[ Les films ]



samedi 6 mars 2010


Sherlock Holmes
posté par Professor Ludovico

Sherlock Holmes illustre les leçons d’Alfred Hitchcock, ou ce que j’appelle plus prosaïquement « Le Théorème d’Olivier » du nom d’un CineFaster illustre exilé en Suisse, et qui dit en substance : « Le réalisateur ne peut être le seul Dieu omniscient de son Univers. » C’est beau, mais qu’est-ce que ça veut dire ? En d’autres termes, c’est que les spectateurs doivent être mis du côté du réalisateur, et pas du côté des personnages… Ils doivent avoir quelques clés (que n’a pas le héros) pour comprendre l’intrigue*. Pour garder une petite longueur d’avance et ressentir quelque chose : peur, énervement excitation.

Ici Holmes résout toutes les énigmes parce qu’il est trop intelligent, et nous on ne comprend rien, parce qu’on est trop cons… Une fois qu’on a compris ça, on laisse Guy Ritchie faire son petit film dans son coin, parce qu’on sait qu’à la fin, il nous expliquera tout, et on s’ennuie donc un peu… Un tout petit peu en fait, car les reste de Sherlock Holmes est plaisant, drôle, bien filmé, bien joué, avec des bagarres créatives et des jolies filles pointues. Un peu trop pushy sur le sarcasme (les amerloques qui s’essaient à l’humour british), mais bon ça passe…

Et puis selon une autre Loi CineFasteuse, dite Théorème de Rabillon (un autre CineFaster théoricien) : « A-t-on vraiment le choix ? » Ce qu’il entend par là, le Rabillon, c’est que le choix est assez faible quand il s’agit de nos thèmes geek favoris : combien de films de Space Opera ? D’Heroic Fantasy ? De Spartiates en jupettes ? Pas tant que ça.

Alors un film qui parle de la Golden Dawn, de l’Inspecteur Lestrade, du Londres occulte de Jack l’Eventreur, on prend.

*Prenez Lost, par exemple. On ne comprend rien, certes, mais JJ Abrams abreuve en permanence le spectateur d’indices ; le pôvre essaie de comprendre, s’inquiète à l’avance des horreurs annoncées par Ben à Kate, s’énerve des atermoiements de Jack, etc. Les scénaristes font ce qu’ils veulent, mais mettent le spectateur de leur côté.




mercredi 3 mars 2010


Nine
posté par Professor Ludovico

Je ne sais pas trop pourquoi, je n’ai pas envie d’aller voir Nine. Trop de buzz, trop de stars, trop de glamour, trop de sexe…




mercredi 3 mars 2010


Conspiracy
posté par Professor Ludovico

Un bon sujet, des bons acteurs, ça ne fait pas forcément un film, ni même un téléfilm. Conspiracy, c’est un téléfilm sur la conférence de Wannsee, où Reinhard Heydrich, n°2 des SS, organisa avec Eichmann, l’extermination des juifs en moins de deux heures.

Basé sur la transcription des débats (c’est bien ce qui perd les allemands, ce sens inné de la bureaucratie), le film essaie de donner vie à une dramaturgie qui n’existe pas : on n’a pas peur (et heureusement !) que la conférence échoue. Malgré l’excellence des comédiens (Kenneth Branagh est décidément excellent dans les rôles de méchant), le film ne décolle pas. Il reste néanmoins une sorte de docudrama terrifiant, sur ce que des techniciens, des juristes, des soldats, sont capables de faire, dans le calme d’une maison bourgeoise, au bord d’un lac, un verre de cognac à la main…




dimanche 28 février 2010


Césars 2010
posté par Professor Ludovico

Ouille ! Ouille ! Ouille ! Quand les césars se mettent à penser comme vous, ça fait peur. Eh oui, moi aussi j’ai trouvé que Un Prophète était le meilleur film de l’année, même devant Disctict9 ! Bon, pas la peine de faire la fine bouche, je suis content pour Audiard, un vrai pro, pour Tahar Rahim, qui mérite ses deux césars, et pour toute l’équipe, qui a fait un aussi bon travail… (De toutes façons, je n’avais pas vu les autres films en compétition…)

C’est juste qu’une sourde angoisse m’étreint : serais-je vieux ? quand on se met à penser comme les Césars, c’est peut être qu’on a plus l’âge de voter pour Les beaux Gosses, non ?




mardi 23 février 2010


I Love You Philip Morris
posté par Professor Ludovico

Après quelques mésaventures (acheter par mégarde un billet de La Princesse et la Grenouille, puis se tromper de salle, qui passait justement le dernier Disney : acte manqué ?), nous nous engouffrâmes dans la bonne salle au début du générique de I Love You Philip Morris.

Le film est bon, et, je le jure, je n’appris qu’à la fin qu’il s’agissait d’un BOATS. Pourtant, je me disais qu’il en a les défauts : pendant le film, on cherche son sujet, et ses enjeux. Une tache encore plus compliqué cette fois-ci puisque I Love You Philip Morris est un long flashback…

Mais c’est tellement bien fait, c’est tellement extraordinairement joué, qu’on est conquis par les deux personnages, et leur amour indéfectible.

Bien sûr, le pitch marketing est là : un film gay par des acteurs qui ne le sont pas. Pire, par deux grandes stars mainstream : « Obi Wan » McGregor et Jim « The Mask » Carrey… On pourra gloser longtemps sur la prise de risque de ces deux acteurs – un terme particulièrement dévoyé chez nos amis du spectacle -mais ici, elle est réelle. Les deux comédiens peuvent évaluer leur capital de sympathie, leur image grand public, deux actifs patiemment acquis, mais facile à perdre chez nos hypocrites amis américains.

En fait, le vrai risque pris par Carey et McGregor est artistique : jouer faux ! Rien de plus casse-gueule que de jouer la tarlouze, façon Cage aux Folles, si ce n’est pas drôle, dévalorisant, ou caricatural. A l’opposé, le risque est d’être trop intérieur, et donc peu crédible.

Le gain est à la hauteur de la mise : la réussite est complète, car c’est cet équilibre qu’ils atteignent : Carey et McGregor sont gays, mais ne sont jamais une caricature.

Une fois passé cette barrière, (l’identification à nos deux stars joue alors à plein), nous pouvons consacrer notre temps de cerveau disponible à cette histoire, universelle, d’amour fou.

C’est la grande réussite de I Love You Philip Morris.




lundi 22 février 2010


Un Conte de Noël (2)
posté par Professor Ludovico

Noël, c’est l’occasion de revoir Un Conte de Noël, l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, film d’Arnaud Desplechin.

Pourquoi Noël ? Parce que le film en parle, et que c’est une fête de famille, et que Desplechin, comme à son habitude, fait sa fête à la famille.

Une famille un peu particulière, il est vrai. Le père, Abel, (Jean-Paul Roussillon, soixante-dix ans) est mariée à une « jeunette », Junon (Catherine Deneuve). Ils ont eu dans les années soixante un fils, Joseph, atteint d’une leucémie foudroyante. Ils ont fait un autre fils (Henri, formidable Mathieu Amalric) dans le seul but d’obtenir du placenta qui permettrait de sauver Joseph. Las ! Celui-ci meurt à 6 ans. Henri, « désormais inutile » (sic) car il y a Elizabeth, la sœur, et désormais l’aînée. Puis il y aura aussi Ivan, farfadet jazzy, gai et gentil (Melvil Poupaud)

Au début de cette histoire, un autre drame frappe la famille Vuillard : Junon est très malade. Elle est atteinte d’une maladie très grave, et seule une greffe – tout à fait incertaine – peut la sauver. Bizarrement, et c’est là toute l’incompréhension que peut susciter le film de Desplechin, Junon et son mari prennent cela avec une certaine légèreté, et, pour le moins, un sens de l’humour acéré.

Mais c’est ne pas comprendre que cette histoire est mythologique, et, pour une fois qu ça a un sens, une véritable tragi-comédie grecque. Comme chacun sait, les dieux descendent parfois de l’Olympe pour vivre parmi nous. Leurs aventures nous aident à comprendre nos propres vies, c’est le but aussi de ce « conte » de Noël.

Car au travers de cette histoire banale (la maladie, l’amour, les conflits familiaux), Desplechin va tisser une toile virtuose et inhabituelle.

Tout d’abord les dieux de cette histoire ne se comportent pas comme dans la vraie vie ; ils disent tout ce qu’ils pensent : « Je ne t’ai jamais aimé » dit la mère a son fils; « Ton fils est bancal » dit le père à sa fille. Le tout sans colère, et au milieu d’une phrase. Les dieux peuvent tout se permettre.

Servi par sa bande habituelle (et sûrement parmi les meilleurs comédiens français (Amalric, Hippolyte Girardot, Deneuve, Roussillon), Desplechin déroule ses thématiques : la bourgeoisie « éclairée », la famille, lieu de bonheurs comme de conflit, la folie, la maladie, la mort.

Mais au contraire de ses concurrents français (y’en a-t-il ?), c’est fait avec invention (faux raccords, flash-back théâtraux, plans face caméra, effet de caches façon cinéma muet, et surtout avec énormément d’humour.

La Professorinette ne s’y est pas trompée : on lui avait proposé de jeter un coup d’œil, elle est restée jusqu’au bout…




dimanche 21 février 2010


F*** me I’m Famous
posté par Professor Ludovico

Ah la célébrité ! Quoi de mieux que d’être connu ? Deux anecdotes en une petite semaine pour remonter le moral de votre serviteur…

La semaine dernière, j’arborais un T-shirt CineFast (modèle exclusif, réservé au Conseil d’Administration). Je reviens des toilettes du café qui abritait mes discussions post-Serious Man avec Malakansar et sa Malakansarinette, quand j’entends un serveur dire, dans mon dos en chuchotant « C’est quoi, déjà, CineFast ? » Autant le dire, je bichais…

Et l’autre soir, me rendant au Studio Galande en vue d’organiser une « Séquence Nostalgie » au Rocky Horror Picture Show, j’allais demander au caissier quelques précisions quand il m’interrompit : « Mais je vous connais, vous ! »

Eh oui dix-sept ans après, sans talons aiguilles ni pistolaser, il m’a reconnu : le Professore, ex-Frank’n’Furter des années 83-88…

La célébrité, ça fait pas de mal…




lundi 15 février 2010


ELI’S BOOK
posté par FrameKeeper

Je mentirais en prétextant que c’est la profondeur métaphysique et esthétique de l’oeuvre qui m’a contraint à différer de plus de trois semaines mon analyse de ce film prétexte à un conseil d’administration décentralisé de CINEFAST…
Je serais plus proche de la vérité si j’avouais que les remarques goguenardes, voir grivoises, et répétées de mes petits camarades fondateurs ne sont pas étrangères à cette curieuse démarche visant à commenter un film qui ne doit plus être sur les écrans et qui ne sera pas sur d’autres écrans avant je le crains un temps assez long..
Et pourtant il faut le regretter car d’une certaine façon le film est édifiant….
En deux mots de quoi s’agit-il:
1. un héros solitaire (Danzel W. oeuf corse) traverse ce qui reste des USA après the Sarah Connor’s DAY et il dispose de quelques armes et d’un livre apparemment très important puisque fermé à clef. Bien que super doué pour la baston (les scènes d’actions sont pas mal du tout… bon il fait mouche à chaque fois alors que lui-même est transparent pour les balles d’autrui, il combat à un contre 12 à l’arme blanche mais dans l’ensemble c’est plus convaincant que TARANTINO), il met un point d’honneur à ne pas s’occuper des problèmes d’autrui.
2. Sa route croise celle de Gary O. (le bad boy oeuf corse… même BESSON s’est aperçu qu’il est bon pour faire le méchant…) qui lui aussi cherche le livre partout et qui est prêt à tout pour avoir celui de Danzel… à lui filer sa belle fille pour le quatre heures comme à le découper en morceaux.
3. Allez on accélère, le livre c’est la bible, Gary le veut car il pense qu’il n’arrivera pas à développer correctement le village qui est sous sa domination sans les mots du livre et Danzel lui ne veut qu’on utilise ce livre à ces fins là et veut l’apporter dans un sanctuaire qui doit exister plus loin … à l’ouest…
4. Finalement Gary récupère le livre mais il est écrit en braille… Danzel, bien que troué de partout, n’est pas mort (pas besoin d’attendre 3 jours à Hollywood) et il arrive au sanctuaire sans le livre sauf que…. il l’a appris par coeur et peut le dicter à Harvey K. (je ne sais pas si Obaham a déjà augmenté les impôts mais en prévision, les directeurs de casting se régalent….) qui va enfin pouvoir l’imprimer… et …. le ranger sur une étagère poussiérieuse à côté de la Bible juive et du Coran…
5. une fois le livre rangé, la belle fille, qui finalement avait accompagné et sauvé Danzel repart toute seule pour essayer de gagner un concours de Cossplay à une convention Sarah Connor bien sur…
6. On est également très content d’avoir revu Jennifer Beals (Flashdance… L World… etc..)
Bon me direz-vous à juste titre, si c’est pour faire plus long et moins bien que le Professor …. à quoi bon pourrir notre boîte mail… Ah les mécréants… ils ont des oreilles pour ne pas voir et des yeux pour ne rien entendre…

Morale de l’histoire:
1. Le méchant a compris que le Livre était fondateur est que sans le Livre, il ne pourrait pas recréer de civilisation…. En un sens, il est plus croyant que beaucoup car il sait la magie du Livre et est prêt à tout sacrifier pour l’avoir… Il n’a juste pas compris que la création de la civilisation est la conséquence de l’un des apports mystérieux du livre, son résultat collatéral, et non son objectif premier…
2. Les gentils sont littéralement « aveugles » à l’enseignement de la bible… Ils l’utilisent comme Danzel pour justifier leur violence et leur égoïsme mais ne le mettent presque jamais réellement en pratique…. Tout ce qu’ils savent en faire c’est l’imprimer pour la ranger sur une étagère… Comme ironisait déjà Nietsche… « Je croirais plus volontiers à leur sauveur s’ils avaient l’air davantage sauvés….  » pas charitable, et il l’a payé cher, mais pas faux. D’un autre côté… garder le Livre intact… c’est déjà beaucoup….

CQFD… ce film est une analyse parabolique magistrale de l’apport paradoxal de l’enseignement biblique à la culture occidentale : catalyseur de civilisation malgré le cynisme de ceux qui le mettent en oeuvre… fardeau invisible de ceux qui le porte … tous deux sans le comprendre… Bref Jésus crie…. et la caravanne passe…

Le tout en moins de 2 heures pas trop chiantes quoi qu’on en dise…

Biz




lundi 15 février 2010


Invictus
posté par Professor Ludovico

Franchement, ça serait sur n’importe quel autre sujet, ça parlerait du handball ou de l’arrivée d’Angela Merkel au pouvoir, le film serait consternant. Plat, comme Matt Damon…

Mais bon, ça parle de Mandela, ça parle du Rugby, ça parle de Durban par ce mauvais soir de 1995, donc on y va… Et on marche… L’émotion est là – et c’est grave à dire – mais on est plus ému aujourd’hui par l’histoire du président sud-africain que l’on ne l’était à l’époque.

Il faut dire qu’entendre du Johnny Clegg toute la journée en portant des pantalons en batik multicolore, ça n’aide pas à l’ouverture d’une conscience politique.

Mais, chez Eastwood, le sujet est là ; et s’il n’évite pas l’imagerie de propagande (ralentis, musique, chœurs sud-af), ni ses techniques scénaristiques afférentes ou les ficelles de gros diamètre (la rédemption des méchants…), Invictus est tellement tiré par son sujet que ça marche. Le Président qui pardonne à ses geôliers, contre sa famille, contre son parti, contre la majorité noire, c’est tellement fort (et Freeman est tellement bon, comme d’habitude, dans ce registre), que l’émotion vous submerge.

Après, il faut dire qu’Eastwood a aussi l’intelligence de glisser quelques subtilités dans un film qui ne l’est pas du tout : par exemple, les conflits entre les gardes du corps blancs et noirs : malgré la happy end, les relations ne sont pas complètement apaisées, la misère est toujours là… Il glisse aussi un peu d’humour, dans un film où ça ne fait pas de mal…

Enfin, et surtout, il ne massacre pas le rugby, ce qu’on pouvait craindre d’un réalisateur US. Il arrive même à rendre la finale passionnante (ce qu’elle n’était pas !) A quand un film français sur le terrible Waterloo français, avec Sami Nasri dans le rôle d’Abdelatif Benazzi sous la pluie noire de Durban ?

Deux CineFasteuses (la Professore et Miss Alex) ont eu la même réaction : « On sait à l’avance ce qu’on va voir, et on n’est pas surpris » mais elles en ont tiré des conclusions radicalement différentes : l’une a aimé, l’autre pas.

A vous de voir, donc…




samedi 13 février 2010


D’AGORA CODE
posté par FrameKeeper

Bien que provenant d’un horizon radicalement différent et apparemment voué à un destin bien moins sympathique (il se joue encore en 6ème semaine mais seulement à l’UGC Orient Express à la sortie du RER dans une micro-salle mais pleine), AGORA ne fait finalement que reprendre sur un mode érudit les thèmes déjà développés par le DA VINCI CODE…

A savoir que les chrétiens sont :
– des factieux toujours prêt à sortir le couteau ou le caillou pour éliminer leur adversaire du moment… païens ou juifs… et prendre le pouvoir
– des obscurantistes toujours prêts à brûler des livres et même leurs auteurs s’ils se piquent de curiosité scientifique
– des machos misogynes toujours prêts à se chauffer les pieds dans le sang des femmes pour peu qu’elles s’avisent de vouloir être autre chose que des bêtes de somme
Attention, certains d’entre eux sont apparemment un peu moins méchants et s’habillent en blanc au lieu du noir mais ce sont les plus redoutables car ils visent à l’assujetissement de l’esprit et non seulement du corps…

Alors bien sur, il est vrai qu’en 2000 ans d’histoire, les chrétiens ont, comme tous les autres hommes pratiquant d’autres religions, massacrés au nom de leur Dieu, asservis les femmes et combattu ce qu’ils considéraient comme des hérésies et que nous aurions plutôt tendance à nommer science…
Il est vrai également que l’Histoire a conservé la mémoire de la lapidation d’Hypathie, l’héroïne du film, par des « chrétiens incontrôlés »…
De là à vouloir démontrer, comme semblent le faire les scénaristes du film, que la chrétienté se résume à ce constat, posé dés l’origine, à ce conflit entre intégristes sincères sanguinaires et modérés politiques calculateurs, il y a un pas que la modernité a bien sur déjà franchi mais qui risque de nous mener dans un vide interstellaire dans lequel l’avantage, nous le savons, c’est que l’on ne vous entend pas crier…

Lorsqu’on en vient à vouloir montrer le vrai visage des chrétiens en concluant le film sur cette scène surréaliste de lapidation/euthanasie et en occultant totalement que c’est Jésus qui sauve, difficilement d’ailleurs, la femme adultère de la lapidation par le pourtant célèbre « que celui qui n’a jamais pêché… « , la réfutation d’un tel aveuglement devient bien sur impossible de manière directe (vous pouvez néanmoins lire « Comment je suis redevenu Chrétien » de JC GUILLEBAUD éditions Points essais, également sur les conseils du Professor … qu’il en soit remercié).

Je me risquerais seulement à évoquer mon impatience de voir bientôt « AGORA 2, le rond-point avec terre plein central » (presque plus que Arthur et les minimoys… c’est dire) car là Alexandro et son co-scénariste vont mieux pouvoir nous expliquer pourquoi après cette victoire totale de Cyrille le méchant Bishop (c’était déjà le nom du traître dans Alien c’est dire) nous ne sommes pas actuellement sous le joug d’une didacture papale à mi-chemin entre Franco et Staline…?

C’est vrai ça pourquoi le complot chrétien contre l’humanité a-t-il échoué ?

Et pourquoi et comment:
– la science a réussi à survivre principalement dans les pays à tendance chrétienne (d’après Michel SERRES, certes auteur suspect, les astronomes jésuites auraient même foutu une racléee aux astrologues chinois pourtant préservés de la corruption biblique) ?
– pourquoi et comment le féminisme s’est tout de même plutôt acclimaté dans les régions à dominante chrétienne plutôt que sous les contrées riantes du confucianisme ou du formidable système des castes ?

Serait-ce le résultat du formidable travail souterrain d’une secte pythagorienne ? Ou parce que dans ces contrées, il y avait du charbon qui a permis, par la richesse induite de son extraction, la libération des esprits contaminés par le discours évangélique ? On a hâte de savoir…

Surtout qu’on a pas envie qu’ils réussissent les chrétiens … La religion grecque ça avait quand même une autre gueule… On le voit bien là avec Hypathie…. Dans la civilisation grecque, les femmes avaient la liberté d’enseigner aux hommes, de prendre la parole en public et de moucher tout le monde… elles défendaient aussi la liberté de religion, voir l’athéisme (comme SOCRATE et ça c’est bien passé), la fraternité de tous les élèves d’une même classe…. Elles n’aimaient pas trop qu’on fouette les esclaves car elles aimaient bien leurs esclaves qui étaient d’ailleurs aussi intelligents qu’elles.. et très gentils.. et quand ils étaient méchants… les rosses, elles les affranchissaient… tant pis pour toi connard… sois libre et tu verras ce que tu verras… ah des femmes de caractère les grecques… on en fait plus des comme ça… Et puis surtout les femmes grecques, elles étaient pures, pas besoin de mec … totalement dévouées à leur seule religion euh pardon à la science…. et sans compromis…. pas question de me convertir pour sauver ma peau… plutôt mourir… plutôt martyr…

En fait les chrétiens ils ont dû copier sur les grecs… sauf le pharmakon … dommâge c’était bien le pharmakon… on se fait un clochard de temps en temps.. c’est curieux d’ailleurs qu’aucun mathématicien euclidien ne se soit jamais élevé contre la lapidation d’un pharmakon… un oubli de l’histoire surement.

A moins que comme le dit finalement Alexandro… « si nous chrétiens nous gagnons, c’est parce que Dieu est de nôtre côté »… » ça peut être une explication… mais ça foutrait un peu les jetons…

Eh Alexandro… Jésus loves you more that you will know… et heureusement…

biz




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