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Commentaires et/ou Conseils d’achat de DVD – Peut dégénérer en étude de fond d’un auteur



mercredi 22 août 2012


X-Men: Le Commencement
posté par Professor Ludovico

Sur le conseil du Professorino (qui l’a déjà vu deux fois, ce qui en dit long sur notre capacité à contrôler les lectures-visonnages-jeux de nos enfants), j’ai enfin vu X-Men: Le Commencement.

Le problème reste entier : privé d’une enfance Marvel-Strange, le Professore peine à comprendre les tenants et les aboutissants des films à collants.

Tandis que la Professorinette reconnaissait les apparitions de la Femme-Libellule et du Vociférateur (j’extrapole), je tentais de suivre l’intrigue. Plutôt bien faite, d’ailleurs, un savant mélange entre la réalité (la Baie des Cochons) et l’histoire alternative : comment les mutants sont devenus les X:Men.

Bon, ben, à la fin, on sait pourquoi.

Mais ça ne change rien au problème : les films de superhéros ont beau devenir « matures », être tournés par la A-list de Hollywood (Vaughn, Singer, Nolan, Branagh, Snyder) et avec (Fassbender, Oldman, Bale, Bacon, Jackman, Mc Kellen), ça ne me parle pas.

En rien.

Des types avec des casques ridicules en métal rouge, des strip-teaseuses avec des ailles de libellule dans le dos, des anges en porte jarretelles, le tout devant sauver la planète tout en résolvant de graves névroses personnelles, je ne vois pas.

Donc allez voir X-Men, mais sans moi.

Allez, j’irais quand même voir Man of Steel, pour Zack Snyder.




dimanche 12 août 2012


Le Skylab
posté par Professor Ludovico

Il en va de même pour tous les films de Julie Delpy : sa fainéantise intrinsèque les rend soit foutrement drôles (2 Days in New York) ou gentiment faiblards (Le Skylab).

On a dès lors du mal à faire le tri entre la nostalgie qui nous habite (Mrs Delpy est née en 1969) et nos réflexes cinéphiliques. D’un cóté, on prendra beaucoup de plaisir à retrouver cette ambiance seventies des parties de campagnes (barbecue, cousins bourrés, et partie de foot avec tonton*), mais on s’ennuiera devant la faiblesse dramaturgique du propos (une mère des années 2010 se rappelle de sa jeunesse seventies).

Il ne suffit alors pas de coller, comme dans un scrapbook, ses souvenirs pour faire un film. C’est la force habituelle de Julie Delpy, ne parler que de ce qu’elle connait**, c’est ici sa faiblesse, n’utiliser que ses souvenirs pour bâtir un film entier.

*Julie Delpy s’est même inspiré d’un papier peint ayant appartenu au Professore, cest dire son souci Kubrickien de la reconstitution.

** suivant en cela les conseils du Gourou du scénario, Robert McKee




vendredi 10 août 2012


Les Joueurs
posté par Professor Ludovico

Les Joueurs est un film culte chez les amateurs de poker, souvent l’une des « Madeleines » à l’origine de leur passion. Le film de John Dahl (Last Seduction, Red Rock West), sorti en 1998, est effectivement – et tout à la fois – un panégyrique du Texas Hold’em, un film pédago (« comment gagner au poker en 10 leçons« ), une défense morale du jeu (« ce n’est pas un jeu de hasard, mais un jeu de stratégie« ) et un mélo/film d’action dans la plus grande tradition américaine.

Au début, le héros, Matt Damon perd une grosse somme contre John Malkovich (caricatural en grand méchant russe). Matt décide d’arrêter pour l’amour de sa jolie fiancée blonde proprette (Gretchen Mol). Heureusement une chaudasse brune tourne dans les environs (Famke Janssen) et surtout Lucifer lui-même, Edward Norton, escroc à la petite semaine, grand joueur de poker, et roi des embrouilles. Évidemment, tout va partir en vrille, et les deux vont vite devoir 25 000$ à Malko lui-même.

Selon le vieux principe GCA (objectif inatteignable + horloge qui tourne), le suspense est à son comble ! Comment va-t-il faire ? Comme Perceval, il va gagner « à la régulière » contre le Dragon Russe, qui, bon prince, acceptera sa défaite.

Le film est plaisant, pas trop caricatural sur le poker, et donne furieusement envie d’aller piquer du blé aux touristes d’Atlantic City…




mercredi 1 août 2012


La Fièvre au Corps
posté par Professor Ludovico

Replongeons nous encore et toujours dans les années 80 : « Il fait chaud » et donc c’est le climat parfait pour revoir encore une fois le chef d’œuvre de Lawrence Kasdan.

La Fièvre au Corps, c’est à la fois la rencontre d’un producteur à succès (Alan Ladd, qui sort de Blade Runner) et d’un réalisateur débutant (Kasdan*) et la naissance d’un couple mythique : William Hurt** et Kathleen Turner***. Pour les plus jeunes, imaginez Angelina Jolie et George Clooney.

En 1981, toutes les filles sont folles de William Hurt, son doux sourire, et sa touche de folie, et elles aimeraient avoir la classe – estampillé âge d’or d’Hollywood – de la Turner.

Le film va les révéler et leur ouvrir en grand les portes du succès.

Mais c’est quoi, ce film ? Kasdan n’y fait que moderniser le polar des années 50 ; femme fatale, corruption et mari gênant. Mais il y ajoute une touche moderne, érotique et brûlante, sur fond de Floride corrompue, qui ne sera pas pour rien dans son succès de l’époque.

Au début du film, Ned Racine (William Hurt) en est l’illustration même : avocat queutard, incompétent, et vivotant sur des affaires minables. Il va rencontrer LA femme, qui va évidemment faire dérailler cette locomotive déjà bien branlante. Les scènes de sexe, torrides pour l’époque mais surtout pour les USA, le langage cru et la sexualité qui y est dépeinte n’ont que peu d’équivalent dans la cinéma US mainstream, même aujourd’hui.

Mais ce n’est pas le seul intérêt du film. Non seulement l’intrigue est brillante, se complexifiant seconde après seconde, mais les personnages sont sculptés au laser. Chacun a sa personnalité, subtile et détaillée. Les seconds rôles ne sont pas les simples faire-valoir de notre duo de star, mais viennent au contraire enrichir l’intrigue, et approfondir la toile de fond. Ainsi, Ted Danson, le procureur danseur, J.A. Preston, le flic droit et honnête, et Mickey Rourke, qui en deux scènes rafle la mise, viennent ajouter leur touche au tableau intimiste peint par Kasdan.

Quant aux deux principaux acteurs, ils sont époustouflants, changeant en permanence de registre, alors que l’intrigue part en vrille, jusqu’à l’explosion finale.

La Fièvre au Corps est un classique.

*Kasdan illuminera les eighties : Les Copains d’Abord (1983), Silverado (1985), Voyageur Malgré Lui (1988), Grand Canyon (1991), tout en signant quelques petits scénarios au passage : L’Empire Contre-Attaque, Le Retour du Jedi, Les Aventuriers de l’Arche perdue et Bodyguard. Puis il périclitera dans les années 90.

**William Hurt ne dépassera pas cette première célébrité, mais sera toujours en guest quelque part…

***Kathleen Turner sera LA bombe classy des années 80 : A la Poursuite du Diamant Vert, Les Jours et les Nuits de China Blue, l’Honneur des Prizzi, Peggy Sue Got Married, La Guerre des Rose, puis l’alcool aura raison d’elle. Pour mieux parfaire la légende, Kathleen Turner se retirera des plateaux pour se consacrer au théâtre (refusant de « s’infliger ce que les actrices s’infligent (NDLR : de la chirurgie esthétique) pour continuer à travailler ». Elle a fait depuis quelques apparitions – mémorables – Virgin Suicide, par exemple, et en père de Chandler (sic) dans Friends.




samedi 28 juillet 2012


Alien, le 8ème visionnage
posté par Professor Ludovico

Dans la cadre de notre programme « Transmission des Savoirs et des Compétences », nous avons montré Alien, le chef d’œuvre de Ridley Scott, à la Professorinette. D’abord pour éviter qu’elle ne le voit n’importe comment avec Kevin ou Klara, en mangeant des Chupa Chups tout en zappant sur Secret Story. Ensuite pour qu’elle voie la bonne version, c’est à dire pas l’horrible Director’s cut où Ridley Scott cru bon d’ajouter en 2003 tout ce qu’il avait bataillé pour enlever en 1979*.

Verdict de la Professorinette : « C’est bien, mais ça fait pas peur… »

Avant de hurler sur les ados blasés, incultes, drogués aux jeux vidéos et incapable de séparer le bon grain (les conneries des années 80) de l’ivraie (les conneries des années 2010), tentons d’analyser le phénomène. Et laissons parler l’adolescente.

« Je n’ai pas eu peur, » confie-t-elle à CineFast, « contrairement à Shining, qui lui, fait vraiment peur (brave petite !) Et l’Alien, tu m’avais dit qu’on ne le voyait pas du tout, pourtant on le voit plusieurs fois ! Et en plus, j’avais déjà vu la créature : dans Martin Mystère, il y a un type qui se déguise en alien. Et la scène des œufs, elle est aussi dans un dessin animé que j’ai vu petite. »

Voilà, tout est dit : Alien est tellement important qu’il a déjà laissé son empreinte dans la culture populaire, même enfantine. On ne peut avoir peur de quelque chose qui est déjà présent partout, on ne peut avoir peur de quelque chose que l’on découvre dans le confort du canapé**, et pas pas dans le noir absolu de l’espace… d’une salle de cinéma.


* pour l’anecdote, j’avais interdit à ma sœur de le voir sur une télé, lui promettant de l’emmener au cinéma dès qu’il ressortirait. Finalement, nous l’avons vu en 2003, dans cette maudite version.

** Moi qui le connaît par cœur, j’ai sursauté deux fois. Quand Ripley fait tomber une boite à l’infirmerie, et quand le chat s’échappe !




mercredi 25 juillet 2012


The Dark Knight
posté par Professor Ludovico

The Dark Knight pose un problème majeur au CineFaster. Œuvre à la croisée des mondes, mi-auteuriste (réflexions sociologiques sur l’évolution des sociétés contemporaines), mi-GCA/conte de fée avec explosions en cascades et poursuites haletantes.

Son succès colossal (1 milliard de dollars), et la place qu’a pris Christopher Nolan sur ce terrain (il est aux commandes de l’autre grande franchise DC Comics, Superman (Man of Steel, dirigé par son concurrent Zack Snyder), pose question.

Qu’est-ce qui remue autant les foules autour de Batman ? On en parle ici, mais le succès colossal de l’épisode 2 est intriguant. Il y a bien sur la performance du Joker, et le suicide par overdose de son incroyable interprète Heath Ledger, qui a boosté la curiosité autour du film. Il y a aussi la personnalité du Joker (on en parle ici), véritable métaphore du refoulé américain.

Mais le film ? Bien sûr, on est abasourdi devant un tel feu d’artifice : personnages innombrables, casting Triple A, intrigues qui s’accumulent et rebondissent dans tous les sens (la fameuse scène du ferry), poursuite et combats ininterrompus… le CineFaster ne peut qu’applaudir à deux mains devant tant de talent, supérieur au déjà très bon Batman Begins. Mais à la fin, que reste-t-il ? Pas grand’ chose…

On aura du mal, par exemple, à raconter l’histoire de The Dark Knight, à part un improbable affrontement entre le Joker, Batman, des mafieux, et la naissance d’Harvey Dent, ancien District Attorney reconverti (de manière assez ridicule, comme d’habitude dans les comics) en superméchant vengeur, Double-Face.

Comme ailleurs, le talent de Nolan cache mal la pauvreté du propos. Et l’on avance ceci : si Zack Snyder, plus léger, plus fun, en un mot plus Bruckheimerien, faisait finalement un cinéma plus sérieux ? 300 laisse un souvenir plus clair, L’Armée des Morts est devenu un classique du film de zombies, Watchmen a une histoire compréhensible, et certes Sucker Punch était fun mais raté, mais on le savait dès le scénario…

Allez faisons un pari : dans vingt ans, on s’étonnera du succès benhurien de la trilogie Batman, qui sera passé du statut d’eskimo sucré à celui peu enviable de choucroute irregardable…




mercredi 18 juillet 2012


Camping
posté par Professor Ludovico

Forcé par la vindicte populaire (portée elle-même par le sempiternel « comment peux-tu juger, puisque tu ne l’as pas vu ? », j’ai enfin vu Camping.

Fabien Onteniente, plein de pseudo-compassion pour la France des beaufs, ou plein de distanciation parigote sur la province qui part en vacances dans les Landes, s’est intéressé à ce sujet vulgaire qu’est le camping – pour en tirer une comédie : Camping. Mission : faire rire et attendrir en même temps. Malheureusement, il ne suffit pas de décider pour faire.

Camping est donc mal fait, pas drôle, mal joué, affreusement écrit, et ne sait pas décider s’il est gentiment méchant (un film italien) ou méchamment gentil (un film américain).

Car c’est là le ratage principal de Camping, hormis la fainéantise générale. Ça aurait pu être un film meilleur, si Onteniente et Dubosc (coscénariste) n’avaient pas lorgné si désespérément vers la feelgood comedy, avec rédemption du méchant riche à la fin (les riches sont toujours méchants, c’est ce que nous apprend – paradoxalement – le cinéma américain.) S’il avait été Dino Risi, Onteniente nous aurait fait Les Monstres au camping (concours de beauté, coucheries sur matelas pneumatiques, et lutte des classes autour du butagaz). S’il avait été Ken Loach, il nous aurait tracé le portrait de la France prolo, qui se lève tôt mais se couche tard au mois d’août à Arcachon. S’il avait été Lars von Trier, il aurait tout filmé en Super8.

Tout ça pour dire que la méchanceté caricaturale de Camping n’est pas le problème, c’est le manque de talent qui l’est.




mardi 17 juillet 2012


Le Prestige
posté par Professor Ludovico

Les circonstances étaient contre moi. J’avais vu L’illusionniste à la même période (LE mauvais film d’Edward Norton), et je n’avais pas la moindre envie de me retaper les aventures d’un magicien au XIXème siècle. Devant l’amicale pression de mes amis (et six ans d’attente…), j’ai cédé ce week-end en regardant enfin Le Prestige, le chef d’œuvre de Christopher Nolan.

Ne mâchons pas nos mots : Le Prestige est formidablement écrit, filmé et (légèrement moins bien) joué. Comme d’habitude chez Nolan, le scénario est complexe : un flash-back en forme de double hélice qui se répond : Magicien A versus Magicien B, une complexité qui sert parfaitement le propos puisque justement, il s’agit de deux rois de l’illusion, lancés dans un combat à mort.

Il faudra un psy pour comprendre cette obsession du flash-back chez Nolan, tout comme cette manie des intrigues à tiroir (Inception, Memento). En attendant, si vous avez six ans de retard comme moi, vous pouvez vous régaler avec Le Prestige, et son casting all-stars (Hugh Jackman, Christian Bale, Michael Caine, Scarlett Johansson).

Abracadabra.




jeudi 12 juillet 2012


Mélancolie sans fin
posté par Professor Ludovico

Revoir des bouts de Melancholia, l’Armageddon wagnérien, le Festen HD de Lars von Trier, voilà un plaisir qui ne se boude pas.

Dans dix ans, quand les polémiques cannoises (consciencieusement entretenues par l’insane punk danois) se seront tues, on découvrira enfin le chef d’œuvre Melancholia.




mardi 8 mai 2012


La Sanction
posté par Professor Ludovico

Le professeur Rabillon, auteur du fameux Théorème, m’a offert il y a un certain temps La Sanction, un polar du mystérieux Trevanian*, paru en 1972. Je viens de le lire, et j’ai enchaîné avec son adaptation cinématographique signée d’un certain Clint Eastwood en 1975.

Tout l’intérêt est là ; comparer, alors que les souvenirs sont frais, l’œuvre originale et son adaptation.

La Sanction, c’est tout d’abord, une intrigue qui ne sied guère au Professore, tant elle semble rocambolesque. Et en matière d’espionnage, le Professore est un peu psychorigide, il n’aime pas le rocambolesque. Voici donc Hemlock, Professeur d’Art, alpiniste chevronné et… tueur à gages pour la CIA (sic). Pour s’offrir un tableau de Pissaro qui lui fait de l’oeil, Hemlock accepte une ultime mission (resic) : il doit tuer (la fameuse Sanction) un agent ennemi au cours d’une escalade (reresic). Il en profitera pour se venger de sa Némésis, le traître Miles Mellough.

Voilà pour l’intrigue – assez fantaisiste -, et très 70’s de La Sanction. C’est d’ailleurs l’ambiance générale de ces années-là qui prévaut : libération sexuelle (toutes les femmes sont folles de désir, et trompent allègrement leurs maris), contestation politique (les gouvernants sont pourris, la Guerre Froide ne sert à rien, et la CIA est rempli de bons à rien ou de sadiques issus du IIIème Reich), et liberté de la jeunesse (les jeunes alpinistes défient Hemlock, le vieux (37 ans) de l’histoire).

L’originalité de Trevanian réside plutôt dans les dialogues, très drôles, acérés, et politiquement incorrects**, un peu à contre courant des événements du récit : Hemlock est un tueur, mais bourré de principes, il travaille pour la CIA, mais les méprise et ne les trouve pas mieux que le camp d’en face, toutes les femmes lui tombent dans les bras, mais il est anéanti par la trahison de Jemima, etc.

La partie « escalade », si elle est peu plausible dans l’intrigue, est elle traitée de manière tout à fait documentée, réaliste et passionnante. Les images sur l’Eiger, la montagne suisse où se déroule l’escalade, sont magnifiques.

Reste la comparaison film/livre : il est tout à fait passionnant de voir ce qui a été gardé ou supprimé, et pourquoi.

Par exemple, dans le livre, Hemlock vit dans une vieille église reconvertie en loft luxueux. Beau décor de cinéma, mais trop cher : rien de passionnant ne s’y déroule. Donc supprimée dans le film.

Le livre est violemment anti-CIA, anti-espionnage, mettant sur le même pied russes et américains. Difficile à gober pour Eastwood. Cette partie est donc édulcorée (Clint dit à un moment travailler pour la Mère Patrie, avec une touche d’ironie, ce qui satisfait le lecteur comme le clintomaniaque). De plus, Trevanian remanie son propre livre en proposant une vision encore plus noire de la CIA : la mission confiée à Hemlock est un leurre, des innocents seront tués pour crédibiliser une fausse fuite des services secrets américains (comme dans l’opération Fortitude). Une vision plus dure des renseignements, mais plus realiste : paradoxalement, elle étaye le scénario, là où le livre était particulièrement faible…

L’aspect très sexuel du livre est conservé : deux conquêtes pour le Docteur Hemlock, plus les étudiantes et les épouses (forcément francaises !) qui lui dont les yeux doux. Et ces conquêtes, c’est quelque chose ! Une jolie indienne de l’Arizona qui montre ses seins, et une plantureuse hôtesse de l’air noire (la fameuse Jemima, une rareté dans le cinéma US) Cette dernière se transforme en histoire d’amour impossible. Des scènes assez torrides, qu’on aurait du mal à trouver dans le cinéma US actuel.

Mais la vraie raison de jeter un coup d’œil à La Sanction, ce sont les scènes tournées sur l’Eiger, magnifiques. Selon le fameux Théorème de Rabillon, il y a si peu de films sur l’escalade qu’on se laissera facilement tenter par une petite Sanction.

*Trevanian est un auteur de polar très secret, qui est resté dans l’anonymat presque toute sa vie. Il signe le scénario sous son vrai nom, Rodney William Whitaker.

**Sans parler d’une homophobie marquée : Miles Mellough est une folle, et son chien s’appelle « pédale » ; la classe !




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