mardi 26 février 2019


Battlestar Galactica, retour sur Caprica
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

On a revu Battlestar Galactica, juste pour vérifier que c’était aussi bien que la première fois. Et ça l’est, indubitablement. Le même bordel innommable, et, en même temps, le même génie.

Car si BSG énerve par son amateurisme, ses acteurs, qui, pour être gentil, vont du très bon (Katee Sackhoff, Edward James Olmos) au très mauvais (Mary McDonnell), ses arcs narratifs incompréhensibles (le Plan Cylon ?), ses épisodes bâclés, et cette décoration misérabiliste, BSG fascine tout autant par sa capacité à s’attaquer à des thèmes fondamentaux (la démocratie en temps de guerre, la justice, la collaboration) qu’à son ambition – immense – à les traiter.

Mais plus que tout autre, et c’est bien ce qui est le plus important dans l’art, il y a, caché sous des tonnes de ferraille du Battlestar Galactica piloté par l’amiral Moore, un immense cœur qui bat.

Et ça, ça n’a pas de prix.  




mercredi 20 février 2019


Bodyguard
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

« On ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens », disait François  Mitterrand (à moins que ce ne soit le Cardinal de Retz). C’est  exactement ce qui arrive à Bodyguard.

Très ambiguë, extrêmement intéressant pendant quatre épisodes, la série sombre dans la pire mièvrerie dans les deux derniers. Pourquoi ? Parce que la série se voit obligée d’expliquer tout ce qu’elle a caché depuis le début. Et quand on relie les fils, évidemment ça pique un peu les yeux.

Cette maladie commune au thriller, comment l’expliquer ? D’abord par la surenchère. En voulant exciter les spectateurs, on y arrive : après 200 mn d’enjeux bombardés ici et là, nous voilà évidemment tout émoustillés. Mais quand il faut résoudre ces enjeux, on n’a pas forcément ce que Bodyguard semblait promettre.

Le deuxième problème, c’est ce qu’on pourrait appeler la physique du film. Dès les premières scènes, on installe un climat, un niveau de réalisme, que la série est censé tenir dans la durée. Soit on est dans James Bond, soit on est dans 24, soit on est dans La Taupe. Ici, on penche plutôt sur la Taupe, intrigues sordides entre services, coups fourrés, vengeances politiques, etc. Mais quand le final se dirige plutôt sur 24, on lâche l’affaire.

Enfin, Bodyguard court deux lièvres à la fois ; l’intrigue de thriller politique, et l’étude de caractères entre le Body (la ministre de l’intérieur esseulée (Keeley Hawes) et son guard (‎Richard Madden ‎). La love story potentielle rebondit très bien avec le thriller, Eros et Thanatos se bagarrant à chaque épisode. Cette partie est très réussie, car les personnages sont émouvants, et les acteurs, sexy. Mais quand une partie est résolue, le château de cartes patiemment construit s’écroule.

Et notre intérêt avec.




dimanche 10 février 2019


Ben is Back
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Comment transformer un potentiel chef-d’œuvre en nanar intersidéral ? Démonstration du Professore avec Ben is Back de Peter Hedges.

On peut spoiler Ben is Back car vous n’irez pas, évidemment, le voir. Holly Burns (Julia Roberts), mère de famille bourgeoise, amène ses enfants à l’ultime répétition de la chorale de Noël. Dans le même temps, un jeune en capuche semble vouloir s’introduire dans une belle maison. Evidemment, ces histoires vont se connecter. Rentrant de la chorale, Holly tombe sur le jeune homme, qui n’est autre que son fils Ben (Lucas Hedges). Si elle se jette dans ses bras, l’enthousiasme ne semble pas partagé par le reste de la famille, à commencer par Ivy, la petite sœur (Kathryn Newton). On comprend que Ben a fait quelque chose de terrible.

C’est le début, formidablement bien fait, de Ben is Back. L’ambiguïté, l’inquiétude que cette introduction engendre dans l’esprit du spectateur est passionnante. Drogue ? Viol ? Pédophilie ? Toutes les hypothèses enfièvrent le cerveau du spectateur. Mais c’est là que ça se gâte.

Car on pourrait faire plusieurs films sur cette base : un beau film indépendant sur la difficile réinsertion des héroïnomanes et, ou un thriller pur, sur le retour du méchant mouton noir. De très bons films s’y sont essayés Un Mauvais Fils, ou plus récemment Bloodline, qui commence pareil. Mais là, tout rate. Et pour d’évidentes raisons. Démonstration en 9 leçons.

1. Laisser Julia Roberts en roue libre 

Il ne suffit pas de prendre une des plus grandes comédiennes de sa génération, dans un rôle taillée pour elle. Il faut aussi la diriger. Or, on a trop souvent l’impression qu’elle surjoue.

2. Changer de genre

Le film est à l’évidence une tragédie, mais l’abattage de la Roberts, les vannes pointues et la langue bien pendue qui ont fait le succès de l’actrice fait tourner parfois Ben is Back à la comédie. Mauvaise idée.

3. Adoucir l’antihéros

Ben fait peur. C’est le grand succès des dix premières minutes. Il a fait beaucoup de mal à sa famille en volant, et à toute la communauté en dealant et en initiant d’autres adolescents à la drogue. Pas la peine de lui trouver une excuse (Ben a été rendu accro aux opioïdes par un médecin peu précautionneux*).

4. Rater le protagoniste

Un méchant de comédie apparait au mitan du film, décrédibilisant encore plus Ben is Back : le dealer. Celui-ci, apprenant son retour en ville, l’oblige à livrer de la drogue en échange du chien de la famille, qu’il tuera en cas d’échec (sic). La drogue est une chose trop sérieuse pour raconter ce genre de bêtises qui ridiculisent le propos.  On n’est pas dans Maman j’ai Raté l’Avion. (Voir point 2. Changer de genre)

5. Donner des seconds rôles insignifiants

En dehors de la star Julia Roberts, de très bons acteurs peuplent Ben is Back : Courtney B. Vance, Kathryn Newton. Ils ont fait leurs preuves dans OJ Simpson, ou Mad Men. Leur simple présence de beau-père, de sœur, permettrait un contrepoint indispensable pour la compréhension du sujet. Mais ils sont cantonnés à quelques mimiques ridicules de fond de tableau.

6. Spoiler la fin

Dès que la mère d’une ancienne junkie donne le kit de réanimation, un panneau indicateur s’affiche dans la tête du spectateur : « ça va servir plus tard !! »

7. Offrir une vision romantique du monde de la drogue

On a l’impression que rien n’a été filmé sur le sujet depuis L’Homme au Bras d’Or. Les junkies – à l’exception notable de Spider (David Zaldivar) – sont assez ridicules.

8. Donner un rôle trop évident à sa comédienne.

Julia Roberts a enchaîné les rôles de Mère-Courage-Mais-Autoritaire-Quand-Même-Avec-Toutefois-Un-Zeste-De-Drôlerie. De Potins de Femmes à Ma Meilleure Ennemie, en passant par Erin Brockovich, c’est sa marque de fabrique. Si on lui redonne ce rôle, il faut absolument lui faire faire quelque chose de différent. Or elle est tout à fait prévisible de bout en bout.

9. Créer une diversion inutile

Le couple Burns, normal et sans histoire, est mixte. C’est un couple recomposé, puisque le père de Burns a disparu. Pour autant, un couple interracial, ce n’est pas neutre aux États-Unis – ni ailleurs d’ailleurs. Il se crée dans l’esprit du spectateur une forme d’interrogation, avec la disparition du père de Ben, qui n’est jamais résolue. Or ce mystère parasite notre réflexion. Encore une idée qui ne sert à rien dans le film.

CQFD.

*Ce sujet, qui obsède en ce moment l’Amérique, est un film en soi.




vendredi 25 janvier 2019


Glory
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films ]

On avait vu Glory à sa sortie (en 1989) et on ne se rappelait pas que c’était aussi bien. On était, il faut le dire, moins passionné par ces histoires de Blues & Grays qu’aujourd’hui. Edward Zwick débutait, il n’avait pas encore fait Légendes d’Automne ou Le Dernier Samourai. La mise en scène et le jeu des acteurs ont pris un coup de vieux, mais cette reconstitution soignée d’un épisode de la Guerre de Sécession tient encore la route.

L’émotion est là : ces volontaires du 54e régiment du Massachusetts, premier régiment de soldats noirs, commandés par un colonel de 24 ans, Robert Gould Shaw sont à la fois une ode à l’héroïsme, et la démonstration de son inutilité. Ces hommes veulent se battre contre l’esclavage, ils finiront par le faire, et périront. Pour rien ? Pour prouver aux blancs, à commencer par les nordistes, qu’ils sont des hommes, eux aussi.

Quel plus bel écrin pour ce discours que Matthew Broderick en colonel (qui joue Shaw pour son premier rôle d’adulte), ou Denzel Washington et Morgan Freeman comme grognards ?




lundi 14 janvier 2019


Bloodline, finale
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

Bloodline n’est au départ qu’une série du milieu, c’est-à-dire un produit de grande consommation plutôt bien fait, comme ceux que Netflix sort à la pelle. Il s’agit en effet de l’énième resucée du trauma familial, de la fratrie qui se déchire, trois frères et une sœur et les clichés habituels du loser, du bon petit gars et de la chaudasse…

Si l’on est vite séduit par la qualité de la fabrication de Bloodline*, plus on s’enfonce dans les épisodes, plus cette qualité devient fondamentale. Car le thriller fonctionne sur l’accumulation progressive d’intrigues et d’enjeux, qui, au bout de compte, peuvent finir par sonner creux. Comment tant de malheurs peuvent arriver à tel ou tel personnage de Prison Break, ou de 24 ? Mais ici, dans la Floride étouffante de Bloodline, chaque intrigue est parfaitement liée à la personnalité de chacun des protagonistes. Et c’est le secret de son succès.

Ces intrigues, assez classiques (trafic de drogue, magouilles locales et vieilles histoires familiales) ne brillent pas par leur originalité. Mais c’est le cadre de ces intrigues, un magnifique hôtel d’Isla Morada, villégiature luxueuse des Keys, et l’éternel recommencement des conflits familiaux -emmaillotés en une terrifiante matrice -, qui fait l’incroyable attrait de Bloodline. Le père et le fils, la mère et la fille, les frères et les sœurs et leurs inavouables (et pourtant si communs) secrets.

C’est là que c’est se niche le cœur battant de Bloodline, dans ses personnages formidablement conçus, et remarquablement Interprétés (Kyle Chandler, Ben Mendelsohn, Linda Cardellini, Norbert Leo Butz, Sissy Spacek, Sam Shepard, Jamie McShane, Chloë Sevigny).

Car ce sont nos frères, nos sœurs, nos parents et nos enfants.

Des fois, la fiction est une chose facile.

* par les auteurs de Damages




jeudi 10 janvier 2019


Friday Night Lights
posté par Professor Ludovico dans [ Les films -Séries TV ]

Avant Friday Night Lights, il y avait Friday Night Lights. Depuis que nous avons dit tant de bien cette série familialo-sportive, on était un peu inquiet à l’idée de découvrir le film originel.

Mais avoir lu le livre de H. G. Bissinger* aide néanmoins. Car Friday Night Lights est l’adaptation fidèle du livre, récit de l’épopée d’une véritable équipe de lycée de foot américain. La petite ville d’Odessa, Texas, vit depuis toujours, probablement trop, du football. C’est aussi le décor de la série, mais ce n’en est pas le sujet, beaucoup plus vaste**.

Le film est donc différent : très fort, très ramassé, très musclé. Il ne suit qu’une seule saison des Permian Panthers; l’arrivée du nouveau coach et les espoirs placés en lui. Regagner le state championship, c’est à dire redevenir la meilleure équipe lycée du Texas. C’est donc le même pitch. Mais le ton est diffèrent. On est dans un drame recentré sur le coach, interprété par Billy Bob Thornton ; un coach dur mais juste, mais pas très sympathique. A l’opposé donc de l’incroyable personnage de Coach Tyler*** (interprété Kyle Chandler) et sa famille.

Une différence de taille. Seul, FNL est un très bon film sur le foot US. Mais sa petite soeur, en 5 saisons, a eu le temps de lui faire de l’ombre. Beaucoup trop d’ombre.

*Friday Night Lights: A Town, a Team, and a Dream
**L’intrigue est d’ailleurs téléportée dans la ville fictive de Dillon.
*** C’est devenu une expression « Don’t coachtaylor me ! »




vendredi 4 janvier 2019


Le Sport Favori de l’Homme
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films ]

Le cinéma, comme les autres arts, est toujours en recherche de la martingale commerciale qui lui garantirait le succès. Cette quête chimérique de la formule magique ne marche pas. Et la meilleure façon de déceler une formule, c’est de regarder un film qui a échoué. OCS vous le propose sur un plateau : Le Sport Favori de l’Homme d’Howard Hawks.

La formule Hawksienne est connue : des héros masculins confrontés à une situation désespérée qui prouvera leur courage, et des femmes puissantes, assumant pleinement leur sexualité. Cela a parfaitement marché dans la comédie (L’Impossible Monsieur Bébé, La Dame du vendredi, Chérie, je me sens rajeunir) ou la tragédie (Rio Bravo, La Rivière rouge, Seuls les anges ont des ailes). Mais voilà, en 1964, Hawks est à la fin de sa carrière, et, à 68 ans, toujours aussi libidineux. En perpétuelle recherche de jeunes femmes pointues qu’il transforme en stars (et, si possible, en compagnes), il en trouve pas moins de trois pour Le Sport Favori de l’Homme : Paula Prentiss, Maria Perschy, Charlene Holt, qu’on verra défiler dans toutes les tenues*. L’intrigue, même légère, est typiquement Hawksienne : un vendeur de magasin de pêche a écrit un bestseller sur le sujet. À la veille d’un concours, il est sollicité par Abigail et Easy, deux jolies jeunes femmes de l’organisation, qui veulent le voir participer. Le voilà obligé d’avouer qu’il n’y connait rien et n’a fait que mettre sur le papier les conseils… de ses clients. Duperie, allusions sexuelles dans les tous les sens, quiproquos, « héros » confronté à une situation légèrement « désespérée » : on est bien dans une comédie Hawksienne. Qu’est-ce qui ne marche pas alors ?

Pour comprendre, la lecture de la bible Hawksienne de Todd McCarthy s’impose. Hawks voulait Cary Grant, il aura Rock Hudson, énorme star de l’époque. Mais Hudson s’ingénie à « faire du Cary Grant », et ça ne marche pas. Il n’a ni l’élégance, ni la folie absurde de l’acteur de L’Impossible Monsieur Bébé. Et si pendant tout le film, on reconnait les gags habituels, ça ne fonctionne pas.

De sorte que se superpose alors une seconde lecture, impossible à l’époque, et accessible uniquement au spectateur d’aujourd’hui, qui connait l’homosexualité de Rock Hudson. Le sport favori de l’homme n’est pas la pêche, ça on l’avait compris, et c’est bien le sexe Le film est frontalement l’histoire d’un type à qui trois filles apprennent à être un mec, un vrai : comment tenir bien droite sa canne à pêche, comment embrasser, comment descendre une fermeture éclair. Mais ce mec n’en peut mais.

Aujourd’hui, on sait pourquoi.

* Pyjama, short, lingerie transparente, T-Shirt mouillé, et surtout combinaisons de plongée TRES ajustées qui ont coûté la bagatelle de 10000$




jeudi 3 janvier 2019


Gettysburg
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films ]

Dix années avant Gods & Generals, Ted Turner avait déjà sorti son portemonnaie de Civil War buff, sorti sa collection de soldats de plomb Bluues & Grays, et pour 20 millions de dollars, reconstitué in situ la plus grande bataille américaine : Gettysburg.

Rappelons-en le pitch : Lee, le grand stratège virginien, veut s’emparer de Washington pour faire plier Lincoln alors que la cause sudiste est de plus en plus mal en point. Il opère un grand mouvement dans la vallée de la Shenandoah, mais le général nordiste, Meade, l’attend à Gettysburg. Au bout de 3 jours, et suite à une (rare) grossière erreur de Lee, les sudistes sont défaits. Gettysburg, et ses 50 000 hommes perdus, est le tournant de la Guerre de Sécession. Quelques semaines plus tard, Lincoln fera son célèbre Discours : « à nous de décider que le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, ne disparaîtra jamais de la surface de la terre. »

Gettysburg, initialement prévu comme une minisérie fut repris et financé par Ted Turner. Il fit évidemment un four au Box-office (voir plus bas) mais connut beaucoup de succès sur le câble et devint un film scolaire, c’est à dire ce qu’il est foncièrement.

Mais voilà, si dans Gettysburg, tout est authentique, jusqu’à l’emplacement exact des canons confédérés, il n’y a pas de film. Pas de personnages, pas d’histoire. On pourrait gagner une heure rien qu’en enlevant les scènes de salut au garde-à-vous, une autre heure quand les canons tirent, et encore une heure quand les fusils tirent… Le seul intérêt réside dans le personnage de Joshua Chamberlain, le jeune colonel héros de Little Round Top (Jeff Daniels), chargé de représenter le point de vue nordiste et d’incarner le bon officier, généreux et attentionné. Mais comme tous les officiers sont vénérés par la troupe (même quand ils les envoient dans une boucherie sans nom), il n’y a aucune aspérité dans le film. Anecdotique pour le passionné, Gettysburg est totalement inutile au néophyte.




mardi 1 janvier 2019


Bilan 2018
posté par Professor Ludovico dans [ Les films -Playlist -Séries TV ]

Bon la tendance s’accélère : de moins en moins de films en salle (mais beaucoup de bons films (El Presidente, Under the Silver Lake, The Guilty, Wildlife, Les Veuves, Les Frères Sister), de plus en plus de films « cinéphiles » à la télé (Arte/OCS Géants), de plus en plus de séries… Voilà la bilan, désolant pour UGC et le Marvel Universe, mais très encourageant pour HBO, Netflix et consorts : 18 films en salle, 47 films télé et 31 saisons de séries !

Les chocs de l’année : El Presidente, Under the silver Lake, Wildlife, Les Veuves, mais aussi Belle de Jour, Grave, Persona, The Blind Side, La Vérité.

Et en séries : Bloodline, American Crime story, Big little lies, Sharp Objects, Godless, Fargo, et la fin de Girls et de Casual.

Le détail est là :

1 el presidente
2 l’ultime razzia
3 le baiser du tueur
4 l’insulte
5 jusqu’a la garde
6 hostiles
7 nos voyages invisibles
8 ready player one
9 l’ile aux chiens
10 2001 l’odyssée de l’espace
11 the last movie
12 mission impossible fallout
13 under the silver lake
14 the guilty
15 les frères sister
16 kursk
17 les veuves
18 wildlife

Films TV
1 Fleurs d’équinoxe
2 Southland tales
3 tygra la glace et le feu
4 shining
5 el bar
6 the cloverfield paradox
7 théorême
8 heat
9 belle de jour
10 mute
11 grave
12 the thing
13 man on the moon
14 fantastic mr fox
15 le dossier Odessa
16 Baywatch
17 cold hell
18 problemos
19 angélique marquise des anges
20 persona
21 all eyez on me
22 le point de non-retour
23 le grand cirque
24 la communauté de l’anneau
25 les deux tours
26 uss alabama
27 le retour du roi
28 seven
29 le christ s’est arrêté à eboli
30 dans ses yeux
31 Le clan
32 prédestination
33 apocalypse now
34 the blind side
35 les figures de l’ombre
36 la fiancée de frankenstein
37 la nuit des généraux
38 popstar célèbre à tout prix
39 fog of war
40 le parrain II
41 the big Lebowski
42 myth of the American sleepover
43 les infiltrés
44 la bûche
45 la vérité
46 gettysburg
47 Friday night lights

Séries

1 Black mirror S4
2 The wire S3
3 American Crime story : the assassination of gianni versace
4 big little lies s01
5 godless s01
6 the wire S4
7 girls 6
8 rome s2
9 le bureau des légendes s1
10 corpus christi
11 l’origine du christianisme
12 unsolved tupac et notorious B.I.G.
13 the wire s5
14 the good place s1
15 the handmaid tale s2
16 casual s4
17 black mirror S1
18 black mirror S2
19 sharp objects s1
20 fargo s1
21 au service de la france
22 american horror story s1
23 mindhunter s1
24 bloodline s1
25 bloodline s2
26 the first s1
27 Sherlock s1
28 black mirror s4
29 the expanse S3
30 the civil war
31 bsg s01




mardi 1 janvier 2019


Wildlife
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Un couple des années 50. Le Montana. Un feu de forêt. La fin de l’été. Avec ces quelques éléments, (et le roman de Richard Ford) Paul Dano, acteur chéri sous ces latitudes (Prisoners, 12 Years a Slave, There Will Be Blood, looper, La Dernière Piste) sort un très beau premier film. Avec l’aide, il est vrai de trois immenses acteurs Jake Gyllenhaal, Carey Mulligan et la révélation Ed Oxenbould, un acteur de seize ans qui tient le film sur ses épaules.

Car c’est par son regard d’ado, et de photographe débutant, qu’on va comprendre ce qui se passe dans ce drame minuscule – mais si représentatif de la Mad Men era – ; un homme désespéré et têtu, une femme qui se libère, un incendie qui couve, tout aussi réel que métaphorique : il n’en faudra pas plus pour poser la fin des fifties rigoristes et le début de la libération sixties.

Il faut beaucoup de finesse et de maturité pour réussir ça sans se transformer en film à thèse ; il faut une grande retenue, qualités que possède Paul Dano. On attend la suite avec impatience.




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