[ Séries TV ]

Il n’y pas que le Cinéma dans la vie.. y’a aussi quelques séries TV…



mardi 11 mai 2010


Lost, jugement dernier
posté par Professor Ludovico

Ca y est, c’est reparti pour un tour, les petites aventures de Jack, Kate, Sawyer, Hurley et tous les joyeux drilles de la Dharma Initiative ! Namasté tout le monde !

En fait, on exagère un peu, c’est reparti pour le dernier tour. Le bout de la route. La Fin. The End. Judgement Day.

Ça y ressemble beaucoup, d’ailleurs, au jugement dernier, puisque les morts reviennent. Les vivants meurent, puis renaissent, puis remeurent, et cette foutue statue, qui est détruite ou en parfait état, on ne sait plus très bien.

A tel point, d’ailleurs, que ABC s’est fendu d’un épisode zéro, que TF1 a eu la bonne idée de mettre sur son site. Attention, pas un petit épisode : quarante et une minutes, rien que pour résumer les cinq précédentes saisons ! Même un spécialiste es Lost comme le Professore avoue y avoir appris (ou du moins, compris) deux ou trois trucs, et je ne saurais donc trop vous conseiller d’y jeter un œil.

Une fois remis dans le bain, on peut s’attaquer aux deux premiers épisodes, qui ne brillent pas par leur génie, mais où le souffle est encore là, notamment avec cette idée de sideways episodes, où on joue à « Qu’est-ce qui se serait passé si l’avion ne s’était pas crashé ». Et puis on a droit à une ou deux révélations, ce qui ne mange pas de pain, permet d’épicer la soupe et, pourquoi pas, d’en redemander pour mercredi prochain.

Lost, TF1, tous les mercredi à 23h.




dimanche 2 mai 2010


Le retour des Iles
posté par Professor Ludovico

Par un hasard de la programmation, c’est le retour concomitante de deux programmes cultes : L’Ile de la Tentation et Lost. Hasard, car L’Ile de la Tentation avait disparu des écrans de TF1 en 2008, suite à une brusque poussée de fièvre éthique de Nonce Paolini : elle revient aujourd’hui sur Virgin17. Quant à Lost, la série de JJ Abrams servait de bouche-trou estival (après des audiences record la première saison, la série avait vu son nombre de fans se réduire d’année en année) : elle revient brusquement au mois de mai, probablement pour ne pas laisser trop de temps passer après la diffusion du dernier épisode (le 28 mai aux USA) qui risquerait de spoiler toute l’affaire.

Un autre point commun -finalement – entre ces deux programmes, qui,, partagent déjà de mêmes technique narratives (la vie d’avant), le côté initiatique (l’expérience), et dans les deux cas, une narration ultra scénarisée, même si l’une prétend raconter la « vérité » (je vous laisse découvrir laquelle).

Bref nous regarderons les deux pour des arisons bien différentes, mais ça a déjà un petit goût d’été, vous ne trouvez pas ?




jeudi 15 avril 2010


Un Village Français, saison 2
posté par Professor Ludovico

Par suite d’incompréhensibles manœuvres freeboxiennes, j’avais effacé trois derniers épisodes de la fantastique série sur l’occupation allemande de M. Krivine.

Grâce à des sites dont je tairais le nom (en zone libre !), j’ai pu me les procurer au marché noir, et terminer l’engin avec le Professorino.

Aaaargh ! La saison 2 (1941) finit sur un cliffhanger à la Lost : nos héros survivront-ils aux agissements de la Gestapo et de la police vichyste ? Monsieur le maire arrivera-t-il à reconquérir son épouse ? Y’aura-t-il, malgré le rationnement, de la dinde à Noël ?

Blague à part, et malgré quelques petits défauts*, Un Village Français reste la seule tentative digne de ce nom sur ce sujet.

A voir d’urgence… Enfin quand France 3 daignera l’éditer en DVD… Sinon, il reste le marché noir…

* Un Village Français a frôlé le chef d’œuvre dans ce dernier épisode, quand le commissaire résistant comprend qu’il faut tuer le fermier qui risque de les dénoncer. On croit qu’il va l’abattre de sang froid, parce qu’il le faut, que c’est inévitable.

Mais les scénaristes, reculant devant leur propre audace de montrer un des personnages « positifs » agir si mal (dans un contexte pourtant parfaitement justifié depuis trois épisodes !) eurent recours à un artifice classique, et honteux. Le fermier tira le premier, mettant notre héros en état de « légitime défense ».

Dommage, c’était bien tenté…




jeudi 8 avril 2010


La Commanderie
posté par Professor Ludovico

C’est rare, sur CineFast, de parler des films avant, mais ça arrive. C’est encore plus rare pour une série française, mais voyez plutôt ; c’est La Commanderie, une série sur le Moyen Age, sur le pèlerinage de St Jacques de Compostelle, sur le trésor des Templiers !

Une sorte d’obligation de jeter au moins un coup d’œil. En plus, c’est produit par la bande du Village Français, dont on a déjà dit le plus grand bien.

A essayer, pour le moins…

La Commanderie
France 3, 20h35, épisodes 1, 2 et 3 (sur 8 )




mercredi 24 mars 2010


Le Prisonnier
posté par Professor Ludovico

Reprendre le Prisonnier, la série culte de Patrick McGoohan, voilà une idée casse-gueule ! Avec la cohorte de fans en transe (dont le Professore), fallait oser…

Et si la Professorinette, qui découvre le principe du Cliffhanger et de l’intrigue-mystérieuse-de-la-mort-qui-tue (ça la change de La Famille Delajungle) ne m’avais pas forcé à regarder Le Prisonnier, je ne serais pas resté jusqu’au bout.

Dois-je l’avouer ? C’est pas mal, finalement. Super bien fait (décor, photo, montage, on est chez AMC, la télé Mad Men), bien joué (Ian McKellen, Jim Cazievel, et la sculpturale Hayley Atwell, qui sait mettre sa plastique plus en avant que chez Woody Allen…)

Bon, c’est un brin compliqué, un brin précieux, la révélation finale un peu tarabiscotée, mais la conclusion est intéressante et ça meuble aussi bien un Lundi soir qu’un match nul du PSG…




dimanche 17 janvier 2010


Battlestar Galactica, Saison 2
posté par Professor Ludovico

La série redux n’en finit pas d’étonner : on ne cesse de s’en plaindre : décor, photo, dialogue, réalisation cheap, mais tous les soirs, avant de se coucher, on en reprend une petite. Il n’y a pourtant pas de révélation attendue à la Lost, ou d’attachement sentimental aux personnages (Dr House), ou de rebondissements incroyables (24). L’ensemble est décousu (hier c’était enquête policière, avant-hier combats spatiaux dans l’éther profond, et avant-avant hier badinages avec les cylons… Va comprendre, Charles !

Il n’y a même pas de cohérence d’ensemble ; un jour c’est pénurie, le lendemain, plus de problème ! Tout juste si les personnages sont légèrement affectés par leurs maladies (car BGG, c’est un peu Urgences dans l’espace) : une petite opération à cœur ouvert, un petit cancer, et ça repart !

Pourtant, comme dans le hood de Baltimore, on reste accro aux petites pilules rouges du dealer galactique Ronald Moore.

De là à penser que la sublime Tricia Helfer ne serait qu’une illusion…




jeudi 7 janvier 2010


Renouveau de la série française
posté par Professor Ludovico

Qu’est-ce qui se passe avec la série française ? 2009 aura vu l’avalanche de projets excitants, pas toujours aboutis, mais qui font preuve d’une originalité et d’une qualité inouïs jusque là…

On nous avait déjà fait ces promesses, qui ne furent jamais tenues : Le West Wing français (La Présidente, ou un titre dans le genre), la sitcom française (Fais Pas Ci, Fais Pas Ça), le sujet tabou qui fait peur (Trader, Mafiosa). Aujourd’hui, le niveau semble être monté d’un cran. Revue de détail…

C’est d’abord Un Village Français qui a confirmé en 2009, avec ses partis-pris implacables sur la période la plus noire de notre histoire récente… Intrigues réalistes, personnages subtils, tout est bon dans le cochon du Marché Noir du Village. Espérons seulement que France 3 aura les cojones de poursuivre, car les résultats ne sont qu’en demi-teinte…

Braquo a suscité beaucoup d’espoir, a un peu déçu, mais peut enchaîner en 2010 si Dieu (Marchal) le veut… La série à fort degré d’octane devrait juste se prendre un peu moins la tête, simplifier ses intrigues, et ça serait parfait… C’est tout ce qu’on lui souhaite en 2010.

Et puis il y a Pigalle la nuit. Malgré un dernier épisode ridicule,
la série restera pour le Professore l’événement 2009 de la télé Française… Ambition, réalisme, qualité de la réalisation, Pigalle avait tout d’une grande.

La rentrée 2010 s’annonce chargée, avec de gros projets US : le retour d’Edie Falco dans Nurse Jackie, The Pacific, (le Band of Brothers version jap’), et le retour inopiné du Numéro 6 : The Prisoner.

Bonjour, chez vous, donc !




mercredi 6 janvier 2010


Pigalle la Nuit
posté par Professor Ludovico

Les séries, c’est de la drogue. Y’en a pour tous les goûts, du cannabis récréatif (Friends, Battlestar Galactica), aux amphétamines survitaminées (24), à la coke roborative (Seinfeld), au LSD qui fait voir des petits hommes verts (Lost), jusqu’à l’aristocratie de la drogue – l’héroïne bien sûr – la plus classe et la plus addictive (Sopranos, Sur Ecoute)

Dans les quatre premiers épisodes de Pigalle la Nuit, on croyait être tombés sur une rareté : de l’héro french connection, pas coupée. De la came de première qualité, direct from Thailand : une histoire addictive, une réalisation parfaite, une photo moderne, mais pas maniérée, une musique excellemment choisie, mais surtout une ambiance incroyable pour une série française, mi-reportage, mi-Twin Peaks

Le pitch n’était pas à tomber par terre (un trader découvre que sa sœur fait go-go girl à Pigalle ; le jour même, elle disparaît. Pour la retrouver, il va plonger au cœur d’une guerre sanglante qui oppose le Pigalle traditionnel, Zainoun, propriétaire du Sexodrome (les habitants du 18ème reconnaîtront leur peep-show), et Dimitri, le nouveau venu, aidé par la mafia russe, qui installe le Paradise, nouvelle boîte branchée au cœur de Pigalle…

Ce qui étonne dans Pigalle la Nuit, c’est le traitement : mi-course poursuite, mi-film choral (Plus Belle la Vie à Pigalle). Mi-cauchemar lynchien (les séquences oniriques), mi-film de gangster, façon Sopranos. Tout ça en quelques épisodes et une demi-douzaine de personnages, tous excellents dans leur rôle (Jalil Lespert en trader, qui joue correctement pour la première fois depuis Ressources Humaines (1999, quand même), Catherine Mouchet (la Thérèse de Cavalier) en représentante du quartier « normal », et une révélation : Simon Abkarian, le de Niro français, pas moins, en Tony Soprano à la ramasse, patron du peep-show au bord du divorce…

Autre force de Pigalle la Nuit, rarissime dans les séries françaises : la documentation. Les scénaristes ont vraiment bossé le sujet, connaissent les coins et les recoins du quartier, le fonctionnement technique d’un peep-show, la fabrication du crack dans un atelier. Ce réalisme est amplifié dans un tournage en décor réels, la nuit à Pigalle (rappelons que la nuit, c’est deux fois plus cher), dans des vrais sex-shops, dans des vraies boîtes, avec de vraies go-go, sur une vraie musique de boîte. Pour tout dire, c’est la première fois au cinéma que je vois l’ambiance de la nuit filmée correctement.

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, et assez inexplicablement, la série se torpille dans le dernier épisode en réglant tout, d’un seul coup, et de manière outrée. Ce qui finit bien finit exagérément bien, Ce qui finit mal, exagérément mal. On souhaite en tout cas une suite à Pigalle, et on vous conseille très vivement de la regarder en entier…

Et comme le dit Nadir Zainoun : « Bienvenue à Pigalle, Côôônnaaard ! »




jeudi 17 décembre 2009


Mystérieux Battlestar Galactica
posté par Professor Ludovico

Après une saison, Battlestar Galactica reste un mystère : réinvention géniale, ou nanar de première ? Après un pilote décoiffant, les douze épisodes de la saison 1 ont alterné le meilleur (l’épisode sur la torture façon Abou Graib), et le pire (l’épisode suivant : le retour de l’épouse Tigh, limite Sex and the City). Aucune cohérence, et aucune évolution perceptible : on serait bien en peine de déceler une amélioration ou un déclin…

Il y a toujours eu du remplissage dans les séries (quelques épisodes pitoyables des X Files, au hasard), mais là, on a du mal à voir où ça pêche, tant ça pêche partout, et pourtant, on a envie de voir la suite… Les décors sont cheap, les acteurs ne sont pas excellents, les situations sont parfois carrément invraisemblables : dans un épisode, on manque d’eau, et deux épisodes plus loin, un vaisseau de luxe fait fonctionner cascades et fontaines : il serait peut être temps d’instaurer la loi martiale, non ?!

De même, comme dans les bonnes séries des années 70, les héros s’occupent de tout : t’es pilote de Viper ? Tu dirigeras la patrouille de marines dans les sous-sols, tu iras explorer la planète machin, et après, t’essaieras d’installer le patch antivirus sur le serveur central du Battlestar Galactica.

Début saison 2, ça commence pareil, avec deux épisodes consternants façon guerre du Vietnam : « Tu vas pas mourir, putain, mon pote ! », comme on n’ose plus en filmer depuis que Coppola a dépoussiéré tout ça…

Mais bon, on continue à regarder, comme un bon vieux McDo : c’est pas génial, mais on sait ce qu’il y a dedans… En l’occurrence : des révélations fracassantes, les cigares de Starbuck, les combats spatiaux étonnants, la belle musique du générique, et la petite robe rouge de Tricia Helfer…




samedi 28 novembre 2009


Braquo (finale)
posté par Professor Ludovico

Même problème pour Braquo que pour Into the Loop : quand c’est trop, c’est trop. Trop de malheurs pour nos amis ripoux, trop de rapiéçage, trop de coutures mal faites qui se voient.

On prépare la saison 2, alors on lance subitement dans le bain un nouveau personnage, Marceau (Samuel Le Bihan), sorti de nul part. On remet en selle l’IGS et sa sublime fausse blonde (Laëtitia Lacroix), alors qu’ils avaient disparu dans les épisodes récents. On crée une nouvelle intrigue islamiste, qu’on résout immédiatement (???), et on balance le cliffhanger de rigueur.

Résultat, comme dans 24 ou The Shield : on décroche, le mieux étant l’ennemi du bien.

Pas sûr qu’on regardera la saison 2 de nos flics habillés de noir, qui sont tellement désespérés, qui ont tellement la haine, qu’ils ont tellement pas le temps de nettoyer le sang séché des bastons précédentes qui ornent leurs tempes !




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