mardi 18 février 2014


Jurassic Park III
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Les films ]

Moins mauvais que dans mon souvenir, mais pas un chef d’œuvre non plus, tel est le bilan de la revoyure hier soir de Jurassic Park, troisième du nom, exigé par le Professorino.

A vrai dire, il manque quelqu’un au casting de Jurassic Park 3 : Steven Spielberg. Seul l’homme de Rencontres du Troisième Type ou E.T. pouvait magnifier ce scénario épais comme un sandwich SNCF, signé de l’immonde Alexander Payne (Sideways, The Descendants).

Le professeur Grant (Sam Neill, transparent as usual) est réembauché par les Kirby (William H. Macy, Téa Leoni), un couple de richards qui veulent se payer le grand frisson survoler l’île aux dinosaures. Évidemment il y a un blême ; ils ne sont pas riches, ils ne sont plus un couple, mais ils veulent retrouver leur fils qui s’y est égaré huit semaines auparavant sur l’Ile aux Dinos avec le nouveau chérie de madame.

Rien ne tient là-dedans, à part William H. Macy, toujours crédible en mari cocu (a-t-il jamais joué autre chose ?). Le Professeur Grant est toujours un non-personnage*, Tina Leoni a l’air de sortir de Enid, Oklahoma, comme Mélanie Laurent pourrait sortir de Pithiviers, et la bande de pieds nickelés qui sert de A-Team aux Kirby est à peine esquissée ; de toutes façons, ils vont mourir très vite. Il suffit de comparer avec ce que Tonton Steven fait avec Roland Tembo (Pete Postlethwaite), son chasseur de safari dans Le Monde Perdu, pour comprendre le fossé qui sépare Joe Johnston de Steven Spielberg.

Néanmoins la série fonctionne quand même, comme une série justement. On applique les recettes définies dans le pilote, et voilou. Face ahurie devant les dinos. Enfant qui crie en courant dans la forêt. Silhouette de dino en ombre chinoise à l’arrière-plan. Un couloir qui tombe dans le vide avec les héros dedans (un camping-car dans Un Monde Perdu, une passerelle ici). Des gags scatos…**

Joe Johnston, l’honnête faiseur de Chérie J’ai Rétréci les Gosses ou Captain America, réalise le plan de vol en pilotage automatique, aux commandes de Flight Simulator 2001 .

C’est pour ça que ça marche, et c’est pour ça que ça ne marche pas.

* Il refuse même de partir à la recherche du gamin, c’est dire le type de héros que c’est !
** Décidément, les américains aiment bien mettre la main dans du caca. Voir Jurassic Park, Titanic, etc.




lundi 17 février 2014


L’homme au Bras d’Or
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Les films ]

L’homme au Bras d’Or est un ovni cinématographique. Quand Otto Preminger s’empare, en 1955, du livre de Nelson Algren, la drogue et les drogués sont un sujet tabou aux États Unis. Une seule vision émerge*, celle du dope fiend, le camé, danger pour la société. Il faudra beaucoup de temps, et peut-être L’Homme au Bras d’Or, pour voir les drogués comme des malades et des victimes.

Frank Sinatra avait raté Sur Les Quais, il n’allait pas rater L’homme au Bras d’Or. Avant d’avoir fini de lire le script, il accepte de tourner le film.

Certes, le film est daté, dans sa volonté très Actor’s Studio. Les acteurs en font des tonnes, comme dans Sur les Quais. A commencer par Sinatra qui surjoue la scène de sevrage cold turkey. Son épouse, mythomane en chaise roulante (Eleanor Parker), en fait de tonnes. Sa maîtresse, Kim Novak, sublimement sensuelle, bien plus belle que chez Hitchcock, est aussi un peu too much. Et le dealer d’héroïne à l’air bien propre sur lui. Pas grave, le film marche quand même.

Grâce à Sinatra, impeccable au final… Grâce au fatum, dans lequel tous les personnages semblent englués…. Grâce à la musique jazzy d’Elmer Bernstein, une première au cinéma.

Grâce à Otto Preminger enfin, qui aligne les plans séquence comme d’autres alignent des strike.

Une curiosité à redécouvrir.

* si bien décrite par Burroughs dès Junky




samedi 15 février 2014


Ode to the Kitsch
posté par Professor Ludovico dans [ Les gens ]

Franchement, ce n’est pas un nom pour débuter dans le cinéma… Surtout quand on débute, en 2012, dans John Carter, au kitsch assumé, ou Battleship, tendance kitsch involontaire. Pourtant sa carrière a commencé bien plus tôt. 6 ans plus tôt exactement, dans l’A La Maison Blanche du foot US, Friday Night Lights.

Mais la carrière de qui ? De Taylor Kitsch, mesdames et messieurs : Monsieur Taylor Kitsch.
Le Taylor Kitsch est fort, le Taylor Kitsch est beau, mais surtout, le Taylor Kitsch est intelligent et sensible. Si Friday Night Lights est inondé de talents (Kyle Chandler (Coach Taylor), Connie Britton (sa femme), Zach Gilford (Matt Saracen), Jesse Plemons (Landry), Adrianne Palicki (Tyra Collette), Brad Leland (Buddy Garrity), Taylor Kitsch apporte, avec Tim Riggins, son personnage de running back white trash, une touche de sensibilité qui fait l’âme de la série.

Le running back, au foot américain, c’est le joueur qui porte le ballon. C’est exactement ce qu’il fait dans FNL. Riggins est en effet personnage emblématique de la série. White trash texan abandonné par ses parents, vivant avec son frère de bière et de chips, le running back des Dillon Panthers est en route pour nulle part. Footballer doué, beau gosse, il tombe toutes les filles mais ne s’en attache aucune, et ses résultats scolaires médiocres ne lui promettent pas d’avenir radieux. Surtout quand on couche avec la copine de son meilleur ami, Jason Street, le quarterback idole de la petite ville de Dillon, cloué sur une chaise roulante…

Tim Riggins n’a pas le profil du héros type. Pourtant, comme dans John Carter, Taylor Kistch propose – à l’aide d’une palette de jeu tout en nuance – un personnage bien plus attachant et subtil que ce premier abord. Serviable, mature, adulte dans un corps d’adolescent, Tim Riggins mérite mieux que son sort. Et si l’american dream n’est sûrement pas pour lui*, il y a une voie pour une vie plus honnête.

Dans John Carter, Taylor Kitsch porte aussi cette mutation, de John Carter from Earth, à John Carter from Mars. Et même dans Battleship, un film rigolo, agréable, mais évidemment pas un chef d’œuvre, Kitsch promène cette loser attitude qui transcende l’aimable GCA en lui apportant (un tout petit peu) de profondeur psychologique. Sans leur acteur principal ces films ne sont pas les mêmes.

Il ne manque donc désormais à Kitsch qu’un ou deux films de référence, comme on parle au tennis de match de référence. Un film qui montrera l’étendue de son talent à un public plus large, plus adulte et révèlera au monde entier sa finesse, et sa sensibilité. Un drame, une love Story, un biopic : peu importe.

Alors, Taylor Kitsch ne sera plus kitsch du tout.




mardi 11 février 2014


Beginners
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Les films ]

« I’ve nothing much to offer
There’s nothing much to take
I’m an absolute beginner
And I’m absolutely sane
As long as were together.
»

C’est l’histoire d’un petit film pas très loin du 20/20 mais qui s’abîme dans son immaturité autoproclamée.

L’histoire est belle : Oliver, 40 ans, illustrateur brit perdu à Los Angeles (Ewan McGregor), est encore dans le deuil de son père qui vient de mourir d’un cancer. Mais surtout qui digère péniblement la révélation tardive (à 75 ans !) de son homosexualité…

Oliver noie son chagrin dans ses dessins. Mais on l’emmène à une fête où il rencontre une jeune actrice Anna (Mélanie Laurent), elle aussi un peu déprimée. On l’aura compris, Beginners est le film de trois débuts, trois façons de commencer à vivre. Pour Oliver, nouer enfin une relation stable, pour Anna se poser quelque part, et pour Hal, le père, (Christopher Plummer), vivre normalement sa sexualité pour les quelques années qui lui restent à vivre.

Mike Mills, le metteur en scène, joue habilement ces trois partitions en emmêlant le présent, le passé proche avec le père, et le passé lointain de l’enfance avec la mère. Peut-être un peu trop habilement, c’est ce qu’on pourrait lui reprocher. Superbement filmé, Beginners est parfois un peu immature dans la description des relations, notamment entre Anna et Olivier. Mélanie Laurent trouve ici enfin un rôle qui lui correspond, car c’est un rôle fait pour elle. Beginners minaude comme elle. Mais on regardera avec attention la suite du travail de monsieur Mills, car il y a du potentiel.




dimanche 9 février 2014


Le Naufrage du Costa Concordia
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Truer than fiction. C’est le nom d’un festival de documentaires ; ce pourrait être aussi le sous-titre de ce documentaire, à mi-chemin entre Cloverfield et Titanic. Son principe : raconter le naufrage du Costa Concordia, à base d’images filmées par les passagers.

Le résultat est tout bonnement extraordinaire. L’effet de réel, stupéfiant. Comme dans l’épopée mélo de James Cameron, on commence par La Croisière s’Amuse ; les passagers s’extasient, tout en le filmant avec leur smartphone les dimensions du moloch dans lequel ils ont embarqué*. Oh la belle salle de bal ! Oh les ascenseurs de dix étages ! On voit même le capitaine Francesco Schettino, sablant le champagne lors du traditionnel Dîner du Capitaine.

Puis on bascule dans le naufrage. Les lumières qui s’éteignent dans la salle de restaurant, les premiers rires gênés qui fusent. Le personnel, comme chacun sait, essentiellement philippin ou vietnamien, qui ne comprend pas bien, car pas bien formés, pas bien informés… et le bazar qui s’installe.

Pire, quelqu’un filme dans la cabine de pilotage. Le dialogue devient alors surréaliste. Les secours de l’île de Giglio disent avoir été alertés par un membre d’équipage, qui parle d’une éventration de la coque sur cinquante mètres. La réponse qui fuse pourtant avec plein d’assurance :

– « Non, pas de problème ! Il s’agit juste d’un problème de générateur. Nous vérifions et nous repartons. »

Giglio insiste, mais le Costa Concordia, sûr de repartir, va ainsi perdre une heure avant que le capitaine ne donne l’ordre d’évacuer. Une évacuation très particulière : en commençant par sa propre personne. Entendons-nous, ce n’est pas la faute d’un homme, même si celui-là atteint un niveau rarement constaté**, mais bien celui d’un système : celui de Costa, le croisiériste, tout à sa vocation disneyenne – garder sourire figé en permanence, pour ne pas gâcher la fête. Tout comme la White Star et son titan incoulable, cent ans plus tôt, comme le raconte si bien Joseph Conrad.

Quand la décision est prise, c’est la panique, le bateau gîte dangereusement, mais l’humanité, pareille à elle-même, danse sur le volcan : des touristes penchés à 45 degrés, mais se filmant quand même sur leur iPhone, rigolards… Que dire aussi de ce quinquagénaire, caricature de touriste avec sa caméra perpétuellement en bandoulière, filmant sa croisière jusqu’au bout façon reportage de M6 ?

C’est d’ailleurs le plus étonnant : au milieu de la panique, on continue de filmer. Ce qui avait semblé un peu ridicule dans Cloverfield, était en fait totalement prémonitoire. Le jour de l’Armageddon, il y aura toujours quelque un pour filmer l’astéroïde percutant l’Atlantique.

Dernier moment incroyable : le fameux échange entre les secours de Giglio qui somment le capitaine de remonter sur son bateau pour coordonner les secours. La plupart des 4000 passagers a été évacuée avec beaucoup de difficultés. S’il y a assez de canots cette fois ci, manœuvrer les bossoirs est toujours aussi compliqué quand un bateau n’est pas droit.

Mais il reste des passagers bloqués sur le flanc. Pourtant, le capitaine élude. Il fait nuit… On n’y voit rien. La capitainerie finit par lui hurler dessus. « Vous n’êtes plus capitaine !! vous avez abandonné votre navire ! Maintenant c’est moi qui commande ! Je vous ordonne de retourner sur le bateau !! »

Le film se termine sur les passagers, réfugiés dans une église, se partageant quelques malheureuses couvertures.

Titanic, toujours.

*Le Costa Concordia fait 11m de plus que le Titanic.
** Le Capitaine est réglementairement obligé de quitter son navire en dernier. Ce n’est pas seulement une tradition.




dimanche 9 février 2014


La Playlist de Février
posté par Professor Ludovico dans [ Playlist ]

Musique : Knee Play 4, extrait d’Einstein On The Beach de Philip Glass
Série : Friday Night Lights Saison 2
Livre : La Guerre du Péloponnèse, Thucydide
BD : Cesare vol. 7, de Fuyumi Soryo




mercredi 5 février 2014


Actualité de Police Python 357
posté par Professor Ludovico dans [ Brèves de bobines -Hollywood Gossip -Les films ]

Les grands films ne meurent jamais.

Les grands acteurs non plus.

On devait regarder les Seahawks battre les 49ers et aller au Superbowl, mais cette saloperie de football américain dure quatre heures et boom ! On tombe sur Police Python 357, le chef d’œuvre d’Alain Corneau. Et on tombe assez tard dans le film pour rester, parce qu’on sait qu’on va enchaîner les 3 Grandes Scènes : Montand qui se défigure à l’acide, Signoret qui le supplie de l’aider à se suicider, et la fusillade finale.

Mais aujourd’hui, c’est surtout la performance de Signoret que l’on retient : un monstre paralysé dans son fauteuil roulant, qui protège les crimes de son mari pour maintenir les apparences de la bourgeoisie de province, mais qui, une fois mise au fait devant le désastre, ne rêve que d’en finir. Sa scène finale avec Montand est un chef d’œuvre du genre. La voix chevrotante, au bord des larmes, Signoret le supplie d’appuyer pour elle sur la détente : « Sinon, je dirais tout. Je mentirais. Je savais très bien mentir quand j’étais vivante. »

Un ange – ou un démon – passe. On ne peut s’empêcher de penser au vrai couple, Signoret-Montand, les deux monstres sacrés du cinéma français. Lui, encore séducteur, et Casque d’Or, devenue une grosse dame moche. Et la trahison qui traine entre eux, depuis l’histoire de Montand avec Marilyn Monroe sur le tournage du Milliardaire.

Signoret puise-t-elle dans ces ressources pour jouer ça ? Sûrement.

Le regard dépité de Montand en contre champ en est le plus bel aveu.




mardi 4 février 2014


Stars 80
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Les films ]

C’est devenu la spécialité de Thomas Langmann ; s’asseoir sur un tas d’or et ne pas savoir qu’en faire. Après Astérix aux jeux Olympiques, voici Stars 80. Une licence en or, avec les droits des chansons mythiques des années plastique, et une tournée live qui a déjà prouvé que l’idée de réunir Femme libérée, Eve lève-toi et Voyage Voyage était en or massif… Toutes ces chansons, pour plagier Le Faucon Maltais qui plagiait Shakespeare, fait de l’étoffe de la nostalgie.

Pire, Langmann avait une bonne histoire ; une BOATS qui pouvait tenir la route, l’histoire de deux producteurs à la ramasse (Hugues Gentelet et Olivier Kaefer), qui créent la RFM Party 80, à base de chanteurs ringards interprétant uniquement leurs tubes 80’s. Vider les poubelles de l’histoire, ramasser ces one hit wonders, et en faire une tournée, au succès que l’on sait. Tout est là, en germe, pour faire un bon scénario. La success story auquel personne ne croit, le méchant banquier, le showbiz incrédule, les associés qui se prennent le melon ou les caprices des ex-stars, réels ou inventés.

C’est en fait la seule réussite de Stars 80. La vraie/fausse réconciliation de Peter et Sloane, les caprices de Jeanne Mas, et la performance hallucinante de Jean-Luc Lahaye, patron de boîte biker qui se la joue, donc pas très loin de la réalité…

Il n’y a rien de plus horrible que de voir une belle idée gâchée. A fortiori gâchée par la fainéantise et la mégalomanie de Langmann qui veut à tout prix, comme dans Asterix, signer le film, alors qu’il n’est ni cinéaste, ni scénariste. Il aurait dû se contenter de produire, ce qu’il fait plus qu’honorablement (Mesrine, The Artist). Ici, on sent à chaque plan son ombre de producteur interventionniste qui cache le scénariste frustré ou le monteur amateur : Coupe là ! C’est trop long ! Rajoute la musique ici ! Plus fort !

Malheureusement, il y a des gens dont le métier c’est d’écrire et d’autres de monter. Les dialogues de Stars 80 sont donc parfaitement plats, les gags lourdement appuyés, les situations jamais amenées. Climax : le plantage d’une des meilleures idées du film (Gilbert Montagné en révérend gospel) qui n’hésite pas à plagier plan pour plan la scène de l’église – trampoline compris – du Blues Brothers de John Landis*.

Heureusement, il reste les chansons, et leurs chanteurs. Ces quinquas, déjà ringards en 1982, usés par l’âge, les rides, la graisse, et détruits par ce show business qui élimine toute part d’humanité en vous. La grande surprise du film, c’est qu’ils sont formidables, malgré la faiblesse du scénario. Ce sont eux, la bonne idée du film : créer de vraies-fausses intrigues basées sur la personnalité des chanteurs. Peter et Sloane se sont engueulés ? Inventons une réconciliation. Sabrina était une bombe sexuelle ? Un des personnages est toujours amoureux d’elle. Jeanne Mas se la pétait ? Faisons-en une Mylene Farmer inaccessible… ; bref mettons de la fiction dans le biopic.

Une des rares scènes réussies illustre cela : la première date de la tournée est un bide ; on se retrouve au restaurant et pour faire passer le blues qui s’installe, on se met à boeufer autour du piano, dans ce restaurant familial. Évidemment, trois chansons plus tard, il y a le feu dans le restaurant. Qui n’a pas dansé sur Tropique, en se disant que la plus belle fille de la fac ressemblait vraiment à Muriel Dacq ? Qui ne s’est pas vanté de connaitre par cœur le rap de Nuits de Folie** ? Qui n’a pas regardé en douce le Lui « spécial Sabrina/Samantha Fox » ?

Tout d’un coup, le cinéma de Stars 80 incarne une idée ; celle de notre rapport ambivalent à la culture pop. Nous détestions cette musique en 1980, parce que nous n’avions pas d’argent, nous n’étions pas à la mode, nous n’avions pas de mocassins Weston , pas de Golf GTI… Nous étions de l’autre côté de la barrière : Les Clash, les Dogs, les Rita Mitsouko, Frenchy but Chic dans Best, les Motels, les Specials : une musique bien plus intéressante, et nos titres de gloire aujourd’hui, à l’heure de l’expo EuroPunk. Mais si tout le monde fait la moue devant Sabrina, ses paroles idiotes, et ses seins « accidentellement » à l’air dans la piscine, comment nier qu’elle est un souvenir très importante de notre vie de mâles adolescents ?

Stars 80, avec un peu de travail, aurait pu être cela, une comédie douce-amère sur notre jeunesse. The Big Chill avec des paillettes, et des Golf GTI. C’est tout ce qu’ont lui reproche.

* Même le Professorino s’en est rendu compte (12 ans)
** Et tu chantes danses jusqu’au bout de la nuit
Tes flashes en musique funky
Y a la basse qui frappe et la guitare qui choque
Et y a le batteur qui s’éclate et toi qui tient le choc…




dimanche 2 février 2014


R.I.P. Philip Seymour Hoffman
posté par Professor Ludovico dans [ Hollywood Gossip -Les gens ]

Le Temps d’un Week-End, Twister, Boogie Nights, The Big Lebowski, Happiness, Magnolia, Séquences et Conséquences, Dragon Rouge, Truman Capote, Presque Célèbre, Punch-Drunk Love, La 25e Heure, Mission Impossible 3,
7h58 ce Samedi-Là, La Guerre selon Charlie Wilson, Les Marches du Pouvoir, Le Stratège, The Master
, …

Martin Brest, Roger Donaldson, David Mamet, Cameron Crowe, Joel et Ethan Coen, Paul Thomas Anderson Spike Lee, J.J. Abrams, George Clooney, Mike Nichols…

Que dire de plus ?




vendredi 31 janvier 2014


Topten 2013
posté par Professor Ludovico dans [ Les films -Playlist ]

C’est l’heure du sacro-saint Topten, le classement rituel qui ne veut rien dire de plus que les Césars, Oscars, Palmes d’Or et autres cérémonies où la profession, comme bien d’autres professions, se congratule. Disons que c’est une tentative maladroite de bâtir une hiérarchie dans nos goûts, et que ça, ça a finalement du sens ; le vrai palmarès est celui du cœur. La filmographie de sa vie.

Et aussi, une tentative un peu vaine d’essayer de convaincre l’autre de découvrir un de ces films qui ont enchanté notre année.

Pour ma part, j’ai eu bien du mal – et c’est la première fois ! – de trier dans l’ordre les films les plus intéressants. Considérons donc qu’il s’agit des dix meilleurs films de l’année. Un très bon cru, selon moi :

1. Ma Meilleure Amie, Sa Sœur et Moi
2. Inside Llewyn Davis
3. The Place Beyond the Pines
4. Prisoners
5. Grand Central
6. Frances Ha
7. Zero dark thirty
8. La Vie d’Adèle
9. Don Jon
10. Jimmy P.

Quant au BottomFive, idem : rien de honteux, mais il faut bien trouver les pires :

1. Man of Steel
2. The Desolation of Smaug
3. Star Trek into Darkness
4. Hannah Arendt
5. Elysium

Pour mes petits camarades, au contraire, le consensus s’est dégagé autour du Dupontel, qui l’emporte haut la main. Les autres films, a contrario, ont des votes éclatés, ce qui crée beaucoup d’ex-aequo :

1. Neuf Mois Ferme
2. ex aequo : Les Garçons et Guillaume, à Table et Frances Ha
4. Quai d’Orsay
5. ex aequo Wajda et Le Majordome
7. ex aequo Prisonners et Le Temps de l’Aventure
9. Star Trek into Darkness
10. Ma Meilleure amie, Sa Sœur et Moi

Notre BottomFive n’a pas de sens. Deux Topteniens détestent Valerie Lemercier, ce qui met 100% Cachemire premier, mais une trentaine d’autres films ne recueillent qu’un vote.

Que faut-il tirer comme conclusion de cet éclatement ? Chronique à venir …