[ Les gens ]



jeudi 2 février 2012


Jesse Eisenberg
posté par Professor Ludovico

IMDb, comme chacun sait, c’est la base. Je zappais sur le Star Trek de Monsieur Abrams (c’était ça ou les efforts grotesques de Terra Nova, ou la daube de Gladiator), quand j’ai voulu vérifier que Spock était joué par Jesse Eisenberg, le formidable Marc Zuckerberg de The Social Network ; raté, c’est Zachary Quinto, un acteur de 24 et de Heroes.

Mais sur IMDb, on surfe et on ne s’arrête plus. Surtout quand ça permet de découvrir que Jesse Eisenberg est Walt Berkman, dans ce merveilleux film qu’est Les Berkman se Séparent. Il interprète le fils aîné, un mytho qui prétend – lors d’un examen d’anglais -avoir écrit un très beau poème qui n’est autre que le Hey You des Pink Floyd. Les chats ne font pas les chiens : aussi bon en 2005, toujours bon en 2012…




vendredi 30 décembre 2011


Jérôme Commandeur
posté par Professor Ludovico

Le one man show n’a a priori rien à faire sur CineFast, mais il s’agit ici des espoirs qu’on peut mettre dans le comédien Jérôme Commandeur, ou, au delà de ça, de la différence entre un bon acteur et un mauvais texte.

Car Jérôme Commandeur, le spectacle est pas mal, sans plus. Mais on y décèle, et c’est toujours assez rare, un incroyable potentiel. Commandeur est un comédien-né, capable de se transformer sans accessoire aucun, sinon une paire de lunette, en camionneur ou en pimbeche de conseil général. La transformation est totale, et il en joue ; enlevant un moment ses binocles, pour nous rappeler qu’il y a un acteur sous l’espagnole alter mondialiste fan d’Hélène Segarra…

Côté texte, c’est plus faible. La dénonciation habituelle des feignasses de la fonction publique, les absurdités psychothérapeutiques, ou les engagements politiques à la Florent Pagny. La critique est facile, et un peu grossière. On est loin de Gaspard Proust ou Jerry Seinfeld.

Mais pour avoir découvert Commandeur sur Europe1 où il faisait justement du Seinfeld le vendredi matin, à débusquer en entomologiste nos petits tracas du quotidien (le camping, l’apéritif, les visites chez mémé), le Professore sait qu’il en reste sous la pédale. Comme dans Les Tuche, où il ne sauvait pas le film, mais nous distrayait de la médiocrité ambiante en patron de club de gym obséquieux.

Longue vie au Commandeur.




dimanche 18 décembre 2011


Le Royaume Enchanté
posté par Professor Ludovico

De bruit et de fureur. Voilà ce que propose Le Royaume Enchanté, le livre-événement de James B. Stewart, édité chez Sonatine. Pas étonnant que l’auteur fasse référence au grand Will, car toute l’œuvre shakespearienne peut être convoquée dans cette histoire détaillée de l’entreprise Disney, entre 1984 et 2005. Ces vingt ans c’est tout simplement le règne de Michael Ier, Michael Eisner lui-même. D’abord monarque réformateur, l’ancien président de la Paramount deviendra un Richard III paranoïaque et destructeur, érodant ce qu’il avait précisément contribué à construire.

En 1984, il dépoussière pourtant la vieille maison Disney en quelques coups de cuillère à pot marketing : augmenter le prix des parkings de Disneyland, sortir les classiques Disney en VHS, bâtir des hôtels autour des parcs : en un an, Eisner fait exploser les bénéfices d’une maison endormie. Grâce à son numéro 2, Jeffrey Katzenberg, il renoue Disney avec son glorieux passé, mais oublie de le récompenser au passage. Eisner touche en un an 67M$ de prime, et Katzenberg, zéro. Ce dernier se plaint, mais n’obtient rien. Tout juste lui concède-t-on un petit bonus : 2% sur les profits réalisés sur les films produits par lui, mais uniquement quand il aura quitté la société. Katzenberg fulmine : les films sortent au compte-goutte, et il pourrait très bien ne rien toucher du tout ! Sauf qu’en 5 ans (1989-1994) Katzenberg supervise Qui Veut la Peau de Roger Rabbit ? La Petite Sirène, La Belle et la Bête, Aladin et Le Roi Lion. Très vite, Disney lui doit déjà 200M$.*

Le Royaume Enchanté regorge de ces anecdotes qui font la joie du Professore, qui par ailleurs, déteste Disney, n’est jamais allé à Disneyland, et n’a vu aucun dessin animé de l’oncle Walt.

Mais voilà, la meilleure histoire qu’Hollywood ait jamais écrite, c’est elle-même : combats d’egos, millions de dollars, intégrité artistique vs rentabilité marketing, tout y est, et bien plus encore, dans Le Royaume Enchanté. Mieux, on se plaît à se rappeler tout au long de la lecture du livre une partie de nos vies. Car ces événements, même lointains, nous y avons participé : le scandale Eurodisney, la bulle Internet, la fusion Time Warner, le succès surprise de Lost et Desperate Housewives, le départ de Katzenberg pour fonder Dreamworks (Shrek, Nemo, etc…), le succès de Pixar et le clash avec Steve Jobs, vous vous rappellerez sûrement d’un ou plusieurs de ces événements

Car que vous aimiez ou non Disney, il est le plus parfait représentant de cette culture américaine qui se déverse chaque jour dans nos télévisions, PC et iPads.

Une lecture hautement recommandable.

*Un épisode qui en dit long sur la pseudo génie des affaires américain.

Le Royaume Enchanté
James B. Stewart,
Editions Sonatine





samedi 10 décembre 2011


Intouchables : la non-critique
posté par Professor Ludovico

Voilà, c’est trop tard. Trop de monde me presse d’aller voir le Super Film de l’Année. Vaguement tenté au début, je n’ai plus du tout envie.

Pour comprendre, il faut entrer dans le petit cerveau schizophrène du Professore. Car dans ce cerveau, il y a un gros snob qui sommeille.

Un gros mot, snob. Élitiste, aussi. Des mots interdits dans notre culture démocratique, qui confond « accès pour tous à la culture », et « culture pour tous ». On n’est pas forcé, pas forcé du tout, d’aimer ce que la majorité aime. On n’est pas forcé de detester obligatirement non plus… Mais voilà, je n’aime pas les Chtis. Pas par atavisme social (le Professore vient du fin fond de la Beauce), mais par une trop grande cinéphilie. Si l’on va voir 5 ou 6 films dans l’année (moyenne nationale), les Chtis sont un divertissement comparable à d’autres, et même plutôt favorablement comparable à d’autres. Si on va en voir 5 ou 6 fois plus, on a des chances d’avoir vu des comédies plus drôles, plus fines, plus subtiles. C’est aussi mathématique que cela.
Pour en revenir aux Intouchables, il se trouve que lorsque j’ai vu la bande annonce, j’ai caressé l’idée d’aller voir le film : j’aime Omar, j’aime Cluzet, et l’histoire avait l’air suffisamment originale. Si je l’avais vu à l’époque, il est possible que je l’ai trouvé suffisamment sympa pour écrire une chronique élogieuse. Mais voilà, je n’y suis pas allé. Et son succès m’a dégoûté de le faire. Ce n’est pas bien dire ça, je le sais ce n’est pas très rationnel non plus, même pas subjectif, mais l’idée d’aller aimer le film que tout le monde aimait, c’était un repoussoir suffisant.

Pourquoi ? C’est dur à dire.

Il y a évidemment une volonté de s’extraire de la masse, de ne pas faire partie du Mainstream, qui est une caractéristique dominante chez moi : être de gauche à une table de sympathisants UMP ou vanter les vertus d’une Kalachnikov à la Fête des Voisins de Boboland, downtown Paris 11°. Mais aussi, sûrement, l’idée qu’un tel succès consensuel ne peut être que suspect. On m’opposera Titanic, ou Tintin (la BD) mais dans le fond, un tel succès touche forcément un nœud sensible de la psyché française, et ça me dérange.

Par ailleurs, et c’est formidablement analysé dans un récent article de Libé, le « chantage au vécu » que nous impose Intouchables (« c’est juste parce que c’est vrai, et comme c’est vrai vous devez rire et vous devez pleurer ») est tout simplement insupportable en tant que spectateur. On a le droit de manipuler le spectateur, mais pas celui de le prendre à la gorge pour lui imposer des sentiments…

Intouchable, en effet.




vendredi 2 décembre 2011


Ken Russell
posté par Professor Ludovico

Le réalisateur provoc british est décédé cette semaine à 84 ans, et j’avoue que ça m’a fait de la peine, parce que j’ai adoré tous les films que j’ai vu, même si j’en ai vu peu (le bonhomme en a réalisé 70)

Mon chouchou reste Les Jours et les Nuits de China Blue, probablement irregardable aujourd’hui, mais que j’ai vu plusieurs fois, tout simplement parce que Kathleen Turner était l’actrice la plus hot des années 80. L’histoire de cette prostituée, libérée la nuit et designer coincée le jour est évidemment un conte de fées, mais c’était à l’époque un choc esthétique et moral.

Sinon, il y a Les Diables, film historique destroy sur les possédés de Loudun, et Tommy, la grande fresque sous acide des Who, le seul film qui mérite véritablement le titre d’opéra rock…

Ken Russell était un grand formaliste, un peu défoncé, un peu délirant, osant un cinéma peut-être foutraque, mais un cinéma original et dérangeant qu’on a du mal à imaginer aujourd’hui… Ken Russell meurt sans héritier.




lundi 17 octobre 2011


3D : Apocalypse Now!
posté par Professor Ludovico

Non, ce n’est pas ce que vous croyez, Coppola n’a pas décidé subitement de convertir son chef d’œuvre pour faire plus de brouzoufs. C’est juste qu’on apprend dans un récent article de Libé sur le MIPCOM (un salon des programmes TV), que la 3D, ça va mal. Pas du côté de la production, qui continue d’aligner le répertoire en 3D (Les 3 Mousquetaires…), mais non, les téléviseurs. On devait en vendre de 7 à 20 millions, seulement 3 de vendus. La faute aux lunettes, qu’on ne veut pas porter à la maison, et le manque de programmes : un match de L1 par ci, un Cars par là, et du porno, du porno, du porno. Le genre, qui traditionnellement est précurseur des révolutions techno (ordinateurs, webcams, Internet…) ne semble pas suffisant pour tirer la stupide charrue 3D.

Pour une raison toute simple : la 3D ne sert à rien. Elle n’amène pas plus de réalisme, pas plus de confort d’utilisation, et aucune émotion supplémentaire.

Moi, j’vous l’dit, c’est mort !




dimanche 11 septembre 2011


Jayne Mansfield 1967
posté par Professor Ludovico

C’est d’un livre dont il s’agit aujourd’hui, qui m’a fait de l’œil dans ma librairie favorite, et que j’ai dévoré : Jayne Mansfield 1967, de Simon Liberati. Sarcastiquement sous titré Roman, il s’inscrit dans la lignée des François Bon (Rolling Stones, une biographie, Dylan, une biographie et Rock’n roll, un portrait de Led Zeppelin), c’est-à-dire une biographie de fan, ultra-documentée, mais qui en même temps, ne prétend pas à la rigueur et à l’exhaustivité historique d’un travail universitaire ou journalistique. Au contraire, c’est un portrait, un triptyque médiéval, centré autour de 1967 : l’accident fatal à Biloxi, l’incident six mois plus tôt à San Francisco, qui éjecta Jayne du star system, en passant par un petit détour satanique, et la dernière soirée en Louisiane, les dernières heures de la star.

Jayne Mansfield 1967 est court (200 pages), mais puissant et détaillé. Il n’est pas exhaustif, mais il sonne juste (la description de l’accident, au milieu du bayou louisianais est un petit chef d’œuvre). Une lecture qui s’impose, même si on n’est pas cinéphile, tendance Kenneth Anger.

Car Simon Liberati s’inscrit dans la veine Hollywood Babylon, il s’en vante, même. Cette cinéphile toute particulière, collectionneuse de ragot, qui aime se rouler dans la fange de l’envers glauque de l’industrie du rêve : meurtres, suicides, violences familiales, satanisme, tout est bon dans le chaudron Angerien.

Jayne Mansfield est un morceau de choix dans cette veine. Sa carrière cinématographique est minuscule (à part l’excellent La Blonde et Moi, qui doit plus à Gene Vincent et à Little Richard), qui pourrait citer une autre œuvre Mansfieldienne, si ce n’est sa mort ?
Son accident de voiture, sa quasi décapitation, voilà la grande œuvre, la porte de sortie grandiose vers le firmament Hollywoodien. Quand on n’a pas de carrière, il faut une vie tragique (Paris Hilton, Britney Spears, Diana).

Sous-Marilyn, malgré son QI de 163, Jayne n’a fait que poursuivre le rêve Hollywoodien. Et inspirer, comme l’a si bien fait remarquer JG Ballard dans Crash**, notre passion quasi-érotique pour les stars, les accidents de voitures, et les accidents de voiture de stars.


*La Blonde et Moi (The Girl Can’t Help It) fait partie de ces projets foireux dont Hollywood a le secret. Le film de Frank Tashlin avait pour but de ridiculiser la scène rock’n’roll naissante (le film date de 1956), et la bêtise de ces nouvelles stars que leurs enfants s’étaient mis à aduler. Jayne Mansfield y incarnait Jerri Jordan, une bombe blonde, qui à la place de chanter, se contentait de pousser un cri à la fin de chaque refrain. Les chanteurs du moment (Eddy Cochran, Little Richard, Gene Vincent), vinrent se déhancher devant un public de jeunes écervelés. Pas de chance : le film fut un énorme succès auprès des teenagers, et permis, ô douce ironie du sort, de populariser encore plus ces musiciens.
**et le film éponyme de Cronenberg…




samedi 10 septembre 2011


Platane
posté par Professor Ludovico

J’ai beau me forcer, Eric et Ramzy ne me font pas rire. Je vois le principe dans H, mais je ne ris pas. Je comprends l’absurdité qui préside à Steak, mais je n’ai pas envie d’y aller.

L’humour, c’est vraiment une question de génération. Pierre Dac ne nous fait pas rire, et mes enfants ne comprendront pas Desproges. C’est aussi pourquoi le rire, et les comiques en général ne sont pas artistiquement reconnus comme les tragédies : ils ne sont pas éternels, ils n’auront jamais la postérité pour eux. Pourtant c’est très difficile de faire rire, beaucoup plus difficile que de faire pleurer.

J’ai donc essayé Platane, sous l’influence de la méga promo, et pour les beaux yeux cendrés de Monica Bellucci au Grand Journal.

Malgré les efforts louables (qualité technique, originalité), je n’ai pas marché… L’argument est louable : au moment où Eric et Ramzy lance une suite à H, Eric percute un platane et sombre dans le coma. Il se réveille un an après, la série a continué sans lui (et l’intérêt de Platane est bien dans la satire de Canal+ et du monde du cinéma) Le voilà obligé de se trouver un nouveau projet… Mais évidemment, ce n’est pas une sinécure, car Eric n’est pas si sympa qu’il en a l’air…

Je tenterais une deuxième incursion, mais je ne vous promets rien…




lundi 29 août 2011


La nouvelle nouvelle guerre des boutons
posté par Professor Ludovico

C’est l’histoire d’une guerre, souterraine, secrète, mais une guerre quand même. Cette guerre, c’est la guerre des boutons. Rappel des faits : en 1912, Louis Pergaud écrit La Guerre des Boutons, le livre, qui deviendra un film drolatique d’Yves Robert, en 1955. (Je peux écrire drolatique, parce que je ne l’ai pas vu, le film….)

Mais grâce à lui, les aventures de Petit Gibus deviennent cultes, comme les répliques « Si j’aurais su, j’aurais po v’nu ! »

Aujourd’hui, le livre est tombé dans le domaine public. Marc du Pontavice, ancien de la Gaumont et producteur de Gainsbourg, Vie Héroïque, flaire la bonne idée, pas chère (pas de droits à payer, malgré une notoriété inentamée : faisons un remake !). Un projet est lancé, sous la direction de Yann Samuell (Jeux d’Enfants) avec notamment Alain Chabat et Mathilde Seigner.

Mais Thomas Langmann (Astérix, Le Boulet) a eu la même idée. Il a monté lui aussi un projet, autour de Christophe Barratier (Les Choristes) et de Kad Merad et de Gérard Jugnot. Le conflit ne peut se régler devant les tribunaux, puisqu’il n’y a plus de droits cédés. Ca sera donc la guerre. On appelle comédiens, techniciens, décorateurs, et on menace « si tu fais La Guerre des Boutons avec Machin, tu ne travailleras plus jamais dans le cinéma français* », entre autres amabilités.

Moralité : deux films sortent, à une semaine d’intervalle (14 et 21 septembre), sans argumentaire marketing sérieux pour faire pencher la balance. D’un côté, l’humour Nuls, la sensibilité et l’esthétisme façon Yann Samuell, de l’autre le plus franchouillard, façon Choristes, Barratier-Merad-Jugnot. Il n’y aura à l’évidence aucun vainqueur, mais deux perdants. D’abord parce que personne de sensé n’ira voir les deux. Et que même si l’un l’emporte sur l’autre, il perdra quand même, mathématiquement, une bonne partie des entrées de son adversaire.

Petits dégâts collatéraux : comment sera géré la promo ? Invitera-t-on en même temps Kad Merad et Alain Chabat aux Enfants de la Télé ? Osera-t-on leur poser une question sur le ridicule de la situation ? Et si on ne le fait pas, c’est l’interviewer qui sera ridicule, d’enchaîner ainsi, sans rien dire, la promo du même film. Et cela promet aussi une belle foire d’empoigne lors des diffusions télé : « Si tu achètes la Guerre de Machin, n’espère pas avoir mon Astérix IV ! »

Rien de grave à tout cela, mais plutôt un sujet de rigolade, assez fréquent si on y regarde de plus près : il y a deux Borgia à la rentrée : celui que Canal+ a produit, écrit par Tom Fontana, et celui que Canal+ a acheté à Showtime, et qui est déjà diffusé partout dans le monde. Si Canal l’a acheté, c’est pour éviter de se faire griller deux fois. Une fois à l’international (c’est fait, personne n’achètera les Borgia façon Canal), et une fois en France (pas question que M6 ne diffuse un Borgia Showtime avant le mien)…

De même, 1998 vit l’affrontement titanesque de Deep Impact et d’Armageddon, sur le même sujet météoritique : Le Simpson-Bruckheimer l’emporta localement, laissant la victoire international au mélo de Mimi Ledder…

*Selon la formule célèbre de Julia Philips : « You’ll never eat lunch in this town again », titre de son livre de révélations sur Hollywood, et menace sous-tendue si elle publiait lesdites révélations. Quatre prostituées d’Hollywood reprirent l’idée dans leurs propres confessions « You’ll Never Make Love In This Town Again »




lundi 15 août 2011


Hollywood Crime Stories
posté par Professor Ludovico

Tout le monde ne peut pas lire la bible, c’est à dire Hollywood Babylon, le chef d’œuvre introuvable de Kenneth Anger. Hollywood Babylon racontait les anecdotes les plus crues, les plus trash, les plus violentes de l’usine à rêves pendant son âge d’or, c’est à dire les années 20-30. Un livre vient de sortir en français sur le même sujet, moins bien écrit, mais qui vaut le détour. D’autant plus que Hollywood Crime Stories ajoute quelques chapitres français à cette histoire : Max Linder et son suicide en couple, Jean Seberg et son suicide en R5, les mauvaises fréquentations d’Alain Delon (l’affaire Markovic) ou de Gérard Lebovici.

Lecture donc indispensable au CineFaster, qui se passionne pour les coulisses, ou pour l’historien, qui adore les mises en perspectives. Ici, on notera que Lady Gaga ou Paris Hilton passeraient pour des bonnes soeurs face aux turpitudes des people californiens : détournement de mineures (Charlie Chaplin), viol, orgies (Fatty Arbuckle, sorte de John Goodman années 10), meurtre (William Desmond Taylor), drogues (Olive Thomas)… On suivra aussi avec intérêt l’histoire de John Holmes, star du porno américain, dont la déchéance criminelle inspirera deux films, l’un médiocre (Wonderland), l’autre un chef d’œuvre instantané (Boogie Nights)

Hollywood Crime Stories, sexe, mensonges et violences dans le monde du cinéma, de Vincent Mirabel, éditions First Document




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