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Commentaires et/ou Conseils d’achat de DVD – Peut dégénérer en étude de fond d’un auteur



mercredi 17 novembre 2010


GI Joe – La Revanche du Cobra
posté par Professor Ludovico

On avait onze ans et on jouait à GI Joe, Action Joe en français. Enfin, on rêvait d’y jouer, puisque ma mère m’interdisait de « jouer à la poupée ». Pas grave, on rêvait sur catalogue : Action Joe commando anglais, Action Joe Soldat Allemand, Action Joe parachutiste américain…

Dans les années 90, ces salauds du marketing l’ont relooké en GI Joe, super-soldat de science-fiction, avec hélico, roquettes bactériologiques, et cité sous-marines englouties.

Pire, ils ont décidé d’en faire un film, mais heureusement, c’est Stephen Sommers aux commandes, l’auteur des immortels La Momie et Le Roi Scorpion.

Donc on se passionne pas trop pour le scénario, mais plus pour la combinaison en latex de Sienna Miller, la Tour Eiffel qui se dissout (aucun symbole freudien liée à Miss Miller), et une séquence de poursuite dans Paris, Hummer contre Super-Soldier, plutôt rigolote.

A voir avec le Professorino, en mangeant des Pop Corn. On peut même aller pisser sans mettre sur Pause.




vendredi 29 octobre 2010


Roman Polanski: Wanted and Desired
posté par Professor Ludovico

Décevant. On attendait plus du documentaire de Marina Zenovich sur l’ « affaire Polanski », le détournement de mineure qui força le réalisateur à fuir les USA pour éviter la prison. On s’ennuie dans ce doc, qui a un goût de trop peu.

Ce qui est bien rendu, par contre, c’est l’atmosphère de l’époque (1977), le déchaînement hollywoodien autour de l’affaire (Polanski, parce qu’il a réalisé Rosemary’s Baby, est accusé d’avoir lui-même tenu le couteau pour assassiner sa femme); l’entêtement bigot du Juge Rittenband, corrompu et chasseur de star, et la volonté, terrible, évidente, de Roman Polanski de profiter de la vie au milieu de tant de malheur.

C’est finalement ce que lui reprocheront les médias : ne pas se plier aux actes de contritions médiatiques, vouloir malgré tout faire la fête, lui, le veuf éternel de la petite fiancée de l’Amérique.

Polanski fuira une justice indigne, pour trouver en France un refuge artistique et une intelligentsia (un peu trop) complaisante à son égard. Ne mérite-t-il pas aujourd’hui un procès plus équitable, c’est une autre question… déjà traitée ici




mercredi 20 octobre 2010


Slumdog Millionnaire
posté par Professor Ludovico

Slumdog, c’est comme la pâte à crêpe : il faut laisser reposer un peu, vu la quantité de levure utilisée… Maintenant que la hype est passée, on peut donc regarder Slumdog Millionnaire.

Slumdog, c’est le prototype du film pour les gens qui ne vont pas beaucoup au cinéma ; le spectateur en ressort abasourdi, éreinté, par tant de nouveautés : cadrages étonnants, rythme dément, musique Bollywood, c’est sympa, ça change.

Mais voilà, vous l’avez compris, ce n’est pas un film pour CineFaster, parce que Danny Boyle, on le connaît depuis qu’il est tout petit. On avait beaucoup aimé son premier film, Petits Meurtres entre Amis, et adoré Trainspotting, évidement ! Mais on aurait du se méfier, parce que tous les défauts de Danny Boyle étaient dans Trainspotting ; le sens putassier de la hype, et l’esbroufe pour tout cinéma… Depuis, notre ami a enchaîné les daubes, sauf peut-être un Sunshine intéressant. Il sait tenir une caméra, on ne lui ôtera pas cela, mais il ne sait pas tenir un stylo.

Slumdog Millionnaire, c’est aussi l’équivalent cinématographique de la littérature édifiante du XIXème siècle : Sans Famille, Deux Ans de Vacances, et autres Mystères de Paris. Ici, c’est Les Mystères de Bombay, ou comment, par sa vie extraordinaire, un chien galeux des bidonvilles peut répondre à toutes les questions du Jean-Pierre Foucault local et gagner des millions. Une fable humaniste, qui ravira l’occidental complexé devant tant de misère qui sommeille en chacun de nous, mais qui laissera le cinéphile sur sa faim.




jeudi 14 octobre 2010


Le Bon, la Brute, et le Cinglé
posté par Professor Ludovico

Le Professore n’est pas très Cinéma Asiatique, même si chez CineFast, il y a quelques séditieux qui apprécient le gore japonais ou le thriller coréen. Trop d’atemis, trop de courses sur les bambous, trop de princesses cruelles aux ongles de 20 cm.

Mais la, épiphanie : Le Bon, la Brute, et le Cinglé est tout simplement l’un des meilleurs films de l’année. En tombant par hasard il y a quelques mois sur l’intro – une incroyable scène d’attaque de train –, je décidais de graver les petits octets du western coréen de Ji-woon Kim sur mon disque dur.
Il me fallut quelques mois – et un cruel manque de place pour enregistrer le dernier Mad Men – pour m’obliger à regarder le film. Mais là, ô surprise ! L’attaque du train n’est pas un épiphénomène, c’est un échantillon ! Pendant deux heures, ça n’arrête pas, ça ne baisse pas une seule seconde en intensité. Bagarre, humour, cascades, le tout photographié à la perfection. Et surtout, Ji-woon Kim évite l’accueil habituel des petits génies de la mise en scène (et du cinéma asiatique) : le plan gratuit.

Dans Le Bon, la Brute, et le Cinglé, tout est payant : chaque plan, chaque mouvement de caméra a un sens, apporte un plus, et n’alourdit pas l’ensemble.

Tant et si bien qu’on oublie l’histoire : trois types qui se battent pour une carte au trésor (au milieu du film, l’un d’entre eux se demande même ce que peut être ce fameux trésor)…

La conclusion, toute voltairienne « il vaudrait mieux cultiver son jardin » n’est pas la scène moins surprenante de ce must-have de tout cinéphile qui se respecte.




mercredi 13 octobre 2010


Amadeus
posté par Professor Ludovico

A fins éducatives (évidemment), on projette le chef d’œuvre de Milos Forman aux enfants. Avec un peu d’inquiétude : vingt-cinq ans plus tard, qu’est le virevoltant anti-biopic mozartien devenu ? Il va bien, merci.

Outre que dans la forme, très classique, Amadeus n’a quasiment pas vieilli, on marche encore. Pourquoi ? Parce Milos Forman refuse la vérité, et qu’il préfère raconter des histoires. L’anti-biopic en trois points.

1/ Pour évoquer la vie de Mozart, Peter Shaffer (auteur de la pièce d’origine et scénariste) préfère… Salieri. D’abord, on sait moins de choses sur le compositeur contemporain de Wolfgang (ça permet de broder à loisir), et surtout, on peut inventer/amplifier une confrontation entre les deux…

2/ Une histoire, pas l’Histoire. Amadeus n’est pas une biographie (même si toute la vie de Mozart est retracée dans les grandes lignes), mais bien l’histoire d’un apostat : Salieri lui-même. Dévôt, chaste, le compositeur italien a donné sa vie à Dieu en échange d’un don pour la musique, et il en est remercié puisqu’il va même jusqu’à occuper la charge de compositeur de cour. Mais l’injustice guette : un libertin, pétomane, irrespectueux, égocentrique, qui n’est non seulement pas puni par Dieu, mais au contraire gratifié de tous les dons. Amadeus, c’est l’histoire d’une chute en enfer… Qui valut en toute logique, l’oscar à F. Murray Abraham.

3/ Le vrai sujet, Mozart n’est traité qu’en creux, au travers du regard que Salieri pose sur lui : s’il est chaste, c’est que Mozart est un obsédé sexuel, s’il est respectueux des puissants, c’est que Mozart ne pense qu’a sa musique… Plus Forman s’écarte de Mozart, mieux il le peint… la notion de point de vue, souvent nécessaire au cinéma, est indispensable au biopic. Pour paraphraser Machiavel : pour peindre la montagne il faut être dans la plaine, pour peindre le prince, il faut être du peuple… Et Forman fait en plus, deuxième subtilité, parcourir le chemin inverse à Wolfie. Plus le personnage avance, plus il prend en épaisseur, plus il gagne en humanité, notamment dans la fameuse scène finale de l’écriture du requiem, où il s’excuse devant son « meurtrier » de l’avoir moqué. Mozart aura sa rédemption avant de mourir, Salieri pourrira en enfer.

Et comme le pauvre jeune prêtre qui recueille les confessions de l’italien, nous n’aurons plus qu’à pleurer devant une cette double tragédie…




mercredi 29 septembre 2010


La Captive aux Yeux Clairs
posté par Professor Ludovico

Depuis trois semaines, c’est Opération Patrimoine chez CineFast : La Captive aux Yeux Clairs passe sur Arte. On regarde donc le chef d’œuvre déclaré, quatre étoiles dans le Tulard*

Ouille ouille ouille ! Chaotique, bizarre, pas très passionnant, on va gravir cet Everest du 7ème Art par petits bonds, un quart d’heure par ci, une demi-heure par là… D’autant plus que la technique nous lâche : le magnéto freebox oublie les trois dernières minutes. Mais grâce à Ostarc the Hacker, nous voilà rapidement équipé d’une bien meilleure version, VOST, mais plus moche… Pas grave il reste trois minutes, terminées hier, nous permettant la chronique qui suit…

Le pitch : deux trappeurs se rencontrent, dans des USA pre-Western (on est en 1830). Amitié virile ou rivalité, les deux hommes s’engagent dans une expédition de français qui remontent le fleuve pour acheter des peaux aux indiens et leur rendre… la captive aux yeux clairs, une jeune indienne, très belle, qui a été enlevée par un autre chef indien…

On se croit dans un film d’aventures, une odyssée western, mais on passera par tous les genres : comédie, drame, érotisme, fantaisie monty pythonesque (avec catapultage de chevreuil !). L’intrigue non plus n’est pas claire, et on n’en saura guère plus à la fin, sinon que, dès qu’il y a une fille, ça devient le bordel dans l’amitié virile. Côté mise en scène, c’est le bordel aussi : des séquences incroyablement esthétiques, notamment les extérieurs tournés à Grand Teton National Park, dans un noir et blanc impeccable succèderont des plans minables, mal coupés, mal montés…

Howard Hawks nous a habitués à mieux : Scarface, Le Grand Sommeil, Rio Bravo, Le Port de l’Angoisse

La Captive aux Yeux Clairs reste donc un mystère à élucider.


* la Bible : Guide des Films de A-Z, sous la direction de Jean Tulard, Collection Bouquins




mercredi 22 septembre 2010


Dans Ses Yeux
posté par Professor Ludovico

Horreur ! Malheur ! Je viens de réaliser que j’ai oublié de vous parler de Dans Ses Yeux, Oscar du meilleur film étranger 2010 ! Et mon agent au Kremlin qui ne me dit rien ! C’est pourtant elle qui m’avait conseillé de voir ce film argentin !

Dans Ses Yeux est peut-être tout simplement le meilleur thriller de l’année, sans pour autant tirer un seul coup de feu.

Le pitch : un magistrat hanté par le meurtre, vingt ans plus tôt, d’une jeune femme. Un meurtre jamais élucidé, à cause de l’inertie de la justice, dans cette période grise de la dictature argentine.

Vingt ans après, comme chez Dumas, nos héros ont vieilli, qu’ont-ils fait de leur vie ? Blessé à plus d’un titre, notre héros veut reprendre l’enquête. L’occasion pour le spectateur d’apprendre petit à petit ce qui s’est réellement passé, mais on ne vous en dit pas plus.

Très classiquement filmé, malgré un plan séquence d’anthologie, subtil, dérangeant, il ne faut pas rater Dans Ses Yeux. Je sais que j’arrive après la bataille. Mais rien n’empêche de guetter les sorties DVD.




dimanche 5 septembre 2010


La Ligne Rouge
posté par Professor Ludovico

45ème minute. Le premier coup de feu est tiré dans La Ligne Rouge, le (seul?) chef d’œuvre de Terrence Malick. Signe que La Ligne Rouge n’est pas un film de guerre, mais assurément bien plus que ça : un des plus grands (si ce n’est le plus grand) film de guerre de tous les temps. Autant Apocalypse Now, est rock, un feu d’artifice qui éclaire la face fun de la guerre, hélicos, explosions et ski nautique, autant La Ligne Rouge est un requiem, la face sombre : peur, fatalité et destin.
Le génie de La Ligne Rouge, c’est de refuser de sortir la guerre des activités humaines. La guerre n’est pas une parenthèse, un épiphénomène, une aberration. La guerre fait partie de l’humanité, de la vie de tous les jours. Pire, dans La Ligne Rouge, c’est le quotidien qui envahit la guerre. Pour certains, la guerre est un métier, une carrière (le magnifique double monologue Nick Nolte/John Travolta), pour d’autres c’est le prix à payer pour l’amour (Ben Chaplin, qui perd ses galons pour l’amour de sa femme, et qui hante ses visions au milieu même de l’assaut) Pour d’autres, la guerre est un acte de foi (le capitaine grec, formidable Elias Koteas) ou au contraire un bordel athée dont il faut se démerder (Sean Penn, dans l’un de ses plus grands rôles). On peut y être un saint (Jim Caviezel), une ordure (Nick Nolte), un fou (John Savage) ou simplement une bête apeurée (Adrian Brody).
Car le casting de La Ligne Rouge, c’est aussi la grande réussite de Malick : des stars, rien que des stars, et pourtant, pas une grosse tête à l’horizon (voir les vingt secondes de Clooney à la fin, par exemple).
L’autre réussite, c’est l’adaptation du roman de fleuve de James Jones, auquel Malick ajoute ses obsessions personnelles : la nature édenique, le Bon Sauvage, et la cohabitation du Bien et du Mal dans ce contexte. Il est remarquable d’ailleurs que ce mélange est ici parfaitement réussi, alors qu’il est poussif ailleurs (Les Moissons du Ciel ou Le Nouveau Monde).
Dans ces films, Malick reste confus, phénomène amplifié par les faux raccords*, sa figure de style favorite. Mais ici, la confusion sert le propos : quelle plus grand désordre que la guerre ? Les pensées s’entrechoquent en voix off, les couchers de soleil de cartes postales se superposent aux boucheries hallucinantes, filmées au plus près des combattants, dans le glissé parfait des steadycam… Avec cette perfection des plans, à ce refus de la caméra portée, Terrence Malick refuse les conventions habituelles du film de guerre (camera portée, plans large au-dessus de la bataille) ; c’est la Nature elle-même qui regarde, comme les varans, les perroquets, le Désastre en train de s’accomplir…
A la fin, pourtant, on n’aura pas perdu le fil (la ligne rouge ?) : ni les messages philosophiques, ni le destin, tragique ou pas, de cette cinquantaine de personnages…
Mieux, on aura compris toutes ces pulsions qui les habitent, et il ne sera donné raison ou tort à personne ; le colonel hystérique avait tort moralement, mais raison sur le fond : en manipulant ses soldats, il obtient d’eux de prendre la colline. Après avoir agoni le capitaine protecteur de ses soldats, il le relève de son commandement et le décore cyniquement, probablement pour acheter son silence ; mais la colline est prise, sans trop de pertes, et son avancement garanti. Sublime ironie, la colline est prise grâce au courage d’un ex-officier (Ben Chaplin, l’amoureux transi), au saint déserteur et pacifiste (Caviezel)… il n’y a aucune logique dans la guerre, aucun sacrifice expiatoire, aucun courage inné qui expliquerait tout… juste des situations, et du chaos.

Mélangeant cette efficacité toute Hollywoodienne avec l’ambition européenne du propos, La Ligne Rouge est le chef d’œuvre définitif de Malick, un des quelques films de guerre qui doivent absolument être vus, même si l’on n’est pas familier du genre.

*en collant par exemple bout à bout deux séquences tirées de la même scène, ce qui ne se fait pas normalement




jeudi 29 juillet 2010


Les Beaux Gosses
posté par Professor Ludovico

Les Jeunes. A-t-on jamais vu minorité plus maltraitée au cinéma ? Entre la vision idyllique, Spielbergienne, de l’enfant-roi, et la caricature façon American Pie, il y a pourtant de la marge. On compte sur les doigts d’une main les bons films sur l’adolescence. Quelques Truffaut, les films de Larry Clark ou Gus Van Sant (et encore, pas tous), les John Hughes…

Et aujourd’hui, Les Beaux Gosses ! Riad Sattouf réussit à maintenir l’équilibre, probablement parce qu’il est suffisamment empathique, suffisamment proche de ses personnages, pour ne pas être dans l’approbation totale. Ses ados sont montrés tel quels : boutonneux, racistes, violents, bêtes et moches… Mais on les aime quand même !! Parce qu’on les voit, à la fois avec le regard des adolescents que nous fûmes, et celui des parents d’ados que nous sommes devenus.

Ses héros sont réalistes (fringues, musique, tics de langage), donc ils sont émouvants, face à l’immuabilité de l’expérience humaine : le premier amour, l’expérience de la sexualité, la séparation nécessaire avec les parents…

Derrière la comédie, derrière un apparent amateurisme, Riad Sattouf dit des choses profondes et vraies.




mercredi 28 juillet 2010


Requiem pour Un Massacre
posté par Professor Ludovico

Décidément, j’ai un problème avec le cinéma russe, ses outrances, ses excès, sa faconde un peu pénible. J’ai cru mourir au travelling final du Stalker de Tarkovski, et depuis, j’évite. Mais comment résister à Requiem pour un Massacre, sur les partisans biélorusses lors des exactions nazies ? C’est forcément un sujet pour Le Professore.

Ca commence par vingt minutes d’exposition sur la paysannerie russe, la vie des partisans dans la forêt (récurer le faitout, faire cuire la viande, se doucher sous les arbres…), le tout ponctué de bourrades slaves, de grands éclats de rire hystériques, et d’improbables plans face caméra… Du cinéma russe, donc.

Heureusement, les allemands ont le bon goût de commencer le bombardement à ce moment-là. On a rarement filmé un pilonnage d’artillerie de cette manière (et c’est un artilleur qui vous parle !) ; les arbres sont déchiquetés, le héros devient sourd, la terre soulevée recouvre tout…

On repart ensuite pour quelques aventures lourdement symboliques, comme le franchissement d’une tourbière, interminable (Stalker, part two). Puis des nazis encerclent le village et massacrent la population. C’est incroyablement bien filmé, mais toujours aussi hystérique. La vengeance, et le message final qui tombe comme un cheveu dans le bortsch (« tuer le Hitler qui est en nous ») ne réussiront pas à nous convaincre.

Si l’on intègre le fait que le film a un quart de siècle, on y trouvera quelques excuses, car il est formidablement réalisé, mais c’est tout.




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