lundi 21 septembre 2009


Mort à Pixar !
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films -Pour en finir avec ... ]

Cette critique aurait bien pu ne jamais être écrite, si je m’étais arrêté à la première demi-heure de Wall-E, sûrement la meilleure que la compagnie de Monsieur Jobs ait jamais produite.

Mais il faut en finir avec le mythe Pixar, sa prétendue infaillibilité (Pixar never fails, avait titré Newsweek), ses films toujours meilleurs, sa technologie photoréaliste toujours plus pointue.

La réalité est que Pixar voulait détruire Disney, et elle y est arrivé : Pixar a tué… le dessin animé 2D. Mais en fait, Pixar est devenu Disney. Sa production annuelle, ses thèmes ultra consensuels et conservateurs, ses scenarios photocopiés : Disney avait trouvé son élève, et il avait dépassé le Maitre.

Car c’est quoi un film Pixar : c’est l’histoire d’un garçon un peu star (Jouet star, Voiture star, Robot star) qui rencontre une fille et, confrontés à l’amour, et aux valeurs revigorantes de la campagne (pure, comme chacun sait, face à la ville corrompue), trouve la rédemption tant attendue.

Ce qui était magique dans Toy Story et dans Mille et Une Pattes, cette inventivité de scénario, ces préoccupations à deux niveaux (parents/enfants), tout cela est devenu un moule dans lequel les businessmen de Pixar injectent un peu de plastique neuf pour vendre un nouveau film, de nouveaux jouets, de nouveaux Happy Meal chez McDo.

Apres le gerbant Cars, j’ai boycotté. Mais l’opportunité a fait que j’ai pu regarder Wall-E, le fameux « dernier chef d’œuvre de Pixar » Évidemment, il y a cette première demi-heure, apocalyptique, géniale, dans un New-York rouillé (la méchante ville, encore), envahie sous les déchets. Et une merveille de petit personnage, Wall-E, le petit robot compacteur. Une demi-heure qui réinvente le cinéma puisque entièrement muette : champ. Contre champ. Effets de profondeur. Pause. Accélération. On peut raconter beaucoup de choses sans dire un mot.

Mais voila, au bout de 30 minutes, ca recommence : Wall-E rencontre une fille, EVE, cette fois-ci plutôt dominatrice, et le film part en couilles : courses poursuites effrénés, allusions foireuses à 2001 (désolé, ca ne suffit pas) et bagarres diverses et variées… Un rythme d’enfer pour une histoire zéro. Wall-E, censément héros du film, disparaît au profit des 700 autres protagonistes, et revient faire cinq minutes de figuration à la fin (et, incroyable mais vrai, il est pas mort, il est blessé seulement)…

Il restera le message écologique étonnant, incroyablement anti-américain (ou le début d’une prise de conscience, enfin ?) : nous sommes trop gros, nous consommons trop, nous gâchons l’eau dans des piscines que nous n’utilisons pas, nous ne faisons plus rien de nos dix doigts et nous gâchons notre intelligence devant la télé et les jeux vidéos.

Ça pique les yeux… mais ça justifie de regarder ces trente premières minutes…




lundi 21 septembre 2009


Destination Finale 4
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Ah, quel bonheur ! Se retrouver seul dans la salle d’un cinéma, un dimanche matin, tout seul ! Bon, c’est l’UGC Orient Express, sa projection floue, et ses écrans plus petits que votre 16/9°. Mais bon, dans la vie, il y a des petits plaisirs qu’il ne faut pas bouder.

Destination Finale 4, c’est pareil. C’est pas le top de la cinéphilie, c’est pas ce qui se fait de mieux dans le cinéma US, c’est pas le mieux dans le genre, c’est même pas le meilleur de la franchise…

Alors pourquoi y aller ? Il y a sûrement mieux à voir en ce moment. Mais bon, le cinéma, c’est inexplicable. On y va, on passe un bon moment, et on s’en va. Vous n’aurez jamais ça devant votre télé. Pas cette isolation totale, ce ventre maternel qui vous accueille pour une heure et demie et qui vous fait renaître après.

Ici, on n’a pas appris grand chose, (la vie, la mort, ce genre de trucs), mais on a bien rigolé. Destination Finale, C’est toujours la même histoire ; la Mort suit une trajectoire, et bing ! Un gros nigaud la fait dévier. Ne vous inquiétez pas, la Faucheuse est toujours aussi créative quand il s’agit de rattraper les gugusses qui tentent de lui échapper… Ici, ça se passe sur un circuit Nascar, dans une piscine, au salon de coiffure et… Dans un cinéma. « Tu passes trop de temps devant la télé » dit une prochaine victime à une future victime. CQFD.




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