On a revu les premières minutes d’Alien : c’est une perfection d’introduction.
Immédiatement, dès le générique sur le vide angoissant de l’espace, la musique déploie un fatum qui donne immédiatement le ton. La menace est là… Ridley Scott enchaine alors des travellings fluides à l’intérieur du vaisseau encore dans la pénombre, et il y surimprime un léger sound design saturé de grondements, de sifflements, de bips qui fera sa signature.
Et déjà, du mouvement… un coup de vent sur une liasse de papier, comme si quelque chose d’invisible se promenait dans le vaisseau…
Puis il contrapose le contraire. Une succession de plans fixes : un casque dans le noir, comme un crâne, violemment éclairé par le reflet d’un ordinateur qui démarre : des jump scare basés uniquement sur le son, très agressif, et à contretemps.
Le ton est donné. Nous ne sommes pas seuls. Des machines se mettent en route toutes seules (bientôt, un androïde). Le Nostromo est un labyrinthe mortel.
Bravo l’artiste.
