jeudi 24 septembre 2009


Lost, saison 5, part five
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

La dernière fois, je me suis endormi devant Lost, cette fois-ci, je me suis endormi avant. Ce qui est bon signe, c’est que c’est Locke qui m’a réveillé, avec son petit sourire en coin, et ses réflexions sur la vie et la mort. Et aussi ce pauvre Ben, qui se fait encore tabasser. Certains diront qu’il l’a bien mérité, car cet épisode nous a permis de nous rappeler l’étendue de ses vilenies.

Ainsi, le puzzle se met en place, mais pas très vite. On met la pièce a) avec la pièce b) et la pièce y) avec la pièce z). Pour le plan d’ensemble, on repassera. Ne comptez pas savoir à quoi sert le projet Dharma…

Mais, autre bon signe, l’humour est revenu, grâce à Hurley, qui dresse via les relations père-fils de son collègue une métaphore hilarante de Star Wars.

Et enfin, il y a de plus en plus de sous-marins dans Lost. Un bon présage ?




mercredi 23 septembre 2009


La citation du Jour : Fight Club (2)
posté par Professor Ludovico dans [ Hollywood Gossip -Le Professor a toujours quelque chose à dire... -Les gens ]

Laura Ziskin, l’une des directrices de la Fox, découvre le film fini :
« Ca ma fait peur. C’était vraiment très intelligent, avec de vraies idées, et ça, c’était très dur. Pourrions nous le vendre ? »

Vendre des idées intelligentes, ça n’a jamais été le point fort d’Hollywood.




mardi 22 septembre 2009


La citation du jour : Fight Club
posté par Professor Ludovico dans [ Hollywood Gossip -Les gens ]

Je vous avais promis des anecdotes sorties du livre de Sharon Waxman, en voici une sur Fight Club.

Alors que le budget de « son film expérimental », comme il l’appelle, explose, Fincher se fait choper par un co-producteur, Arnon Milchan, qui l’abjure de réduire ses coûts. Fincher refuse. Milchan quitte la production, mais après avoir vu quelques rushes, revient et prend 50% du budget. Le film ne gagna pas d’argent, mais les deux restèrent bons amis : « Je n’ai aucune compassion pour toi », lui dit Fincher, « Dans dix ans tu continueras à draguer les nanas en leur disant, tu sais, Fight Club, c’est moi qui l’ai produit ! »

Les Six Samouraïs, Hollywood somnolait, ils l’ont réveillé
Sharon Waxman
Calmann-Levy




mardi 22 septembre 2009


De l’esthétique au cinéma (Ou de l’impact d’une bande-annonce)
posté par Professor Ludovico dans [ Brèves de bobines -Le Professor a toujours quelque chose à dire... ]

D’habitude, on défend ici que l’esthétique n’est que l’écume des choses D’où notre aversion pour le « cinéma de décorateur », professé par Ridley Scott, Jean-Pierre Jeunet, ou Jean-Jacques Annaud (il y en a bien d’autres, mais ce sont nos têtes de turc favorites)…

La bande-annonce d’Avatar, le nouveau « chef d’œuvre de James Cameron » (c’est ce que dit la pub, et comme chacun sait, la pub ne ment pas) nous ferait presque faire marche arrière. En creux.

Nous sommes nombreux à attendre le successeur de Titanic, mais contrairement à ce que pensent certains, je ne pense pas que Cameron soit un génie. Il a fait un très bon film (Abyss), de bons films (Aliens, Terminator 2), et un chef d’œuvre du cinéma populaire, Titanic. Mais je crains un peu Avatar. Je ne me suis pas rué sur la bande-annonce. Mais voilà, maintenant, je l’ai vu, et… hmmm… (Petits sourires contrits devant l’ordinateur). On rembobine pour vérifier : oui, Avatar a l’air très moche. On ne peut pas encore juger l’histoire (de la SF assez basique, visiblement), mais bon, le look de schtroumpf des créatures extraterrestres m’a nettement refroidi.

Comme quoi l’esthétique, si elle n’est pas tout, elle reste la surface des choses et peut tout aussi bien servir de repoussoir…

PS : à l’inverse, la bande-annonce hyper-vendeuse de Star Trek version Abrams était parfaitement mensongère. Le relookage complet de l’Enterprise attendra.




lundi 21 septembre 2009


Mort à Pixar !
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Les films -Pour en finir avec ... ]

Cette critique aurait bien pu ne jamais être écrite, si je m’étais arrêté à la première demi-heure de Wall-E, sûrement la meilleure que la compagnie de Monsieur Jobs ait jamais produite.

Mais il faut en finir avec le mythe Pixar, sa prétendue infaillibilité (Pixar never fails, avait titré Newsweek), ses films toujours meilleurs, sa technologie photoréaliste toujours plus pointue.

La réalité est que Pixar voulait détruire Disney, et elle y est arrivé : Pixar a tué… le dessin animé 2D. Mais en fait, Pixar est devenu Disney. Sa production annuelle, ses thèmes ultra consensuels et conservateurs, ses scenarios photocopiés : Disney avait trouvé son élève, et il avait dépassé le Maitre.

Car c’est quoi un film Pixar : c’est l’histoire d’un garçon un peu star (Jouet star, Voiture star, Robot star) qui rencontre une fille et, confrontés à l’amour, et aux valeurs revigorantes de la campagne (pure, comme chacun sait, face à la ville corrompue), trouve la rédemption tant attendue.

Ce qui était magique dans Toy Story et dans Mille et Une Pattes, cette inventivité de scénario, ces préoccupations à deux niveaux (parents/enfants), tout cela est devenu un moule dans lequel les businessmen de Pixar injectent un peu de plastique neuf pour vendre un nouveau film, de nouveaux jouets, de nouveaux Happy Meal chez McDo.

Apres le gerbant Cars, j’ai boycotté. Mais l’opportunité a fait que j’ai pu regarder Wall-E, le fameux « dernier chef d’œuvre de Pixar » Évidemment, il y a cette première demi-heure, apocalyptique, géniale, dans un New-York rouillé (la méchante ville, encore), envahie sous les déchets. Et une merveille de petit personnage, Wall-E, le petit robot compacteur. Une demi-heure qui réinvente le cinéma puisque entièrement muette : champ. Contre champ. Effets de profondeur. Pause. Accélération. On peut raconter beaucoup de choses sans dire un mot.

Mais voila, au bout de 30 minutes, ca recommence : Wall-E rencontre une fille, EVE, cette fois-ci plutôt dominatrice, et le film part en couilles : courses poursuites effrénés, allusions foireuses à 2001 (désolé, ca ne suffit pas) et bagarres diverses et variées… Un rythme d’enfer pour une histoire zéro. Wall-E, censément héros du film, disparaît au profit des 700 autres protagonistes, et revient faire cinq minutes de figuration à la fin (et, incroyable mais vrai, il est pas mort, il est blessé seulement)…

Il restera le message écologique étonnant, incroyablement anti-américain (ou le début d’une prise de conscience, enfin ?) : nous sommes trop gros, nous consommons trop, nous gâchons l’eau dans des piscines que nous n’utilisons pas, nous ne faisons plus rien de nos dix doigts et nous gâchons notre intelligence devant la télé et les jeux vidéos.

Ça pique les yeux… mais ça justifie de regarder ces trente premières minutes…




lundi 21 septembre 2009


Destination Finale 4
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Ah, quel bonheur ! Se retrouver seul dans la salle d’un cinéma, un dimanche matin, tout seul ! Bon, c’est l’UGC Orient Express, sa projection floue, et ses écrans plus petits que votre 16/9°. Mais bon, dans la vie, il y a des petits plaisirs qu’il ne faut pas bouder.

Destination Finale 4, c’est pareil. C’est pas le top de la cinéphilie, c’est pas ce qui se fait de mieux dans le cinéma US, c’est pas le mieux dans le genre, c’est même pas le meilleur de la franchise…

Alors pourquoi y aller ? Il y a sûrement mieux à voir en ce moment. Mais bon, le cinéma, c’est inexplicable. On y va, on passe un bon moment, et on s’en va. Vous n’aurez jamais ça devant votre télé. Pas cette isolation totale, ce ventre maternel qui vous accueille pour une heure et demie et qui vous fait renaître après.

Ici, on n’a pas appris grand chose, (la vie, la mort, ce genre de trucs), mais on a bien rigolé. Destination Finale, C’est toujours la même histoire ; la Mort suit une trajectoire, et bing ! Un gros nigaud la fait dévier. Ne vous inquiétez pas, la Faucheuse est toujours aussi créative quand il s’agit de rattraper les gugusses qui tentent de lui échapper… Ici, ça se passe sur un circuit Nascar, dans une piscine, au salon de coiffure et… Dans un cinéma. « Tu passes trop de temps devant la télé » dit une prochaine victime à une future victime. CQFD.




dimanche 20 septembre 2009


Un Prophète
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Jacques Audiard, c’est le wonderboy du cinéma français. Le roi du home run. Le gars qui n’a jamais échoué. On n’est pas forcé d’aimer tous ses films, mais il est difficile d’en trouver un raté. Regarde les Hommes Tomber, Un Héros Très Discret, Sur mes Lèvres, De battre mon Cœur s’est Arrêté… On attend avec angoisse la chute, inévitable.

Et bien ce ne sera pas avec Un Prophète, d’ores et déjà l’un des meilleurs films de 2009.

La méthode de Jacques Audiard est simple : du travail, du travail, du travail. Audiard ne fait pas beaucoup de films, mais il bosse dessus. Pas d’esbroufe. Pas de scène en trop. Pas de performance d’acteur gratuite. Pas de mise en scène, d’effets spéciaux, de musique pour faire joli non plus : un respect total dus scénario, de l’histoire.

Dans Un Prophète, il y a une scène importante de fusillade ? C’est celle-là, et seulement celle-là, qui sera très bien filmée. Les petits moments seront filmés petitement. Humblement.

Un peu comme Titanic, Un Prophète est un film à paris multiples : un film de prison + un thriller + un film politique. Et comme dans Titanic, tous ces paris sont gagnants. On sent l’enfermement de la prison, et en même temps, on est pris par le thriller. Et sans avoir besoin de sortir la grande bannière « attention film à message », Un Prophète est un grand film politique, sur la prison, la réinsertion, la place des arabes en France, la réinsertion.

C’est le film à ne pas rater de cette rentrée. Mais fallait-il vous le dire ? Car comme me l’a expliqué ma copine Alex, Un Prophète, ça ne meurt pas.




samedi 19 septembre 2009


Lost, saison 5, part four
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

Bon, on s’emmerde… Il faut le dire : on s’ennuie ferme, on s’endort, et ce n’est pas seulement dû à l’heure tardive où TF1 a casé les travaux forcés Lost.

Il faut tenir 24 épisodes, alors comme d’habitude, les mauvais épisodes sont au creux de la saison. Là, on est vraiment dans le pot-au-noir. Il ne se passe rien. On n’apprend rien. Si : Benjamin Linus a eu une enfance : la belle affaire ! Son père était méchant, mais le Harry Potter de l’Ile faisait déjà peur, de toutes façons !

Sawyer est en couple, donc il s’emmerde… Chacun essaie de recoller les morceaux. Nous on a arrêté le grand puzzle de M. Abrams. On attend la solution, qui va nous être envoyé par la poste.

Un de ces jours…




jeudi 17 septembre 2009


Alain Delon, ou la foire aux vanités
posté par Professor Ludovico dans [ Hollywood Gossip -Le Professor a toujours quelque chose à dire... -Les gens -Pour en finir avec ... ]

Sacré Alain Delon ! Son intervention ce matin sur Europe 1, censément une éloge funèbre de Filip Nikolic, le chanteur des 2be3, a tourné une fois de plus à l’exercice délirant d’autopromotion :

« J’ai connu Filip quand il a débuté avec les 2Be3, il venait me voir sur les plateaux, sur les tournages, parce qu’il était très admiratif de moi. »

Et trente secondes plus tard :

… « C’était un admirateur du cinéma, et de ma carrière, et personnellement de moi… »

et encore…

– « …On avait beaucoup de traits physiques en commun, Filip n’était pas mal fait de sa personne. »

A ce niveau-là, c’est une maladie, et c’est en phase terminale ! On savait les acteurs égocentriques, amoureux d’eux-mêmes (et il faut très certainement l’être pour faire ce métier), mais notre Alain Delon national est très certainement champion du monde à cet exercice !

Profiter de la mort du pauvre 2be3 pour parler de lui, il fallait oser. Mais Delon est coutumier du fait, puisqu’à la mort de Marlon Brando, il avait fait le même coup : « Maintenant qu’il est mort, je suis seul »

Rappelons que le ragazzo déniché dans le lit de Visconti a fait une belle carrière (Plein Soleil, Le Guépard, essentiellement du à sa beauté exceptionnelle, mais que celle-ci ayant périclité avec la quarantaine, ses films sont devenus concomitamment de plus en plus mauvais dans les années 80 (Le Toubib, Le Choc, Le Battant, etc. Comme me l’avait expliqué Nathalie, une copine comédienne, Alain Delon est un acteur (qui ne joue que son propre rôle), et pas un comédien (qui peut tout jouer)…

Pour ceux qui douteraient de l’authenticité de cette chronique, c’est ici : magie d’Internet !




samedi 12 septembre 2009


Battlestar Galactica
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Séries TV ]

Il y a trois ans de cela, je zapouillais tranquillement sur le câble, aux petites heures de la nuit, quand je fus tiré d’un début de somnolence par des images hallucinantes : un vaisseau spatial baptisé Battlestar Galactica, Starbuck et Apollo, le commandant Adama… Je fus pris d’un fou rire : les américains avaient osé faire un remake de la pire série de SF de tous les temps : Battlestar Galactica. Les cons, ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnaît…

Un peu d’histoire : fin des années 70, début des années 80 : les amateurs de la littérature SF n’ont pas grand’ chose à se mettre sous la dent à la télé : L’Age de Cristal, La Quatrième Dimension, La Planète des Singes. Et une série mythique, invisible en France : Star Trek. En 1981, les frères Bogdanoff, qui animent Temps X, apportent la bonne nouvelle : cet été, La Une diffusera les aventures de Spock et Kirk. Juillet arrive. Douche froide : Star Trek « n’est plus disponible, mais à la place, vous allez voir, La Une a beaucoup mieux : Battlestar Galactica ! »

On a vite vu. Malgré quelques aspérités rigolotes (Starbuck et son cigare, les combats spatiaux), Battlestar Galactica était un sous-Star Trek, ce que tout le monde pu vérifier, un an plus tard, quand la série de Gene Roddenberry fut diffusée.

En 2004, quelle mouche avait donc piqué Ronald D. Moore, scénariste sur la franchise Star Trek, pour remettre en piste Battlestar Galactica, qui, par ailleurs, n’avait vécu que le temps d’une saison ?

Une drôle d’idée, en fait. Refaire Battlestar Galactica en gardant les bonnes idées, en enlevant ce qui était ridicule, mais surtout en décidant de prendre la série au sérieux. Au sérieux ? Battlestar Galactica !???

C’est là le tour de force. Battlestar Galactica est une série sérieuse de SF, une sorte de 24 dans l’espace. Le pilote remplit sa mission en donnant le ton : si les Cylons détruisent des planètes humaines à tour de bras, qu’est-ce que ça veut dire, concrètement ? Dans une série normale, on passerait cinq minutes dessus, avec des jolies explosions. Ici, on filme les conséquences pendant une heure : les évacuations et les choix terribles que cela suppose, les tragédies que cela entraîne (jusqu’à filmer la mort d’une petite fille, du jamais vu), les débats que cela engendre (peut-on faire la guerre efficacement et rester une démocratie ?)

A cela, Battlestar Galactica rajoute les ingrédients habituels d’une bonne série : love story, conflits père-fils, cliffhanger… Et une idée de génie, dans ce contexte : 12 cylons ressemblent à des humains : l’ennemi est à l’intérieur même du Galactica…

À suivre, donc…