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Commentaires et/ou Conseils d’achat de DVD – Peut dégénérer en étude de fond d’un auteur



dimanche 2 juillet 2017


Phase IV
posté par Professor Ludovico

Phase IV, depuis vingt ans, faisait partie de la todo list du Professore ; un film de SF rare, sur l’invasion à venir des fourmis sur notre belle planète.

Rare, on comprend pourquoi ; Phase IV est une bouse innommable. Décors en cartons, musique sous-Pink Floyd, montage approximatif, et acteurs de seconde zone. On comprend aussi pourquoi c’était culte à l’époque : effet « spéciaux », musique angoissante, préoccupation écologiste, et surtout, impressionnantes images réelles de fourmis… Ce Microcosmos avant l’heure devait faire de l’effet en 1974. Pas un grand succès au box office, mais gagnant à la troisième édition du festival d’Avoriaz.

Saul Bass, designer de générique réputé (allez voir sur Wikipédia, ça fait peur, du Carmen Jones de Preminger à Casino de Scorsese) ne fera pas d’autres films. On comprend pourquoi. A mi-chemin entre La Chose d’un Autre Monde d’Howard Hawks (1951) et The Thing de Carpenter (1982), Bass ne sait rien tirer de ces scientifiques coincés dans leur base (en plus avec une jolie fille). Entourés d’ennemis, dont on sait depuis toujours qu’ils sont de l’intérieur.

De cette psychose qui gagne, du savant fou, de la jeune fille égarée, Bass ne fait rien. Les acteurs jouent donc en ligne droite, pieds nus sur des rails.




mercredi 7 juin 2017


La 317e Section
posté par Professor Ludovico

Ça faisait un bout de temps que le DVD (Collection « Le Monde ») traînait sur la commode, et que le Lieutenant Jeg, du 3ème Cuir, me tannait pour que je regarde le « meilleur des films de guerre ».

Voilà c’est fait, et cette réputation n’est pas usurpée. On connaissait évidemment le cinéma particulier de Pierre Schoendoerffer (Le Crabe Tambour, L’Honneur d’un Capitaine) mais cette 317e Section nous avait, bizarrement, longtemps résisté. Et c’est vrai que c’est un choc.

Cette évocation réaliste, quasi-documentaire, de cette vie de section (une vingtaine d’hommes) qui retraite depuis Diên Biên Phu, on aurait dû la voir depuis longtemps au cinéma.

Le réalisme, ce n’est pas la question du bon bruitage d’un son de fusil, de la taille de costumes parfaitement raccords avec l’époque, ou de décors somptueux. C’est d’abord une question de personnages. Et là, il y en a deux, archétypes du jeune chef de section (Jacques Perrin) et du vieil adjudant (Bruno Cremer) qui en a vu d’autres.

Pierre Schoendoerffer n’en fait pas des tonnes sur le sujet. Parce que, comme lui (dans un contexte autrement moins dangereux), nous avons passé un an dans l’armée française, il fallait que cette évocation soit réaliste, sur ce microcosme bizarre qu’est une section de soldats, mélange éternel de camaraderies et de violences, de courages et de faiblesses.

C’est ce que réussit précisément Schoendoerffer. Il n’est pas le seul, ni le premier soldat-écrivain-cinéaste (Céline, Giraudoux, Jünger, Füller, Stone), mais sa réussite est particulière. Parce que l’on s’attache à la réalité de ses personnages, à leur véracité émotionnelle, on les suit sans difficulté dans leurs pérégrinations dans la jungle, et pas l’inverse. Le cinéma s’attache souvent à l’histoire, au détriment des motivations de ses personnages, souvent réduits à un cliché (le sergent cruel-mais-juste, le soldat-objecteur-de-conscience-mais-courageux).

Ici, pas de rédemption, mais quelques instants dans la vie de soldats traqués et défaits, mais qui reste des hommes. Malgré le harcèlement des Vietminh, reste l’espoir de s’en sortir, la possibilité de porter soi-même des coups à l’ennemi, la violence et la peur.

Le film se terminera abruptement comme se termine une guerre, comme se termine une vie. Cinquante ans après, le film n’est pas pris une ride sur ce plan-là. Qu’on ait fréquenté ou non l’armée française, il faut voir ce film.




mardi 6 juin 2017


That Thing You Do
posté par Professor Ludovico

Quand on cherchera la définition d’un film qui n’est pas gentillet, on pourra toujours tomber sur film de Tom Hanks. That Thing You Do, un film d’époque où le mot gentillet semble pourtant le plus adapté : les fifties, jolies filles, belles bagnoles, Coca-Cola et rock’n’roll. Mais Tom Hanks voit plus loin que ça. That Thing You Do est une histoire de one hit wonders, ces chanteurs qui, malgré un premier hit, ne deviendront jamais des stars.

One hit wonder, c’est la réalité économique du showbiz. Un producteur, comme un éleveur de pur-sang, doit avoir des dizaines de chevaux dans son écurie, et tous ne peuvent pas gagner l’Arc de Triomphe tous les ans… pour un Rolling Stone, un U2, un Téléphone, combien de The Tornados (Telstar), Dexys Midnight Runners (Come on Eileen), ou de Patrick Coutin (J’aime regarder les filles) ?

Et comme le dit le vieux musicien de jazz, trois choses peuvent venir casser ta carrière ; les filles, l’argent et l’alcool. Ou les trois. That Thing You Do filme cette démonstration ; chacun des personnages y succombera. Et cette belle histoire qui semblait partie pour une happy end années 50 se terminera, pas forcément de façon dramatique, mais en tout cas par l’échec de cette proposition.

Tom Hanks filme cela très basiquement mais très efficacement, en se donnant le rôle du méchant : le pragmatique producteur des Oneders.




mardi 30 mai 2017


Mulholland Drive
posté par Professor Ludovico

« On meurt, on passe un bout de temps à rêver, et on revient… »

Si un film de David Lynch devait s’appliquer à cette citation du Maître de Missoula, ce serait bien celle-là. D’ailleurs, il n’est pas recommandé de revoir ses films, l’expérience initiale étant souvent la meilleure. Ses films sont des rêves, et on ne fait jamais deux fois le même rêve. David Lynch a toujours voulu – comme Hitchcock – s’adresser aux émotions du spectateur ; Mulholland Drive est l’achèvement total de cette ambition.

Après Twin Peaks, après un séjour à Los Angeles, l’an dernier, il fallait néanmoins emmener la Professorinette voir Mulholland Drive, pièce ultime du puzzle Lynch.

Et même si, à cette relecture, on gagne en compréhension ce qu’on perd en rêve, le film conserve sa magie intacte. Mulholland Drive reste le diamant noir dans la carrière de Lynch, indubitablement son meilleur film.

Tout y est : l’éloge ténébreux de Los Angeles, ville-labyrinthe dont on verra la substantifique moëlle : Winkie’s diner, Pink’s hotdog, les studios de la Paramount et les bureaux des producteurs mafieux, Howard Hughes en cravate à motif damas, ranch dans les canyons et villa de beautiful people sur les Hills, palmtrees sur Rodeo Drive, Downtown L.A. et Hancock Park, et même un duo de flics… tout cela sans le moindre establishing shot*. Los Angeles est grand, mais c’est une prison étouffante pour ceux qui s’y perdent.

Mulholland Drive est aussi un hymne au dark side d’Hollywood, la corruption inhérente à l’Usine, où les rêves fracassées d’une petite blonde de l’Ontario championne de jitterbug échoue dans les contre-allées des lot des studios, condamnée à observer de loin les autres réussir. Tel Janus, on en verra les deux visages montés en juxtaposition ; Betty répétant une scène ringarde dans sa cuisine, puis en offrant une interprétation exceptionnelle** devant des patrons de studios juste après. A Hollywood comme ailleurs, il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne…

Le film est aussi la formidable description du dédale des sentiments, les mystères de l’amour et ceux de la jalousie. Pendant deux heures, un grand cinéaste ne cessera pas de faire confiance au spectateur, l’incitant à débrancher le cerveau (qui essaie de comprendre quelque chose à ce déluge de personnes, de situations, de lieux) et à ouvrir grand son cœur pour, enfin, ressentir.

Il n’y a pas de plus grand film sur ce plan-là. Mulholland Drive, comme Twin Peaks, parle directement à vos émotions ; la peur et l’effroi, le rire et l’amour, le désir et les larmes.

Non, il n’y a pas de plus grand film sur ce plan-là. Mulholland Drive s’adresse directement à votre âme.


* Si ce n’est la classique vue de nuit, avec les lumières de La Brea av, qui indique, comme les cailloux du Petit Poucet, la direction prise par Rita dans la nuit angelino.
** Tout aussi exceptionnelle que la performance de Naomi Watts dont le film fit décoller, à 33 ans, la carrière.




jeudi 25 mai 2017


10 Cloverfield Lane
posté par Professor Ludovico

 
C’est la bonne surprise du mois. 10 Cloverfield Lane est une excellente série B servie par d’excellents acteurs, dont l’inusable John Goodman. Le pitch : une jeune femme, après un accident automobile, se retrouve enfermée dans une cave. Elle se croit prisonnière d’un serial killer, mais son geôlier lui tient un autre discours : il l’a sauvée de l’apocalypse qui s’est déclenché pendant qu’elle était dans le coma. La voilà en tout cas condamnée à vivre avec ce gros type bizarre dans son abri antiatomique de survivaliste redneck.

Dit-il toute la vérité ? C’est tout l’objet de 10 Cloverfield Lane. À partir de ce canevas classique de film d’horreur, le film tresse un scénario beaucoup plus subtil que la production habituelle. Dans les liens entre la « prisonnière » et son « geôlier », le film fournit des rebondissements ou des variations étonnantes, que nous tairons bien évidemment ici. 
 
Une authentique série B, intelligente et sans esbroufe, divertissante mais subtile : ça mérite d’être noté.




lundi 8 mai 2017


Wyatt Earp
posté par Professor Ludovico

Wyatt Earp fait partie, dans l’esprit, des grands films de Lawrence Kasdan. Pourtant, il subsiste dans la tête du CineFaster le souvenir tenace d’un échec au box-office. A la vision, on comprend pourquoi. Certes, la reconstitution far west est aux petits oignons, et l’image est magnifique. On imagine ce qui a plu aux CineFaster (et ils sont nombreux) qui l’ont vu à l’époque : un western réaliste, qui se débarrasse de la propreté hollywoodienne, mais qui reprend quand même à son compte une forme de classicisme mis à mal par le western spaghetti ; ici c’est donc poussière, rasage de trois jours et antihéroisme de rigueur.

Mais pour le reste, c’est absence de cinéma à tous les étages. Kevin Costner ne joue pas très bien. Il n’a jamais très bien joué mais ce n’est pas exactement ce qu’on lui demande. Denis Quaid cabotine à qui mieux mieux dans le rôle de Doc Holiday, et le reste n’est pas mieux, au bord de la caricature. En fait, on est dans l’un des premiers biopic, on est en 1994. Wyatt Earp, le film, enchaîne donc les grands moments, façon image d’Épinal, de Wyatt Earp, l’homme. Le chasseur de bison, le veuf éploré, le shérif.

Les dialogues sont indigents et la direction d’acteur quasi nulle. Comme dans les pires dramatiques françaises*, on peut voir dans Wyatt Earp un acteur patientant dans un coin de l’image, et qui soudain s’anime pour dire sa tirade, comme au théâtre.

En 1994, Lawrence Kasdan était perdu pour le cinéma, mais nous ne le savions pas encore.

* Phénomène notamment identifié dans L’Affaire Villemin.




samedi 6 mai 2017


The Bling Ring
posté par Professor Ludovico

La cinéphilie, c’est simple comme un coup de fil. On lit un vieux Vanity Fair de 2010 qui traîne*, et notamment un article sur le Bling Ring, cette bande de rich kids qui décidèrent un jour de dévaliser leurs idoles. S’introduisant dans les villas des Hollywood Hills, le Bling Ring déroba argent, bijoux, mais surtout vêtements de Lindsay Lohan, Paris Hilton ou Orlando Bloom. Etrange effet miroir que ces fashion victims dérobant à d’autres fashion victims leurs atours, et s’en parant. A l’instar, comme le fait remarquer l’article, du Tueur au Papillon avec la peau des cadavres, dans le Silence des Agneaux. Hollywood, toujours et encore.

On en parle à la Professorina**, qui, elle, a vu le film de Sofia Coppola. Elle nous informe qu’il passe toujours sur OCS. On regarde et on découvre, dès les crédits, que le film est inspiré par l’article qu’on vient de lire. In girum imus nocte et consumimur igni …

À vrai dire, la petite Sofia s’est contentée d’adapter – presque mot pour mot – les verbatim des interviews recueillis par Nancy Jo Sales. Mais elle a du talent, et ça marche.

Comme l’explique la règle scénaristique de Robert McKee, le ponte du scénario, « Parle de toi. Parle de tes expériences », Sofia Coppola est parfaitement à l’aise, dans la description de ces adolescents gâtés, gâchés par l’argent (et l’absence) de leurs parents. Comme elle l’est dans la plupart de ses films, car elle a appliqué ce principe jusqu’à Marie Antoinette.

Mais elle a aussi la bonne idée de prendre comme point de vue non pas la cheffe du Bling Ring, l’odieuse Rebecca, (Katie Chang) mais celui, plus attendrissant, de Marc (Israel Broussard)***, l’ado le moins riche de la bande. C’est lui qui, énamouré « I loved her like a sister », se jette à corps perdu dans cette stupide aventure. Son visage, au bord des larmes, dans le bus qui l’emmène en prison, est une des plus belles réussites du film.

* Au sommaire : A new decade, a new Hollywood, The genious and tragedy of John Hughes, Annie Leibovitz’s Oscars Masters, et Ryan Kavanaugh, The theory of Relativity. Y’a-t-il mieux que VF pour le Cinefaster ?
** Qui vient de déclarer que tout compte fait, Los Angeles, c’est quand même mieux que New York. Bon sang ne saurait mentir.
*** Bizarrement ce sont les acteurs les moins expérimentés qui s’en sortent le mieux, alors qu’Emma Watson est moins convaincante…




mercredi 19 avril 2017


Les Cavaliers
posté par Professor Ludovico

Le film de John Ford ne brille pas par son histoire, elle est même un peu confuse. Les Cavaliers prend appui sur une histoire vraie de la Guerre de Sécession, le raid Grierson, pendant le siège de Vicksburg : 1700 cavaliers nordistes traversant le Mississipi sur les centaines de kilomètres pour harceler les lignes de ravitaillement sudistes.

Dans le film, le colonel Marlowe (John Wayne), obtus, vieille école, sévère mais juste, est soudain flanqué de Kendall (William Holden), un médecin-major sarcastique et progressiste. Bientôt en territoire ennemi, nos cavaliers sont hébergés par une riche héritière sudiste (Constance Towers, qui révèle progressivement ses talents de comédienne). Mais l’on découvre qu’elle espionne. Aujourd’hui, on la tuerait sans vergogne mais dans un John Ford on l’emmène avec son esclave noire.

Elles vont donc accompagner le régiment de Cavalerie dans sa chevauchée à travers les territoires sudistes et révéler les caractères de chacun. (Rien de tel qu’une femme pour révéler le vrai caractère de John Wayne). Dans cet étrange trio amoureux, où Wayne et Towers sont raides dingues du camp adverse, facon Roméo & Juliette in Dixieland, William Holden tient la chandelle et arbitre toute l’affaire.

On l’aura compris, c’est un western sans western (les quelques batailles ont pris un bon coup de vieux), un conflit Hawksien sans Howard Hawks, et pourtant, ça marche. Car de cette tragédie plutôt drôle et de cette comédie fondamentalement tragique, il se dégage une irrépressible mélancolie. Celle d’un pays déchiré, cet amour impossible entre le Nord qui a déjà raison et le Sud qui a déjà perdu. Le Sud, dernier rêve d’une noblesse à l’européenne, ce mode de vie élégant et prestigieux auquel les Etats enfin Unis n’accèderont jamais.

Il reste aussi quelques plans splendides, au milieu d’une mise en scène évidemment conventionnelle, comme ce wagon en flammes, ou cette conversation bucolique dans un champ de blé, dans un magnifique contre-jour de fin du monde.




dimanche 16 avril 2017


David Lynch: the Art Life
posté par Professor Ludovico

Il faut voir ce documentaire qui filme longuement David Lynch en train de fumer et de peindre, et qui raconte sa vie jusqu’à son premier film, c’est-à-dire Eraserhead.

L’histoire d’une vie paisible dans les années 50, qui va donner naissance au cinéma le plus bizarre qui soit.

Si vous aimez Lynch, il faut voir ce film




vendredi 14 avril 2017


Les Horizons Perdus
posté par Professor Ludovico

Comme on le sait, on n’aime pas beaucoup Capra ici. Trop gentillet.

Mais la curiosité américano-cinéphilique emporte tout, et on veut voir Lost Horizon pour une seule raison, pour un seul mot, magique : Shangri-La. Longtemps, on a prononcé ce mot comme une incantation. Comme un enfant dirait « Abracadabra ». Shangri-La… Shangri-La… Shangri-La…

Et puis, peu à peu, on a su, notamment grâce au cinéma. Apprend-on ailleurs, finalement ? Captain Sky et le Monde de Demain. Captain America. Shangri-La, c’est une lamaserie secrète, et imaginaire, au cœur du Tibet. Un endroit où l’on se ressource, on se rédime, et où l’on renait.

Lost Horizon, c’est d’abord un roman de James Hilton, qui connait un gros succès en 1933 et est transformé en film par Frank Capra quatre ans plus tard. Le pitch : un avion avec des Américains ayant chacun leurs problèmes s’écrase dans les montagnes du Tibet. Ils sont recueillis et emmenés dans la cité secrète de Shangri-La.

Là-bas, ils découvrent une sorte de paradis perdu où l’on vit (presque) éternellement et où nos personnages vont soigner blessures de l’âme et du corps. La malade sera soignée, le célibataire trouvera une femme et tout est bien qui finit bien dans le meilleur des mondes possibles, comme dirait Candide. Seuls ceux qui ne comprennent pas Shangri-la ne peuvent accéder à ce nirvana, qui, comme disait Gaspard Proust, est le nom indien de la déprime. En deux mots, le film est long, assez mal filmé, pas très bien joué et pontifiant en diable.

Mais l’intérêt est plutôt américanophilique ; cette passion des américains, peuple très chrétien et très occidental s’il en est, pour le mysticisme tibétain. Des récits affabulés de Lobsang Rampa (chomeur dans le civil), Le Troisième œil, etc., au gratin de hollywood (Richard Gere en tête), le Tibet est une sorte d’idéal qui remonte probablement à ce livre et ce film initial. Depuis, des chansons s’en sont emparé (Kashmir de Led Zeppelin, le girlgroup Shangri las et leur Leader of the pack, Camp David, la résidence des présidents US, qui s’est longtemps appelée ainsi, etc.

Tout ça est bien intéressant, mais que ça ne vous oblige pas à voir le film…




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