[ Le Professor a toujours quelque chose à dire… ]

Le Professor vous apprend des choses utiles que vous ne connaissez pas sur le cinéma



vendredi 2 janvier 2015


Bilan 2014 – Perspectives 2015
posté par Professor Ludovico

En début d’année, les entreprises réunissent leur personnel pour tirer le bilan de l’année passée et tracer les grandes lignes et les objectifs de l’année suivante. CineFast peinant à réunir ses 10 000 collaborateurs éparpillés à travers le monde, c’est par ce blog qu’il tente l’exercice. Et à vrai dire, c’est un triste bilan qu’il tire de 2014 : Le Professore n’aime plus le cinéma américain.

Ou plutôt, il n’aime plus la GCA. Ou plutôt encore, il n’a plus tant que ça envie – ou de bonnes raisons – d’aller au cinéma. Il reste les mauvaises raisons : illuminer les yeux du Professorino à coups d’Interstellar, ou aller jouer au script doctor sur Whiplash. Mais le vrai, véritable et sincère amour du cinéma a disparu. Le cinéma ne donne plus envie d’aller au cinéma.

Mélancolie de fin d’année ? Probablement pas, les chiffres de cette année sont cruels : Ludovico n’a vu que 3 films du Top20 France et en a descendu 2 (et il n’a même pas vu Transformers 4 !)

1. Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?
2. Supercondriaque
3. Lucy
4. La Planète des Singes L’affrontement
5. Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées
6. Dragons 2
7. X Men Days of Future Past
8. Rio 2
9. Le Labyrinthe
10. Samba
11. Hunger Games – La Révolte : Partie 1
12. Interstellar
13. Astérix Le Domaine des Dieux
14. Les Vacances du Petit Nicolas
15. Les Gardiens de la Galaxie
16. Babysitting
17. Transformers 4 L’âge de l’extinction
18. The Amazing Spider-Man : le destin d’un Héros
19. Les 3 Frères Le retour
20. Maléfique

Pire, il n’a vu que trois films du boxoffice US (les mêmes, mais l’un d’entre eux sera peut au Topten du Professore)

1. Les Gardiens de la Galaxie
2. Hunger Games – La Révolte : Partie 1
3. Captain America Le Soldat de l’Hiver
4. La Grande Aventure Lego
5. Transformers : l’âge de l’extinction
6. Maléfique
7. X Men Days of Future Past
8. La Planète des singes : l’affrontement
9. The Amazing Spider-Man : le destin d’un Héros
10. Godzilla
11. Les Nouveaux Héros
12. 22 Jump Street
13. Ninja Turtles
14. Interstellar
15. Dragons 2
16. Le Hobbit La Bataille des Cinq Armées
17. Gone Girl
18. Divergente
19. Nos Pires Voisins
20. Mise à l’épreuve

Mais le pire n’est pas là. Le pire, c’est quil a vu (et apprécié) 5 films du Top15 des lecteurs de Télérama

1. Mommy
2. The Grand Budapest Hotel 3. Winter Sleep
4. Ida
5. 12 Years a Slave
6. Gone Girl
7. Hippocrate
8. Les Combattants
9. Saint Laurent
10. Deux jours, une nuit
11. Magic in the Moonlight
12. Jimmy’s Hall
13. Léviathan
14. Une nouvelle amie
15. Bird People

…Et il serait bien aller voir 5 films du Top15 de la rédaction de Télérama

1. Winter Sleep
2. Mommy
3. Saint Laurent
4. Ida
5. The Grand Budapest Hotel
6. Only Lovers Left Alive
7. Bande de filles
8. Léviathan
9. Dans la cour
10. Eastern Boys
11. Eden
12. Une nouvelle amie
13. Under the Skin
14. Hippocrate
15. Au bord du monde

A vrai dire cette tendance n’est pas nouvelle ; je regarde plus en plus de films à la télé (43 films cette années, contre 30 en salles, c’était largement l’inverse avant) ; je regarde encore plus de séries. Cette année, Mad Men, Un village Français, Game of Thrones, et les petits nouveaux Friday Night Lights, True Detective, Girls, The Newsroom, Halt and Catch Fire, The Affair, soit plus d’une centaine d’heure de visionnage…

Quels objectifs, dès lors, se fixer pour 2015 ? le cinéma américain ne va pas changer pour le Professore. Il va s’universaliser encore plus (et donc perdre sa spécificité américaine), raconter encore plus d’histoires universelles qui pourront plaire aux chinois sans déplaire au moyen orient. Seule la télé aura encore quelque chose à raconter sur l’Amérique. Sur la Silicon Valley (Halt and Catch Fire), le couple (The Affair) ou le rock, via le fameux projet Scorcese Jagger pour HBO. Et le Trône de Fer, qui reste peut être la meilleure allégorie de cette amérique inquiète de son propre destin : un trône (un leadership) vacant, l’hiver (climatique) qui approche, et les barbares (arabes, chinois, et autres sauvageons) aux portes…

On restera donc bien au chaud devant la télé, à guetter la perle rare en salle…




mercredi 17 décembre 2014


The Affair s01e08
posté par Professor Ludovico

Pourquoi s’embêter à aller au cinéma ? Pourquoi s’embêter, en effet, quand vous avez, dans votre canapé, un film par semaine de la qualité de The Affair ? Car c’est bien de cela dont il s’agit : un drame d’une heure, intelligent – européen, oserait-on dire – filmé avec goût, esthétique et formidablement joué.

Un film chaque semaine qui traite des errements de l’amour, de la difficulté de vivre, de la vie et de la mort, des parents et des enfants, et qui rappelle les meilleures heures de Téchiné, Sautet, ou tout simplement de Six Feet Under ?

Pendant ce temps, que nous propose-t-on pour dix euros ? Les mêmes comédies rances du cinéma français, ses drames bourgeois, ses polars irréalistes, ou le recyclage infernal du patrimoine (Petit Nicolas et autres Benoit Brisefer).

Hollywood, en vérité, ne propose pas mieux. L’usine à rêves a renoncé aux adultes ; elle ne présente que la version aseptisée, infantilisée, des thèmes de The Affair. Rapport père/fille traité en mode balourd dans Interstellar, dilemmes psychologiques abracadabrantesques dans les films de superhéros. Le grand écart post moderne entre une prétendue modernisation de ces sous-genres et le vide criant de l’ambition affichée. Nous voilà revenus aux mauvaises séries B des fifties, mais maintenant, les séries B coûtent 200M$.

Quoi d’autre ? Le recyclage tout aussi infernal de l’animation 3D à base de pingouins, de zèbres, d’avions et de voitures anthropologiques, répétant à l’infini le scénario insupportable du roman d’apprentissage et de la rédemption. Sans parler, last but not least, de la sortie cette semaine du massacre, numérisé à la truelle, du plus grand conte de fées de tous les temps.

Je préfère passer l’hiver à Montauk.




dimanche 7 décembre 2014


Bastien Vivès est-il le meilleur scénariste du moment ?
posté par Professor Ludovico

Il y a en ce moment dans ce beau pays un scénariste génial, et le cinéma français l’ignore superbement. Il s’appelle Bastien Vives, il a trente ans et il est scénariste de BD. Et l’on pourrait tout aussi bien lui confier une mission de script doctor sur Un Village Français, Iron Man 3, ou Le Gamin au Vélo, car il est capable d’arranger tout cela…

Bastien Vives explose en ce moment avec Last Man, un incroyable monument de culture pop, avec ses deux complices, Sanlaville et Balak. Le pitch de cet ovni mi-BD, mi-manga : dans un royaume d’opérette, une jeune boulangère, Marianne, et son jeune fils Adrian vivent heureux, jusqu’à ce qu’ils rencontrent un mystérieux étranger : Richard Aldana. Arriveront- ils à gagner tous les deux la Coupe du Roi, ce combat rituel façon Tekken ou Street Fighter? Derrière ce pitch dragonballesque, Vivès, qui scénarise, s’est lancé dans une saga extraordinaire, qui a la capacité de se renouveler à chaque épisode (six au compteur). Mieux, il semble capable d’amener la série toujours plus loin, toujours plus haut. On pense à un modeste DragonBall à la française ? voilà que Last Man lorgne du côté de Mad Max, du catch américain, ou du Seigneur des Anneaux. La BD, vaguement regressive, et premier vrai manga à la française (rythme de parution, fan service, etc.), semble viser exclusivement les 12-15 ans ? Last Man regorge d’allusions pour adultes. Et alors, ne serait-ce qu’une aimable pochade ? Last Man est capable de passer à la romance ou au drame. Et si l’on croit avoir fait le tour de l’intrigue avec ce tome VI, la série relance la machine avec un incroyable final.

Mais il y a encore mieux : car au-delà du phénomène Last Man, le talent de Bastien Vives est protéiforme. S’imposant d’abord comme un auteur sérieux, dessinant les affres de l’amour adolescent (Le Goût du Chlore, Amitié Etroite), il a montré qu’il était capable de bien plus : le roman graphique sérieux (Polina), l’observation de nos travers quotidien (Le Jeu Video, La Famille) et même la parodie érotique (Les Melons de la Colère)…

Qu’attend donc le cinéma pour utiliser un tel talent ? Un projet d’animé Last Man est dans les tuyaux parait-il, mais Bastien Vives vaut plus que cela. Il sait écrire des personnages (pour Iron man ?), construire une dramaturgie, (intro, acte I, acte II, final, ce qui manque si cruellement au cinéma français (et à notre Village Français en particulier), il sait faire rire et faire pleurer (pour Un Gamin au Vélo).

Ecrire à CineFast, qui transmettra.




jeudi 30 octobre 2014


Bye bye Jimmy
posté par Professor Ludovico

C’est plein de tristesse que nous apprenons la fin de Canal Jimmy. Car c’est sur le câble, et sur cette chaîne, sous le précieux conseil de madame Dolly, que commençât notre passion des séries. C’était en 1992, et nous regardions Dream On, la Mère de toutes les Batailles. Dream On, dont les créateurs ne sont rien de moins que David Crane et Marta Kauffman, futurs auteurs de Friends. Dream On, l’histoire délirante d’un éditeur divorcé toujours amoureux de sa femme, mais tellement biberonné de télé qu’il pense littéralement avec des extraits de films (avec une petite fixette pour la filmographie de Ronald Reagan). Une thématique qui ne pouvait que nous toucher, nous qui parlons souvent comme Apocalypse Now ou Y’a-t-il un Pilote dans l’Avion ?

Mais surtout Dream On – et Jimmy – furent l’impulsion initiale : après vinrent Seinfeld, Star Trek, Friends, Profit, Les Soprano et la première saison de Sur Ecoute

Jusqu’à ce que Canal+ réalise ce que nous avons déjà compris ; sa filiale était assise sur un tas d’or, ce magot des séries télévisées américaines, si incomprises, si méprisées dans l’hexagone. Elle rapatria Seinfeld sur Canal, et nous avec. Il ne restait plus qu’à la TNT d’achever les chaînes payantes, et à Jimmy de mourir avec.

Bye bye Jimmy… Thanks again.




samedi 18 octobre 2014


The Gospel According to Saint Alfred#9 : J’aurais préféré que rien ne soit dit
posté par Professor Ludovico

« Des photographies de gens qui se parlent » : c’est ainsi qu’Alfred Hitchcock définissait avec mépris le cinéma de son époque. Un cinéma qui n’avait pas foi en lui-même, incapable de se vivre autrement que comme une basse formule d’entertainment, entre le tour de magie et le cirque. Pas un art, en tout cas. Ce sera toute l’œuvre de Truffaut : démontrer que le cinéma est un art, et, partant, Hitchcock, l’un de ses plus grands artistes.

Car, comme un artiste, Hitchcock cherche en permanence à engendrer l’émotion. Et son art, c’est d’atteindre cette émotion en manipulant tous les aspects de la chose cinématographique : son, cadrage, montage, costumes, bruitages, …

Dans un de leurs échanges, Truffaut explique ses problèmes de montage sur Les 400 Coups, c’est passionnant.

Le cinéaste français raconte à Hitchcock une scène, un enfant et sa mère de chaque côté d’un trottoir. L’enfant voit sa mère au bras d’un autre homme. La mère voit que l’enfant l’a vue. Et, ajoute Truffaut, le dit à son amant : « Je suis sûre qu’il m’a vue ».

Alors Hitchcock soupire : « J’aurais préféré que rien ne soit dit… »

Eh oui ! Ce qui est fort, c’est cet échange de regard, qui dit tout ce qu’il faut savoir. L’adultère, et la découverte de l’adultère. Les sentiments mêlés qui en jaillissent… Ce qui est fort, c’est le cinéma à l’état pur. Quand le spectateur intègre silencieusement toutes les implications : la honte, le remords, la colère…

En faisant parler la femme, Truffaut fait décrocher le spectateur de ce petit travail mental ; il s’intermédie dans ce rêve éveillé avec soi-même, cette chose magique et merveilleuse qu’on appelle le cinéma.




dimanche 5 octobre 2014


Passerelles
posté par Professor Ludovico

Des fois, tout se combine à merveille. On vous fait la leçon sur la cinéphilie à réinventer et la nécessité d’assumer Michael Bay et Jerry Bruckheimer. Deux jours avant, on avait vu un film français, c’est rare et on vous le conseillait. Et puis, on lit Libé et c’est quoi le titre du fameux questionnaire de Proust cinéphile « Séance Tenante » :
Le cinéaste dont j’ose dire du bien ? Michael Bay.

Et qui dit ça ? Thomas Cailley, Monsieur Les Combattants.

Tout se tient. Même s’il ajouté « Michael Bay, mais pas trop longtemps », l’argument est quand même là. Quand quelqu’un aime bien quelque chose que j’aime bien, il y a des chances que j’aime bien ce quelqu’un.. Beethoven mène à Burgess. Burgess mène à Kubrick. Qui mène à Pink Floyd. Qui mène à Burroughs.

Depuis toujours la transmission de la culture se fait ainsi, par passerelle. Et ces passerelles, c’est à vous de les construire.




samedi 4 octobre 2014


Là, c’est un grand épisode, non ?
posté par Professor Ludovico

Le temps est venu pour le Professorino de découvrir – selon les propres mots de son créateur – le Géant Endormi -, Battlestar Galactica.

Le Professorino, prêt à entrer à UCLA, demande au paternel la note attribuée à la série de monsieur Moore. Quand on vous dit que la cinéphilie est une maladie contagieuse qui se transmet de père en fils, de père en fille ! Quinze sur vingt, répond le maniaco-dépressif Professore Ludovico. C’est pour comparer, dit le petit, avec Friday Night Lights. Seize sur vingt.

Ah, alors, c’est une très bonne série alors, Battlestar Galactica ?

Oui, mais pontife-t-on, attention avec BSG : y’a du bon et du mauvais. Une fois t’auras un chef d’œuvre, et pis le coup d’après, de la connerie incommensurable en paquets de vingt. Fais gaffe, mon fils…

Là, nous sommes dans l’épisode s01e03 « Révolution », avec l’arrivée de Tom Zarek, le contestataire de l’ordre Adama-Roslynesque. En posant au passage un petit débat – comme ça, au débotté – sur la nécessité de discuter avec les terroristes, et de voter, oui, de voter, en pleine guerre, pour vérifier qu’on est restés des êtres humains. Car si on ne vote plus, et qu’on perd ce gouvernement of the people, by the people, for the people, vaut-on mieux que les machines cylons que l’on combat ?

Là, papa, c’est un grand épisode, non ?

Brave petit.




dimanche 7 septembre 2014


Rétrospective Whit Stillman
posté par Professor Ludovico

Plus d’excuses. Vous aviez raté les films de Whit Stillman – et pis c’est pas facile à voir en salles, et pis je trouve pas les DVD, alors la VOD n’en parlons pas ! – mais là, TOUS les films de Stillman sont disponibles EN SALLE grâce à une rétrospective magique*.

Vous vouliez tout savoir du désarroi de la jeunesse dorée de la Côte Est (Metropolitan), suivre leurs aventures d’expat’ dans la vieille Europe (Barcelona), vous souvenir des Derniers Jours Du Disco, ou fondre d’amour devant Greta Gerwig, Damsel in distress, tout en attendant la série TV du Maître (The Cosmopolitans) ?

As I said : no more excuses.

* L’Archipel – Paris Ciné
17 bd de Strasbourg
75010 Paris




jeudi 4 septembre 2014


Cinéphilie 80’s
posté par Professor Ludovico

Ce sont des petits signes, qui n’ont l’air de rien, mais qui ont le goût et l’odeur du changement. Passant ce matin devant l’Action Ecoles, le temple de la cinéphilie du Quartier Latin, où l’on adore quotidiennement les dieux anciens du cinéma américain (Borzage, Lubitsch, Hitchcock, Michael Curtiz, Fritz lang et bien d’autres), quel ne fut pas mon étonnement de voir l’affiche de… Die Hard.

Ce cinéma, notre cinéma – nous les quadra-quinquas, ados des eighties – enfin mis à l’honneur de la cinéphilie.

Confirmant là une intuition ce que j’ai depuis toujours : nous devons assumer notre cinéphilie. Nous devons être les exégètes de cette période. A nous d’être les Francois Truffaut de Michael Bay, les Jacques Rivette de David Lynch, les Godard de Peter Jackson.

C’est en tout cas pourquoi CineFast existe.




dimanche 31 août 2014


The Gospel According to Saint Alfred#8 : Save the long shot!
posté par Professor Ludovico

On dit en anglais qu’un plan large sert à établir (establish) une scène. C’est à comprendre dans le sens charpentier du terme. Un plan large de New York: on est à New York. Un plan d’un immeuble de nuit à New York, on est dans l’appartement des Friends. Mais pour Hitch, le plan large est là pour dramatiser. En élargissant la perspective, le plus souvent en la soulignant d’une musique un tant soit peu inquiétante, vous dramatisez, explique-t-il à Francois Truffaut. Et faut pas gâcher, ajouterait notre Guy Roux anglais du cinéma.

Prenez les films d’action par exemple. Première scène de Pacific Rim (c’est tout ce que j’ai vu) : après la grosse baston entre le kaiju et le jaeger, le dernier plan est un travelling qui part d’un gros plan sur un détail (la tête en sang d’un pilote de jaeger, en s’écartant doucement, puis en montant de plus en plus vite, pour aboutir à un plan large sur les deux carcasses qui enfin, nous donne la taille (gigantesque) des deux bestioles qui viennent de s’affronter, le tout sur une bonne musique pompière signée Ramin Djawadi. Vue d’ensemble sur le champ de bataille, et sentiment de désolation.

Dans le film d’horreur, c’est pareil. Quand tout danger semble écarté au milieu, ou à la fin du film, un plan large d’une petite rue résidentielle fait soudain craindre que Ghostface/Freddy/Jason rôde encore dans les parages. C’est d’ailleurs le dernier plan du Silence des Agneaux : Hannibal Lecter marchant à la suite de sa future victime, dans les rues d’une île des caraïbes.

D’ailleurs, film d’horreur ou pas, la grande majorité des films américains se termine ainsi : plan large d’une rue, la caméra s’élevant tandis que le générique débute.

Façon de dramatiser une dernière fois, et de laisser le spectateur dans l’émotion générale du film, que ce soit la peur, le mélo, ou l’action.

Comme tout plan élaboré dont on espère qu’il va marquer le spectateur, il faut en user avec parcimonie (n’est-ce pas monsieur Jeunet ?)

Sinon, c’est gâcher.




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