vendredi 25 septembre 2009


Rencontres du Troisième Type
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films ]

Un vaste programme d’éducation du Professorino et de la Professorinette ayant été lancé cet été (cycle John Hughes, suivi d’une interro écrite), hier soir c’était Rencontres du Troisième Type.

En 1978, j’avais treize ans, et tout le monde parlait de Star Wars, et de ce film incroyable qui venait de sortir, par le type qui avait frissonner tout le monde avec Jaws. Moi, j’adorais la SF, je ne lisais que ça, mais j’étais terrorisé à l’idée d’en voir au cinéma. J’avais eu très peur en regardant au Ciné-Club du dimanche soir La Chose Venue d’un Autre Monde, ou Les Araignées Géantes Attaquent, tandis que ma petite sœur, 7 ans, se marrait comme une baleine. J’ai donc lu Rencontres du Troisième Type, Star Trek, Alien (les novellisations d’Alan Dean Foster chez J’ai Lu), avant de voir les films. Et puis un jour neigeux de 1980, j’ai vu Shining, et je n’ai plus jamais eu peur au cinéma.

J’ai pu voir alors Rencontres du Troisième Type, dans une convention de SF à Rambouillet. C’était en vidéo, sur une toute petite télé, nous étions assis sur des chaises d’école, c’était les débuts de la vidéo.

Le film était impressionnant, mais un peu long vers la fin. Et surtout, je detestais Spielberg, figure de proue des cinéastes « gentils ». E.T. triomphait, avec sa vision consensuelle à la Frank Capra.

Trente ans ont passé. Spielberg a mûri, a fait La Couleur Pourpre et La Liste Schindler, et j’ai révisé mon jugement. Reste que les qualités (et les défauts) de Rencontres du Troisième Type sont toujours là.

Le début du film est exceptionnel, mélange de Hitchcock et du Nouvel Hollywood. Spielberg installe une ambiance incroyable, faite de nuit étoilée du Midwest. Avec un parfait sens du rythme, Spielberg joue sur tous les tableaux : le mystère (les avions dans le désert), l’angoisse (la voie de chemin de fer), la comédie (les scènes familiales), le merveilleux (les premières arrivées de vaisseaux). Mais après cette première heure, ça se gâte. Francois Truffaut joue comme un pied, John Williams se prend pour Ligeti, et Spielberg essaie de faire un 2001 gentillet. Moralité, la fin est interminable.

Rencontres du Troisième Type reste néanmoins un jalon dans l’histoire du cinéma populaire : d’un côté, les derniers sursauts des seventies (la peinture grinçante de la famille dysfonctionnelle du héros, très inspiré par le père de Spielberg, et la passion du petit Steven pour faire dérailler des trains électriques), de l’autre, la consécration des films chers pour des résultats tout aussi pharaoniques…


Un commentaire à “Rencontres du Troisième Type”

  1. Aide de Jeu pour Car Wars « Planet Arrakis écrit :

    […] par un joli mois de septembre 1983, à la Convention SF de Rambouillet. J’y découvris Rencontres du Troisième Type, Métal Hurlant, le Rocky Horror Picture Show et …. Car Wars […]

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