vendredi 15 mai 2009


La Playlist du mois
posté par Professor Ludovico dans [ Playlist ]

Musique : Nick Drake, Sliimy
Série : The Civil War, de Ken Burns
Livre : Nick Drake, Darker than the deepest sea (biographie), La Chute de Berlin, Anthony Beevor




vendredi 15 mai 2009


L’Eternel Retour de l’Etrange Créature Marketing d’Hollywood
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... -Pour en finir avec ... ]

Depuis toujours, l’Usine à Rêves cherche la technologie magique qui lui assurerait une emprise durable sur nos esprits. Comme si ce n’était déjà fait !

Après avoir inventé le parlant (1926), le Technicolor (1935), le Cinémascope (1953), on nous bassine aujourd’hui avec la 3D. Rappelons tout de même que la technique existe depuis 1954, avec un film mauvais – mais culte -, L’Etrange Créature du Lac Noir, et que trente ans plus tard, le génial Monsieur Eddy (à quand le retour de la Dernière Séance ?) obligeait toute la France à s’équiper de lunettes 3D.

Hollywood nous refait le coup ces temps-ci, avec le baratin habituel (« technologie révolutionnaire », « nouvelle façon de vivre les films » et l’éternel « demain, il n’y aura plus que des films en 3D* ») On a donc eu droit à L’Etrange Noël de Mr Jack, refait pour la 3D, quelques dessins animés (Monstres contre Aliens, et bientôt Là-Haut), et aussi Meurtres à la Saint Valentin, ou, pour la modique somme de 2€ supplémentaires, j’ai chaussé les lunettes magiques.

Que dire, si ce n’est que cela n’apporte rien ? Bien sûr, on frissonne aux moindres lancers de pioche (c’est l’intrigue principale du film), mais c’est plus une gêne qu’autre chose. Les lunettes sont lourdes, et même bien nettoyées, toujours un peu floues sur les bords, et on perd en plus la vision périphérique qui fait tout l’avantage d’un écran de cinéma.

La 3D nous éloigne en fait de ce rapport magique, sans capote, entre la rétine et l’écran. Bref, ce qui nous fait aller dans une salle de cinéma.

Patience. Encore un an, et on n’en parle plus.

*Jeffrey Katzenberg, tout de même.




vendredi 15 mai 2009


Mutants/Meurtres à la Saint Valentin
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

L’actualité cinéphilique fait cohabiter à l’affiche deux films proches*, mais situés à l’extrême de la production. A ma droite Mutants, premier film français à budget riquiqui, à ma gauche, le blockbuster 3D Meurtres à la Saint Valentin. En apparence seulement. Car Meurtres à la Saint Valentin est un petit film (15M$), remake d’un film culte encore plus petit : My Bloody Valentine** (1981).

Mutants, lui, est plutôt une relecture du film de zombies. Un virus a ravagé la France, et quelques humains, non contaminés cherchent à rejoindre une base militaire Noé, qui accueille les survivants face aux dents pointues qui ravagent la région. On est en terrain connu (virus + morsure + hélicoptère + base militaire). David Morlet prétend offrir une relecture plus originale, ajoutant une histoire d’amour impossible entre « la belle et la bête ».

Impossible, car bientôt, le héros est contaminé lui aussi. Malheureusement, ce n’est pas très crédible, car le metteur en scène se préoccupe peu des scènes « à texte » et fignole par contre les bastons et les effets gore : bave nutella, sang guacamole, et pisse rosée.

C’est souvent le problème du gore : les réalisateurs sont avant tout des accessoiristes frustrés qui s’extasient devant le maquillage, les effets spéciaux, et les jolis impacts de balle sur des corps en décomposition avancée. Ce n’est pas très mature, mais ce n’est pas non plus ce qu’on leur demande. Ce qui gêne dans Mutants, ce n’est pas la prééminence de la thématique zombies, c’est la prétention du propos.

la prétention, un risque que ne court JAMAIS Meurtres à la Saint Valentin, qui est tout, absolument tout, sauf un film prétentieux. Un film qui respecte son genre (le slasher movie) jusqu’à la bêtise, et en devient donc particulièrement réjouissant, le genre de film dont on sort le sourire aux lèvres en en réclamant encore.

Meurtres à la Saint Valentin rame lui aussi sur une trame classique, mais il assume : rescapé d’un coup de grisou, un mineur devenu fou sort du coma la nuit de la Saint Valentin et massacre le personnel de l’hôpital à coups de pioche (normal, c’est un mineur). Traqué par la police, il s’enfuit dans la mine pour ne plus jamais en ressortir.

Mais dix ans plus tard, de nouveaux meurtres atroces sont perpétrés. Harry Warden, l’Homme à la Pioche, serait-il de retour ?

Contrairement au petit Morle(y)t, Patrick Lussier, le réal’, ne cherche pas à finasser: pas de montage clippé, pas de belles images grisées à la palette graphique, tout est simple dans Meurtres à la Saint Valentin. Seule l’intrigue va révéler des petites subtilités, le passé qui remonte à la surface, une ambiance Twin Peaks (toutes proportions gardées). Sans avoir l’air d’y toucher, Lussier ajoute au suspense une petite intrigue thriller du meilleur effet.

Donc on s’extasie devant les coups de pioche (comment va y passer le shérif, la nounou, le trucker, le collégien, la concierge naine, etc.), et en plus, une petite couche de suspense façon Souviens Toi l’Eté Dernier…
Autres innovations : du sexe politiquement incorrect. Pour moi c’est une première ! Ami Cinefaster, n’hésite pas à me contredire, mais c’est la première fois que je vois une foufoune dans un film américain grand public. Je passerai rapidement sur la 3D, inutile, un point de vue que je détaille ici.

Bref, si vous avez 20€, allez voir les deux, pour pouvoir, dans vingt ans, dire « Mutants, j’y étais ! », car si son film est pas terrible, le Morlet est prometteur ; si vous n’avez que 10€, n’allez voir que Meurtres à la Saint Valentin (en 2D), vous passerez un excellent moment.

*Les puristes rétorqueront qu’un film de zombies n’a rien à voir avec un slasher, mais bon.

** Film dont le titre inspira le groupe shoegazer éponyme. Bravo, vous marquez 10 points




vendredi 15 mai 2009


Mords-les !
posté par Professor Ludovico dans [ Hollywood Gossip -Le Professor a toujours quelque chose à dire... -Les gens ]

Difficile de trouver plus CineFaster comme sujet, pourtant anecdotique : amusez vous à chercher sur le web le nom du cinéaste survitaminé qui a réalisé Mutants.

Sur Allociné, site français, le jeune homme se fait appeler David Morley. Mais si vous allez sur la Bible, c’est-à-dire l’Internet Movie Data base, l’impétrant est orthographié David Morlet.

Etonnant non ?