lundi 10 octobre 2011


Apollo 18
posté par Professor Ludovico dans [ Brèves de bobines -Les films ]

C’est la mode aujourd’hui des petits films à base d’images « récupérées » : le Projet Blair Witch, Cloverfield, Paranormal Activity illustrent quelque part la décadence du cinéma américain. Hollywood sait-il encore raconter une histoire ? Ecrire un scénario sans faire appel à la sacro-sainte réalité BOATS ? Sans utilisé cet artifice, artistique et technique, des pseudos bandes vidéos miraculeusement « retrouvées » ?

Ceci posé, Apollo 18 reste un produit très acceptable dans cette gamme. L’histoire de cette ultime mission secrète sur la Lune est plaisante, c’est remarquablement réalisée, chaque image copiant à la perfection les… imperfections des vidéos de la NASA. Même si le procédé fait un peu mal à la tête, on finit par l’oublier et se plonger dans l’histoire.

Et comme beaucoup de films de ce genre, Apollo 18 a le génie de s’arrêter quand ça devient un peu ridicule.




lundi 3 octobre 2011


11 septembre : et si Ben Laden avait gagné ?
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... ]

Une fois retombées les commémorations et analyses du 9/11, on peut légitimement se poser la question. L’islam n’est il pas, objectivement, plus présent dans nos vies que dans les années 90 ? Malgré les circonstances déchirantes (11 septembre, guerres d’Afghanistan et d’Irak), malgré les clivages « français contre musulman », (comme si on ne pouvait être les deux !), l’islam modéré s’est imposé dans nos vies.

Émissions sur le ramadan à la télé, intellectuel musulmans dans les débats, organisme de représentation de la communauté (Conseil Français du Culte Musulman, par exemple), toutes ces manifestations sont imparfaites, mais elles n’existaient pas dans les années 90. On pourrait même dire que les musulmans n’existaient pas. Aujourd’hui, comme dans Une Séparation, et malgré les reportages racoleurs façons TF1, France 2 ou M6, on préfèrera une femme voilée modérée à une femme voilée ultra. Même si il n’est pas inconvenant de dire qu’on pourrait préférer pas de femmes voilées du tout.

C’est la victoire – paradoxale – d’Ousama Ben Laden. Il promettait un Islam de mort, il fait éclore un Islam modéré. Il voulait la destruction de l’Amérique, les américains préfèrent changer. Car c’est là l’objet de cette chronique. Si on accepte (et c’est un une obligation si on suit ce blog), si on accepte l’idée que le cinéma est l’âme d’une nation, alors, oui il est évident que les USA ont changé. Leur cinéma n’est plus le même, et ne le sera jamais plus. La GCA, à base de Capitole en flammes, de terroristes faisant sauter le World Trade Center, et de Président US se bastonnant à bord de Air Force One, ce cinéma a disparu. Fini Armageddon, Independance Day, Air Force One, Le Pacificateur, et autres productions Simpson Bruckheimer.

Depuis le 11/9, ce type de film n’est tout simplement plus possible.

On notera que les buildings ont mis du temps à réexploser (Transformers, 2012, …) et que leur explosion laisse un gout amer dans la bouche. L’étonnant Déjà Vu, ou Source Code n’ont plus ce ton triomphaliste… A l’instar de ces deux tours qu’elle a mis 10 ans à reconstruire, le cinéma américain est-il en pleine reconstruction, ou se cherche-t-il encore dans les décombres. Depuis 2001, de grands films ont traité le sujet : Syriana, Jarhead, W, WTC, Brothers, et bientôt l’adaptation de Extremely Loud And Incredibly Close, de l’excellent Jonathan Safran Foer.

L’Amérique est entrée dans l’ère post-11 septembre : pour le meilleur, ou pour le pire ?




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