[ Les films ]



lundi 9 juin 2014


5 mn de Pacific Rim
posté par Professor Ludovico

Il m’a fallu cinq minutes de visionnage de Pacific Rim pour valider ma théorie de l’Étiquette de la Bouteille de Pinard, c’est à dire qu’en cinq minutes, en jetant un œil distrait au rayons « vins fins » de l’épicerie Del Toro, on peut identifier la piquette qui se cache derrière le marketing prétendument japaniso-cthulhuien de Pacific Rim : Kaiju, Jaeger, et combat final aux poings. Robots en plastoc, monstres en plastoc, personnages en plastoc, argumentaire bidon (il faut deux cerveaux pour piloter les robots), contexte torché en deux minutes, le Mur..

Pacific Rim est une bouse. Pas besoin de perdre deux heures de ma vie pour le vérifier.




mardi 3 juin 2014


Only God Forgives
posté par Professor Ludovico

Nicolas Winding Refn est-il un cinéaste chrétien ? On peut se poser la question, dès le titre, puis après une séance d’Only God Forgives.

Car au-delà de la claque esthétique – le danois semblant vouloir faire toujours mieux que son précédent film – c’est bien la question que pose le film. Une interrogation, en forme de polar hard boiled hongkonguisant, sur l’homme sauvage, primitif, Ancien Testament, œil pour œil – dent pour dent, avant la révolution chrétienne du pardon.

Sur le papier, Only God Forgives n’est qu’une longue litanie de vengeances. C’est souvent ce quon reproche à Refn : une vision compassée et esthétisante de la violence. Pourtant, si cette thématique est au cœur des films du Danois (Pusher 1, 2 et 3, Bronson, Valhalla Rising (Le Guerrier Silencieux), Drive), il semble qu’il y ait toujours à matière à réfléchir. On est plus chez Scorsese que chez Jia Zhang Ke ou Millenium. Ici, la violence est bijective entre flics et voyous au cœur d’un Bangkok d’opéra. Tu tues une prostituée, le père te tue. Tu tues le père, car il a tué ton frère. Un flic te pourchasse ? Tu essaies de le tuer, et lui aussi. Ca serait presque drôle.

Mais là où Refn devient intéressant, c’est sur la morale de l’histoire, comme toujours. Car la solution serait évidemment de pardonner, et de laisser faire la Loi, l’évolution majeure de nos sociétés depuis 10 000 ans. Passer de la violence au sacré. Résoudre les problèmes par l’intérêt général, c’est à dire la religion ou l’état, et pas par la violence. Laisser la société s’intermedier dans les conflits, quels qu’ils soient. Mais c’est impossible ici, entre une famille d’Abel et de Caïn pilotés au talion par une mère castratrice, dominatrice et incestueuse, et un flic qui se rêve en Archange silencieux de la Vengeance. La seule solution, tout aussi archaïque, sera de se couper les mains pour s’empêcher d’agir.

L’auteur du Guerrier Silencieux met en scène ces vengeances sans fin dans une orgie de couleurs. Ce qui serait pathétique dans n’importe quel autre film touche ici au sublime. Chambres rouges, visages bleus, yeux dorés, cigarette orange, tout est magnifique, du bordel de luxe à la rue populaire de Bangkok. Le son, la musique de Cliff Martinez, étant, comme dans Drive, l’indispensable contrepoint de cette photo parfaite signée Larry Smith, le chef op’ d’Eyes Wide Shut. Pas un hasard qu’on pense pendant tout le film à la perfection formelle (et permanente) d’un Apocalypse Now ou d’un 2001.

Et les acteurs – certes hiératiques, certes désincarnés, certes réduits à des caricatures d’humanité – sont très bien, avec une mention particulière pour Kristin Scott Thomas, qui trouve enfin un rôle à sa mesure, c’est à dire à cent lieues de son personnage habituel de grande bourgeoise anglaise.

Ce choc esthétique finit par un symbole, le policier chantant sur scène devant ses équipiers. Une chanson sentimentale, d’amour et de beauté, tandis qu’un double noir, son ombre portée d’Ange de la Mort fait de même.

La violence et l’amour, le pardon et la vengeance, la sentimental et l’implacable, réuni en une seule personne humaine.




dimanche 1 juin 2014


La Chambre Bleue
posté par Professor Ludovico

Mathieu Amalric confirme toute l’étendue de son talent, qu’on savait immense. Acteur d’abord, double/Antoine Doisnel de Desplechin, acteur chez les Larrieux mais aussi chez Spielberg ou James Bond… Et maintenant réalisateur d’un film remarqué, Tournée, ode foutraque à la scène et au monde du spectacle. Cette fois-ci, Amalric s’attaque à plus gros : Simenon et sa Chambre Bleue.

On n’a rarement vu, à vrai dire, un fait divers aussi bien adapté. Si l’on oublie quelques péchés véniels au début, certains acteurs faibles, et des dialogues qui auraient pu être réécrits pour sonner plus contemporains, le reste est parfait.

De l’histoire, au début, on ne sait rien, si ce n’est que le héros, Julien, concessionnaire en matériel agricole, a une relation adultère avec la pharmacienne d’un petit village au cœur de la Beauce… Par petite touches, la vérité ça se dévoile. Quel crime a été commis ? Par qui ? Pour quoi ? On ne saura pas tout mais une partie du voile sera levé.

Mais ce n’est pourtant pas l’intrigue qui intéresse Amalric, pas plus que Simenon d’ailleurs. Ce que veut Amalric, c’est montrer de l’intérieur le cauchemar de se retrouver embarqué dans la tragédie d’un faits divers. Faire de mauvais choix innocents (tromper sa femme, avec la mauvaise maîtresse) et se retrouver en enfer.

C’est pour ça qu’il a choisi de se confier le premier rôle, celui d’un homme veule et indécis, balayé entre sa fille, ses femmes (Léa Drucker, décidément excellente, et Stéphanie Cléau), et les arcanes de la justice… jusqu’à se demander s’il n’est pas devenu fou.

La forme de cette Chambre Bleue est au service du fond, comme cette moissonneuse-batteuse luisante, insecte illuminé dans la nuit beauceronne… Ou ce bleu que l’on trouve partout, ou encore ce motif des guêpes que l’on trouve au début et à la fin du film.

Amlaric atteint l’objectif fixé par William Burroughs – déstructurer le langage artistique comme la pensée, qui est fragmentée – en découpant d’un film au gré de l’inconscient de son personnage principal. Au milieu d’un interrogatoire, le souvenir d’une mouche sur le nombril de sa bien-aimée. Ou pendant le réquisitoire, alors que le procureur prononce des mots terribles, son cul.

Amalric a su entendre la petite musique de Simenon, et la restituer dans toute sa subtilité. Il a su faire l’artiste tout en restant compréhensible, chapeau Mathieu.




vendredi 30 mai 2014


Frénésie en séries
posté par Professor Ludovico

Depuis quelques semaines, pour des raisons techniques, je fais les trois/huit devant mon téléviseur. Pas assez de place sur ma Free Box donc obligation de regarder Real Humans le plus vite possible, délai de péremption sur Canal à La Demande, donc nécessité d’écluser en une épuisante course contre la montre, les épisodes de Newsroom et Girls saison 2.

Quant aux enfants, la pression est immense, à peine rentré à la maison, me voilà sommé de répondre à la question rituelle : Friday Night Lights ce soir, papa ? Sans parler de Game of Thrones, qui chaque semaine s’enrichit d’un giga supplémentaire et que j’ai très envie de voir. Et sans parler de la 7ème et ultime saison de Mad Men en approche…

La soirée commence donc par FNL et sa quatrième saison exceptionnelle, sorte de The Wire feelgood (elle recycle même deux acteurs baltimoriens). Après cette heure de drama, un peu de peps sorkinnien agrémenté d’idealisme journalistique ne peut pas faire de mal. Mais si l’on est d’humeur plus sombre, on peut aussi se pencher sur l’humaine condition des robots de Äkta Människor. Si on est encore courageux, minuit approche, on prendra trente minutes de limonade acide de Girls, excellent pour la digestion, et qui vous garantit une nuit calme.

Parce que demain, il faut aller au boulot.




lundi 26 mai 2014


Babysitting
posté par Professor Ludovico

Des fois, je fais ce qu’on me dit. Quand le Prince d’Avalon me dit de tenir la position à Newsroom, je patiente (et il a raison, le Prince). Quand le Prince d’Avalon me dit d’aller voir Babysitting, je le fais aussi.

Il faut dire que c’est bien vendu, Babysitting : un mix de Projet X et Very Bad Trip, why not ?

Mais ce mix, c’est à la fois sa principale qualité de Babysitting et son horrible mètre-étalon. Le film de Philippe Lacheau et Nicolas Benamou a pour lui la progression implacable, hyperbolique de Projet X mais pas la rigueur scénaristique de Very Bad Trip.

Projet de potes, Babysitting recycle ces mêmes amis (Philippe Lacheau, Julien Arruti, Tarek Boudali en acteurs principaux). Pire, il leur confie la réalisation. Défaut commun dans le cinéma français, car il est plus facile pour les premiers films d’un réalisateur d’obtenir le sceau du CNC*…

On dirait une bénédiction, mais c’est un piège. Quoi de plus dur, en effet, que se diriger soi-même ? De fait, la petite bande n’est pas excellente. C’est un peu surjoué, exagéré, là où le tongue in cheek anglosaxon ferait merveille. Ce qui gâche un peu les gags, pourtant très drôles, et les dialogues. En contrepoint, qui ressort ? C’est la chouchoutte Charlotte Gabris, qui dans un rôle très mineur de trente secondes, installe son personnage de standardiste vulgos.

Pour cela – entre autres – il faut aller voir Babysitting.

* Il existe une commission pour les premiers films et une commission pour les autres. Plus facile de se battre contre Belle Epine, de Rebecca Zlotowski que contre le prochain Desplechin.

[edit] Je me suis fait taper sur les droits par le Prince d’Avalon ; Babysitting n’a pas demandé l’avance sur recettes, plutôt réservé aux films d’auteurs. Ce qui est plutôt incroyable, c’est que le film a été refusé par tout le monde, Canal+ et gros studios français, et c’est Universal qui a emporté l’affaire. Et maintenant, le film fait un carton… 1.8 million d’entrées au 20 mai.




mardi 20 mai 2014


Mille vies
posté par Professor Ludovico

« Le lâche meurt mille morts, tandis que l’homme vaillant ne meurt qu’une fois », disait Shakespeare

Dans Game of Thrones, George Martin inverse cette phrase pour faire l’éloge de la lecture. Comme elle me plait beaucoup, je vous la livre telle quelle :

« Un lecteur vit mille vies avant de mourir. Celui qui ne lit jamais n’en vit qu’une. »

C’est tellement vrai qu’on pourrait l’appliquer à la cinéphilie.




lundi 19 mai 2014


Goldfinger
posté par Professor Ludovico

Malgré ses airs d’ayatollah hitchcocko-kubrickien, l’imam Ludovico est un être tolérant, juste et bon. Il accepte la contradiction, le débat d’idées, il est capable de se mettre dans le paysage de ses interlocuteurs.

C’est pour cela qu’il s’est décidé, sur la pression amicale de quelques amis, à jeter un œil à Goldfinger. Et pas – comme le voudrait une méchante rumeur – parce que le film contiendrait quelques allusions saphiques.

Eh bien avouons-le : Goldfinger, c’est pas mal. En fait, c’est un vrai film. Avec un scénario (et son ridicule argument habituel*, mais on me dira que « C’est du James Bond »), des acteurs (et l’excellent Gert Fröbe dans le rôle du méchant, sorte de James Gandolfini blondinet), des James Bond girls très sexy dont la fameuse Pussy Galore et ses galorettes). Des décors excellents signés Ken Adam (Dr Folamour, Le Limier, Barry Lyndon). Un début, une fin, des répliques drôles, des gadgets, des bagarres, des poursuites en voiture… et un méchant intéressant : la théorie de Maître Fulci, qui préside la Chaire d’Etudes Bondiennes à l’Université de Ferrare, se vérifie : « Les bons Bond sont les Bond avec des bons méchants ». Hormis l’allitération, Fulci a tout Bond. Ou tout bon.

* Goldfinger veut faire sauter une bombe nucléaire « sale » à Fort Knox. La réserve d’or américaine, devenue radioactive, précipitera les Etats-Unis dans une crise sans précédent, au plus grand profit des chinois et de Goldfinger, dont les réserves personnelles d’or s’apprécieront d’autant. Bref, les Accords de Bretton Woods Pour Les Nuls.




mardi 13 mai 2014


Night Moves
posté par Professor Ludovico

Devant l’indigence du cinéma américain actuel, qui ne laisse guère de choix entre épopées super héroïques en collants (le cinquième Spiderman, le dixième Avengers) et biopics dégoulinants façon Yves Saint Laurent/Grace de Monaco, il ne reste plus qu’à dénicher des petits bijoux indépendants si l’on veut voir un film. Un film, c’est à dire une histoire, des personnages, un propos. A l’évidence, des trucs, des machins, des choses que le marketing des studios et des distributeurs n’arrivent pas à positionner et qui n’ont pas vocation à rester dans une salle de cinéma plus de deux ou trois semaines. Il faut donc les repérer, puis trouver le temps pour les voir.

Pour Night Moves, c’est plus facile : en 2011, Kelly Reichardt nous avait livré un petit bijou, Meek’s Cutoff, La Dernière Piste, une épopée western – façon Antonioni – d’une famille traversant l’Ouest américain sur la Piste de l’Oregon. Et qui s’y perdait.

Nous voici à nouveau dans l’Oregon, mais aujourd’hui, dans cette Amérique de tous les contrastes. Une Amérique du meilleur et du pire, où la consommation est élevée à la hauteur d’un art absurde, mais aussi où celle-ci est la plus violemment combattue.

Il y a quelques années, lors d’un voyage d’études au pays de la libre entreprise, j’étais parti me baigner dans un lac. Un petit lac du Montana, entouré de villas « pieds dans l’eau ». On était mercredi, c’était le matin, il faisait beau. On était seuls au milieu de cette nature majestueuse. Tout d’un coup, le bruit d’un hors-bord pétaradant vint gâcher cette vision bucolique. Ce type n’allait nulle part. Le lac était trop petit. Il promenait seulement son hors-bord, de long en large, gâchant le silence.

Mais je me fis immédiatement la réflexion suivante « Comment renoncer à cela ? » Dans ce pays où tout est possible, où la nature est si vaste, si vierge, où la technologie rend tout possible, comment renoncer à tout le confort que l’Amérique procure, même le plus inutile ?

Pourtant, l’Amérique est sûrement le pays où la prise de conscience est la plus forte. Si Kelly Reichardt situe son action en Oregon – et notamment à Eugene – ce n’est pas un hasard. C’est l’une des villes les plus en pointe sur les préoccupations écologiques, le recyclage, l’agriculture bio.

Et donc de poser cette question en creux, via le dilemme de son héros. Josh (Jesse Eisenberg) est employé dans une ferme biologique, mais il veut aller plus loin pour protéger dame nature. Détruire un barrage. Pour cela il va acheter un hors-bord (tiens, tiens !), est aidé par une gosse de riche millénariste (Dakota Fanning) et un ancien Marine (Peter Sarsgaard). Si la terre n’a plus d’eau potable en 2048, qu’est-ce qu’on a à perdre ?

Cette première partie est en demi-teinte. On a du mal à cerner les personnages, et la description des milieux écologistes est assez ratée, gentiment caricaturale et en plus mal jouée. Les motivations de ces éco-terroristes n’est pas très claire…

Mais la deuxième partie du film se révèle bien plus intéressante. Après avoir décrit l’attentat comme un polar, Kelly Reichardt s’attache enfin à ses personnages et leur donne de la chair et du sang. Et de la culpabilité. Car malgré les grands principes, chaque acte porte sa part de responsabilité, et celle-ci peut-être écrasante. On se retrouve alors face à face avec si même, malgré l’engagement collectif. C’est la partie la plus intéressante de Night Moves, qui admet enfin avoir un personnage principal, en la personne de Josh.

L’acteur des Berkman se Séparent, et de Social Network, porte sur ses seules épaules toute ambiguïté du film, de ses personnages, et de la morale pas très claire du mouvement écologiste. Jesse Eisenberg fait enfin montre de son talent, un talent qui ne demande plus d’ailleurs qu’à briller sous d’autres cieux (pas geek, pas bougon, pas coincé…)

Quant à madame Reichardt, on continuera de surveiller ce qu’elle fait.




samedi 10 mai 2014


Les girls
posté par Professor Ludovico

Lena Dunham. Allison Williams. Jemima Kirke. Zosia Mamet.

Retenez ces quatre noms. Mais aussi ceux là : Adam Driver, Christopher Abbott, Chris O’Dowd. Car ces boys and girls, ce sont bien les acteurs incroyables de Girls, la géniale sitcom next gen de HBO. Certes, ils dont servis par un scénario impeccable et une dialoguiste hors pair en la personne de Lena Dunham, à la fois créatrice de ce joyeux bordel new yorkais et sa principale protagoniste.

Mais ils sont aussi, en tant que comédiens, les principaux acteurs de ce renouveau. Les colères rentrées de Marnie, la folie d’Adam, la rock attitude de Jessa et la mièvrerie de Shoshana, n’auraient pas le même impact dans d’autres bouches, sur d’autres visages, dans d’autres corps, car il n’y a rien de pire qu’une sitcom mal jouée. Ces jeunes acteurs, s’ils n’ont que quelques films derrière eux – mais pas forcément les moindres (Frances Ha, Matha Marcy May Marlene, The IT Crowd, 40 Ans Mode d’Emploi, Mad Men), ont surtout l’avenir devant eux.




mercredi 7 mai 2014


Enfants de Salauds
posté par Professor Ludovico

C’est la bonne surprise signée Maître Fulci : un film de guerre des années soixante qu’on n’avait pas vu ! Avec Michael Caine en plus ! A mi-chemin entre Les Rats du Désert et Les Douze Salopards, une épopée dans le désert de l’Afrique du Nord en 1942, en plein rush de Montgomery sur les troupes de Rommel.

Le film n’est pas parfait, un peu long, un peu chiant, mais très étonnant. C’est l’histoire d’un commando hétéroclite, composé de racaille britannique et locale (dont un couple égyptien homo !) envoyé au casse-pipe sous le commandement de Michael Caine, pour faire sauter un dépôt d’essence. En fait, leur but est de faire diversion. Pendant ce temps, un vrai commando, honnête et britannique, va faire le travail. Evidemment, les hommes de Michael Caine ne le savent pas.

C’est le principal intérêt d’Enfants de Salauds, une charge anti-militariste féroce, anarchiste et nihiliste, où le commandement est encore pire que les soldats. Il n’y en aura pas un pour rattraper l’autre.

L’autre intérêt est un sens inné du rebondissement, d’autant plus étonnant qu’Enfants de Salauds semble totalement manquer de rythme. Des personnages apparaissent, d’autres disparaissent et maintiennent et l’intérêt tout au long du film. Mais aussi pour quelques tentatives quasi-expérimentales, comme ces étonnantes scènes de tempête de sable, sans dialogue ni musique, si ce n’est le terrifiant souffle du désert.




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