[ Séries TV ]

Il n’y pas que le Cinéma dans la vie.. y’a aussi quelques séries TV…



mercredi 19 novembre 2008


The West Wing, Saison 5
posté par Professor Ludovico

On a déjà dit, dans ces colonnes, tout le bien qu’on pense de la série feelgood sur les arcanes de la Maison Blanche. Humour, pédagogie, mélo, tout y est, avec en plus des acteurs formidables (Martin Sheen, Rob Lowe, entre autres). Et rappelons-le, un coffret de la saison 5 de A la Maison Blanche ne vaut pas plus cher que Loulou la Brocante ou Mafiosa, la nouvelle série mal jouée que nous inflige Canal+.

Le seul reproche qu’on peut faire à The West Wing, c’est qu’ils sont trop gentils. Même les méchants républicains ne veulent, finalement, que le bien de l’Amérique (et donc du monde, évidemment !)

La saison 5 corrige ce défaut en amenant un peu plus d’intensité. On avait cru, un moment, que la saison 4 pouvait être les prémices d’un déclin annoncé, mais il n’en est rien.

Cette nouvelle saison démarre sur les chapeaux de roues, mais surtout, elle invite un poison inconnu dans l’Aile Ouest : les conflits de personnes.

C.J., la fidèle porte-parole, a désormais du mal à suivre le propos présidentiel, Josh fait une grosse bourde et est puni, et la nouvelle recrue (Will Bailey) va vendre son CV ailleurs, etc.

Données classique de la série feuilletonnante, mais inédites dans l’univers ouaté de The West Wing. Faut-il mettre ce changement de pied au crédit de John Wells et Kristin Harms, les producteur s remplaçants ? Rappelons en effet que The West Wing a dû se séparer (ou du moins éloigner) son créateur Aaron Sorkin, pour cause de dépression et surmenage. Le pauvre démiurge – fait unique dans l’usine hollywoodienne – prétendait tout faire lui-même : écrire tout seul, produire tout seul. C’est pas à JJ « je délègue » Abrams que ça arriverait !

Bref, ce changement de direction ne fait pas de mal, puisque l’inspiration est toujours là.

A la Maison Blanche passe aussi anarchiquement sur France 2 et Série Club, donc faites-moi plaisir, jetez-y un coup d’oeil.

* Aaron Sorkin est d’abord un grand scénariste : Des Hommes d’Honneur (pièce puis film), Le Président et Miss Wade, et deux autres séries : Sportsnight, et Studio 60.




samedi 15 novembre 2008


Mad Men, saison 1
posté par Professor Ludovico

Le buzz, les Emmy, le Golden Globe et deux « T » dans Télérama ? Il faut jeter un coup d’œil à Mad Men, nouvelle série sur Canal+. Le pitch : la vie d’une agence de pub dans les annes 50, à New York, vu au travers d’un directeur de création, sa femme, et sa secrétaire.

Mad Men est à la hauteur de sa réputation, du moins après deux épisodes : reconstitution impec’, acteurs très bons – et pour la plupart inconnus – et ambiance étonnante : des Fifties à la fois exotiques et proches.

Il semble depuis quelques années que les américains veuillent regarder cette période sous un regard plus objectif, et ce phénomène a commencé avec Retour vers le Futur, où derrière la comédie, perçait une noirceur inattendue.

Ici, les réunions de travail de l’agence Sterling Cooper sont un prétexte pour explorer ce monde englouti. Dans le premier épisode, les fabricants de tabac sont furax : le gouvernement vient de leur interdire d’utiliser des arguments « Santé » pour vendre des cigarettes. Non, les lucky Strike ne guérissent pas les sinus bouchés ! Que dire, alors, si ce n’est « I Love Smoking ! » ? Dans le second épisode, on se demande ce que veulent les femmes, car – parait-il -, c’est elles qui achètent les déodorants pour hommes… mais est-ce que ça ne cacherait pas une question plus fondamentale « qu’est ce que veut ma femme ? », se demande le héros, Dan Draper, à propos de sa desperate housewive qui « pourtant, a tout ! » : frigidaire, télévision, voiture…

On pourrait croire que Mad Men est drôle, mais en fait pas du tout. C’est une série sérieuse. Aux commandes, Matthew Weiner, un ex-scenariste et producteur des Sopranos. A suivre.

Canal+décalé tous les dimanches à 22:40
Canal+cinéma tous les dimanches à 14:50




mardi 14 octobre 2008


Halte au marketing, on veut des scénarios !
posté par Professor Ludovico

Ma copine Alex me disait hier qu’elle était passée devant l’affiche de La Loi et l’Ordre, avait hésité dix secondes, et passé son chemin. « Je savais à l’avance que c’était mauvais », conclut-elle. Venant de quelqu’un qui abandonnerait sans hésiter ses enfants si le Grand Al le lui demandait, cette remarque n’est pas innocente. Elle a du voir tous les De Niro et tous les Pacino, et l’idée de les voir à nouveau ensemble, je ne vous en parle même pas ! Pourquoi ne pas y aller, alors ? Tout simplement, parce que ce film pue le marketing ! Quel est le projet ? Où est le scénario ? N’a-t-on rien de mieux à proposer à ces deux montagnes qu’une énième cop story, peu crédible de surcroît, quand on connaît l’âge des capitaines ?

Non, le cinéma actuel meurt de cela : malade en fin de vie de la photocopieuse Pixar, des projets bodybuildés sans âme (Voyage au Centre de la Terre, Pirates des Caraïbes II et III, Star Wars I, II, III), des auteurs qui se répètent (Les Promesses de l’Ombre (Cronenberg), Noces Funèbres (Burton), des films prétentieux et pourtant intellectuellement peu épais (L’Illusionniste, La Nuit Nous Appartient, Gomorra)…

Quoi de commun à tous ces films ? Absence de scénario, absence d’écriture, absence de style…

Certes, nous sommes vieux, notre coeur est sec, nous avons vu trop de films, nous avons perdu notre âme d’enfant, nous avons la nostalgie mal placée… Mais pourtant ! Il y en a, du talent, à la télé ou même dans le jeu vidéo…

Lâchez les commandes, amis tâcherons d’Hollywood et d’ailleurs! Laissez travailler les professionnels, les vrais conteurs d’histoire ! Laissez Aaron Sorkin, David Simon, Marc Cherry faire les films qu’ils méritent et que nous méritons…

PS : Un ami commun, Guillaume, avait des places pour l’avant-première avec les deux géants. Tous les deux, sans s’être concertés, et pourtant fans transis, avions mieux à faire. Lassitude, snobisme ? Sûrement pas. Nous aimons trop ces deux-là derrière l’écran pour prendre le risque d’être déçu devant.




lundi 6 octobre 2008


The Wire, saison 3, suite et fin
posté par Professor Ludovico

Ca y est c’est terminé ! The Wire (Sur Ecoute) réussit là où beaucoup échouent : faire fin, faire subtil. Il y a des arcs dans cette série, des enjeux, des cliffhangers, mais sans panneau « attention, cliffhanger ! » tous les 3 mètres.

Sans musique. Sans plan à la louma pour « faire comprendre » quoi que ce soit. Tout est dans le scénar, les comédiens, et surtout dans une terrible envie, celle des auteurs, de peindre leur ville.

Paint it, Black

Non, The Wire, c’est la classe.




mardi 23 septembre 2008


The Wire (Sur Écoute) Saison 3
posté par Professor Ludovico

Avec des séries à fort degré d’addiction comme Sur Ecoute, une petite appréhension nous saisit au moment d’attaquer la nouvelle saison : « Est-ce que ça sera aussi bien que la dernière fois ? »

La main tremblante, on introduit le DVD dans le lecteur… Logo HBO, nouvelle version du générique de Tom Waits, jusque là, tout va bien…

Et puis ça commence, lentement. Il faut dire qu’avec Sur Ecoute, on est dans l’anti-Lost : pas de révélation, pas de cliffhanger. Images propres, mais pas de mouvement de camera qui traîne… Les personnages sont installés, mais un rythme de sénateur : Barksdale, McNulty, Bodie… Et des petits nouveaux : l’ancien qui sort de taule, le politicard qui en veut… Au bout d’une heure on en saura pas plus, mais c’est comme ça, Sur Ecoute : ça met du temps à démarrer, et 12 épisodes plus tard, ça finit très fort.

Au moment où arrive enfin la reconnaissance critique (Entertainemnt Weekly qui parle de « meilleure série des années 2000 » (après 5 saisons), Télérama qui reconnaît « son erreur »), il est temps de voir Sur Ecoute.

Maintenant.

The Wire, saison 1,2,3 et 4 disponible en France, (au même prix que Joséphine Ange Gardien)




samedi 13 septembre 2008


Nos Enfants Chéris (saison 2)
posté par Professor Ludovico

Le film était drôle et profond, la série est hilarante, et la saison 2 commence très fort. Même si tout n’est pas parfait, c’est une Vraie Série : on part d’un postulat de départ, et on n’en change pas. On crée une galerie de personnages loufoques très typés, et on fixe un arc à la saison. Cette année, le couple destroy jean-marc et Claire a gagné au Loto, et invite tout ce petit monde à la noce, en Martinique. Catastrophe(s) annoncée(s) !

Les raisons du succès ? Même sur des situations archi-convenues, Nos Enfants Chéris a un vrai ton, loin des habituels consensus de la TV française. Les personnages sont intelligents et méchants, un peu comme dans Seinfeld.

Deux bémols cependant : le recollage saison 1/saison 2 n’est pas parfait, loin s’en faut. Le fameux gain au loto n’est pas annoncé (il a été signalé lors de la campagne promo, mais est absent de la série elle-même), et crime de lèse-majesté, le fabuleux, l’énorme, le grandiose Mathias Mlekuz est remplacé au pied levé par Lionel Abalanski. Je n’ai rien contre cet excellent acteur, mais a) il ne lui ressemble pas du tout ! et b) ça ne se fait plus depuis Ma Sorcière Bien Aimée ! Il aurait mieux valu trouver une astuce scénaristique, même tirée par les cheveux, plutôt que nous imposer cette substitution honteuse.

Bon, mais il sera beaucoup pardonné à nos bien nommés Enfants Chéris, qui nous font rire chaque seconde.

[Edit] Après vétrification, il apparait que le gain apparait dans le dernier épisode de la Saison 1. Mea Maxima Culpa.




vendredi 5 septembre 2008


En direct de Lost, dernière transmission
posté par Professor Ludovico

Bon, comme dirait l’autre, toutes les bonnes choses ont une fin, ou encore, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures…

Sommée, – grève des scénaristes oblige – de faire plus court (13 épisodes au lieu de 22), la prod’ conclut la saison avec sa bite et son couteau. Ou plutôt, comme au bac : « Dans 5 mn, je ramasse les copies. Élève JJ Abrams, c’est pas le tout de discuter philo avec vos voisins (Locke, Rousseau), maintenant il faut conclure ! »

Bref, ces trois derniers épisodes sentent plutôt le rapiéçage d’éléments épars, où l’on mélange conclusion d’intrigues anciennes (une love story qui finit bien), et lancement de pistes pour la Saison 5 (un nouveau chef pour l’île, la vengeance d’une femme)…

Ce n’est pas tant que c’est invraisemblable (on n’en est plus là depuis longtemps !), c’est que c’est assez mal fait (dialogues et situation faiblardes, comparé aux 11 épisodes précédents).

Rappelons avec un peu de malice que c’est exactement ce qui est arrivé à Alias, le précédent bébé de M. Abrams, quand il s’est mis à travailler sur Lost. Et que le JJ a justement deux petits projets sur le feu pour 2009 : une nouvelle série (Fringe), et un court métrage (Star Trek 11).

Que Dieu, donc, nous vienne en aide !

PS : Surnage quand même une scène splendide, le retour des naufragés filmé au ralenti, sur la très belle musique de Michael Giacchino. Un vrai moment d’émotion…




dimanche 3 août 2008


En direct de Lost (part four)
posté par Professor Ludovico

« Vous commencez à faire chier ! » Il a raison Sawyer, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Avec tous ces traîtres, tous ces menteurs, ces gars qui disent venir vous sauver et qu’en fait, c’est même pas vrai, la coupe est pleine. On voudrait bien commencer à savoir ; pourtant, cette saison avance à la vitesse d’un cheval au galop ! Ça défouraille à tout va, il y a déjà un paquet de morts, et pas des troisièmes couteaux ! Pire, de nouvelles guerres sont lancées, et même, si par incroyable, on commence à envisager où sont les bons et les méchants, ça nous promet quand de belles soirées à se ronger des ongles… Enfin, s’il en reste.

La force de Lost, c’est d’avoir créé de superbes mécaniques de personnages. Falots au départ, beaux gosses US propres sur eux, ou filles L’Oréal « qui le valent bien », ces personnages montrent au fil des saisons mauvais esprit et failles en pagaille. De vrais êtres humains dans une série grand public, c’est assez rare.

Et puis aussi, cet humour léger, mais toujours présent. Sawyer en tête (il a traité Hurley de « Chicken Little » hier soir), et phrases cultes. Devant son collègue égorgé, répondant à Jack qui lui demandait s’il était au courant, un personnage : « la dernière fois que je l’ai vu, il était en bonne santé »…

Un signe qui ne trompe pas : Madame La Professore, qui avait abandonné l’Ile saison 2&3, est revenue sur le canapé. Elle demande (tout en pestant), qu’on lui repasse la dernière phrase de Locke, « pour être sûre d’avoir tout compris »…

Tout compris ? À Lost ???




dimanche 20 juillet 2008


La réplique de la semaine
posté par Professor Ludovico

« On rapporte qu’il y a trois mois de cela à Hagensville, la Vierge Marie est apparue dans une plaque de moisissure sur les murs d’une vieille résidence. La nouvelle était à peine connue que déjà la ville était envahie par plus de cinq mille personnes venues contempler son visage.

Votre avion est venu s’écraser sur cette île, et vous avez quand même survécu. A votre départ, vous êtes en fauteuil roulant, et à votre arrivée, vous faites des cabrioles ! Si cinq mille personnes sont capables de se déplacer pour contempler une moisissure, combien se déplaceront pour vous voir, vous ? »

C’était hier soir, vers 23h45 sur TF1, au beau milieu du sixième épisode, deuxième saison de Lost… Y’a-t-il une plus belle définition de notre incroyable besoin de mysticisme, de fantastique, d’imaginaire ? Quelle meilleure réponse pour l’artiste à qui on dit « c’est idiot ce que vous faites ! », sinon la réponse suivante « Si c’est idiot, pourquoi me regardez vous ? »




dimanche 20 juillet 2008


En direct de Lost, Part Three
posté par Professor Ludovico

C’est Ben qui le dit à Locke : « J’admets que j’aurais pu vous le dire avant… mais après ça, il ne me restait plus un seul as dans la manche ! » Quel coquin, ce JJ Abrams ! Utiliser ses personnages pour dialoguer avec son public !

Bon, mais comme ABC lui a mis la pression (« T’as plus que trois ans pour nous raconter la fin ! », le JJ s’est mis au boulot. Sérieusement. Aujourd’hui, on commence à remettre en place les pièces du puzzle Lost. Oh, mais pas le puzzle genre Winnie l’Ourson que vous refaites consciencieusement avec bébé sur le tapis du salon. Non, c’est plutôt Les Iris de Van Gogh, version 5000 pièces.

Il y a aurait donc une explication à tout cela… Et machin serait avec truc parce que… Et c’est donc à ça que servirait le tunnel… Nous voilà donc, avec le nescafé du dimanche matin, obligé de nous remémorer les détails des 72 épisodes précédents. Mais il croit qu’on a que ça à foutre, Abrams ? La grasse mat’, il connaît ?




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