Comme disait Lino Ventura, Patricia, la vérité m’oblige à te dire que… The Pacific, c’est pas si mal que ça… Revu une troisième fois, on finit par l’admettre et contredire un peu les chroniques précédentes du Ludovico.
Même sur iPad (pour cause de panne télé), la description de l’enfer du Pacifique reste terrifiante. On apprécie mieux deux performances d’acteur hors norme : Joseph Mazzello en Eugene B. Sledge, tout en retenue. Déjà vu enfant dans Jurassic Park et adulte dans The Social Network, Mazzello trouve ici la performance d’une vie. A l’opposé, le PFC Snafu au bord d’une folie omniprésente, est incarné – avec finalement beaucoup de subtilité – par un Rami Malek débutant, avant Bohemian Rhapsody et Mr Robot.
Mais surtout, avec le recul, la série s’intègre dans une vue d’ensemble : la tétralogie Spielberg sur la Seconde Guerre Mondiale (Il Faut Sauver le Soldat Ryan, Band of Brothers, The Pacific, Masters of the Air). Des œuvres de qualité inégale, mais portant le même message patriotique : le courage des hommes américains dans cette guerre.
Certes, on peut préférer à ce genre bancal de film guerre feelgood, la vision moralo-religieuse de La Ligne Rouge, la froideur clinique de Full Metal Jacket, ou le war-opera Apocalypse Now.
Mais Spielberg ne renie pas ses convictions, et c’est bien comme ça.
