lundi 11 juin 2012
De Rouille et d’Os
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]
Jacques Audiard s’échine, depuis Regarde les hommes tomber, à filmer la réalité. Toute crue, la réalité, celle de nos arrières-cours, les décharges, les HLM de Sur Mes Lèvres, les prisons de Un Prophète.
Le programme, somme toute, des frères Dardenne, sauf qu’il réussit. Et pour une bonne raison : il travaille.
Dans De Rouille et d’Os, chaque plan est travaillé à l’extrême, comme chez Malick. Les comédiens, probablement très bien dirigés, sont parfaits, et Marion Cotillard, pour qui j’ai d’habitude peu d’admiration, signe là le meilleur rôle de sa carrière. Toute en retenue, là où bien d’autres aurait surjoué ce rôle à Oscar, Cotillard est parfaite. En face c’est tout aussi bien (Matthias Schoenaerts), en brutalité pure et en bêtise involontaire.
Cette histoire de dressage d’un homme rustre par une femme handicapée, qui amène la Bête à l’humanité, est splendide.
Pourtant, je suis resté en deçà. La sensation la plus horrible du cinéma, quand vous « sentez » la salle, les gens autour de vous, et la lumière « Sortie de secours » qui clignote au fond à droite. Pire, vous n’êtes pas dans le film, mais vous voyez bien que c’est vous, le problème, parce que le film, il est parfait.
C’est la magie du cinéma : même avec le plus grand des magiciens, parfois le tour ne marche pas.
mardi 5 juin 2012
Le Prénom
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]
Y’a pas à dire, les français savent faire des comédies ! Et Le Prénom en est l’exemple même, le prototype de la comédie familiale à la française. Et le Professore ne l’aurait pas su, ou alors, tardivement, un soir brumeux sur TF1, un dimanche où le PSG ne jouait pas, si Marie Noëlle – la Fille du Père Noël – ne lui avait pas proposé une escapade au Gaumont Aquaboulebvard.
Bien sûr, Le Prénom a les défauts des films français, pas toujours bien joué, parfois flou*. Mais putain, que c’est drôle ! Que la mécanique est bien huilée ! Autour d’un argument au final assez faible : Vincent (Bruel) a choisi un prénom exotique pour son futur fils, et on se demande déjà comment cet argument va tenir deux heures…
Mais Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte, les auteurs de la pièce et du film ont de la ressource, et dans la meilleure tradition du théâtre de boulevard, font monter la sauce petit à petit, entre le parvenu à 4×4 (Bruel), son beau-frère universitaire et ami d’enfance bobo (Berling), et l’ami commun (Guillaume de Tonquedec), tromboniste précieux, et neutre comme un suisse. Sans compter la femme prof de français de Berling (Valérie Benguigui) et celle designeuse de mode, de Bruel (Judith El Zein).
Cette peccadille de départ (le prénom) va évidemment s’achever en apocalypse, qu’on ne vous racontera pas.
* Il faudra un jour envoyer tous les chef op’ français chez l’ophtalmo : il n’y a qu’en France qu’on voit une telle constance dans l’image pas mise au point.
samedi 2 juin 2012
Les Stratèges
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]
Croisement de calendrier cinéphilique : au moment où La Conquête passe sur Canal+, je regarde sur mon PC Les Stratèges, sur le même brillant système de Canal+ à la demande. Que dieu bénisse Internet !
Tandis que le film de Xavier Durringer s’acharne dans la reconstitution en costume d’époque de l’épopée Sarkozy, la réalité se montre ici bien plus impitoyable.
Les Stratèges part d’une idée simple, inaugurée par Serge Moati au moment de La Conquête de Paris : filmer les coulisses de la campagne éléctorale, contre la promesse que rien ne sera diffusé avant le résultat. Depuis, Moati a réitéré l’opération à plusieurs reprises, mais aucune n’atteint la franchise, la sincérité, l’authenticité du documentaire sur les Municipales de Paris 2001. Sa tentative sur la campagne 2012 était également pâlotte.
David André et Thomas Legrand reprennent le flambeau et livrent ces magnifiques Stratèges, superbement filmés, et mis en musique, mais surtout soutenu par un propos passionnant, qui met en avant la malignité de la Gauche, qui décèle très vite les faiblesses de Sarkozy et s’y engouffre, tel St-Hilaire à Austerlitz… ou montre, pendant toute la campagne, l’aveuglement terrible de la Droite qui sous-estime gravement son adversaire, et est convaincu que son poulain ne peut pas perdre.
A regarder d’urgence.
jeudi 31 mai 2012
Nanni Moretti a toujours raison (part deux)
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... -
Les gens ]
« Je suis désolé de dire une chose aussi banale, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de spectateurs ne parviennent pas à couper leur mobile pendant une heure et demie. Quand je vais au cinéma, ça me rend fou. Pas seulement le bruit, même la luminosité d’un portable dans l’obscurité me dérange profondément. »
Pas mieux, Nanni.
NB même interview de Libé que là.
lundi 28 mai 2012
Luther
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]
On peut ne pas aimer quelque chose, et y trouver néanmoins des qualités. C’est le cas de Luther, le cop show de la BBC*, qui a tous les défauts de toutes les séries de flicaille (NCIS, CSI, Navarro ou Julie Lescaut) : un flic hard boiled, un meurtre par épisode, et de vagues intrigues de fond pour t’inciter à regarder la suite.
Hier, l’épisode tournait autour des habituelles têtes de turc : les jeux de rôles et les jeux vidéo. Un pauvre type, surjouant le Gary Oldman, tue ses concitoyens à coups de marteau. Il décide de ses victimes avec un dé à vingt faces (jeu de rôles !!!) et marque des points à chaque victime, ce qui lui permet d’acheter des armes plus puissantes (jeu vidéo !!!)
Fermez le ban.
Pour le reste, Luther est très bien fait, formidablement filmé, décoré, et surtout joué, par le grand Idriss Elba, notre chouchou Stringer de Sur Écoute. Il campe un cliché (le flic désabusé) avec tant de talent qu’il finit par l’effacer.
Les plans du Londres nocturne, Blade Runner européen et futuriste, sont eux aussi inoubliables.
C’est donc à vous de voir.
*en ce moment sur Canal+
jeudi 24 mai 2012
Gentillet, Part Deux
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... ]
Gentillet. On me demande souvent d’expliciter ce commentaire méprisant qui ponctue les chroniques du Professore. Je vais donc essayer de développer encore plus ici le concept de Gentillettitude, qui pourrit trop de bonnes idées, trop de pitch audacieux : « Une poignée d’américains essaient de reconstruire une communauté dans une Géorgie infestée de zombies » ; « Un horloger juif rejoint la Résistance et met sa famille en danger » …
Si on devait la définir, me disais-je ce matin dans ma salle de bains (c’est souvent dans les salle de bains que naissent les grandes théories, cf. Archimède), la Gentillettitude apparaît généralement dans un film quand une action très positive affecte le Personnage Principal, à contre-courant absolu de la dramaturgie en cours.
Ainsi, quand les héros de Walking Dead se confondent en excuses parce qu’ils ont trompé leur femme ou oublié d’acheter le pain, alors que des zombies ont boulotté la moitié d’Atlanta, on est Gentillet. Quand la Résistance essaie de sauver la petite Crémieux sous le fallacieux prétexte qu’elle est la fille d’un personnage principal d’Un Village Français, on est Gentillet.
Au contraire, quand Tintin décide de sauver Haddock dans Tintin au Tibet, alors que c’est – en théorie – la mort assurée, on n’est PAS dans le Gentillet.
Pourquoi ?
Parce que Tintin est un archétype, l’incarnation quasi-parfaite du Héros, ses aventures sont délirantes, et irréalistes. Il n’y a donc aucune incongruité à ce qu’il commettre un acte suicidaire pour sauver son meilleur ami, alors que ce serait ridicule dans beaucoup de films. C’est au contraire un acte très commun dans les Aventures de Tintin.
A contrario, quand madame Larcher, ex-girlfriend d’un SS, décide de sauver la servante juive qui a pris sa place dans le lit conjugal, on aimerait bien quelques explications psychologiques. Ce revirement est possible, mais il doit être étayé par des événements qui justifient ce revirement.
C’est bien l’opposition entre situation et/ou personnages réalistes et un soudain et improbable retournement positif que nait l’odieuse Gentillettitude.
Détectez-la, dénoncez-la : la gentillette attitude ne passera pas !
lundi 21 mai 2012
Que Nanni
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... ]
Qu’on n’ait pas aimé le piccolesque Habemus Papam ne change rien à l’affaire : Nanni Moretti reste notre chouchou. Une conscience, un ami proche, un grand frère.
Ainsi, on se permettra de citer un bout de son interview de Libé en date du 16 mai, jour d’ouverture du Congrès des Exploitants de Salles des Alpes Maritimes, que préside notre Nanni national.
A la question « Quel spectateur êtes-vous ? », Moretti répond ceci :
« Je suis resté un spectateur assidu. Je vois tout ce qui m’intéresse, mais peut-être que moins de films m’intéressent aujourd’hui. Disons que mon appétit de cinéma est resté le même, mais il a changé de nature. J’aime voir des films bien faits, dirigés, construits, montés… mais ça ne me suffit pas. Ce genre de films fait passer deux heures agréables, et puis quitte nos vies dès le générique de fin, ils ne nous restent rien d’eux. Jeune, je regardais aussi les films de façon plus aride. La rigueur que j’admirais chez les autres se transformait chez moi en rigidité. Quand j’étais jeune, comme pratiquement tous les jeunes cinéphiles, je me forçais parfois à aimer tel ou tel film. C’est bien fini depuis longtemps : aujourd’hui, si je vois un film qui ne me plaît pas, même si c’est celui d’un cinéaste que j’admire, je ne me mens plus sur mes goûts, et je me le dis au moins à moi-même. J’ai aussi perdu l’habitude de tout vouloir savoir sur les films avant de les avoir vus. Je souhaite surtout ne rien savoir, en tout cas le moins possible. »
On ne saurait mieux dire.
mardi 15 mai 2012
Un Village Français, premiers ralentissements ?
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]
On a beau vénérer l’audace de notre Plus Belle la Vie chez les Nazis, on n’en est pas moins CineFaster, et les défauts nous agacent.
Ils sont probablement plus criants dans cette saison 4, parce qu’elle passe à l’action, et que l’action, ce n’est pas le fort du cinéma français.
En clair, nous sommes en 1942, les allemands commencent à transférer les juifs vers l’Est, et la Résistance passe à l’action. Ces deux thèmes sont formidablement traités, comme d’habitude : l’ignominie quotidienne de la police Vichyste (qui veut atteindre son « quota » de juifs), et la banalité de la résistance, qui consiste plus à faire passer des renseignements sur un aérodrome que d’attaquer au bazooka des blindés allemands.
Ce qui cloche dans cette quatrième saison, c’est l’accélération du rythme imposé à la narration, qui essaie de remplir de péripéties le quotidien de nos villeneuvois chéris ; bref, de se la jouer Lost, et donc prendre le risque de se couvrir de ridicule. Ce qui ne manque pas d’arriver.
Exemple, parmi d’autres : Hortense Larcher, la femme du maire, qui jusque-là couchait plutôt avec des SS, décident de sauver la maîtresse juive de son mari (sic). Ce n’est pas tant que ce revirement soit impossible, c’est qu’il faudrait nous l’amener, nous expliquer – progressivement (une saison, c’est fait pour ça) – ce qui se passe dans cette jolie tête rousse. Non, tout se passe en 45 mn.
Autre exemple, on tente de sauver la femme et la fille d’Albert Crémieux, entrepreneur juif devenu résistant. Au début, on est dans le réalisme : la Résistance refuse de prendre des risques pour sauver deux « civils ». C’est triste, mais c’est la réalité de la guérilla. Mais, inexplicablement*, accepte. Attention, chers Fréderic Krivine et Jean-Pierre Azema, ne pas rompez le contrat signé avec le spectateur ; ce n’est pas ce genre d’aventures que nous sommes venus chercher dans Un Village Français.
L’autre problème, c’est la qualité de la réalisation. On veut se la jouer « à l’américaine », mais on ne sait pas y faire. Des cliffhangers par exemple : juste avant le générique de début, les réalisateurs essaient de lancer l’épisode un mini-cliffhanger. Exemple: on découvre par un résistant blessé dans une chambre. Effet de stupéfaction garanti. Sauf qu’il manque juste une seconde, une demi-seconde qui nous permettrait de s’attarder sur cette révélation, pour marquer le coup ; non, on passe au générique.
Autre exemple : on intercale deux intrigues, procédé classique qui permet de couper les moments creux et ne garder que les pics d’intensité. Par exemple, la femme du maire est au camp d’internement et bricole ses papiers pour faire évader Sarah. Pendant ce temps, le Proviseur essaie de cacher la petite Crémieux. Ça marche, si on ne garde que les pics précités. Hors le réalisateur se contente de passer de A à B et de B à A, alors qu’à l’évidence l’action n’a pas avancé.
Enfin, Un Village Français ne profite pas des formidables ressorts scénaristiques dont il s’est doté : à la fin de la Saison 3, le sort d’un personnage important reste suspendu : va-t-il être exécuté ? On attendra 6 épisodes avant de connaitre la réponse.**
Contre-exemple, mais erreur similaire : Hortense se met dans un très grave pétrin en tentant de sauver Sarah. Las ! Les scénaristes nous rassurent juste avent la fin de l’épisode (elle est sauvée !), au lieu de de laisser trainer le suspense jusqu’à l’épisode suivant.
Que cela néanmoins, ne vous décourage pas, chers CineFasters ! Un Village Français reste la meilleure proposition de la télé française depuis bien longtemps à la. Elle propose des personnages passionnants et complexes (Schwarz, Marchetti…), fait immense œuvre de pédagogie sur cette période taboue, tout en restant un divertissement passionnant.
Que demande le peuple ? Un peu plus de qualité, c’est tout !
*ou avec une excuse à deux balles…
** comme si dans Lost, les Autres enlevaient Jack et Kate et qu’on les retrouvait seulement 12 épisodes plus tard. D’ailleurs, le Professorino ne s’y est pas trompé ; il n’a cessé de demander des nouvelles de ce personnage. En vain.
jeudi 10 mai 2012
La Playlist de Mai
posté par Professor Ludovico dans [ Playlist ]
Musique : Wake up, par Arcade Fire
Série : Un Village Français Saison 4
Livre : La Physique des catastrophes, de Marisha Pessl
mardi 8 mai 2012
La Sanction
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -
Les films ]
Le professeur Rabillon, auteur du fameux Théorème, m’a offert il y a un certain temps La Sanction, un polar du mystérieux Trevanian*, paru en 1972. Je viens de le lire, et j’ai enchaîné avec son adaptation cinématographique signée d’un certain Clint Eastwood en 1975.
Tout l’intérêt est là ; comparer, alors que les souvenirs sont frais, l’œuvre originale et son adaptation.
La Sanction, c’est tout d’abord, une intrigue qui ne sied guère au Professore, tant elle semble rocambolesque. Et en matière d’espionnage, le Professore est un peu psychorigide, il n’aime pas le rocambolesque. Voici donc Hemlock, Professeur d’Art, alpiniste chevronné et… tueur à gages pour la CIA (sic). Pour s’offrir un tableau de Pissaro qui lui fait de l’oeil, Hemlock accepte une ultime mission (resic) : il doit tuer (la fameuse Sanction) un agent ennemi au cours d’une escalade (reresic). Il en profitera pour se venger de sa Némésis, le traître Miles Mellough.
Voilà pour l’intrigue – assez fantaisiste -, et très 70’s de La Sanction. C’est d’ailleurs l’ambiance générale de ces années-là qui prévaut : libération sexuelle (toutes les femmes sont folles de désir, et trompent allègrement leurs maris), contestation politique (les gouvernants sont pourris, la Guerre Froide ne sert à rien, et la CIA est rempli de bons à rien ou de sadiques issus du IIIème Reich), et liberté de la jeunesse (les jeunes alpinistes défient Hemlock, le vieux (37 ans) de l’histoire).
L’originalité de Trevanian réside plutôt dans les dialogues, très drôles, acérés, et politiquement incorrects**, un peu à contre courant des événements du récit : Hemlock est un tueur, mais bourré de principes, il travaille pour la CIA, mais les méprise et ne les trouve pas mieux que le camp d’en face, toutes les femmes lui tombent dans les bras, mais il est anéanti par la trahison de Jemima, etc.
La partie « escalade », si elle est peu plausible dans l’intrigue, est elle traitée de manière tout à fait documentée, réaliste et passionnante. Les images sur l’Eiger, la montagne suisse où se déroule l’escalade, sont magnifiques.
Reste la comparaison film/livre : il est tout à fait passionnant de voir ce qui a été gardé ou supprimé, et pourquoi.
Par exemple, dans le livre, Hemlock vit dans une vieille église reconvertie en loft luxueux. Beau décor de cinéma, mais trop cher : rien de passionnant ne s’y déroule. Donc supprimée dans le film.
Le livre est violemment anti-CIA, anti-espionnage, mettant sur le même pied russes et américains. Difficile à gober pour Eastwood. Cette partie est donc édulcorée (Clint dit à un moment travailler pour la Mère Patrie, avec une touche d’ironie, ce qui satisfait le lecteur comme le clintomaniaque). De plus, Trevanian remanie son propre livre en proposant une vision encore plus noire de la CIA : la mission confiée à Hemlock est un leurre, des innocents seront tués pour crédibiliser une fausse fuite des services secrets américains (comme dans l’opération Fortitude). Une vision plus dure des renseignements, mais plus realiste : paradoxalement, elle étaye le scénario, là où le livre était particulièrement faible…
L’aspect très sexuel du livre est conservé : deux conquêtes pour le Docteur Hemlock, plus les étudiantes et les épouses (forcément francaises !) qui lui dont les yeux doux. Et ces conquêtes, c’est quelque chose ! Une jolie indienne de l’Arizona qui montre ses seins, et une plantureuse hôtesse de l’air noire (la fameuse Jemima, une rareté dans le cinéma US) Cette dernière se transforme en histoire d’amour impossible. Des scènes assez torrides, qu’on aurait du mal à trouver dans le cinéma US actuel.
Mais la vraie raison de jeter un coup d’œil à La Sanction, ce sont les scènes tournées sur l’Eiger, magnifiques. Selon le fameux Théorème de Rabillon, il y a si peu de films sur l’escalade qu’on se laissera facilement tenter par une petite Sanction.
*Trevanian est un auteur de polar très secret, qui est resté dans l’anonymat presque toute sa vie. Il signe le scénario sous son vrai nom, Rodney William Whitaker.
**Sans parler d’une homophobie marquée : Miles Mellough est une folle, et son chien s’appelle « pédale » ; la classe !