dimanche 12 octobre 2008


Le Premier Jour du Reste de ta Vie
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Ah, saloperie de mélo ! On se prépare pendant deux heures une critique CineFast aux petits oignons, sur les facilités scénaristiques du cinéma français, et ce petit salopard de Bezançon, dans les dix dernières minutes, il te choppe par les couilles, et il les lâche plus. Enfin, dans le mélo, on dit « Il te prend par les sentiments », mais c’est pareil, non ?

Le petit con a du lire John Ford, ou alors, il a eu le même prof de français que moi en 5° : « Ce qu’il ne faut pas rater dans un film (une dissertation), c’est l’introduction, et surtout la conclusion. C’est là que je mets tout mon pognon ». Il a bien fait, le petit Bezançon, d’écouter son prof de français, parce que le reste vaut juste la moyenne : tout est un peu lourdingue, démonstratif, utilitaire, bref : pubeux, dans Le Premier Jour du Reste de ta Vie.

Si un type se drogue, ben forcément il a des dreadlocks. Si on fume, ben on attrape le cancer, etc. Tout ça est un peu téléphoné, et il ne faut pas être grand devin pour prédire l’issue de chaque arc scénaristique. On voudrait pourtant un peu de surprise, et quand il y en a (l’accident), ben en fait non, ce n’est pas surprenant…

Mais là où le gars est fortiche, c’est dans le mélo. Bien sûr, le film est drôle, aussi, mais c’est dans le drame qu’il s’impose.

Et ça tombe bien, le mélo, le Professore est client : qu’on lui passe Le Patient Anglais, La Couleur Pourpre , ou Six Feet Under, le Professore chiale comme une madeleine. Alors si un film, c’est la vie qui passe, l’enfance, les parents, avoir des enfants, les voir grandir, c’est succès assuré et gros budget kleenex. Et c’est dans ces scènes-là, notamment à la fin, que le film prend son envol (un peu tardivement), mais qu’il se met à fonctionner.

Un film peut être un peu trop consensuel, mais à voir absolument.