vendredi 13 janvier 2012


Generation Kill
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Séries TV ]

Un jour, on parlera de la Décennie Simon : The Corner, Sur Écoute, Generation Kill, Treme. Un portrait en coupe, balzacien, de l’ère Bush. C’est la puissance des séries sur le cinéma : leur ampleur (à vue de nez, une centaine d’heures de fiction sur la période 2000-2010). En clair, se donner le temps d’aborder la drogue, la police, l’éducation, la politique, l’économie, la crise, Katerina, la Guerre en Irak… ce qu’aucun film ne peut réussir en un, ou même dix films.

La Guerre en Irak est l’objet de Generation Kill, une mini-série en 7 épisodes. Une compagnie de reconnaissance des Marines, va participer à la grande œuvre militaire de George Bush Jr, la destruction massive des armes de destruction massive. Ça commence comme Full Metal Jacket (mystique, esprit de corps, dialogues orduriers façons Lee Ermey…), mais ça n’y ressemble pas du tout.

D’abord parce qu’il y a peu de combats. Même en pointe de l’offensive sur Bagdad, le First Reconnaissance Battalion rencontre une très faible opposition. Ensuite parce qu’à l’instar des autres œuvres de David Simon et Ed Burns, Generation Kill est une œuvre chorale, avec une trentaine de personnages, qu’on a, au début du moins, du mal à identifier. Du sergent taiseux, au lieutenant idéaliste, de Captain America l’officier pistonné, à Ray le conducteur fan de country, de Godfather le général ambigu, à Evan le journaliste embedded*, tout le monde finit par se ressembler. Mais c’est la technique Sur Écoute, déstabilisant au début, mais on s’y fait. On s’attache, au contraire, à ces hommes qui n’ont pourtant rien d’idéalisé : racistes, homophobes, paumés, ils sont le soldat de base, le grunt, perdu en Irak pour de mauvaises raisons (décrocher la nationalité américaine, par exemple, ou oublier les soucis du pays natal…)

Cet étalage de caractères finit par tourner à la comédie : personne n’est tué, et les péripéties s’enchaînent. C’est à ce moment précis, au milieu de la série, que Generation Kill vous prend à la gorge. Car si les Marines ne meurent pas, les irakiens si. Victimes des bombardements très lourds, opérés sans le moindre discernement, victimes de l’arbitraire des décisions, ou des hasards de la guerre, les civils meurent les uns après les autres** devant les yeux décillés de nos antihéros. Qui réagissent chacun à leur manière : passivité, fatalisme, fascination, indignation.

C’est à ce moment que Generation Kill bascule dans l’exceptionnel, parce qu’il sort de tous les chemins balisés du film de guerre : pas d’exploit héroïques, pas de gloire acquise dans la douleur, pas d’explication finale du sens de la vie, pas de rédemption. Juste des problèmes de logistiques, d’huile et graissage qui manque, et de ferme bombardée avec femmes et enfants…

Autre innovation, Generation Kill filme, au plus près des visages, mais sans chichi et sans pathos, l’effet de la guerre sur ces garçons de vingt ans qui partent, fleur au fusil, et chansons rap dans la tête, et prennent en pleine figure la réalité de la guerre. Comme l’explique Maurice Genevoix « La guerre est une expérience incommunicable, car si elle l’était, il n’y aurait plus jamais de guerre. » C’est probablement pourquoi Generation Kill n’a pas de générique, ou de musique** : il n’y a pas à guider le spectateur dans ce qu’il va voir et chacun se fera sa propre opinion.

*Generation Kill est basé sur le livre d’Evan Wright, journaliste à Rolling Stone.
** 4800 morts côté coalition, 165 000 morts irakiens
***Juste une seule, magnifique, à la fin du dernier épisode : The Man Comes Around, de Johnny Cash. Pourtant, le Caporal Colbert avait prévenu : No country !

« Hear the trumpets, hear the pipers.
One hundred million angels singin’.
Multitudes are marching to the big kettle drum.
Voices callin’, voices cryin’.
Some are born an’ some are dyin’.
It’s Alpha’s and Omega’s Kingdom come. »




jeudi 12 janvier 2012


Fanboys
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Les films ]

Fanboys a tout pour réussir, mais pourtant déçoit. Il repose pourtant sur une idée de départ formidable : en 1998, un geek fan de Star Wars, est atteint d’une maladie incurable. Il n’a que trois mois à vivre, ce qui va l’empêcher de voir le nouvel opus de Georges Lucas,La Menace Fantôme, que la planète Star Wars attend depuis Le Retour du Jedi. Ses amis décident de l’emmener en Californie, de s’introduire dans le Skywalker Ranch, et de dérober une copie du Graal Jediesque à l’ermite barbu créateur de wookies.

Cette histoire, qui peut se jouer à plein de niveaux ; mélo, nostalgie, clin d’œil, reste pourtant au raz des pâquerettes faute d’ambition, façon humour indé américain (Zack et Miri Tournent un Porno) ou American Pie. Les gags sont convenus, les dialogues et les situations sont manufacturées, et horriblement prévisibles : le malade reproche à son pote d’avoir abandonné ses rêves de jeunesse (la BD) pour travailler comme vendeur de voitures. Évidemment, le pote retournera, à la fin de Fanboys, à ses premières amours…

Il aurait fallu faire Fanboys plus sérieusement, comme un vrai mélo. Il aurait fallu une équipe plus sérieuse (Cameron Crowe (Almost famous) à la réalisation, des acteurs moins caricaturaux, et la finesse d’un John Hughes au scénario…

Il aurait fallu surtout, ne pas se moquer des trekkies !




dimanche 8 janvier 2012


Melancholia
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

« Toi qui entre ici, abandonne tout espoir » c’est cette célèbre apostrophe qui accueille le pécheur, sur le linteau de la porte de l’Enfer, dans la Divine Comédie. On pourrait adapter cet adage aux spectateurs de Lars von Trier : « Toi qui entre dans la tête du Danois, abandonne ici tout espoir »; car d’Antichrist en Melancholia, d’Epidemic en Breaking the Waves, Lars von Trier fait rarement preuve d’un optimisme débridé.

Ici, Melancholia pose la bonne question, terrifiante et eschatologique : où est le sens de la vie, puisque toute vie est condamnée à disparaître ? Là où Malick et son Arbre de Vie croit au miracle de la création, Lars von Trier croit au hasard. Un jour, demain, dans cent mille ans ou un million d’années, une planète croisera inévitablement la trajectoire de notre bonne vieille terre et ce sera la Fin de Tout.

C’est en tout cas ce qu’il expose dans ces dix premières minutes exceptionnelles de Melancholia, un 2001 apocalyptique, avec avec Tristan et Isolde pour musique des sphères, et ce sens esthétique qui a toujours fait de von Trier ce qui s’approche le plus d’un plasticien*.

Ensuite, il reste 2h30 pour raconter son histoire, maintenant que tout espoir est perdu. 150 mn à partager entre deux sœurs : l’une rayonnante, magnifique, blonde : Kirsten Dunst va faire un beau mariage. L’autre est névrosée, pas très jolie, brune : Charlotte Gainsbourg va organiser ce mariage. Après son introduction posée dans l’éther infini, Lars von Trier organise autour des deux sœurs un Festen virevoltant, comme un film amateur, mais tourné en haute définition, et qui passerait à la moulinette ces mariages de la haute bourgeoisie où tout est arrangé par un wedding planer, avec horaires précis pour le toast du marié ou la découpe du gâteau, discours du père et lancer de ballon festif à la lumière des étoiles.

Quiconque est allé une fois à un mariage retrouvera cette étrange sensation, cet asservissement médiéval de la femelle au mâle (blancheur virginale, jarretière, riz fertile), ces rituels immuables (le bouquet, les dragées), ce défilé de personnages embarrassants et incontrôlable (le vieil égrillard, le patron autosatisfait, le bailleur de fonds qui en veut pour son argent…)

Cette démonstration est cruelle mais impeccable. Kirsten Dunst joue à la perfection un ange de miel attiré par la lumière, tandis que les seconds rôles (Kiefer Sutherland, Charlotte Rampling, John Hurt, Alexander Skarsgård, Stellan Skarsgård, le fidèle Udo Kier…) sont tout autant parfaits. Quand on bascule vers l’autre film, celui de Charlotte, on ne fait que changer d’angle : l’humanité est tout aussi engluée, dans la rébellion ou dans la névrose. Et tandis que la technologie les abandonne (la sagesse d’un enfant remplaçant avantageusement un téléscope), il ne nous reste plus qu’à attendre la fin.

 
* On lui sait gré  d’avoir abandonné le Dogme – intéressant par ailleurs – et d’être revenu à ce formalisme splendide dont il semble être le seul artisan aujourd’hui.

 

 

 

 




mardi 3 janvier 2012


Demandez le programme !
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... ]

Vous vous inquiétez de la sortie du reboot de Spiderman ? Vous voulez déjà acheter vos lunettes 3 D pour le 4 avril 2012, date à laquelle, 100 après*, le Titanic coule à nouveau ? Vous voulez prendre une semaine de vacances pour éviter la ressortie en salles de Jar-Jar Binks ? Tout le programme des deux prochaines années ciné est là, avec des liens menant à chaque film.

Pratique…

 

*à 10 jours près




dimanche 1 janvier 2012


2011-2012
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... ]

 C’est l’heure traditionnelle des bilans, et avant le Topten traditionnel de la mi-janvier, on peut d’ores et déjà tirer un bilan de l’année, et tirer quelques perspectives sur la comète maya de 2012, qui rappelons-le, détruira l’an prochain notre monde en général et CineFast en particulier*.

Commençons déjà par le box office, français et US, qui nous donnent déjà un bilan « objectif » de l’année. Aux USA, le Top est chiffré : 7, 3, 4, 2, 4, 5, 2. En effet, les sept premiers du Box office sont des suites :

  1. Harry Potter 7 et les Reliques de la Mort
  2. Transformers 3 : La Face cachée de la Lune
  3. Twilight 4 Révélation
  4. Very Bad Trip 2
  5. Pirates des Caraïbes 4 : La Fontaine de Jouvence      
  6. Fast and Furious 5         
  7. Cars 2
  8. Thor
  9. La Planète Des Singes, Les Origines
  10. Captain America : First Avenger

Une preuve de plus, s’il en fallait, de la décadence du cinéma US, incapable de produire de nouveaux sujets lui-même, tous ces films étant des adaptations de livres à succès, de jouets à succès, d’attractions Disneyland à succès… Seuls Cars, Fast and Furious, et Very Bad Trip sont des franchises créées par Hollywood, et on ne peut pas dire qu’elles soient du niveau des Die Hard, des Aventuriers de l’Arche Perdue ou de Star Wars.

La situation française est légèrement plus ambiguë :

  1. Intouchables   
  2. Rien A Déclarer
  3. Harry Potter 7 et Les Reliques De La Mort
  4. Les Aventures De Tintin, Le Secret De La Licorne
  5. Pirates Des Caraïbes 4, La Fontaine De Jouvence
  6. Twilight 4, Révélation
  7. La Planète Des Singes, Les Origines
  8. Le Chat Potté         
  9.  Le Discours D’un Roi
  10. Cars

Deux grosses comédies françaises en tête, puis les mêmes blockbusters…

Pour ma part, je n’ai vu que trois films US du Top10 (Pirates 4, Transformers 3, Captain America), et seul le dernier m’a plu.

Tout est dit. Le cinéma qu’aime le Professore n’est pas dans le Top : Sucker Punch, Source Code, Drive… Coté français, pareil, mon chouchou Le Service de l’Etat n’est pas au Top, assez logiquement. Mais surtout, comme les 50 premiers films ont dépassé le million d’entrée, un film n’y est pas : Jodaeiye Nader az Simin, on en reparlera.

Pour 2012, que souhaiter ? Titanic en 3D, Star Wars 1 en 3D, le prequel d’Alien, Prometheus, Millenium façon Fincher, Sherlock Homes 2, Extrêmement Fort Et Incroyablement Près, le film du 11 septembre d’après Jonathan Safran Foer, Battleship, un nouveau Judge Dredd qui rendra peut-être enfin justice au comics, Bilbo, et Lincoln… aucun doute, chacun aura ses raisons de retourner au cinéma l’an prochain.

Pour ma part, je regarde de plus en plus la télé : 21 films contre 36 au cinéma. Et c’est sans compter les séries, dont Le Trône de Fer, Mad Men saison 5, et quelques autres surprises qui viendront forcément égayer notre année maya.

Bonne année 2012 à tous, au cinéma ou ailleurs…

* Sauf que le Professore a évidemment déjà sa place dans une des Arches de l’Himalaya (avec écran HD et le câble, full options) 




samedi 31 décembre 2011


A Dangerous Method
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

 

Après deux très mauvais films, A History of Violence et Les Promesses de l’Ombre, David Cronenberg réalise son docudrama pour Antenne 2, dans notre série « Les Grands Personnages de l’Histoire » Aujourd’hui, Carl Jung, Sigmund Freud et leur patiente, Sabina Spielrein. Notre candide, ce soir, sera Jean Ferrat, chanteur, poète, ami de Jacques Lacan … mais bon, je m’égare.

Heureusement qu’il y a des pointures devant la caméra (Michael Fassbender, Viggo Mortensen, Keira Knightley) : on ne s’ennuie pas trop dans ce décor glacé. Performances d’acteur à droite et à gauche, mais au service d’une longuette explication pédagogique du combat de Titans qui opposa les inventeurs de la psychanalyse : Carl Jung, le jeune padawan de Sigmund Freud, se rebelle contre son ancien Maître Jedi (Sigmund F.) tandis que sa patiente, Sabina Spielrein, invente la pulsion de mort entre deux fessées.

One ne voit pas très bien où l’auteur visionnaire de Videodrome, Faux-Semblants et Crash veut en venir, sinon filmer des cafés viennois, des automobiles et des voiliers rutilants.




vendredi 30 décembre 2011


Jérôme Commandeur
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... -Les gens ]

Le one man show n’a a priori rien à faire sur CineFast, mais il s’agit ici des espoirs qu’on peut mettre dans le comédien Jérôme Commandeur, ou, au delà de ça, de la différence entre un bon acteur et un mauvais texte.

Car Jérôme Commandeur, le spectacle est pas mal, sans plus. Mais on y décèle, et c’est toujours assez rare, un incroyable potentiel. Commandeur est un comédien-né, capable de se transformer sans accessoire aucun, sinon une paire de lunette, en camionneur ou en pimbeche de conseil général. La transformation est totale, et il en joue ; enlevant un moment ses binocles, pour nous rappeler qu’il y a un acteur sous l’espagnole alter mondialiste fan d’Hélène Segarra…

Côté texte, c’est plus faible. La dénonciation habituelle des feignasses de la fonction publique, les absurdités psychothérapeutiques, ou les engagements politiques à la Florent Pagny. La critique est facile, et un peu grossière. On est loin de Gaspard Proust ou Jerry Seinfeld.

Mais pour avoir découvert Commandeur sur Europe1 où il faisait justement du Seinfeld le vendredi matin, à débusquer en entomologiste nos petits tracas du quotidien (le camping, l’apéritif, les visites chez mémé), le Professore sait qu’il en reste sous la pédale. Comme dans Les Tuche, où il ne sauvait pas le film, mais nous distrayait de la médiocrité ambiante en patron de club de gym obséquieux.

Longue vie au Commandeur.




jeudi 29 décembre 2011


Tron Legacy
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Brèves de bobines -Les films ]

Quel gâchis ! Assembler autant de talents : Jeff Bridges, Michael Sheen, Tron v.1.0, Daft Punk, des graphistes, des animateurs … Pour aboutir à une bouse pareille…

Incompréhensible scénario. Personnages inconsistants. Décalque, juste lifté, des éléments du décor 1.0.
Ne subsiste que des images splendides, des combats magnifiquement chorégraphiés, et l’excellente musique de nos deux Dafteurs, qui font même une apparition casquée…

Il y avait tellement à faire avec Tron, tellement à faire avec l’évolution des technologies, et du videogaming !

Disney avait raté Tron, elle se paye le luxe de rater le reboot.

Petit P.S. ironique et symbolique du déclin d’Hollywood : le jeu vidéo Tron 2.0 est sûrement le meilleur opus de la série. 




dimanche 25 décembre 2011


Shame
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Voilà quelqu’un qui a confiance dans le cinéma.

Steve McQueen, celui de Hunger et de Shame, pas celui de La Grande Evasion, fait un cinéma comme on n’ose plus en rêver aujourd’hui : intelligent sans être pédant, esthétique sans être maniéré, et qui laisse une place immense à ses acteurs.

A l’image de Michael Fassbender, bloc de granit absolu, de Carey Mulligan, dans un tout autre rôle que dans Drive, mais tout aussi convaincante ou de Nicole Beharie, amante d’un soir… à ces trois-là, Steve McQueen offre des plans séquences longilignes, fascinant de justesse et de sincérité : qu’il s’agisse des banalités qu’on échange au restaurant avant d’aller plus loin, ou d’une explication sur canapé entre frère et sœur.

Shame est une démonstration éblouissante de ce que le cinéma peut faire. On lui reprochera peut-être de trop effleurer son sujet, de ne pas le creuser à fond, de ne pas au final être un objet complet, comme La Séparation. Mais Shame fait indubitablement partie des très grands films de l’année.




vendredi 23 décembre 2011


Mission : Impossible – Le Protocole Fantôme
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Fan de la série gamin, je m’étais évidemment rué sur le de Palma à sa sortie, pour réaliser, selon la phrase du Chêne Volant, qu’Hollywood avait décidé de tuer tous nos rêves de gosses, en faisant de Mr Phelps un traître en puissance.*

Sur un coup de faiblesse, j’ai vu le 2 (le John Woo) tellement mauvais qu’hier encore, je l’avais oublié. J’ai fait l’impasse sur le 3, malgré JJ Abrams et Philip Seymour Hoffamnn.

Mais hier soir, moment de faiblesse, échos positifs à droite et à gauche, j’ai craqué. Pas assez de GCA en ce moment, de toutes façons.

Et ben voilà, c’est distrayant, mais c’est tout. C’est drôle, les scènes d’actions sont bien, et l’humour presque british vient sauver le tout. Parce que sinon, le scénario est sixties à pleurer (un méchant s’est emparé des codes nucléaires russes et veut tout faire sauter pour « régénérer » l’humanité (sic))

Le comble, finalement ! Le reboot de James Bond (avec Daniel Craig) a fini par ringardiser Mission : Impossible !

Car dès que l’action (et les vannes) s’arrêtent, Le Protocole Fantôme devient sérieux, et là, ça fait mal aux fesses. Mais bon, c’est très délassant, et rien que ça…

* La thèse du Chêne Volant est simple, mais efficace. Comment peut-on montrer à nos enfants cette série géniale, puisqu’ils savent déjà que Phelps deviendra un traître 20 ans plus tard ?