[ Les films ]



vendredi 28 octobre 2011


Le jeu vidéo a gagné
posté par Professor Ludovico

Couverture de 20 Minutes, cette semaine. Un soldat, un titre : « Un chef d’œuvre » et une signature : Première. Première, LE magazine du cinéma en France depuis trente cinq ans. De quoi parle Première ? De The Artist ? De Contagion ? De Hugo Cabret ? Non, de Battlefield 3, blockbuster du jeu vidéo qui sort cette semaine. Bien sûr, il ne s’agit que d’une publicité. Bien sûr, Première continue à parler majoritairement de films. Mais l’idée que des publicitaires préfèrent citer un magazine de cinéma grand public plutôt que Joystick ou PC Jeux en dit long sur ce qu’est devenue cette industrie, qui a dépassé en dollars le cinéma, et ce, depuis 2001.

Nous nous demandions où était passé la GCA, elle était là, sous nos yeux, sur nos téléviseurs. Mais nous ne la voyions pas… soit nous n’avons pas de console, soit nos enfants en ont, et nous sommes déjà trop vieux pour y comprendre quelque chose.

Le Professore encourage pourtant son lectorat fidèle à jeter un œil sur ces œuvres, en dépassant le baratinage moraliste de saison (le-jeu-vidéo-qui-tue-nos-enfants) et en acceptant que Super Mario n’est pas Dead Island, tout comme Cars2 n’est pas La Nuit des Morts Vivants. La question n’est d’ailleurs pas d’y jouer, mais bien de regarder ces jeux. Peut-être tomberez-vous, comme le Professore, sous le charme esthétique d’un Final Fantasy, sous l’humour ravageur d’un GTA, sous la nostalgie irrépressible du Western Red Dead Redemption.

Car ces jeux, comme Battlefield 3, Call of Duty Modern Warfare, Rage bientôt, sont les dignes successeurs des Top Gun, Quand les Aigles Attaquent, ou Mad Max de nos chères années 70-80.

Même vision bourrine de la guerre, de l’héroïsme à deux balles, « Putain ca fait mal mon lieutenant* » et de suprématie yankee. Les ricains attaquent Téhéran dans Battlefield 3, mijotent des mauvais coups à Cuba dans Call of Duty. Quand à Rage, l’apocalypse post pétrolière est au bout du chemin…

Il reste seulement au jeu vidéo de gagner en maturité, de prendre un peu de distance avec son propre produit, de proposer une autre vision plus critique, ou plus artistique (à l’instar de la scène dite indépendante)… Ce qu’il ne manquera pas de faire, mécaniquement, par le vieillissement et l’élargissement de son public.

*Le visionnage concomitant de Centurion – péplum pseudo moderne dans la forme et rance dans le fond – ne fait qu’élargir dans mon esprit le canyon qualitatif, déjà gigantesque, entre un cinéma grand public à court d’idées et le jeu vidéo virevoltant de créativité, ou la série télé, seul produit de divertissement adulte que sont en mesure de nous proposer les Etats-Unis d’Amérique.




lundi 24 octobre 2011


3D part 3
posté par Professor Ludovico

On remet le couvert sur la 3D aujourd’hui, et qu’est-ce qu’on lit le soir même dans Libé d’aujourd’hui, si ce n’est la même chose ? Hollywood place ses derniers espoirs dans Tintin, car les derniers film en 3D n’ont pas fait recette : Toy Story 3 ou Shrek 4 ont gagné moins d’argent en 3D qu’en 2D… tout est expliqué là, dans un autre article de Slate cité par Libé.

Allez spectateurs, encore un effort…




lundi 24 octobre 2011


3D : le boulet
posté par Professor Ludovico

Chaque jour amène son lot de bonnes nouvelles sur le fond de la 3D : téléviseurs qui ne se vendent pas, Nintendo qui se sent obligé de préciser sur ses publicités pour Supermario Land 3D qu’on peut « ajuster le niveau 3D ou même l’enlever », ou, ce matin, dans le RER C, l’affiche du Chat Botté – énième resucée shrekienne sans inspiration, c’est du moins ce que l’on suppose – qui précise « Disponible en 3D et en 2D ».

Voilà, c’est fait.

Ce qui était un argument de vente est désormais un boulet à traîner. Disponible en 2D, ca veut dire que toi, grand père un peu ringard, tu peux y emmener ton petit fils, toi couple avec 3 enfants, tu peux dépenser 15 euros de moins pour avoir le droit de ne pas avoir mal à la tête, ou toi, Rabillon, tu peux retourner au cinéma. Car oui ! Le fameux auteur du Théorème refuse désormais d’aller au cinéma sous prétexte que « ca ne sortira qu’en 3D », Les Trois Mousquetaires, par exemple…

Et bien cher Rabillon, on va voir Porthos et Aramis ?




mercredi 19 octobre 2011


Habemus Papam
posté par Professor Ludovico

Drôle de film, d’un drôle de cinéaste. Le Professore, sans chauvinisme aucun – le prof est plutôt beauceron que vénitien – aime le Nanni doux et tendre de Journal Intime, l’imprécateur acteur du Porte Serviette, le tragédien de La Chambre du Fils.

Mais Habemus Papam nage entre deux eaux. Le film ne bouffe pas du curé mais s’en moque gentiment, est à la fois absurde et réaliste, pas très drôle, ni très émouvant.

On a l’impression que Moretti n’est parti tourner, avec pour unique viatique, qu’avec une seule une idée : « Et si le pape renonçait au Saint Siège, effaré devant la lourdeur de la charge ? »

Hélas, les idées ne font pas les bons films. Il faut des idées dans les bons films, mais cela demande beaucoup de créativité artistique pour incarner fortement une idée…

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Kubrick.




lundi 17 octobre 2011


3D : Apocalypse Now!
posté par Professor Ludovico

Non, ce n’est pas ce que vous croyez, Coppola n’a pas décidé subitement de convertir son chef d’œuvre pour faire plus de brouzoufs. C’est juste qu’on apprend dans un récent article de Libé sur le MIPCOM (un salon des programmes TV), que la 3D, ça va mal. Pas du côté de la production, qui continue d’aligner le répertoire en 3D (Les 3 Mousquetaires…), mais non, les téléviseurs. On devait en vendre de 7 à 20 millions, seulement 3 de vendus. La faute aux lunettes, qu’on ne veut pas porter à la maison, et le manque de programmes : un match de L1 par ci, un Cars par là, et du porno, du porno, du porno. Le genre, qui traditionnellement est précurseur des révolutions techno (ordinateurs, webcams, Internet…) ne semble pas suffisant pour tirer la stupide charrue 3D.

Pour une raison toute simple : la 3D ne sert à rien. Elle n’amène pas plus de réalisme, pas plus de confort d’utilisation, et aucune émotion supplémentaire.

Moi, j’vous l’dit, c’est mort !




vendredi 14 octobre 2011


Songe d’une nuit d’été : intelligent et populaire, c’est facile
posté par Professor Ludovico

Débutant au théâtre, mais confirme es cinéma, je ne cesse de m’étonner sur les spécificités du plus ancien des arts vivants. Le cérémonial, les ouvreuses (ici de jeunes éphèbes affublés d’un chapeau melon), la sonnerie, les rappels.

Cette fois-ci, c’était le Songe d’Une Nuit d’Eté, du grand Bill, version show biz : Mélanie Doutey et Lorànt Deutsch, Titania et Puck. Ca ne m’a pas repoussé, même si nos deux acteurs sont légèrement en dessous des théâtreux qui assurent derrière (Nicolas Briançon, qui assure aussi la mise en scène, Yves Pignot, etc.)

Ce qui était étonnant, hier, c’est au contraire la magie et la poésie du théâtre. Comment transformer une histoire imbitable, écrite sous champignons hallucinogènes (des tourtereaux, sous l’effet de drogues administrées par des fées, deviennent échangistes, tandis qu’une troupe de comédiens amateurs préparent une pièce pour le mariage du Duc d’Athènes).

Eh bien, c’était limpide.

Grace à une mise en scène moderne, transposée dans l’univers des sixties, nos athéniens devenant des John Steed et des Emma Peel, tout le monde comprenait, tout le monde riait. Et notamment des scolaires, probablement trainés là par un prof d’anglais trop consciencieux prêt à rater Masterchef pour emmener sa classe de troisième découvrir le Divin Barde.

Chapeau bas, M. Briançon.




jeudi 13 octobre 2011


The Social Network, la bande annonce
posté par Professor Ludovico

Depuis quelques jours, me voilà pris d’une frénésie Facebookienne. Je regarde des bouts du film de Fincher chaque fois qu’il passe sur Canal+, je me ballade sur Internet, glane de ci, de là des infos sur le sujet, et ai même commandé au Père Noël le bouquin qui a inspiré le film*. C‘est ainsi que j’ai déniché le teaser, qui m’était un peu passé par dessus la tête à la sortie du film.

Eh bien, cette bande-annonce est un chef d’œuvre en soi.

De quoi s’agit-il ? D’une simple enfilade de copies d’écran Facebook (« accept », « confirm », « profil », « statut », etc.) sur fond de Creep, la fabuleuse chanson de Radiohead, reprise par le chœur d’enfants de Scala.

RAS donc, si ce n’est le talent du monteur (Fincher ?) et l’effet qu’il produit sur le spectateur. Car ce que montre ce montage, c’est tout simplement l’enfilade de nos vies : naissance, mariage, enfants… mis en ligne sur le petit site malin de Mark Zuckerberg.

Fincher joue comme d’habitude sur tous les tableaux : le feelgood (qui n’a pas envie, en effet, de pleurer sur sa propre vie, rétrécie sur une misérable minute ? sur cette musique aérienne, sur ces clins d’œil entendus : « célibataire », puis « en couple » ? « Confirm » ?

Cette trajectoire humaine, commune à tous, ne peut être que terriblement émouvante…

Terrifiante aussi.

C’est la deuxième couche du moraliste Fincher. Quelle mouche nous a donc piqué ? Mettre en ligne le moindre de nos faits et gestes ? Notre emploi du temps ? Nos pensées ? Nos opinions ? Accessibles de tout un chacun : « what do you have in mind ? ».

La réponse est évidemment dans la chanson, faussement mélancolique, et tout simplement effroyable : cause I’m a creep, I’m a weirdo…

Comme le personnage de Zuckerberg, comme le narrateur-creep de Thom Yorke, nous sommes plongés ad vitam aeternam dans cette terrible quête de reconnaissance. Exister aux yeux des autres, et appartenir à quelque chose de plus grand que soi… I want a perfect soul, I want a perfect body…

En une minute, jamais bande-annonce n’a aussi parfaitement saisi l’essence d’un film dont elle assurait la promotion. Et l’essence de nos vie désormais facebookiennes…

*La revanche d’un solitaire – La véritable histoire du fondateur de Facebook, par Ben Mezrich




lundi 10 octobre 2011


Apollo 18
posté par Professor Ludovico

C’est la mode aujourd’hui des petits films à base d’images « récupérées » : le Projet Blair Witch, Cloverfield, Paranormal Activity illustrent quelque part la décadence du cinéma américain. Hollywood sait-il encore raconter une histoire ? Ecrire un scénario sans faire appel à la sacro-sainte réalité BOATS ? Sans utilisé cet artifice, artistique et technique, des pseudos bandes vidéos miraculeusement « retrouvées » ?

Ceci posé, Apollo 18 reste un produit très acceptable dans cette gamme. L’histoire de cette ultime mission secrète sur la Lune est plaisante, c’est remarquablement réalisée, chaque image copiant à la perfection les… imperfections des vidéos de la NASA. Même si le procédé fait un peu mal à la tête, on finit par l’oublier et se plonger dans l’histoire.

Et comme beaucoup de films de ce genre, Apollo 18 a le génie de s’arrêter quand ça devient un peu ridicule.




lundi 3 octobre 2011


11 septembre : et si Ben Laden avait gagné ?
posté par Professor Ludovico

Une fois retombées les commémorations et analyses du 9/11, on peut légitimement se poser la question. L’islam n’est il pas, objectivement, plus présent dans nos vies que dans les années 90 ? Malgré les circonstances déchirantes (11 septembre, guerres d’Afghanistan et d’Irak), malgré les clivages « français contre musulman », (comme si on ne pouvait être les deux !), l’islam modéré s’est imposé dans nos vies.

Émissions sur le ramadan à la télé, intellectuel musulmans dans les débats, organisme de représentation de la communauté (Conseil Français du Culte Musulman, par exemple), toutes ces manifestations sont imparfaites, mais elles n’existaient pas dans les années 90. On pourrait même dire que les musulmans n’existaient pas. Aujourd’hui, comme dans Une Séparation, et malgré les reportages racoleurs façons TF1, France 2 ou M6, on préfèrera une femme voilée modérée à une femme voilée ultra. Même si il n’est pas inconvenant de dire qu’on pourrait préférer pas de femmes voilées du tout.

C’est la victoire – paradoxale – d’Ousama Ben Laden. Il promettait un Islam de mort, il fait éclore un Islam modéré. Il voulait la destruction de l’Amérique, les américains préfèrent changer. Car c’est là l’objet de cette chronique. Si on accepte (et c’est un une obligation si on suit ce blog), si on accepte l’idée que le cinéma est l’âme d’une nation, alors, oui il est évident que les USA ont changé. Leur cinéma n’est plus le même, et ne le sera jamais plus. La GCA, à base de Capitole en flammes, de terroristes faisant sauter le World Trade Center, et de Président US se bastonnant à bord de Air Force One, ce cinéma a disparu. Fini Armageddon, Independance Day, Air Force One, Le Pacificateur, et autres productions Simpson Bruckheimer.

Depuis le 11/9, ce type de film n’est tout simplement plus possible.

On notera que les buildings ont mis du temps à réexploser (Transformers, 2012, …) et que leur explosion laisse un gout amer dans la bouche. L’étonnant Déjà Vu, ou Source Code n’ont plus ce ton triomphaliste… A l’instar de ces deux tours qu’elle a mis 10 ans à reconstruire, le cinéma américain est-il en pleine reconstruction, ou se cherche-t-il encore dans les décombres. Depuis 2001, de grands films ont traité le sujet : Syriana, Jarhead, W, WTC, Brothers, et bientôt l’adaptation de Extremely Loud And Incredibly Close, de l’excellent Jonathan Safran Foer.

L’Amérique est entrée dans l’ère post-11 septembre : pour le meilleur, ou pour le pire ?




mercredi 28 septembre 2011


The Social Network, part 2
posté par Professor Ludovico

En re-regardant la semaine dernière The Social Network sur Canal+, on ne pouvait qu’être ébahis par le travail à quatre mains de Messieurs Sorkin et Fincher, mais aussi devant tant de modestie. Le chef d’œuvre invisible, comme nous l’avions baptisé à l’époque, est bien là : dialogues impeccables, acteurs géniaux, et mise en scène discrète se pliant au service de ces deux précédentes composantes.

Une autre constatation s’est faite jour ; c’est la multiplicité des niveaux de lecture de The Social Network. Il y a évidemment l’histoire elle-même, comment Marc Zuckerberg devint Maître du Monde, mais il y a aussi d’autres films dans le film.

Même si Fincher, provocateur, a déclaré vouloir faire de cette histoire une comédie à la John Hughes*, The Social Network est avant tout un film étonnamment angoissant, noir, limite American Gothic à la Tim Burton, quand il dépeint le monde de l’université. La soirée Phoenix, où s’éclatent les harvardiens friqués pendant que le besogneux Zuckerberg programme sa première version de Facebook est filmée comme Seven, dans ce noir si familier chez Fincher. Drôle et lugubre soirée où l’on a pourtant l’air de bien s’amuser (strip-poker, bière, et filles qui s’embrassent). Pourquoi la filmer comme un Harry Potter (Ordre du Phoenix ?) On sait que les Sociétés Secrètes pullulent à Harvard, il y a même une scène d’initiation dans le film… Au bout d’une heure, on sortira de ce cauchemar avec Sean Parker, Mr Napster himself. Eclairé au doux soleil de Californie, le torse glabre de Justin Timberlake, et les fesses rebondies de Dakota Johnson apporteront un rafraîchissant contrepoint solaire à l’ambiance gloomy de la Nouvelle Angleterre. D’un côté, l’Est, la rigueur puritaine, le pouvoir. De l’autre, l’Ouest, ses pionniers, voleurs, et bandits rayonnants.

Il y a aussi, et c’est extrêmement rare dans le cinéma américain, un film sur la lutte des classes. Un film qui démonte le mensonge égalitaire US qui voudrait faire croire au PDG qu’il partage la même culture que l’ouvrier : comme toi, je mange des burgers et je regarde le Superbowl. Mais Fincher, lui, en doute. Et c’est même une constante dans son œuvre : c’est évidemment le sujet de Fight Club, mais aussi, souterrain, dans Panic Room (Partageons un peu plus), Seven (extrême richesse vs extrême pauvreté, tous seront égaux devant le Christ Vengeur) ou The Game (Retourne à la poussière homme riche, si tu veux retrouver le bonheur). Dans le Harvard de The Social Network, il est plus facile de s’appeler Winklevoss que Zuckerberg, même si l’on est cent fois plus brillant, plus créatifs, plus travailleurs. Plusieurs répliques viennent asseoir cette démonstration :

« The rest of my attention is back at the offices of Facebook, where my colleagues and I are doing things that no one in this room, including and especially your clients, are intellectually or creatively capable of doing »

Ou encore :

« The « Winklevii » aren’t suing me for intellectual property theft. They’re suing me because for the first time in their lives, things didn’t go exactly the way they were supposed to for them. »

Toute la rage marxiste qui habite le fondateur de Facebook, c’est bien celle-là, formidablement rendue par Jesse Eisenberg. En contrepoint, Justin Timberlake offre la candeur – toute américaine – du self made man. Il n’a fait, comme il dit, que l’Ecole Primaire William Taft. Au final, c’est lui qui gagne : heureux, à l’aise, il se tape toutes les filles, et il emporte – presque – la mise.

Il y a aussi dans The Social Network un film sur Facebook, et sur ce que Facebook a changé dans nos vies. Pour cela, Aaron Sorkin utilise une ficelle classique : les principaux protagonistes sont les propres victimes de leur création : Zuckerberg se fait prendre parce qu’il fait la bêtise de tout raconter sur son blog (une mésaventure qui va arriver à ensuite beaucoup de gens sur Facebook ), et sa girlfriend accuse Internet d’être devenu le repaire de ces gens aigris, qui ne pensent qu’à cracher leur haine (« You write your snide bullshit from a dark room because that’s what the angry do nowadays »). Severin se fait agonir par sa copine, parce qu’il est toujours Célibataire sur son Profil, etc.

Enfin, il y a un dernier film, celui du pacte avec le démon, symbolisé par la scène de la discothèque. Satan (Timberlake) proposant le pacte à Zuckerberg, via la géniale (et authentique) métaphore Victoria’s Secret !) Mais pour cela, il faut se débarrasser des amis, de tous les liens humains, ce qui va parfaitement à l’autiste.

Le génie de The Social Network est là : dans l’intrication de multiples niveaux de lecture, tous lisibles par le spectateur, mais qui y pioche ce qu’il veut, s’il le veut. Tout le contraire d’un film à thèse, même s’il en est un… Caché dans une forme élégante, dont le spectateur ne sent aucune couture, The Social Network ne cesse d’émerveiller…

* ce qu’il est parfois : la scène dans les toilettes avec les groupies asiatiques est le parfait décalque de Une créature de rêve, Zuckerberg et Severin remplaçant avantageusement Gary et Wyatt




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