mercredi 22 juillet 2009


Bancs Publics (Versailles Rive Droite)
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Ouille ouille ouille !!! Quoi de pire qu’un amour déçu ? Quand on a adoré les deux précédents opus (le coup d’essai/coup de maître Versailles Rive Gauche, l’essai transformé Dieu Seul Me Voit), on attendait forcément beaucoup de la troisième partie, d’autant que toutes les familles du cinéma français y était représentées (Les Inconnus, Les Nuls, Les Desplechins, Le Patrimoine (Arditi-Deneuve-Aumont)…)

C’est peut-être derrière ce casting, trop grand pour être honnête, que se cache le vice de forme de Bancs Publics (Versailles Rive Droite),car voilà un film qui pue les fausses bonnes idée. Si chacun est parfait dans ses deux minutes d’apparition, on peine à trouver une cohérence de fond…

Ce qui mène à la deuxième mauvaise idée : le film choral, sans idée force derrière. De quoi veulent parler les frères Podalydès ? De la vie sclérosante du boulot ? Du vide abyssal du bricolage ? Des gens qui se croisent dans se voir ? Un peu de tout ça certainement, mais ça ne fait pas un film. Bancs Publics fait au contraire penser à ce genre de dîner où quelqu’un raconte une anecdote, et tout le monde se dit : « Mais c’est incroyable ! Ça pourrait faire un film ! »

Ben non.

Un film, ça s’écrit, ça se construit. Écrire beaucoup et jeter beaucoup (ce qui choque notre sacro-saint respect de l’auteur, et notre haine des producteurs, tout aussi incompréhensibles l’un que l’autre)

Un bon exemple de cela : Liberté Oléron, des mêmes frères Podalydès. Une idée force (le père sympa mais dictaueur), une critique gentillette (les passionnés de nautisme) et une construction (Pas une scène qui dépasse).

Mieux, une comédie qui ose passer à la tragédie horrifique…

On redemande de ça, messieurs…


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