait, et on ne raterai plus jamais un film. Top Gun, ça marche, et Jours de Tonnerre (Top Gun chez les Nascar), ça marche pas. Il en va de même pour Des Serpents dans l’Avion ; on croit qu’en mettant deux films catastrophes en un (des serpents, un avion), on fait un super film catastrophe. On croit aussi qu’en faisant dans la démocratie participative (les internautes pouvaient proposer des scènes qui ont été ajoutées dans le film), on écrit un scénario. Eh ben c’est pas vrai. Faut un type derrière, qui écrit. Et pas un cabinet de marketing.

Moralité, on ne sait pas avec Des Serpents dans l’Avion si on doit rire ou si on doit pleurer. Ca commence potache, avec critique adolescente et esprit slacker : tu baises dans les chiottes ? Tu te fais mordre ! Tu vas pisser, tu parles à ton petit serpent personnel pour l’encourager ? Tu vas t’en prendre un gros, de serpent ! Tout ça pourrait marcher, ou faire sourire, mais le film se prend aussi au sérieux et essaie de nous faire peur… Et là ça marche plus, parce que les serpents en 3D sont aussi peu crédibles que Samuel L. Jackson en acteur. Les rebondissements sont rigolos, mais on peut aussi regarder Airport pour rigoler. Non, Des Serpents dans l’Avion est une vraie perte de temps.




dimanche 20 juillet 2008


Le Beau-Père
posté par Professor Ludovico

Oh sombre révélation ! Je viens de réaliser, grâce à Imdb, que Terry O’Quinn, l’un des héros de Lost (Locke, pour être précis), n’est autre que Le Beau-Père, dans le film éponyme de 1987.

Quoi, vous n’avez pas vu Le Beau-Père ? Mais quel genre de CineFaster êtes-vous ? L’un des meilleurs films d’horreur des années 80 ! Le pitch est simple : Le Beau-Père est un homme bien sous tout rapport, affectueux, paternel, travailleur, a decent american people, qui séduit des veuves ou des divorcés, et les massacre consciencieusement, ainsi que toute leur famille !

Parce qu’il évitait le gore, mais se concentrait sur l’effroi pur généré par ce contraste, Le Beau-Père me fait encore des frissions dans le dos… Il doit être dur à trouver, mais si vous tomber dessus…

*c’est un film de Joseph Ruben, qui a réalisé depuis Mes Nuits avec Mon Ennemi, Money train, The Good Son (Le Bon Fils), et The Forgotten (Mémoire Effacée)




novembre 2026
L M M J V S D
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30