mardi 4 février 2025


Un Parfait Inconnu
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

C’était le projet casse-gueule de l’année, un biopic sur Bob Dylan. L’oxymore totale pour le Ludovico : associer The Last American Poet Robert Zimmermann et notre Chouchou Chalamet au tâcheron James Mangold. Rappelons à toutes fins utiles, pour éduquer les foules (et au passage le Professorino, jeune dylanien en devenir), que Mangold n’a fait qu’un bon film dans sa vie : Copland.

Mais voilà, la magie du grand Bob entre en action. Si Dylan 1964 était un sale petit con, Dylan 2025 a plus le sens de l’humour que la plupart de ses collègues de la rock industry et leurs ayants-droits. Il a laissé faire ce film, pas franchement à sa gloire*. On verra donc toutes les saloperies devenues légendaires de la geste dylanienne, mais dont on n’était pas trop sûr qu’elles apparaitraient dans une potentielle hagiographie biopiquienne.

A Complete Unknown, c’est l’anti Parcours du Héros : les mensonges sur la biographie, le marchepied folk, les amours/largages opportunistes, l’ambition musicale, mais surtout l’ambition d’être libre, à tout prix. On croisera donc les personnages de cette grande saga, qui ne dure que quatre ans (1961-1965) mais qui reste la période la plus intéressante de Dylan. Comment un gars de Hibbing, Minnesota, fils d’un marchand d’électroménager, fan de rock’n’roll, a pu se transformer en faux hobo jongleur de cirque, chanteur folk, puis protest singer incendiaire en pleine crise des missiles de Cuba, pour finalement sortir de la chanson à texte et devenir… rien d’autre que lui-même.

Heureusement que Dylan est là. Car James Mangold, le cinéaste, lui, est absent. L’histoire ne sera racontée qu’au travers des chansons**. Aucun cinéma ne sera injecté dans ce film. Quand Pete Seeger, le mentor folk, découvre que l’élève va dépasser le maître, Mangold est incapable de laisser installer ce plan sur les yeux bleus, magnifiques et tristes, d’Edward Norton…*** La caméra devrait rester sur Seeger, sur cette émotion confuse qui le gagne, entre l’arrivée de ce qu’il désire si ardemment – la renaissance du folk – et l’avènement de quelque chose qui va le renverser, comme un tsunami.

A plusieurs reprises, on va ainsi vérifier ainsi que Mangold, n’est pas les frères Coen d’Inside Llewyn Davis. Sur les love stories, de Joan Baez à Suze Rotolo****, Mangold ne sait que faire…

Il faut dire, il est vrai, qu’il suffit de se laisser porter par son comédien-coproducteur, Chalamet, extraordinaire comme à son habitude. A vingt-neuf ans, le Tim a tout : la fragilité, la force, la colère, la douceur. Son interprétation – voix nasillarde et gestes méprisants – dépasse de loin la simple imitation du Bob… Comme une vieille veste de daim sur un portemanteau, le film est entièrement sur les épaules de l’acteur.

C’est le paradoxe A Complete Unknown, un film qu’on a adoré voir.

Et qu’on n’a pas spécialement envie de revoir. 

*Bowie a refusé Velvet Goldmine et Stardust, les Stones avaient refusé… Stoned, et Bohemian Rhapsody a été entièrement validé par ce qui reste de Queen.

**Florilège :
Dylan largue une fille : « Go away from my window…  »
Dylan quitte la scène folk : « It’s all over now baby blue  »
Dylan s’en va : « so long, it’s been good to know you »

***Ce qui vérifie l’adage de Karl Ferenc : il n’y a pas de mauvais film avec Edward Norton, qui réalise peut-être ici sa plus grande performance. Bonne conscience de gauche, un peu benêt et dépassé par les évènements, mais qui tente de mettre tout le monde d’accord dans un monde qui explose.

****Rebaptisée Sylvie Russo à la demande expresse de Dylan, car selon lui « Suze n’avait pas demandé cette vie ». Elle est par ailleurs décédée…




lundi 3 février 2025


Blitz
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Les films ]

Qu’est-ce qui arrêtera Steve McQueen ? Ce plasticien reconnu a décidé un jour de se mettre au cinéma… quelle drôle d’idée ! Ses premiers films, il est vrai, ressemblaient à des performances : Hunger sur l’IRA et sa peinture d’excréments, Shame sur l’obsession sexuelle, puis son chef-d’œuvre, Twelve Years a Slave, l’adaptation casse-gueule du récit d’époque d’un noir libre devenu esclave… avec à chaque fois l’impressionnant Michael Fassbender.

Puis McQueen bifurque vers un cinéma plus conventionnel, avec Les Veuves, polar façon Heat/The Wire et le voilà maintenant dans le mélo, le plus gentil, le plus mignon, le plus naïf qui soit. Pendant le Blitz londonien de 1940, George, un petit garçon doit partir à la campagne pour être protégé des bombardements allemands, au grand désespoir de sa mère célibataire. Pendant que la mère et le grand-père âgé se débattent dans Londres en ruine, George s’enfuit pour les retrouver.  

Qu’y a-t-il à raconter? Quasiment rien, des choses minuscules : un train, une usine, une maison en ruine, les refuges souterrains… Mais ces miniatures de la Grande Histoire abriteront d’autre sujets, chers à McQueen… Le racisme, la différence, car cet enfant est métis (mais ce n’est pas LE sujet), on découvrira l’origine de ce couple et ce qui lui est arrivé, la résilience anglaise, mais aussi ses bassesses. Tout cela amené avec la légèreté d’une plume d’oie.

Non, rien ne peut arrêter Steve McQueen.




samedi 1 février 2025


Denis Villeneuve le cinéphile
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... -Pour en finir avec ... ]

Nous avons dit beaucoup de mal de Denis Villeneuve récemment, le qualifiant d’Idiot de Cinéma. Et du bien, aussi. En tout cas, nous avions signalé aussi que c’était un frère de cinéphilie. Et voilà que Konbini, dans cette amusante séquence de la vidéothèque, invite le réalisateur des bientôt 3 Dune.

Eh bien oui, c’est un frère. Car voilà un garçon qui aime exactement tout ce que nous aimons : Apocalypse Now, mais pas les versions Redux « On ne devrait jamais refaire un film, parce dès qu’il est fini, il appartient aux spectateurs, et j’aimerais le dire à Coppola », Persona, Blade Runner, 2001, etc.

Bref, le Professore, qui est aussi mathématicien à ses heures, est bien obligé d’arriver à la conclusion suivante.

Si Ludovico = Villeneuve, et que :

Villeneuve = mauvais cinéaste,

alors cela veut dire que Ludovico aurait fait un très mauvais cinéaste.

CQFD.




jeudi 30 janvier 2025


Call Me by Your Name
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Les films ]

Nous avons découvert Timothée Chalamet il y a 6 ans, dans The King pour être précis, où l’intensité de son jeu indiquait qu’il ferait un excellent Paul Muad’dib : intuition confirmée par la suite. On l’avait aussi entraperçu dans Hostiles, ou dans Interstellar pour ce drôle de petit rôle : un garçon dont le père se foutait complètement, mais qui pleurait à chaudes larmes sur sa fille. Mais ne me lancez pas sur Interstellar

Depuis, on ne cesse de le croiser. Et il ne cesse de nous étonner. Paul Muad’dib, Willy Wonka, The French Dispatch, et bientôt, Bob Dylan, où rien que la bande annonce impressionne. Une carrière qui ressemble déjà à un sans-faute, films indé et grosses productions, sans tomber dans le Marvel qui l’enfermerait à vie. Il se déploie aussi élégamment sur les plateaux de talkshows (Saturday Night Live, Quotidien), jouant le jeu de la promo tout en ne se la jouant pas…

Le Professorino avait conseillé Call Me by Your Name avec cet avertissement mystérieux : « Pas sûr que ça va te plaire, mais faudrait quand même que tu le voies » Il a souvent raison le Professorino, question d’ADN.

A un détour de bronchiolite dominicale, Call Me by Your Name passe sur le Canal+ de Notre Dame de Nazareth. OK. On se laisse gagner par la douce torpeur de l’Italie lombarde des années 80, du corps freluquet de Chalamet et de la statue grecque Armie Hammer (les Jumeaux Winklevoss à lui tout seul)…

Eh bien voilà : le film de Luca Guadagnino est un chef-d’œuvre de finesse. Voilà enfin une histoire d’amour homosexuelle sans pathos, sans sida, sans parents castrateurs, sans désapprobation de la société. Même si toutes ces possibilités sont évoquées, c’est une histoire d’amour banale, comme toutes les histoires d’amour.

Un ado et un jeune adulte se cherchent, se frôlent, se repoussent, avant d’avouer leur désir, sans qu’on y voit des problèmes de consentement.

Certes, Luca Guadagnino prend son temps. Mais ce temps est précieux si l’on veut prendre cette histoire d’amour au sérieux. Ce n’est pas simple d’être amoureux, et ce n’est pas simple d’être homosexuel dans l’Italie des années 80 ; Guadagnino n’esquive pas le problème. Mais il n’en fait pas des tonnes : le contexte est là, et puis c’est tout. Et Chalamet trône au centre de la pièce, même s’il est entouré d’une batterie d’acteurs talentueux (Michael Stuhlbarg, Amira Casar, Esther Garrel, Victoire Du Bois…).

Il est le soleil du film, autour duquel tourne d’autres planètes, dans une perfection cosmique…  




lundi 20 janvier 2025


Sic semper tyrannis
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... ]

« Le plus effroyable des tyrans est celui qui se considère comme un bouffon.
Et que le monde entier n’est qu’une vaste bouffonnerie… »

Richard III




vendredi 17 janvier 2025


David Lynch, la mort du poète
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... -Les gens -Pour en finir avec ... ]

David écarta le rideau de velours rouge et découvrit la pièce, dallée de noir et blanc et nimbée d’une musique douce. Esquissant quelques pas de danse, un nain élégamment vêtu s’approcha, et posa à David La Question :

– Iev at ed tiaf sa ut euq ec tseuq ? 
– J’ai rêvé, répondit David en souriant…
Alors, tu peux entrer.

***

Pourquoi la mort de David Lynch nous rend si triste ? Nous ne le connaissions pas. Il ne faisait pas partie de notre famille, ni de nos amis. Il avait l’air sympathique ; l’était-il vraiment ? On ne sait.

Mais voilà, c’est ça, le cinéma. Un virus, un parasite qui se niche dans notre lobe frontal, et devient une partie de notre âme. Ce n’est pas la disparition de David Lynch qui nous fait de la peine, c’est la perte des cellules Lynchiennes imbriquées dans notre cerveau depuis que nous sommes nés, c’est-à-dire depuis que nous sommes devenus cinéphiles.

Si cette chronique est si dure à écrire, c’est que nous sommes submergés de souvenirs. De la première émotion mélodramatique, à quinze ans, avec Elephant Man, à la passion amoureuse pour les filles de Twin Peaks. De l’effroi à l’apparition de Frank Booth ou Bobby Peru (Blue Velvet/Sailor et Lula), à l’affection pour Alvin Straight, le grand père d’Une Histoire Vraie. Et des rêves, des rêves à foison ; le ciel étoilé d’Elephant Man, le radiateur d’Eraserhead, les feux rouges de Twin Peaks, le ranch de Mulholland Drive, l’oreille coupée de Blue Velvet, le couloir sombre de Lost Highway, la main ensanglantée de Dune

Hubert Reeves se trompait, nous ne sommes pas de la poussière d’étoiles, nous sommes des atomes de David Lynch.

Rares sont les cinéastes qui arrivent à nous émouvoir, nous effrayer, et nous faire rire.

Kubrick est cérébral, Hitchcock, excitant, Spielberg, émouvant. Lynch est tout cela à la fois, car il délaisse l’efficacité de ses collègues au profit de la matérialisation de ses rêves, sans chercher à y réfléchir. C’est l’un des rares authentiques poètes du septième art. Même Dune, son film raté, honni, banni de sa cinématographie officielle, et dont tout le monde s’accorde à dire que c’est un mauvais film, a marqué l’imaginaire de tous ceux qu’ils l’ont vu, et reste un film culte…

Que dire de plus ? Un seul mot.

Silencio.




jeudi 16 janvier 2025


David Lynch
posté par Professor Ludovico dans [ Les gens ]

« On meurt, on passe un bout de temps à rêver, et on revient… »

David Lynch, à propos du cinéma




dimanche 5 janvier 2025


Jugement à Nuremberg
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Les films ]

Quel étrange film que voilà ! Trois heures pour évoquer le jugement fictif de quatre magistrats nazis*, après les grands procès de 1945 (Göring, Hess, Ribbentrop, etc.) Un film pédagogique, d’une ambiguïté folle.

Pendant ces trois heures, on va au gré des personnages passer d’un sentiment à l’autre. Stanley Kramer nous met dans la position de Spencer Tracy, le vieux grand-père qu’on a nommé Juge, parce qu’on ne sait pas trop quoi en faire. On écoutera comme lui le réquisitoire d’un procureur déchaîné (Richard Widmark), bien décidé à châtier le plus sévèrement possible ces hauts fonctionnaires d’Hitler. Puis on basculera vers le camp adverse, au travers du personnage de Marlene Dietrich, veuve d’un officier allemand. Elle tentera de montrer que tous ses semblables ne sont pas des monstres. Puis par l’avocat, le tout jeune et brillant Maximilian Schell**, qui dénoncera l’hypocrisie de ce procès, alors que d’autres terreurs sont là : Hiroshima et Nagasaki, la ségrégation raciale aux Etats-Unis, le communisme qui s’étend à l’est. Devant l’aveuglement des alliés devant Hitler, n’est-ce pas toute l’humanité qui devrait être jugée ?

En coulisses, des magouilles politiques viennent troubler le procès : le blocus de Berlin fait pencher les autorités américaines vers plus de mansuétude envers les allemands, qui se serviront bientôt de glacis face aux soviétiques.

C’est oublier cet étrange accusé, Burt Lancaster, maquillé en vieil homme. Voilà une star qui n’a pas une ligne de dialogue pendant deux heures. Pourquoi ? C’est le génie de Jugement à Nuremberg : c’est toujours le dernier qui parle qui a raison. Et Ernst Janning (Lancaster) va bientôt parler…

À la fin, le film tirera une conclusion à la fois morale et douce-amère. La Loi, oui. La Justice, peut-être… La vérité, qui sait ?

* fictifs, mais basé sur un procès réel
** qui gagnera l’Oscar pour cette performance




samedi 4 janvier 2025


Christine
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Les films ]

Et si Christine était la meilleure adaptation d’un livre de Stephen King  ? Provocation, bien sûr ! Il y a Les Evadés, Misery, La Ligne Verte et… Shining ! Mais Christine a une place particulière dans le cœur du Professore Ludovico. Vu six fois en salle en français, en anglais, et là, à nouveau, grâce à Oqee, la plateforme gratuite de Free. Quarante ans après, le film n’a rien perdu de sa force terrifiante, son mauvais esprit, son cul débridé…

Car le film joue à fond la métaphore sexuelle : voiture=sexe. Sous-entendus graveleux*, pelotages appuyés, mais surtout une histoire d’amour terrifiante entre un jeune geek et une voiture. On y verra aussi une critique en règle de la famille américaine, oppressive et rigoriste.

Et pour une fois, c’est le Jock qui a le beau rôle : Dennis la quarterback (John Stockwell) tentera de sauver son ami Arnie le geek (l’inquiétant Keith Gordon), tâche impossible car il est tombé amoureux d’une voiture, et cette voiture s’appelle Christine**.

*She had the smell of a brand-new car. That’s just about the finest smell in the world, ‘cept maybe for pussy.

** Let me tell you a little something about love, Dennis. It has a voracious appetite. It eats everything. Friendship. Family. It kills me how much it eats. But I’ll tell you something else. You feed it right, and it can be a beautiful thing, and that’s what we have.




vendredi 3 janvier 2025


Apocalypse, Now, 14ème 
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Le Professor a toujours quelque chose à dire... -Les films ]

Quel meilleur film de Noël qu’Apocalypse Now ? Même si ce n’est pas notre premier voyage au Vietnam, c’est l’occasion de le montrer à d’autres, et de revisiter le temple Khmer de Coppola. Car nous sommes en possession d’une rareté : le coffret Blu-Ray avec la version d’origine, sans générique ni bombardement final. Bref, un morceau de la Vraie Croix.

Rien de nouveau sous le soleil de plomb du delta, mais l’opportunité – toujours – de découvrir de nouvelles choses…

Ainsi, nous n’avions pas remarqué ces motifs qui se répètent au début et à la fin. Si le Parcours du Héros est parfaitement documenté, the Rise and Fall du Capitaine Benjamin L. Willard, cette symétrie ne nous avait pas frappé. Or, que constate-t-on ? D’abord, l’un des premiers plans est aussi le plan de fin, cet admirable fondu enchaîné sur le visage de Willard / les statues de rois khmers. Symboles de la répétition de l’histoire, et de sa violence éternelle.

Il y en a d’autres. Au début, dans un accès de delirium tremens, Willard se barbouille de sang. Dans la scène finale, il est aussi barbouillé du sang, celui de son ennemi / son double, le Colonel Kurtz. D’ailleurs, il s’est fait un masque camouflage identique à celui de Kurtz, quelques scènes plus tôt.

On continue. Dans la première scène, des soldats viennent chercher Willard pour lui confier sa mission, ils montent des marches (Rise). Dans la dernière, sa mission accomplie, c’est lui qui descend des marches une fois sa mission accomplie (Fall). Comme il est dit, « Je voulais une mission, et pour mes péchés ils m’en donnèrent une* » et, à la fin, « Ils allaient me nommer Major pour ça, alors que je ne faisais plus partie de leur putain d’armée ** ».

Le chemin est accompli : Willard n’est plus un soldat des Forces Spéciales, mais il ne s’est pas transformé en Kurtz (comme les autres, ou comme il le craignait lui-même). Il n’est pas devenu ce Dieu du Chaos prêt à bombarder ses propres indigènes*** (comme dans le fameux happy end absent de la version originelle). Non, Willard est devenu le Roi. Le peuple de Kurtz ne s’y trompe pas ; ils rendent les armes et s’inclinent devant leur nouveau souverain. Willard descend les marches. Roi magnanime, il a dans les mains une épée (le Guerrier, la Justice) et un livre (les souvenirs de Kurtz) : la Loi.

This is The End : La musique des Doors, présente au début et lors du meurtre de Kurtz, s’est arrêtée : seul subsiste le calme de la pluie… La boucle est bouclée ; y’a-t-il un début, une fin à cette histoire ?

Ou simplement, éternellement : the horror, the horror…

*”Everyone gets everything he wants. I wanted a mission, and for my sins, they gave me one. Brought it up to me like room service. It was a real choice mission, and when it was over, I never wanted another.”

** “They were gonna make me a Major for this, and I wasn’t even in their fuckin’ army anymore.”

*** EXTERMINATE THEM ALL, écrit en rouge dans le récit de Kurtz