[ Le Professor a toujours quelque chose à dire… ]

Le Professor vous apprend des choses utiles que vous ne connaissez pas sur le cinéma



samedi 19 juin 2010


Certains l’Aiment Chaud… Et Marylin
posté par Professor Ludovico

J’ai vu Certains l’aiment chaud il y a une dizaine d’années, et je n’avais pas été transcendé. J’aime bien Jack Lemmon, pourtant, j’apprécie Tony Curtis, et je vénère Billy Wilder (One, Two, Three, Sunset Boulevard, La Garçonnière, Spécial Première). J’aime aussi Marilyn, et je reconnais qu’elle a fait des bons films (Rivière sans Retour). Mais Certains l’Aiment Chaud ne m’a pas fait rire.

Aussi était je dubitatif quand l’ami Michel m’a proposé de lire Certains l’Aiment Chaud… Et Marilyn, le livre de souvenirs de Tony Curtis. Je n’aime pas les autobiographies, reconstitutions a posteriori, basées souvent sur des souvenirs parcellaires et subjectifs.

Rien de tout cala dans Certains l’Aiment Chaud… Et Marilyn. Peut-être parce qu’au crépuscule de sa vie (85 ans), Tony Curtis n’a plus rien à perdre, ni à prouver. Il se contente donc de raconter ses souvenirs, sans prétendre dresser un portrait exact de l’Hollywood des années 50. De plus, deux fois amant de Marilyn (avant, et pendant Certains l’Aiment Chaud), Curtis fait preuve d’une réelle tendresse et empathie pour la femme, ce qui rend sa critique de l’actrice d’autant plus crédible.

Car l’Hollywood qu’il dépeint – même ce n’est pas une révélation – est saisissant. Marilyn est alors la pin-up de l’Amérique, elle dépoussière le puritanisme ambiant, et ouvre la portes des sixties. Mais la star en veut plus. Marié depuis peu avec l’écrivain Arthur Miller, elle s’est mise en tête de devenir une vraie comédienne et prend des cours à l’Actors’ Studio. Première pique de Curtis : « S’il vous faut vous remémorer le jour où votre petite sœur vous a piqué votre beurre de cacahuète pour jouer cette scène, c’est que vous n’avez rien à faire devant un caméra ! » Et Curtis d’expliquer le rôle maléfique des Strasberg, en permanence derrière Marilyn : « Avant eux, elle marchait sur la corde raide en souriant au dessus du précipice. Après les Strasberg, elle ne voyait plus que le précipice. »

Curtis raconte alors que si le tournage débute bien, il s’enlise rapidement dans les caprices de Marilyn, capable d’enchaîner des plans séquences sans problème, mais incapable de jouer les scènes les plus simples : 46 prises pour dire quatre mots « Où est ce bourbon ? », 81 pour ouvrir une porte en disant « Bonjour, je suis Sugar ! ».

C’est à ces anecdotes-là que l’on peut comprendre les rapports qui ont fait et font toujours Hollywood : Marilyn ne sait pas son texte, arrive dix heures en retard sur le plateau, ne trouve plus le chemin du studio, mais jamais, au grand jamais, elle ne sera virée. Car c’est elle, la Star la plus bankable du moment. Car comme l’explique Billy Wilder : « J’ai une tante qui est actrice à Vienne. Elle est jolie, sérieuse, toujours à l’heure, ne pose jamais aucun problème. Mais au box office, elle vaut seize centimes. » Tout est dit, Hollywood plie devant l’argent, comme il l’a fait devant Chaplin, mary Pickford, puis Elisabeth Taylor, Francis F. Coppola, ou aujourd’hui Jennifer Anniston ou Angelina Jolie. Tant que vous rapportez de l’argent, pas de problème. Mais si jamais vous n’en ramenez plus…

Certains l’Aiment Chaud se finira dans le drame, en retard, hors budget, et avec la fausse couche de Marilyn, les insultes entre Miller et Wilder, et sortira dans le chaos. La critique sera mitigée, mais la censure laissera passer, à la grande surprise de Wilder, les acteurs travestis, les scènes ouvertement sexuelles, et les tenues osées de Marilyn. Le film débutera tout doucement, pour devenir, grâce au bouche à oreille, le 3ème succès de l’année derrière Ben Hur et une comédie désormais oubliée.

Car la postérité a fini par couronner le film, même sans l’aval du Professor : « Personne n’est parfait ! »




samedi 19 juin 2010


Lost et la VOD
posté par Professor Ludovico

Lost est au bout du chemin, un chemin tortueux, de montagne, encore loin du sommet qui nous permettrai d’embrasser la vue, superbe parait-il. En attendant, des soucis bénins de magnétoscope nous obligent à tester cette magnifique invention qu’est la VOD. Las ! La Video On Demand est encore loin d’être parfaite. Certes, ce n’est pas cher (entre 2 et 3 euros l’épisode, mais si on les achète tous, c’est bien plus cher qu’un coffret, sans les VO, ni les inutiles bonus…

Mais surtout, c’est tout pourri, avec une image de mauvaise qualité (loin de la HD gratuite sur TF1). Certes, ça a le mérite de proposer la VO… mais il manque un épisode (le 9) au catalogue ! Sans parler de l’ergonomie, très pratique pour acheter Amicalement Vôtre ou Zorba le Grec, mais pas les séries qui commencent par M ou N (83 pages à feuilleter avant de trouver votre série préférée)…

Encore une raison pour le CineFaster de râler, et, comme d’habitude, il exagère ! Si ça peut être beaucoup mieux, la VOD, c’est déjà un paradis pour cinéphile… Comme le disait Paul Schrader à des gamins des 80’s qui se plaignaient des VHS : « De quoi vous vous plaignez, les jeunes ?! Nous, de notre temps, on devait dégoter une copie de Godard en 16mm, trouver un projecteur, refaire les collures sur les bobines cassées, et tendre un drap blanc dans le salon pour voir le film… »

Alors la VOD, finalement…




jeudi 17 juin 2010


France – Mexique
posté par Professor Ludovico

Quel meilleur dramaturge que le sport ? Et parmi les sports, le football ? Bien sûr, il y a le tennis, un affrontement à mort, une corrida terrible sur le sable rouge de Roland Garros. Le rugby, une histoire, éternellement recommencée, de sang anglais versé à Twickenham sous les coups des barbares celtes…

Mais le foot, c’est le vrai drame, la vraie tragédie antique. Car quelque soit la physionomie du match, il y a toujours la possibilité d’un retournement de situation. Même à la 88ème minute devant TF1, en ce 17 juin sinistre, on croit encore que les français vont coller deux buts aux petits aztèques ridicules qui humilient nos stars d’Arsenal et du Real de Madrid. On y croit, malgré l’expérience, malgré les statistiques implacables.

On ne veut pas admettre qu’on est déjà mort.

« J’avais une radio portable que je trimballais partout. A la plage, au cinéma – là où j’allais ma radio allait. J’avais seize ans. Et j’écoutais les matches des Dodgers sur le toit. J’aimais être seul. C’était mon équipe. J’étais le seul fan des Dodgers dans le quartier. Je mourais intérieurement quand ils perdaient. Et c’était important de mourir seul. Les autres me dérangeaient. Il fallait que j’écoute tout seul. Et la radio me disait si j’allais vivre ou mourir. »
Don De Lillo, Outremonde




lundi 14 juin 2010


Training Day
posté par Professor Ludovico

D’un livre, on dit qu’il vous tombe des mains. Mais c’est quoi, l’équivalent cinématographique de cette expression ? Tomber des yeux ? En tout cas, c’est ce qui m’est arrivé avec Training Day, pourtant auréolé d’une belle réputation de « film ultra-réaliste sur le métier de flic », et de la performance d’acteur de Denzel Washington (ce qui lui valut d’ailleurs l’Oscar)

Las. Au bout de dix minutes, je en pouvais plus ! Cabotinage de Mr Washington, air de jeune vierge effarouchée d’Ethan Hawke, son partner blanc, et tous les clichés y étaient déjà passé « suck my dick, motherfucker » et autres intimidations crypto-gay. A se demander si tant de virilité ne cache pas quelque passion secrète pour les films de gladiateurs.

J’ai donc effacé les 4 milliards d’octets qui encombraient ma Box, en vue d’enregistrer des spectacles plus réjouissants (France-Argentine, par exemple).

Mais ce qui est intéressant là-dedans, c’est le rapport au cinéma. En salle, je serais resté jusqu’au bout, pestant contre machin ou truc, assis à côté de moi, et m’ayant entraîné dans cette galère*. Non la télé, c’est du jetable, du deuxième choix. On prend, on jette, malgré nos lecteurs Blu-Ray, notre Home Theater et notre écran Full HD. Godard disait que la télé se regarde de haut (nous) vers le bas (l’écran), tandis que le cinéma, c’est l’inverse, comme l’adoration d’un quelconque dieu païen. Ou comme dit Tony Curtis dans Certains l’Aiment Chaud et Marylin, de ces demi-dieux de dix mètres de haut sur l’écran du Loew’s, mais j‘y reviendrais…

*Rappelons que le Professore ne fait JAMAIS de mauvais choix, mais qu’il peut avoir été mal conseillé…




dimanche 23 mai 2010


C’est rare mais ça arrive…
posté par Professor Ludovico

J’ai vu la bande-annonce de Prince of Persia, la nouvelle production Bruckheimer, mais elle ne m’a pas du tout donné envie d’aller voir le film.

C’est d’habitude le contraire : des bande-annonces ultra-sexy, pour un film décevant au final. Soit parce quelle vend un film qui n’existe pas (le dernier Star Trek présenté comme un film sobre, révolutionnant la franchise, alors que ce n’était qu’un film d’action de plus), soit parce qu’elle révèle tout (la bande-annonce de Bienvenue chez les Ch’tis, avec tous les gags dedans)

Mais là, le film a l’air déjà tout pourri, avec des effets spéciaux pourraves, une intrigue et des méchants grotesques. Si la bande annonce est aussi nulle, qu’est-ce que va être le film ?




dimanche 2 mai 2010


Renouveau du roman français
posté par Professor Ludovico

A l’opposé de ce que l’on pourrait croire de ses goûts cinématographiques, le Professore n’aime pas les lire de bestsellers. Il aime les voir. Il se réjouira toujours à 2012, ou à Fast & Furious, même si c’est très mauvais. Mais refusera de lire Guillaume Musso ou Marc Levy, Dan Brown ou Harlan Coben.

En clair, le Professore aime la littérature. Pire, il aime la littérature française.

Hors là, il vient d’enchaîner deux livres de débutants : La Meilleure Part des Hommes, de Tristan Garcia, et La Centrale, d’Hélène Filhol. Dans les deux cas, une écriture nerveuse et précise, et des thèmes forts (le Sida, le Nucléaire)…

Dans les deux cas, une performance : Tristan Garcia arrive à nous faire croire qu’il est une femme des années 80, perdue dans le Marais, entre amis gays et amants hétéros… Hélène Filhol, qu’elle est un jeune intérimaire du nucléaire. Garcia n’est pas une femme, et n’était pas né dans les années 80, Hélène Filhol n’est pas un homme, et affirme n’avoir jamais mis les pieds dans une centrale.

Où est la performance, me direz vous ? Lire ces deux livres vous en convaincra peut-être, tant sont incroyablement bien décrits ces deux univers. La réponse se cache peut-être dans la réponse de Zadie Smith, coupable de la même performance dans Sourires de Loup ; on lui demandait comment une jeune londonienne de 19 ans pouvait se mettre dans la peau d’un pakistanais sexagénaire : « J’ai lu beaucoup de livres » se contenta-t-elle de répondre…

Quel rapport avec CineFast ? Disons que ces livres me semblent se rapprocher du mouvement actuel des séries US : témoigner, à leur façon d’une époque, en explorant des strates inexploitées de la société : les croque morts de Six Feet Under plutôt la sempiternelle histoire de flic dépressifs new yorkais, la vie d’Un Village Français à l’heure de l’occupation, plutôt que Une Famille Formidable, et le nucléaire, façon EDF, plutôt que et pas les sempiternels errements de la bourgeoisie du sixième arrondissement…

Ça ferait des films formidables, mais qui aura le courage ?




dimanche 11 avril 2010


La Dernière Escroquerie du Rock’n’Roll
posté par Professor Ludovico

Malcolm McLaren is dead. On pourrait en faire un T-Shirt, comme Sid Vicious: Dead. Si McLaren a sa place dans CineFast, ce n’est pas en tant que Manager des Sex Pistols, mais bien en tant que producteur de cinéma, de l’OVNI filmique La Grande Escroquerie du Rock’n’Roll, le vrai-faux biopic des Pistols…

Vrai, car avec de vrais morceaux de Pistols dedans : le God Save the Queen sur la Tamise, les derniers concerts calamiteux au Texas, l’émission de Bill Grundy… Et le faux aussi, où le Malcolm, en bon situationniste, esbaudit la Société du Spectacle en réécrivant son histoire des Sex Pistols : j’ai tout fait, j’ai tout inventé, tout était prévu depuis le début…

Comme chacun sait, c’est « un petit peu plus compliqué que ça… », mais quand les événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs…

Bref, le film est rigolo, varié, sûrement très bizarre à regarder aujourd’hui, submergés que nous sommes par les clips, et blasés par toute forme de provocation…

Si le grand mérite du Punk, c’est d’avoir dit : « Toi aussi, tu peux le faire : tu peux être chanteur, graphiste, écrivain. Prends ton stylo et fais-le… », son deuxième – et pas le moindre – c’est d’avoir démonté les rouages du rock’n’roll circus : après les Pistols, toute provocation a désormais un petit parfum marketing…

Malcolm McLaren était un grand déconstructeur, et même s’il n’était pas le seul, il a changé nos vies…




jeudi 11 mars 2010


La Rafle : cinéma, abjection, et réalité
posté par Professor Ludovico

Une affiche, signée de la Mairie de Paris, a attiré mon attention ce matin : « Rafle du Vel d’Hiv’, Paris se souvient »

Effort louable et pédagogique me direz-vous, sauf que la rafle ayant eu lieu le 17 juillet 1942, l’anniversaire est encore loin. Je me rapproche, et, oh, surprise ! Le visuel utilisé n’est autre qu’une photo tiré de La Rafle, le film qui sort aujourd’hui sur le même sujet.

Je n’ai pas d’avis sur le film de Roselyne Bosch, que je n’ai pas vu, mais la récupération politicienne (et promotionelle ?) me sort par les yeux.

Car si les mots et les images ont un sens, cette affiche est tout simplement une faute de goût et un scandale.

Faute de goût, parce qu’on ne peut pas illustrer une tragédie réelle (13 000 déportés, femmes et enfants compris, dont seulement 800 en reviendront) avec une photo de fiction. Quel plus beau signal envoyer aux révisionnistes de tout poil ?! Il existe pourtant des photos de cette rafle… Mais montrer des vrais policiers parisiens en pleine action pique peut-être un peu trop les yeux…

Quand au message, qui se souvient exactement ? L’anonyme « ville » de Paris ? La Mairie de Paris (dont le logo est très visible en haut de l’affiche) ? Les Parisiens eux-mêmes ? Et de quoi se souviennent-ils ? Du film dont l’image est en dessous…

En pleines élections régionales, cette récupération sentimentaliste est abjecte…




samedi 6 mars 2010


Césars, Rugby et Opéra…
posté par Professor Ludovico

Le Professore, qui n’aime rien tant que l’observation des petites cruautés sociales, n’a pu manquer cette petite anecdote aux derniers Césars…

Comme chacun sait, Canal+ est désormais le grand ordonnateur de la cérémonie des Césars. Un rôle qu’elle a longtemps brigué – avec raison – et qu’elle anime aujourd’hui, avec un talent et un sens du professionnalisme quasi Hollywoodien.

Mais Canal+, c’est d’abord, selon la formule célèbre, la Chaîne du Cul et du Foot. Sans ses 4 millions d’abonnés à 30€ par mois, pas de cinéma français, du moins au niveau où il est aujourd’hui.

Samedi dernier, les caméras de Canal nous offraient des plans de coupe sur le petit monde du cinéma. Terzian et Meheut (P-DG de Canal+) encadrant la minaudante Présidente Cotillard, Harrison Ford se demandant s’il était si vieux que ça pour se retrouver honoré par un César, et Plastic Adjani – un signe – reléguée au second rang. Vers 23h, un de ces plans de coupe attira mon attention. C’était Jean Trillo. Jean Trillo, oui, le sémillant animateur des Spécialistes Rugby, pour ceux que ça intéresse…

Que faisait-il là ? Probablement sur la liste des invités de Canal… Mais où ? Au perchoir, dans les loges pas chères, sûrement derrière un pilier. Dans le temps, à l’opéra, c’était en bas que se trouvait le peuple, et dans les loges, les riches, assis.

Les gars qui financent le cinéma français relégués au balcon : tout un symbole.




samedi 6 mars 2010


Sherlock Holmes
posté par Professor Ludovico

Sherlock Holmes illustre les leçons d’Alfred Hitchcock, ou ce que j’appelle plus prosaïquement « Le Théorème d’Olivier » du nom d’un CineFaster illustre exilé en Suisse, et qui dit en substance : « Le réalisateur ne peut être le seul Dieu omniscient de son Univers. » C’est beau, mais qu’est-ce que ça veut dire ? En d’autres termes, c’est que les spectateurs doivent être mis du côté du réalisateur, et pas du côté des personnages… Ils doivent avoir quelques clés (que n’a pas le héros) pour comprendre l’intrigue*. Pour garder une petite longueur d’avance et ressentir quelque chose : peur, énervement excitation.

Ici Holmes résout toutes les énigmes parce qu’il est trop intelligent, et nous on ne comprend rien, parce qu’on est trop cons… Une fois qu’on a compris ça, on laisse Guy Ritchie faire son petit film dans son coin, parce qu’on sait qu’à la fin, il nous expliquera tout, et on s’ennuie donc un peu… Un tout petit peu en fait, car les reste de Sherlock Holmes est plaisant, drôle, bien filmé, bien joué, avec des bagarres créatives et des jolies filles pointues. Un peu trop pushy sur le sarcasme (les amerloques qui s’essaient à l’humour british), mais bon ça passe…

Et puis selon une autre Loi CineFasteuse, dite Théorème de Rabillon (un autre CineFaster théoricien) : « A-t-on vraiment le choix ? » Ce qu’il entend par là, le Rabillon, c’est que le choix est assez faible quand il s’agit de nos thèmes geek favoris : combien de films de Space Opera ? D’Heroic Fantasy ? De Spartiates en jupettes ? Pas tant que ça.

Alors un film qui parle de la Golden Dawn, de l’Inspecteur Lestrade, du Londres occulte de Jack l’Eventreur, on prend.

*Prenez Lost, par exemple. On ne comprend rien, certes, mais JJ Abrams abreuve en permanence le spectateur d’indices ; le pôvre essaie de comprendre, s’inquiète à l’avance des horreurs annoncées par Ben à Kate, s’énerve des atermoiements de Jack, etc. Les scénaristes font ce qu’ils veulent, mais mettent le spectateur de leur côté.




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