[ Séries TV ]

Il n’y pas que le Cinéma dans la vie.. y’a aussi quelques séries TV…



vendredi 5 septembre 2008


En direct de Lost, dernière transmission
posté par Professor Ludovico

Bon, comme dirait l’autre, toutes les bonnes choses ont une fin, ou encore, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures…

Sommée, – grève des scénaristes oblige – de faire plus court (13 épisodes au lieu de 22), la prod’ conclut la saison avec sa bite et son couteau. Ou plutôt, comme au bac : « Dans 5 mn, je ramasse les copies. Élève JJ Abrams, c’est pas le tout de discuter philo avec vos voisins (Locke, Rousseau), maintenant il faut conclure ! »

Bref, ces trois derniers épisodes sentent plutôt le rapiéçage d’éléments épars, où l’on mélange conclusion d’intrigues anciennes (une love story qui finit bien), et lancement de pistes pour la Saison 5 (un nouveau chef pour l’île, la vengeance d’une femme)…

Ce n’est pas tant que c’est invraisemblable (on n’en est plus là depuis longtemps !), c’est que c’est assez mal fait (dialogues et situation faiblardes, comparé aux 11 épisodes précédents).

Rappelons avec un peu de malice que c’est exactement ce qui est arrivé à Alias, le précédent bébé de M. Abrams, quand il s’est mis à travailler sur Lost. Et que le JJ a justement deux petits projets sur le feu pour 2009 : une nouvelle série (Fringe), et un court métrage (Star Trek 11).

Que Dieu, donc, nous vienne en aide !

PS : Surnage quand même une scène splendide, le retour des naufragés filmé au ralenti, sur la très belle musique de Michael Giacchino. Un vrai moment d’émotion…




dimanche 3 août 2008


En direct de Lost (part four)
posté par Professor Ludovico

« Vous commencez à faire chier ! » Il a raison Sawyer, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Avec tous ces traîtres, tous ces menteurs, ces gars qui disent venir vous sauver et qu’en fait, c’est même pas vrai, la coupe est pleine. On voudrait bien commencer à savoir ; pourtant, cette saison avance à la vitesse d’un cheval au galop ! Ça défouraille à tout va, il y a déjà un paquet de morts, et pas des troisièmes couteaux ! Pire, de nouvelles guerres sont lancées, et même, si par incroyable, on commence à envisager où sont les bons et les méchants, ça nous promet quand de belles soirées à se ronger des ongles… Enfin, s’il en reste.

La force de Lost, c’est d’avoir créé de superbes mécaniques de personnages. Falots au départ, beaux gosses US propres sur eux, ou filles L’Oréal « qui le valent bien », ces personnages montrent au fil des saisons mauvais esprit et failles en pagaille. De vrais êtres humains dans une série grand public, c’est assez rare.

Et puis aussi, cet humour léger, mais toujours présent. Sawyer en tête (il a traité Hurley de « Chicken Little » hier soir), et phrases cultes. Devant son collègue égorgé, répondant à Jack qui lui demandait s’il était au courant, un personnage : « la dernière fois que je l’ai vu, il était en bonne santé »…

Un signe qui ne trompe pas : Madame La Professore, qui avait abandonné l’Ile saison 2&3, est revenue sur le canapé. Elle demande (tout en pestant), qu’on lui repasse la dernière phrase de Locke, « pour être sûre d’avoir tout compris »…

Tout compris ? À Lost ???




dimanche 20 juillet 2008


La réplique de la semaine
posté par Professor Ludovico

« On rapporte qu’il y a trois mois de cela à Hagensville, la Vierge Marie est apparue dans une plaque de moisissure sur les murs d’une vieille résidence. La nouvelle était à peine connue que déjà la ville était envahie par plus de cinq mille personnes venues contempler son visage.

Votre avion est venu s’écraser sur cette île, et vous avez quand même survécu. A votre départ, vous êtes en fauteuil roulant, et à votre arrivée, vous faites des cabrioles ! Si cinq mille personnes sont capables de se déplacer pour contempler une moisissure, combien se déplaceront pour vous voir, vous ? »

C’était hier soir, vers 23h45 sur TF1, au beau milieu du sixième épisode, deuxième saison de Lost… Y’a-t-il une plus belle définition de notre incroyable besoin de mysticisme, de fantastique, d’imaginaire ? Quelle meilleure réponse pour l’artiste à qui on dit « c’est idiot ce que vous faites ! », sinon la réponse suivante « Si c’est idiot, pourquoi me regardez vous ? »




dimanche 20 juillet 2008


En direct de Lost, Part Three
posté par Professor Ludovico

C’est Ben qui le dit à Locke : « J’admets que j’aurais pu vous le dire avant… mais après ça, il ne me restait plus un seul as dans la manche ! » Quel coquin, ce JJ Abrams ! Utiliser ses personnages pour dialoguer avec son public !

Bon, mais comme ABC lui a mis la pression (« T’as plus que trois ans pour nous raconter la fin ! », le JJ s’est mis au boulot. Sérieusement. Aujourd’hui, on commence à remettre en place les pièces du puzzle Lost. Oh, mais pas le puzzle genre Winnie l’Ourson que vous refaites consciencieusement avec bébé sur le tapis du salon. Non, c’est plutôt Les Iris de Van Gogh, version 5000 pièces.

Il y a aurait donc une explication à tout cela… Et machin serait avec truc parce que… Et c’est donc à ça que servirait le tunnel… Nous voilà donc, avec le nescafé du dimanche matin, obligé de nous remémorer les détails des 72 épisodes précédents. Mais il croit qu’on a que ça à foutre, Abrams ? La grasse mat’, il connaît ?




lundi 14 juillet 2008


En direct de Lost… (part two)
posté par Professor Ludovico

Ne raccrochez pas, on ne va rien vous raconter de l’intrigue… C’est déjà suffisamment compliqué comme ça, et puis c’est pas le genre de la maison. Mais bon, la 4ème saison est partie sur des chapeaux de roues, business as usual. Seule petite nouveauté : la chaîne qui produit (ABC) leur a donné trois saisons pour… finir Lost. Incroyable mais vrai ? Trois saisons pour trouver une explication aux Chiffres du Loto, aux Morts Qui Quittent Leur Cercueil, aux Petits Nuages De Fumée Grise Qui Epargnent Les Ames Pures… C’est plus qu’il n’en faut, non ?
Mais pour le moment, le sujet n’est pas là ; nos héros se débattent dans leurs contradictions, leurs péchés « originels », je veux dire par là, leurs péchés d’avant l’île ; la rédemption est-elle possible ? Alors que désormais tout leur permet de sortir la tête haute, l’humanité, irrémédiable, incontournable, fait que chaque personnage n’en fait qu’à sa tête, souvent contre son propre intérêt et l’intérêt commun.

Lost a au moins ce mérite : nous faire philosopher, pour pas cher, chaque samedi soir, sur notre condition …




jeudi 10 juillet 2008


Chemin de Damas pour The Wire
posté par Professor Ludovico

Il n’est jamais trop tard pour voir la lumière ! Dans le numéro de cette semaine de Télérama, l’honorable journal – qui avouons-le, soyons magnanime, s’arrange de jour en jour (ce qui n’est pas le cas de mes deux autres bêtes noires (Canard Enchaîné et Libération) – consacre trois pages laudatives à The Wire, LA série de ces dix dernières années (avec les Sopranos) : « Fresque ambitieuse » « ampleur romanesque » « sommet de la création visuelle contemporaine ».

Bon, il a trois ans, quand Jimmy l’a déprogrammée, on ne les entendait pas. Tout vient à point à qui sait attendre.

Mais non, mais non, je ne triomphe pas…




dimanche 6 juillet 2008


New York Unité Spéciale
posté par Professor Ludovico

Attention ! Cette chronique est marquée sous le sceau de la pire des mauvaise foi, puisque basé sur une série que je n’ai pas vu… euh… pas entendu ! J’étais dans un resto, qui diffusait un épisode cet après-midi, et le son était coupé.

Pourtant, comme dit Spielberg, on doit pouvoir comprendre un film sans le son ! Côté compréhension, pas de problème, c’était clair comme de l’eau de roche : malgré un casting parfait (Christopher Meloni, B.D. Wong, from Oz), on sentait que New York Unité Spéciale louche plutôt dans la catégorie « qualité française* » que dans NYPD Blue : poses outrées, flic « qui en ont vu des vertes et des pas mûres », mères éplorées, romance à deux balles, etc. Pas besoin d’écouter la bande-son pour savoir qu’on va s’ennuyer très fort…

* Comme dit Tomer Sisley : « Coupez ! Elle est nulle, on la garde ! »




dimanche 6 juillet 2008


En direct de l’Ile…
posté par Professor Ludovico

Bon, ben voilà. Trois minutes après la fin des deux premiers épisodes, la réaction à chaud de notre correspondant sur l’île de Lost, le Professore, lui-même ! Un an qu’il attend ça, c’est dire !

« Bon, ben comment dire, c’est reparti comme en quarante ! Nos petits amis sont toujours coincés sur l’île, mais on amorce la révolution copernicienne annoncée dans les trois dernieres minutes de la saison précédente… Tout est à l’envers, pourrait-on dire : les tortionnaires deviennent torturés, et vice versa, et l’île fait de nouveaux prisonniers…

Mais un doute apparaît : combien de temps ça va durer, cette plaisanterie ? Comme le résume, avec tout son sens de la distanciation brechtienne, l’épouse du Professore « C’est lourd ! ».

Ce qu’elle entend par là, c’est que de cliffhanger en cliffhanger, on finit par aller nulle part. Ce à quoi le Professore répond qu’on va bien quelque part, mais probablement quelque part de très décevant, quand Monsieur Abrams aura la bonté de nous relier tout ça, et de connecter tous les points ensemble… elle aura peut être raison, madame la Professore, ca aura peut être l’air d’une grosse bouse mystico-fantastique, le Crash de l’Oceanic 815, l’Ours Polaire, et la Statue à Six Doigts ! Mais voltairien, le Professore conclut « ce qui compte, ce n’est pas la destination, c’est la route…» »
Merci Professore. Prochain communiqué dans une semaine, quand nous aurons récupéré la liaison satellite…




samedi 28 juin 2008


Lost, c’est reparti
posté par Professor Ludovico

Ca y est, c’est les vacances, et le Retour des Deux Iles : (De La Tentation et Des Disparus). Samedi prochain, on remet de couvert avec Jack et Sawyer, Kate et Sun Hwa, et la question rituelle « Putain De Bordel De Dieu, Qu’est-Ce Qu’ils Foutent Sur Cette Ile »), tout en se préparant à la Monstrueuse Déception Finale (quand on vous expliquera tout)… En attendant, c’est :

Samedi 5 juillet, 22h30 sur TF1




dimanche 15 juin 2008


Sex and The City
posté par Professor Ludovico

Pas facile d’adapter une série au cinéma ; tout est différent ! Format de l’image (cinemascope vs 4 :3), focales (plutôt zoom et gros plan que plans larges), durée (26’ au lieu de 120’), et des saisons qui durent un an et permettent de déployer toute une palette d’intrigues et de personnages secondaires…

Adaptation, trahison : c’est si complexe que presque tout le monde s’est cassé les dents sur l’équation (un X-Files* trop alambiqué, un Avengers ridicule, un Mission Impossible sacrilège, un Mystères de l’Ouest too much, etc.) ; la liste est longue. Seuls Starsky et Hutch et les Star Trek ont trouvé grace à mes yeux, car ils avaient trouvé le bon ton et la nostalgie qui allait avec.

Fan de Sex and The City, je m’y suis donc pris deux fois avant d’aller jeter un coup d’œil. Et à vrai dire, je ne fus pas déçu. Mission impossible accomplie. Sex and The City (le film), n’est pas le chef d’œuvre télévisuel qu’est Sex and The City (la série), mais un très agréable add-on.

Les comédiennes sont toujours aussi bonnes (dans tous les sens du terme), les dialogues ont toujours la langue aussi pendue, et l’intrigue, longue comme cinq épisodes (2h30), tient la route…

Ce qui fait toujours la force de Sex and The City, c’est la subtilité dans le scénario, qui souvent suggère plutôt qu’appuyer à coup de dialogues convenus… (Desperate Housewives, suivez mon regard !*). Hautement recommandable donc.

*On ira voir le deuxième sans barguigner, néanmoins, dès le 30 juillet…

**Reprenons la comparaison avec Desperate Housewives : même décor (4 copines qui affrontent les petits soucis de la vie), même qualité télévisuelle (forts bien écrits, forts bien joués), mais résultat critique à l’opposé. Là où Desperate Housewives brode, avec une misogynie rare, autour des pires clichés sur les femmes (la salope, la mère de famille, l’étourdie, la coincée), Sex and The City dresse un portrait juste et chaleureux sur les mêmes clichés (l’obsédée, l’executive woman, l’amoureuse, la chic fille coincée)…




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