lundi 20 juillet 2026


Viva España !
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... ]

Ce qui est bien avec la Coupe du Monde c’est qu’on peut retourner sa veste, ou plutôt son maillot. En dehors de l’équipe nationale, on peut choisir de soutenir l’Angleterre, le Brésil, ou le Costa Rica… Tout le contraire du Club, où selon l’adage, on peut changer de job, on peut changer de femme, mais on ne peut pas changer de club…

Il y a deux jours, le Professore Ludovico vous expliquait qu’il fallait soutenir cette courageuse équipe d’Argentine qui avait retourné la table contre l’ennemi héréditaire anglais, et donner une dernière danse à Lionel Messi. Son cœur serait argentin contre ces espagnols qui avait humilié notre Equipe de France. Mais Footix varie, bien fol qui s’y fie.

Au bout d’une demi-heure, les Argentins avaient perdu tout soutien. Les mauvais gestes, le non-jeu avaient eu raison de notre récente tocade…

On a beau apprécier le jeu sale, les provocations de voyou, le catenaccio sordide, ou même le défi physique qui font partie de l’Art de la Guerre footballistique, au bout d’un moment, ça suffit… On ne peut pas faire autant de fautes (sans se faire siffler par l’arbitre, très coupable dans le pourrissement du match). On ne peut pas ne rien proposer, à commencer par la Pulga. Triste record : zéro tir au but en 90 min (ce qui n’est arrivé que trois fois en finale de Coupe du Monde).


Ludovico s’est alors plu à souhaiter la victoire de l’Espagne, une équipe sereine, oublieuse des provocations car sûre de son jeu. Comme contre la France, la défense allait finir par payer. Ferran Torres, sur une tête miraculeuse de Nico Williams, crucifia les Argentins dans les dernières minutes de la prolongation. Mauvais joueurs, les albicélestes poursuivirent le combat après le coup de sifflet final, forçant – enfin ! – l’arbitre à mettre un carton rouge à Paredes.  

Au milieu de cette scandaleuse Coupe du Monde, la justice avait prévalu.

Une fois de plus.


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