[ Les gens ]



lundi 18 juin 2012


Prometheus, deuxième couche
posté par Professor Ludovico

Je n’ai pas eu le courage mais quelqu’un l’a fait. Sur l’excellent site Sens Critique, Lomig, de sa plus belle plume, s’est amusé à lister 221 lignes d’incohérences scientifiques, psychologiques, scénaristiques, qui parsèment la grosse bouse d’origine extraterrestre Prometheus.

A lire d’urgence, surtout si on a vu le film.




samedi 16 juin 2012


Adieu Thierry…
posté par Professor Ludovico

On parle de temps en temps de sport sur CineFast, mais aussi de stars. L’une d’elle vient de s’éteindre, elle n’a joué dans aucune série à succès, et n’a jamais fait (à notre connaissance*), ses débuts au cinéma. Mais c’est une star.

Il en va ainsi avec le temps, qui efface tout, même les blessures. Ainsi Thierry Roland, vilipendé à longueur d’articles vengeurs, détesté, moqué, parodié, se trouve soudain sanctifié sous le fallacieux prétexte qu’il est mort.

Le Professore ne vaut pas mieux que les autres : il a craché dans la soupe Rolandaise, jusqu’à ce merveilleux soir de juin 1998 : « Maintenant on peut mourir… Enfin, le plus tard possible ! »
Comme si on découvrait, comme dans le Tandem de Patrice Leconte, un autre Thierry Roland : celui qui, depuis 50 ans, couchait dans des hôtels de seconde zone, se tapait des matches merdiques à 0-0 dans des pays aussi riants que les Iles Faeroe, tout ça pour une seule obsession, la nôtre : un petit ballon rond, vingt-deux types en short, et un autre encore plus ridicule, habillé en noir…

Des milliers de matches, des millions de passes, des milliards de tirs, dont une grande partie non cadrés.
Mais la France était Championne du Monde, et Thierry pouvait partir tranquille, au paradis des chroniqueurs sportifs, tout aussi malade que lui, les Chapatte, Gilardi, Couderc, Zitrone.

Pas forcement des mecs biens, mais des passionnés. Car on pleure plus « nos années Thierry Roland » que le mec lui-même. Il en sera de même pour d’autres stars, comme Delon, Depardieu, ou Adjani. « Je ne l’aimais plus trop, mais ça m’a fait quelque chose ».

Adieu Thierry, on t’aimait bien (finalement) !

* Assertion partiellement fausse : http://www.imdb.com/name/nm0738089/




jeudi 31 mai 2012


Nanni Moretti a toujours raison (part deux)
posté par Professor Ludovico

« Je suis désolé de dire une chose aussi banale, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de spectateurs ne parviennent pas à couper leur mobile pendant une heure et demie. Quand je vais au cinéma, ça me rend fou. Pas seulement le bruit, même la luminosité d’un portable dans l’obscurité me dérange profondément. »

Pas mieux, Nanni.

NB même interview de Libé que là.




mercredi 4 avril 2012


Chroniques de désastres annoncés
posté par Professor Ludovico

C’est un des fardeaux du CineFaster ; sentir les viandes faisandées avant qu’elles n’arrivent chez votre boucher local, MK2 ou UGC…

Deux exemples qui ne sentent pas bon en ce moment : Twixt et Sur la Piste du Marsupilami. Twixt, c’est le nouveau Coppola. Dans notre beau pays où il-n-y-a-que-des-artistes-et-pas-d-odieux-producteurs, on s’efforce de croire qu’il existe encore un Artiste Maudit appelé Francis Ford Coppola. Pourtant, il n’a réalisé que deux véritables chefs d’œuvres, Le Parrain et Apocalypse Now!, et quelques films intéressants, Rusty James, Conversations Secrètes, Cotton Club ou Jardins de Pierre.

Cette fois-ci, le mangeur de spaghetti et viticulteur nous revient avec une sorte de polar mystique, avec comme tête de gondole Val Kilmer version Maïté (110kg), Twixt ! Un film craspec tourné en vidéo HD et avec des images-qui-font-peur-façon-Tim-Burton. Indice de tomates pourries dans la cagette : 90%.

L’autre, c’est la comédiepourenfantsfaçonalainchabat, Sur la Piste du Marsupilami. Là, plusieurs indices concordent : une bande annonce bien pourrie, très années 60, avec des gags rances qui font pas trop peur aux mamans, et une campagne de pub au contraire un peu trash, avec quelques sous-entendus sexuels douteux en vue des spectateurs visés ; mais surtout, nous disposons, en direct de Notre Agent au Kremlin, d’informations de première main sur le budget « images de synthèse », raboté par la production. Pas de bol, c’est le seul moment un peu magique de la bande annonce.

Après, c’est vous qui voyez…




vendredi 16 mars 2012


Jurassic Park 2, Le Monde Perdu
posté par Professor Ludovico

S’il devait rester un seul film pour démontrer le génie de Steven Spielberg, ce serait sûrement celui-là. Car Jurassic Park, 2ème du nom, n’a a priori rien pour lui : pas de background historique qui vous pose un homme (La Liste Schindler, Amistad, Munich), pas d’acteur-phare consensuel (Tom Hanks dans Il Faut Sauver le Soldat Ryan), pas de concept-hero qui déchire (Indiana Jones), ou de magie de l’enfance (E.T.), pas de suburb américaine (La Guerre des Mondes) ou de monstres captivants (Rencontres du 3ème Type), pas de révolution technologique (la 3D de Jurassic Park) ; non, Le Monde Perdu n’a rien pour lui. Juste une volonté : faire du pognon, vendre des jouets, sucer la moelle de la franchise jusqu’à l’os.

C’est là que l’incroyable talent de Spielberg se manifeste, en magnifiant cette feuille de route vaste comme un ticket de métro. Un talent omniprésent, de la mise en scène au scénario (signé David Koepp), des acteurs principaux (Jeff Goldblum) aux seconds rôles (Julianne Moore, Pete Postlethwaite, Peter Stormare…)

Commençons justement par les acteurs. Dans Jurassic Park, Goldblum jouait le rôle du sidekick de luxe. Dans Le Monde Perdu, il devient le héros, doté lui-même d’une sidekick, son improbable fillette, noire (Vanessa Lee Chester), d’une épouse (Julianne Moore, qu’il n’embrassera pas une seule fois, Spielberg a décidément un problème avec le sexe), d’un reporter de guerre activiste écologique (sic, Vince Vaughn dans un de ses premiers blockbusters), et d’un scientifique craintif (Richard Schiff, pas encore notre Toby A La Maison Blanche).

Goldblum est parfait, comme d’habitude, mais il est parfaitement parfait dans ce Jurassic Park-là ; car il faut toute sa décontraction classieuse pour participer à cet horrible projet de sequel et s’en moquer en même temps. Ainsi selon l’une de ses premières répliques, Spielberg parle en direct au spectateur. « Je sais que tu es venu voir encore des dinos, semble nous dire le réalisateur, des types qui se font bouffer, des gamins qui hurlent et des bagnoles qui explosent ; ne t’inquiètes pas, j’ai tout ça dans ma besace ! » À un personnage qui s’extasie devant les premiers gentils stégosaures, Jeff Goldblum se fait alors le porte-parole du programme Spielbergien : « Oooh! Ahhh! That’s how it always starts. Then later there’s running, and screaming… »

Ce programme va être déroulé pendant deux heures à un rythme de plus en plus soutenu, entièrement basé sur le principe hitchcockien de l’ironie dramatique (les spectateurs savent, et nos héros ne savent pas), et enchaîner perf sur perf : la scène du camping-car, le safari, la pause pipi, la poursuite dans la brousse, la scène finale à San Diego. Pas une minute, Spielberg ne lâchera le morceau : du hamburger, mais cuit à la bonne température, avec juste ce qu’il faut de ketchup et de cheddar. C’est bien pour ça qu’on retourne chez McDo, non ? Retrouver toujours le même BigMac.

Spielberg se paie même le luxe d’ajouter quelques subtilités (dialogues understatement, personnage atypique du chasseur malheureux, et cet aveu, tellement gros qu’on ne peut imaginer une seule seconde qu’il ne soit pas autobiographique, issu de la bouche de la fille de Jeff Goldblum : « Tu aimes les enfants mais tu n’aimes pas être avec eux ! »

Ce Spielberg sarcastique, nous l’avons malheureusement perdu de vue depuis ses « grands films ». On aimerait retrouver ce Spielberg-là, dans un projet léger, fun, une nouvelle franchise à deux balles, et pas dans Cheval de Guerre ou Terra Nova, dont on est sûr qu’il n’a écrit aucune ligne…




dimanche 11 mars 2012


Moebius
posté par Professor Ludovico

Jean Giraud, alias Gir, alias Moebius, quasi inconnu du grand public, est une légende. Cette légende vient de s’éteindre à 73 ans, et c’est bien trop tôt pour tout le monde.

Car Moebius était un immense dessinateur, aux techniques multiples, un défricheur, et une grande influence sur le cinéma mondial.

Son histoire elle-même est étonnante : dessinateur classique, chapeauté par son mentor, le scénariste Jean-Michel Charlier, Jean Giraud crée Blueberry, probablement la série la plus passionnante de la BD francaise, faisant évoluer son personnage (et son dessin) de manière incroyable en 50 ans d’existence. Mais c’est la rencontre avec Druillet et Jean-Pierre Dionnet, qui mènera à la fondation du magazine Métal Hurlant, qui sera l’élément déclencheur.

Comme cela est magnifiquement raconte dans Métal Hurlant, La Machine à Rêver, de Gilles Poussin et Christian Marmonnier, c’est le jeune Dionnet (28 ans) qui pousse au cul le plus vieux (Jean Giraud, 37 ans), le plus expérimenté, le plus connu, à sortir des sentiers battus, n’hésitant pas à refuser purement et simplement ses planches trop conformiste du dessinateur-star. Il « décoince » Giraud, l’incitant à faire ce qui lui plait (de la SF) ; il fait sortir de la chrysalide Giraud le papillon Moebius. Un chef d’œuvre en éclôt : Le Garage Hermétique. Une œuvre tellement influente que quand Métal, au sommet de sa notoriété, ouvre sa succursale US en 1977, des petits jeunes méconnus (Spielbarg, Lucas, Ridley Scott…) se pressent au cocktail new yorkais pour rencontrer la légende.

C’est ainsi que Moebius allait devenir cette référence graphique, et participer à quelques chef d’œuvres (le projet avorté Dune, Alien, Blade Runner, et évidemment, le très Moebiusien Tron), puis Willow, Abyss, Le Cinquième Élément.

Souvent citée par les réalisateurs, son œuvre dessinée, trop délirante, trop poétique, n’a pas encore connu d’adaptation satisfaite. Même Blueberry, écrit au cordeau par Maître Charlier, a (parait-il) été massacré par Jan Kounen.

Pour l’anecdote (que je tiens de Michel Vaillant lui-même), Jean Giraud vint un jour déjeuner sur le plateau de Blueberry. Ils se mettent évidemment à parler BD, et Jan Kounen confie sa passion pour Moebius. « J’aimerais bien le rencontrer » conclue-t-il, avant que la tablée n’éclate de rire.

Espérons que son décès libère désormais l’imagination des adaptateurs.




jeudi 2 février 2012


Jesse Eisenberg
posté par Professor Ludovico

IMDb, comme chacun sait, c’est la base. Je zappais sur le Star Trek de Monsieur Abrams (c’était ça ou les efforts grotesques de Terra Nova, ou la daube de Gladiator), quand j’ai voulu vérifier que Spock était joué par Jesse Eisenberg, le formidable Marc Zuckerberg de The Social Network ; raté, c’est Zachary Quinto, un acteur de 24 et de Heroes.

Mais sur IMDb, on surfe et on ne s’arrête plus. Surtout quand ça permet de découvrir que Jesse Eisenberg est Walt Berkman, dans ce merveilleux film qu’est Les Berkman se Séparent. Il interprète le fils aîné, un mytho qui prétend – lors d’un examen d’anglais -avoir écrit un très beau poème qui n’est autre que le Hey You des Pink Floyd. Les chats ne font pas les chiens : aussi bon en 2005, toujours bon en 2012…




vendredi 30 décembre 2011


Jérôme Commandeur
posté par Professor Ludovico

Le one man show n’a a priori rien à faire sur CineFast, mais il s’agit ici des espoirs qu’on peut mettre dans le comédien Jérôme Commandeur, ou, au delà de ça, de la différence entre un bon acteur et un mauvais texte.

Car Jérôme Commandeur, le spectacle est pas mal, sans plus. Mais on y décèle, et c’est toujours assez rare, un incroyable potentiel. Commandeur est un comédien-né, capable de se transformer sans accessoire aucun, sinon une paire de lunette, en camionneur ou en pimbeche de conseil général. La transformation est totale, et il en joue ; enlevant un moment ses binocles, pour nous rappeler qu’il y a un acteur sous l’espagnole alter mondialiste fan d’Hélène Segarra…

Côté texte, c’est plus faible. La dénonciation habituelle des feignasses de la fonction publique, les absurdités psychothérapeutiques, ou les engagements politiques à la Florent Pagny. La critique est facile, et un peu grossière. On est loin de Gaspard Proust ou Jerry Seinfeld.

Mais pour avoir découvert Commandeur sur Europe1 où il faisait justement du Seinfeld le vendredi matin, à débusquer en entomologiste nos petits tracas du quotidien (le camping, l’apéritif, les visites chez mémé), le Professore sait qu’il en reste sous la pédale. Comme dans Les Tuche, où il ne sauvait pas le film, mais nous distrayait de la médiocrité ambiante en patron de club de gym obséquieux.

Longue vie au Commandeur.




dimanche 18 décembre 2011


Le Royaume Enchanté
posté par Professor Ludovico

De bruit et de fureur. Voilà ce que propose Le Royaume Enchanté, le livre-événement de James B. Stewart, édité chez Sonatine. Pas étonnant que l’auteur fasse référence au grand Will, car toute l’œuvre shakespearienne peut être convoquée dans cette histoire détaillée de l’entreprise Disney, entre 1984 et 2005. Ces vingt ans c’est tout simplement le règne de Michael Ier, Michael Eisner lui-même. D’abord monarque réformateur, l’ancien président de la Paramount deviendra un Richard III paranoïaque et destructeur, érodant ce qu’il avait précisément contribué à construire.

En 1984, il dépoussière pourtant la vieille maison Disney en quelques coups de cuillère à pot marketing : augmenter le prix des parkings de Disneyland, sortir les classiques Disney en VHS, bâtir des hôtels autour des parcs : en un an, Eisner fait exploser les bénéfices d’une maison endormie. Grâce à son numéro 2, Jeffrey Katzenberg, il renoue Disney avec son glorieux passé, mais oublie de le récompenser au passage. Eisner touche en un an 67M$ de prime, et Katzenberg, zéro. Ce dernier se plaint, mais n’obtient rien. Tout juste lui concède-t-on un petit bonus : 2% sur les profits réalisés sur les films produits par lui, mais uniquement quand il aura quitté la société. Katzenberg fulmine : les films sortent au compte-goutte, et il pourrait très bien ne rien toucher du tout ! Sauf qu’en 5 ans (1989-1994) Katzenberg supervise Qui Veut la Peau de Roger Rabbit ? La Petite Sirène, La Belle et la Bête, Aladin et Le Roi Lion. Très vite, Disney lui doit déjà 200M$.*

Le Royaume Enchanté regorge de ces anecdotes qui font la joie du Professore, qui par ailleurs, déteste Disney, n’est jamais allé à Disneyland, et n’a vu aucun dessin animé de l’oncle Walt.

Mais voilà, la meilleure histoire qu’Hollywood ait jamais écrite, c’est elle-même : combats d’egos, millions de dollars, intégrité artistique vs rentabilité marketing, tout y est, et bien plus encore, dans Le Royaume Enchanté. Mieux, on se plaît à se rappeler tout au long de la lecture du livre une partie de nos vies. Car ces événements, même lointains, nous y avons participé : le scandale Eurodisney, la bulle Internet, la fusion Time Warner, le succès surprise de Lost et Desperate Housewives, le départ de Katzenberg pour fonder Dreamworks (Shrek, Nemo, etc…), le succès de Pixar et le clash avec Steve Jobs, vous vous rappellerez sûrement d’un ou plusieurs de ces événements

Car que vous aimiez ou non Disney, il est le plus parfait représentant de cette culture américaine qui se déverse chaque jour dans nos télévisions, PC et iPads.

Une lecture hautement recommandable.

*Un épisode qui en dit long sur la pseudo génie des affaires américain.

Le Royaume Enchanté
James B. Stewart,
Editions Sonatine





samedi 10 décembre 2011


Intouchables : la non-critique
posté par Professor Ludovico

Voilà, c’est trop tard. Trop de monde me presse d’aller voir le Super Film de l’Année. Vaguement tenté au début, je n’ai plus du tout envie.

Pour comprendre, il faut entrer dans le petit cerveau schizophrène du Professore. Car dans ce cerveau, il y a un gros snob qui sommeille.

Un gros mot, snob. Élitiste, aussi. Des mots interdits dans notre culture démocratique, qui confond « accès pour tous à la culture », et « culture pour tous ». On n’est pas forcé, pas forcé du tout, d’aimer ce que la majorité aime. On n’est pas forcé de detester obligatirement non plus… Mais voilà, je n’aime pas les Chtis. Pas par atavisme social (le Professore vient du fin fond de la Beauce), mais par une trop grande cinéphilie. Si l’on va voir 5 ou 6 films dans l’année (moyenne nationale), les Chtis sont un divertissement comparable à d’autres, et même plutôt favorablement comparable à d’autres. Si on va en voir 5 ou 6 fois plus, on a des chances d’avoir vu des comédies plus drôles, plus fines, plus subtiles. C’est aussi mathématique que cela.
Pour en revenir aux Intouchables, il se trouve que lorsque j’ai vu la bande annonce, j’ai caressé l’idée d’aller voir le film : j’aime Omar, j’aime Cluzet, et l’histoire avait l’air suffisamment originale. Si je l’avais vu à l’époque, il est possible que je l’ai trouvé suffisamment sympa pour écrire une chronique élogieuse. Mais voilà, je n’y suis pas allé. Et son succès m’a dégoûté de le faire. Ce n’est pas bien dire ça, je le sais ce n’est pas très rationnel non plus, même pas subjectif, mais l’idée d’aller aimer le film que tout le monde aimait, c’était un repoussoir suffisant.

Pourquoi ? C’est dur à dire.

Il y a évidemment une volonté de s’extraire de la masse, de ne pas faire partie du Mainstream, qui est une caractéristique dominante chez moi : être de gauche à une table de sympathisants UMP ou vanter les vertus d’une Kalachnikov à la Fête des Voisins de Boboland, downtown Paris 11°. Mais aussi, sûrement, l’idée qu’un tel succès consensuel ne peut être que suspect. On m’opposera Titanic, ou Tintin (la BD) mais dans le fond, un tel succès touche forcément un nœud sensible de la psyché française, et ça me dérange.

Par ailleurs, et c’est formidablement analysé dans un récent article de Libé, le « chantage au vécu » que nous impose Intouchables (« c’est juste parce que c’est vrai, et comme c’est vrai vous devez rire et vous devez pleurer ») est tout simplement insupportable en tant que spectateur. On a le droit de manipuler le spectateur, mais pas celui de le prendre à la gorge pour lui imposer des sentiments…

Intouchable, en effet.




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