[ Séries TV ]

Il n’y pas que le Cinéma dans la vie.. y’a aussi quelques séries TV…



lundi 14 juillet 2008


En direct de Lost… (part two)
posté par Professor Ludovico

Ne raccrochez pas, on ne va rien vous raconter de l’intrigue… C’est déjà suffisamment compliqué comme ça, et puis c’est pas le genre de la maison. Mais bon, la 4ème saison est partie sur des chapeaux de roues, business as usual. Seule petite nouveauté : la chaîne qui produit (ABC) leur a donné trois saisons pour… finir Lost. Incroyable mais vrai ? Trois saisons pour trouver une explication aux Chiffres du Loto, aux Morts Qui Quittent Leur Cercueil, aux Petits Nuages De Fumée Grise Qui Epargnent Les Ames Pures… C’est plus qu’il n’en faut, non ?
Mais pour le moment, le sujet n’est pas là ; nos héros se débattent dans leurs contradictions, leurs péchés « originels », je veux dire par là, leurs péchés d’avant l’île ; la rédemption est-elle possible ? Alors que désormais tout leur permet de sortir la tête haute, l’humanité, irrémédiable, incontournable, fait que chaque personnage n’en fait qu’à sa tête, souvent contre son propre intérêt et l’intérêt commun.

Lost a au moins ce mérite : nous faire philosopher, pour pas cher, chaque samedi soir, sur notre condition …




jeudi 10 juillet 2008


Chemin de Damas pour The Wire
posté par Professor Ludovico

Il n’est jamais trop tard pour voir la lumière ! Dans le numéro de cette semaine de Télérama, l’honorable journal – qui avouons-le, soyons magnanime, s’arrange de jour en jour (ce qui n’est pas le cas de mes deux autres bêtes noires (Canard Enchaîné et Libération) – consacre trois pages laudatives à The Wire, LA série de ces dix dernières années (avec les Sopranos) : « Fresque ambitieuse » « ampleur romanesque » « sommet de la création visuelle contemporaine ».

Bon, il a trois ans, quand Jimmy l’a déprogrammée, on ne les entendait pas. Tout vient à point à qui sait attendre.

Mais non, mais non, je ne triomphe pas…




dimanche 6 juillet 2008


New York Unité Spéciale
posté par Professor Ludovico

Attention ! Cette chronique est marquée sous le sceau de la pire des mauvaise foi, puisque basé sur une série que je n’ai pas vu… euh… pas entendu ! J’étais dans un resto, qui diffusait un épisode cet après-midi, et le son était coupé.

Pourtant, comme dit Spielberg, on doit pouvoir comprendre un film sans le son ! Côté compréhension, pas de problème, c’était clair comme de l’eau de roche : malgré un casting parfait (Christopher Meloni, B.D. Wong, from Oz), on sentait que New York Unité Spéciale louche plutôt dans la catégorie « qualité française* » que dans NYPD Blue : poses outrées, flic « qui en ont vu des vertes et des pas mûres », mères éplorées, romance à deux balles, etc. Pas besoin d’écouter la bande-son pour savoir qu’on va s’ennuyer très fort…

* Comme dit Tomer Sisley : « Coupez ! Elle est nulle, on la garde ! »




dimanche 6 juillet 2008


En direct de l’Ile…
posté par Professor Ludovico

Bon, ben voilà. Trois minutes après la fin des deux premiers épisodes, la réaction à chaud de notre correspondant sur l’île de Lost, le Professore, lui-même ! Un an qu’il attend ça, c’est dire !

« Bon, ben comment dire, c’est reparti comme en quarante ! Nos petits amis sont toujours coincés sur l’île, mais on amorce la révolution copernicienne annoncée dans les trois dernieres minutes de la saison précédente… Tout est à l’envers, pourrait-on dire : les tortionnaires deviennent torturés, et vice versa, et l’île fait de nouveaux prisonniers…

Mais un doute apparaît : combien de temps ça va durer, cette plaisanterie ? Comme le résume, avec tout son sens de la distanciation brechtienne, l’épouse du Professore « C’est lourd ! ».

Ce qu’elle entend par là, c’est que de cliffhanger en cliffhanger, on finit par aller nulle part. Ce à quoi le Professore répond qu’on va bien quelque part, mais probablement quelque part de très décevant, quand Monsieur Abrams aura la bonté de nous relier tout ça, et de connecter tous les points ensemble… elle aura peut être raison, madame la Professore, ca aura peut être l’air d’une grosse bouse mystico-fantastique, le Crash de l’Oceanic 815, l’Ours Polaire, et la Statue à Six Doigts ! Mais voltairien, le Professore conclut « ce qui compte, ce n’est pas la destination, c’est la route…» »
Merci Professore. Prochain communiqué dans une semaine, quand nous aurons récupéré la liaison satellite…




samedi 28 juin 2008


Lost, c’est reparti
posté par Professor Ludovico

Ca y est, c’est les vacances, et le Retour des Deux Iles : (De La Tentation et Des Disparus). Samedi prochain, on remet de couvert avec Jack et Sawyer, Kate et Sun Hwa, et la question rituelle « Putain De Bordel De Dieu, Qu’est-Ce Qu’ils Foutent Sur Cette Ile »), tout en se préparant à la Monstrueuse Déception Finale (quand on vous expliquera tout)… En attendant, c’est :

Samedi 5 juillet, 22h30 sur TF1




dimanche 15 juin 2008


Sex and The City
posté par Professor Ludovico

Pas facile d’adapter une série au cinéma ; tout est différent ! Format de l’image (cinemascope vs 4 :3), focales (plutôt zoom et gros plan que plans larges), durée (26’ au lieu de 120’), et des saisons qui durent un an et permettent de déployer toute une palette d’intrigues et de personnages secondaires…

Adaptation, trahison : c’est si complexe que presque tout le monde s’est cassé les dents sur l’équation (un X-Files* trop alambiqué, un Avengers ridicule, un Mission Impossible sacrilège, un Mystères de l’Ouest too much, etc.) ; la liste est longue. Seuls Starsky et Hutch et les Star Trek ont trouvé grace à mes yeux, car ils avaient trouvé le bon ton et la nostalgie qui allait avec.

Fan de Sex and The City, je m’y suis donc pris deux fois avant d’aller jeter un coup d’œil. Et à vrai dire, je ne fus pas déçu. Mission impossible accomplie. Sex and The City (le film), n’est pas le chef d’œuvre télévisuel qu’est Sex and The City (la série), mais un très agréable add-on.

Les comédiennes sont toujours aussi bonnes (dans tous les sens du terme), les dialogues ont toujours la langue aussi pendue, et l’intrigue, longue comme cinq épisodes (2h30), tient la route…

Ce qui fait toujours la force de Sex and The City, c’est la subtilité dans le scénario, qui souvent suggère plutôt qu’appuyer à coup de dialogues convenus… (Desperate Housewives, suivez mon regard !*). Hautement recommandable donc.

*On ira voir le deuxième sans barguigner, néanmoins, dès le 30 juillet…

**Reprenons la comparaison avec Desperate Housewives : même décor (4 copines qui affrontent les petits soucis de la vie), même qualité télévisuelle (forts bien écrits, forts bien joués), mais résultat critique à l’opposé. Là où Desperate Housewives brode, avec une misogynie rare, autour des pires clichés sur les femmes (la salope, la mère de famille, l’étourdie, la coincée), Sex and The City dresse un portrait juste et chaleureux sur les mêmes clichés (l’obsédée, l’executive woman, l’amoureuse, la chic fille coincée)…




dimanche 25 mai 2008


Reviens, Jimmy Dean, reviens…
posté par Professor Ludovico

Vous souvenez vous d’il y a seulement quelques années ? Deux chaînes du Câble faisait la pluie et le beau temps sur nos séries préférées. Canal Jimmy ne découvrit rien de moins que Dream On, Seinfeld, Friends, les Sopranos, Six feet under, The Shield et The Wire. Série Club nous amena Homicide, Oz, The West Wing.

Ces chaînes, aujourd’hui, sont en perte de vitesse : Série Club s’est fait piquer Battlestar Galactica (nouvelle version) par NRJ 12, et Jimmy est devenue une machine à passer de la série allemande et irlandaise (en journée) et du porno-réalité (en soirée). La faute à qui ? Aux grandes chaînes (TF1, France 2, Canal+), qui on compris que trois Experts d’affilée coûtaient moins cher – et rapportaient plus – que Julie Lescaut ou les Rois Maudits.




dimanche 18 mai 2008


Les Tudors
posté par Professor Ludovico

Comme quoi la cinéphilie n’est pas une science exacte. Ma copine Alex n’arrête pas de me répéter que les Tudors, c’est quand même assez faible (et elle a bon goût, l’Alex : Six Feet Under, The Sopranos, The Wire, c’est plutôt la Premier League), eh bien ça ne m’empêche pas d’être accro à cette version actualisée et anglaise des Rois Maudits.

De quoi ça parle, les Tudors ? Evidemment de la vie d’Henri, « Monsieur Barbe Bleue » en personne, et comment les anglais renoncèrent au catholicisme pour une bête histoire de fesse…

Reconstitution minable (sauf les costumes, splendides), raccourcis historiquement faibles (un personnage se suicide, par exemple, parce que c’est plus chic que de mourir en carrosse), personnages glamourisés (Henri VIII, normalement, c’est plutôt Carlos que le supersexy Jonathan Rhys Meyers…) Etc., etc.

Mais, bon, il y a de la fesse (ce qui semble être la marque de fabrique de Showtime, producteur aussi de Californication), et surtout, c’est très pédagogique, on a envie de savoir ce qui va se passer… Enfin, on sent une vraie apssion chez Michael Hirst, (réalisateur par ailleurs des deux Elisabeth) à reconstituer cette période… Donc, si vous ne connaissez rien à cette histoire, ça se laisse manger sans effort…




samedi 29 mars 2008


Dexter
posté par Professor Ludovico

Autant le dire tout de suite : je n’ai pas fini la Saison Un, et je ne regarderai pas la Saison Deux. Dexter est une série assez ignoble, et fait partie de ces mystères critiques qui font qu’une fois passé l’Océan Atlantique, par les mystérieuses circonvolutions de l’esprit français, ces œuvres se trouvent parées par la presse de gauche (Libé, Télérama, Les Inrocks) de qualités qu’elles n’ont pas.

Comme 24, pour ne pas la nommer, Dexter est une série extrêmement réactionnaire. Elle se cache, contrairement aux pérégrinations de Jack Bauer, derrière une prétendue malpensance.

Dexter est un expert du sang dans la police de Miami le jour et… serial killer la nuit. Jusque là, on se dit Miam Miam ! On pense à The Shield, ou à Damages, avec ces héros ambivalents qui caractérisent la Nouvelle Série Américaine.

Et Dexter s’acharne effectivement à démonter quelques mythes : la famille, les relations homme-femme, la police embarquée dans des querelles médiatico-politiques. Tout cela est banal, mais fonctionne à peu près. Mais c’est le coté serial killer qui fait plonger l’ensemble. Car Dexter est un tueur d’exception : son père adoptif a décelé très vite ses pulsions, et plutôt que de faire soigner son fils, a décidé de canaliser cette énergie en l’autorisant à tuer… des coupables qui échappaient à la justice des hommes, grâce au laxisme de la justice américaine !

Moralité, Dexter est devenu un Justicier Dans la Ville, un Charles Bronson gay qui débarrasse la surface de la terre de tous les pédophiles, marchands de sommeil, psys dérangés. Serial Killer, oui, mais utile à la société !

Que ce genre d’arguments séduise occasionnellement le lecteur de Présent ou National Hebdo, pourquoi pas. Mais que cela n’interpelle pas la presse normale, cela dépasse l’entendement.




dimanche 16 mars 2008


Californication
posté par Professor Ludovico

Avec un titre pareil, le Professor est obligé de regarder ! De la Californie, du Sexe, les Red Hot Chili Peppers ! Avec David Duchovny, l’acteur le plus sous-employé de sa génération ! Et puis la réputation qui précède Californication, son buzz, qui veut que cette série soit le pendant, versant mâle, de l’excellentissime Sex and The City. Le héros, écrivain new-yorkais paumé à L.A., avec l’angoisse de la page blanche depuis que sa femme l’a quitté. Son espoir, les reconquérir. Original, non ?

En attendant, ca baise à tout va. Et on va voir ce qu’on voir : du cul, du cul, du cul ! Et du cul, il y en a dès l’ouverture : des seins, des fesses, du sexe oral, bref, the whole nine yards. Pire, on fume ! Et pas que des cigarettes à nicot !

Mais bon, on voit vite que Californication se résume à ça. Montrer le sexe de manière frontale, dialoguer de manière incisive, mais pour ne rien dire. Là où Sex and the City montrait peu mais disait beaucoup, Californication fait le contraire.

Et qu’est-ce qui est plus excitant à votre avis ?




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