[ Les films ]



lundi 4 avril 2011


Sucker Punch
posté par Professor Ludovico

Comment dire du mal d’un film qui met en scène des filles habillées en écolières, en danseuses de bordel, ou en pilotes de B-24, qui combattent des robots-samouraïs, des dragons et des soldats-zombies du Kaiser, ou qui désamorcent des bombes sur un TGV sur Saturne ?

C’est humainement impossible.

Alors oui, on dira que les personnages sont légers (même si les actrices sont très correctes), que les dialogues auraient pu être plus punchy, que l’intrigue aurait pu être un peu plus claire…

Certes.

On dira aussi que contrairement à l’adage, on est des fois jamais mieux servi que par les autres, et que Snyder est meilleur avec un matériau plus solide (les 300 de Frank Miller, les Watchmen d’Alan Moore), et que son scénario à lui sent un peu trop l’adolescence attardé…

Mais osons l’avouer, ce « coup en traître », c’est le bon vieux cinéma « Ouuh ! Haaa !! » qui renoue avec la tradition la plus profonde du spectacle : l’esbaudissement, c’est à dire nous mettre dans une allégresse joyeuse et bruyante…

Ceux qui n’aiment pas Zack Snyder sont des pisse-froid, et ceux qui n’aiment pas – au moins un peu – Sucker Punch ont perdu leur âme d’adolescent boutonneux.




mardi 29 mars 2011


Shoah
posté par Professor Ludovico

Shoah n’est pas seulement un fantastique document pour l’histoire, c’est aussi un très grand film. Deux exemples dimanche soir, dans le segment consacré à Treblinka.

Le premier, c’est une caméra cachée avec Franz Suchomel, un ancien SS du camp. Claude Lanzmann n’a rien dit de ses intentions, il est très amical, et le SS sexagénaire s’est peu à peu détendu : il raconte en détail les deniers moments des juifs de Treblinka : « les hommes, on les battait pour qu’ils entrent vite dans les chambres à gaz. Mais pas les femmes… »

Et là, Lanzmann craque. Légèrement, mais il craque. Il se départi de son intérêt poli pour se moquer, plein de sarcasme, de cette dernière phrase : « Pas les femmes ? Pourquoi tant d’humanité ? » Comme si la Grande Armée Allemande était restée galante dans l’horreur. Impavide, le SS ne se démonte pas : « Ecoutez, moi, je n’ai pas vu de femmes battues. » Avec cette simple phrase, le SS crédibilise l’intégralité de Shoah. Il ne cherche pas à se donner le beau rôle, mais raconte ce qu’il a vu. On exterminait les femmes à Treblinka, mais, inexplicablement, on ne les battait pas. C’est ce qu’il a vu, de ses propres yeux.

Ainsi, Shoah atteint son but, et bouscule toute tentative négationniste comme toute récupération romantique : le film de Lanzmann est un document brut, à prendre tel quel avec ses absurdités, comme ce « traitement de faveur » des femmes de Treblinka.

Autre moment célèbre de Shoah, quelques minutes plus tard : l’interview de Abraham Bomba, le coiffeur de Treblinka. Abe raconte, tout en coiffant un client à Tel Aviv, comment étaient organisée les chambres à gaz (corroborant au passage, mot pour mot, les déclarations précédentes du SS).

Et en particulier, il explique en détail son rôle de coiffeur, chargé de couper les cheveux des femmes envoyés ensuite en Allemagne. Dans un anglais factuel, précis et cassant, Abe s’explique : les bancs, les femmes, le timing. Lanzmann le pousse dans ses retranchements : « Et vous, vous ne m’avez pas répondu, que ressentiez-vous ? »

Devant l’obscénité de la question, Abe botte en touche, un peu méprisant : là bas, monsieur, il n’y avait plus de sentiment depuis longtemps. Et commence à raconter l’histoire, pour illustrer cette idée, d’un coiffeur qui avait reconnu sa femme et sa sœur dans la file d’attente…

Au milieu de la phrase, Abe s’arrête. Il essuie une larme qui pointe au coin de l’œil. Les minutes de silence s’enchaînent, terrifiantes.

« Arrêtez, monsieur… »

Mais au contraire, Lanzmann zoome et continue de tourner. Il reprend la parole, supplie, s’excuse. N’importe qui aurait coupé, éteint l’éclairage, négocié pour revenir le lendemain. Mais Lanzmann est un grand cinéaste : il sait que c’est maintenant ou jamais, que c’est le moment de vérité. Il s’accroche de manière indécente… et Abe repart, pour une des plus grands moments de Shoah : le coiffeur n’a rien dit à sa femme ou à sa sœur, il a tout fait, au contraire, pour qu’elles ne se doutent de rien…




lundi 28 mars 2011


Lola Montès
posté par Professor Ludovico

Lola Montès est un film maudit : encensé à sa sortie, mais bide complet en salles. Remonté, charcuté à la demande du producteur, il fut restauré en 2008 dans son montage, ses couleurs, et sa bande-son d’origine.

C’est la version diffusée récemment sur Arte qui amène la chronique ci-jointe.

Lola Montès est un régal pour les yeux, et un étonnement pour l’esprit. Prétendant raconter l’histoire de la plus célèbre courtisane du XIXème siècle, Max Ophuls explose les conventions du biopic. Caricaturant la fin de la vie de Lola, il l’imagine dans un cirque, cornaquée comme un singe de foire par un M. Loyal pragmatique (Peter Ustinov).

Les saynètes de la « vraie vie de Lola Montès, mesdames et messieurs » s’enchainent, avec force clowns et acrobates, et basculent sous la main de Max Ophüls vers les souvenirs réels de Lola : son enfance, son amour avec Franz Liszt, sa rencontre avec Louis Ier de Bavière…

Ophuls ne cherche pas la facilité : il entremêle plusieurs niveaux d’histoires, de dialogues, les plans eux-mêmes sont surchargés de détail du premier à l’arrière-plan. Une partie du dialogue est volontairement mezza voce, à la limite de l’inaudible. Mais ça marche, et on renonce vite à tout comprendre, estomaqué par une telle profusion de sons, de couleurs, de costumes, de décors, et abasourdi par un tel génie de la mise en scène, et par cet enchaînement élégiaque de plan-séquences périlleux.

*Wikipedia, c’est trop génial : j’apprends que Lola Montès est l’inventrice de la formule « Whatever Lola wants, Lola gets », titre aussi d’un film réalisé par Nabil Ayouch en 2008.




jeudi 24 mars 2011


Kubrick à la Cinémathèque
posté par Professor Ludovico

2011 sera l’année Kubrick. Orange Mécanique devrait ressortir en salle à l’occasion du Festival de Cannes, avec peut-être d’autres films dans la foulée. Mais surtout, depuis le 23 mars, Kubrick est à la Cinémathèque, dans le cadre d’une exposition maousse. Une simple comparaison avec Science (et) Fiction, l’expo sur la SF à la Villette, qui présente pourtant quelques incunables (le Viper de Galactica, les costumes de Paul Muad’dib, des cosmonautes d’Alien et de 2001), et la messe est dite : l’expo Kubrick est un chef d’œuvre à elle toute seule. Quasiment que des pièces originales, nombreuses et variées : scénarios, storyboards, dessins préparatoires, mémos, costumes, accessoires, affiches, matériel de prise de vues… Le tout dans une scénographie simple et efficace : l’ordre chronologique. Aucune intellectualisation de l’œuvre du Maître, une tentation dans laquelle il est pourtant facile de sombrer…

On erre donc dans les couloirs de la pensée géniale, visionnaire, et tordue, de Stanley Kubrick. Et on peut prendre, pour ceux qui n’ont pas encore saisi, la mesure de l’influence non pas de Kubrick lui-même, mais celle – considérable – de son œuvre, sur le XXème siècle. Les lunettes de Lolita, le sourire en coin de Nicole Kidman, le sursaut désespéré du Colonel Dax des Sentiers de la Gloire, le casque du Joker de Full Metal Jacket, les vaisseaux de 2001, la moquette de Shining, les yeux tristes de Marisa Berenson en Lady Lyndon, le rire sardonique d’Alex dans Orange Mécanique : toutes ces images font désormais partie de notre inconscient collectif. On ne sait pas forcement d’où elles viennent, a fortiori qu’elles sont sorties de la tête du même artiste, mais elles font partie de notre quotidien : Kubrick a marque le siècle comme Picasso, Nijinski ou Joyce.

Pour les CineFaster, évidemment, il y a plus à croquer. On s’attardera donc sur les détails : la chronique d’Henry Chapier qui descend Lolita puis, dix ans plus tard, le même qui encense Orange Mécanique. Les coupes demandées par la censure irlandaise sur ce film : « Coupez la scène avec la statue du pénis » « Coupez la scène avec l’infirmière » « Coupez la scène avec la femme de l’écrivain » « Coupez la scène de sexe avec les deux filles » et à côté, la lettre de la Warner commentant ces coupes : « Evidemment, Stanley, ces coupes sont inacceptables. Mais sachez que nous avons appris qu’une salle à Dublin accepterait de passer le film sans coupe. Gardez cette information pour vous… » Warner, comme toujours, bad boy d’hollywood, jouant habilement de la censure dans son dispositif promo…. On trouvera aussi des lettres de félicitations, des injures « J’ai 27 ans, je suis fan de cinéma, mais après avoir vu Orange Mécanique, je crois que je n’irais plus jamais voir un film », des incantations « En tant que prêtre, je crois de mon devoir de vous alerter Monsieur Kubrick, car j’ai appris que vous alliez adapter Lolita, un livre qui fait la promotion du sex appeal… » Etc., etc.

Autre intérêt de l’expo : les films inachevés : I.A., réalisé finalement par Spielberg, Aryan Papers, grillé par la sortie de La Liste Schindler, et le monument Napoléon, tué dans l’œuf par la Warner après l’échec de Waterloo.

Et aussi pléthore de photos de tournages, avec Nicholson, Ryan o’Neal, Tom Cruise, etc.

Bref, il est évident que vous avez déjà votre place pour l’expo. Mais ça va mieux en le disant.

La Cinémathèque francaise
51 Rue de Bercy
75012 Paris
Exposition du 23 mars au 31 juillet 2011




lundi 21 mars 2011


True Grit
posté par Professor Ludovico

Il existe trois sortes de films des frères Coen : les chefs-d’œuvres (Fargo, A Serious Man, O’Brother), les coups de génie (Big Lebowski, No Country for Old Men, Burn After Reading, Miller’s Crossing), et les ouais, bon ben comment dire (The Barber, Barton Fink, Le Grand Saut). Tout simplement, il n’y a pas de mauvais Coen : tout ce qu’ils proposent est impeccablement filmé, décoré, dialogué, interprété. Ces gars-là sont les champions du Contrôle Qualité, et aucun mauvais film ne sort de la chaîne de montage de Minneapolis. Mais bon, ils sont capables quand même de réaliser des films inintéressants, et True Grit est de ceux-là.

C’est quoi, ce film ? Une longue balade ennuyeuse dans les paysages de l’Oklahoma, à la fois magnifiques et en même temps étrangement délavés, comme si on avait voulu ôter leurs couleurs de carte postale ? Une métaphore sur le temps qui passe ? Un hommage à l’Ouest et à ses héros sauvages ? Un hommage au western, tout simplement ? Le Professore penche pour la dernière solution. Joel et Ethan Coen ont adoré le True Grit originel, 100 Dollars pour un Shérif, un film de 1969 d’Henry Hathaway avec John Wayne, et ils ont rêvé de le refaire. Bon ben voilà c’est fait…

Ce qui menace en fait les Coen, c’est la Woodenallisation Clinteastwoodique de leur œuvre : que chaque film sorte comme « Le Dernier Chef D’Œuvre Des Frères Coen ». C’est peu ou prou ce qui s’est passé avec True Grit, emballant une presse acquise d’avance, dithyrambique et unanime (sauf – et c’est assez remarquable pour être noté – la presse « intello » (Les Cahiers du Cinéma, Libé, les Inrocks…)

Pour ma part, j’aurais mieux fait d’écouter les CineFasters : Notre Agent au Kremlin, ou King of Cote, qui m’avait alerté sur la « pasmalitude » du film… Comme le disait un des deux frangins : « On fait un peu trop de films en ce moment… »

Ben oui, on est d’accord.

PS Les américains sont des gens étranges : boudant habituellement les productions coeniennes (petits budgets, succès d’estime), ils ont couronné True Grit (170M€ de recettes)




mardi 15 mars 2011


Sucker Punch, une avant première
posté par Professor Ludovico

Sucker Punch sort le 30 mars. Sucker Punch est le nouveau film de Zack Snyder, le wonderboy républicain qui nous a sorti trois petites merveilles : L’armée des Morts, 300, et les Watchmen (et aussi, assez inexplicablement, un fim de hiboux : Le Royaume de Ga’hoole : La Légende des gardiens)

Mais surtout, Sucker Punch est un film de garçons, comme je tentais de l’expliquer au Professorino, qui voulait absolument voir Numéro Quatre (Twilight chez les E.T.), un film de filles. Un regard sur la bande-annonce permet de valider cette théorie : des filles. Des épées. Des dragons. Des dirigeables. Des dragons qui attaquent des dirigeables. Encore des filles. Encore des épées. Que demande le peuple ?

Bien sur, devant la moue dubitative de mes habituels compagnons de cinéma (pour ne pas le nommer, James Malakansar, épuisé par ses missions de reconnaissance nocturne au fin fond de la chambre de ses jumeaux), je comprends que certains ont perdu le feu sacré. Hommes de peu de foi !

Certes, il n’est pas inenvisageable que Sucker Punch soit un salmigondis immangeable, trop épicé de tout et de rien (des épées, des dragons, des dirigeables, vous m’avez compris) et que ce film ne soit donc qu’une parodie de jeu vidéo sans âme. C’est possible.

Mais qui refuserait une telle proposition ?




mardi 15 mars 2011


Les Tudors en finale
posté par Professor Ludovico

Malgré des critiques plutôt acerbes, la saison 4 du docudrama softporn de la famille royale britannique tient plutôt la route. Bien sûr, c’est « dukudukudku » comme disait le Alain de Greef des Guignols, mais c’est aussi cette – toujours impeccable – trajectoire historique. Façon Rois-Maudits, les personnages des Tudors sont poussés par des motivations qu’il nous est difficile de comprendre (héritier mâle, épouse vierge, etc.) mais qui prennent tout leur sens dans le contexte, très pédago, que nous propose la série. Leur créateur, Michael Hirst, est un passionné d’histoire élisabéthaine (il est aussi le réalisateur de Élisabeth, l’Age d’Or) ; il ne nous fait pas l’injure de les affubler de passions modernes, il n’essaie pas de nous les rendre sympathiques en les rapprochant de nous. Les motivations de ces personnages nous restent étrangères, et pourtant, on les aime.

Peut-être parce que les anciens sont toujours aussi bon (Jonathan Rhys Meyers, of course, et Henry Cavill, futur Superman), et les nouveaux pas mal du tout (Torrance Coombs, impressionnant proto-Brad Pitt, David O’Hara, déjà vu en irlandais dans Les Infiltrés)…

Non, Les Tudors ça se finit et c’est bien que ça finisse : on sent les auteurs concentrés, allant à l’essentiel. La dernière saison, mélancolique, politique, termine en beauté sur l’impression subtile qu’on ne peut qu’être terrifié par ce roi, impressionné par ce qu’il a achevé, mais aussi ému par cette trajectoire dramatique.

On ne regrettera pas notre voyage au XVIème siècle, et on attend avec impatience le nouveau projet Showtime, « Tudors-like » : The Borgias, qui affrontera Les Borgias, sur Canal+, réalisé par Tom « Oz » Fontana.




lundi 14 mars 2011


La grosse flemme
posté par Professor Ludovico

Je ne vais plus au cinéma. Je m’en suis rendu compte quand on a commence à me demander ce qu’il fallait voir en ce moment, et que j’étais incapable de citer autre chose que Citizen Kane ou Le Faucon Maltais, qui ne sont plus en salle, parait-il.

Je n’ai pas vu le Coen, je n’ai pas vu Tron Legacy, je n’ai pas vu L’assaut. Je me réserve pour Sucker Punch (j’y reviendrais).

On me propose la traditionnelle séance du dimanche soir 22h-petite bouffe-UGC Ciné Cité Bercy, et je décline. Dans ma panoplie d’excuses : trop fatigué, PSG-Montpellier (c’était bien la peine, mener 2-0, et se faire rattraper 2-2 par la Septimanie), deuil nécessaire après la catastrophe du week-end (Italie-France, évidemment, c’est pas vrai, je jubile, je crie « Lièvremont-Démission ! » depuis Day One…)

Non non non, comme dirait Camélia Jordana, je ne veux pas sortir ce soir. Toutes ces excuses, c’est du bidon, je n’ai plus d’énergie pour aller au cinéma… la faute à Canal+, au scopes numériques, aux disques durs, à eMule, à Internet-qui-pourrit-nos-enfants, la faute au cinéma aussi, qui n’est plus très excitant en ce moment… Reste Sucker Punch, j’y reviens, c’est promis !

Et puis y’a les Tudors, j’y reviens tout de suite.




lundi 28 février 2011


La phrase du jour et les Oscars
posté par Professor Ludovico

Lu dans Télérama, cette phrase de Matthew « Mad Men » Weiner : « On a la sensation que le cinéma a migré vers le petit écran et que la télé a envahi le grand écran » Rien de neuf dans la première partie de la phrase, mais tout est dans la deuxième ; on ne saurait mieux dire, en effet, quand on constate le résultat sans surprise des Oscars. Grand gagnant, le téléfilm historique qualité France 2 (créneau du mardi soir, Maupassant et consorts) : Coli-li-lin Firth et son Di-di-discours d’un Roi. La télé sur grand écran a gagne, le cinéma a perdu (Inception, The Social Network). Notons pour une fois que les Cesar ne se sont pas fourvoyés, en couronnant The Social Network.

Pendant ce temps, la télé fait la pluie et le beau temps : Breaking Bad, Boardwalk Empire, Mad Men, les Tudors… Revendez votre Pass UGC…




mercredi 9 février 2011


TopTen 2010
posté par Professor Ludovico

Certes nous sommes en retard, mais oui, le Topten s’est bien déroulé, comme chaque année autour de la traditionnelle Galette des Rois et le panier en osier plein de mandarines (je dis ça, je n’y étais pas, mais je suppose que c’était comme d’habitude.)

Bref, mes camarades Morganiens ont rendu leur verdict, plein de films francais et de mainstream dedans (c’est normal, ils sont plusieurs, et il y a des filles ) :

1. Des Hommes et des Dieux
2. Dans ses yeux
3. Invictus
4. Inception
5. Agora ou là
6. Shutter Island7. ex. aequo L’Arnacœur et Tournée
8. Gainsbourg vie héroïque
9. Un balcon sur la mer

Leurs pires films de l’année sont les suivants :

1. Fatal
2. A serious man
3. Le nom des gens
4. Skyline

Pour ma part, voici le classement du Professore, tout en finesse pointue, et intelligence situationnelle :

1. The social network
2. Agora ici ou là
3. Ghostwriter
4. A serious man
5. Dans ses yeux
6. Tournée
7. Brothers
8. Robin des bois
9. Night and day
10. Monsters

et les pires, le bottom faïve :

1. Skyline
2. Le choc des titans
3. Le livre d’Eli ou là
4. Crazy heart
5. Les Chèvres du Pentagone

On notera le recul des films français, et le retour d’un certain classicisme Hollywoodien (Fincher, Jim Sheridan, Polanski), et même 3 GCA.

Mais un bilan au final honorable, car peu de films étaient vraiment mauvais sur l’année, un avis que partagent mes condisciples tireurs de Rois…




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