dimanche 12 mai 2013


Borgia, les personnages emportent tout ?
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

Alors que l’on termine la saison 2 de Borgia façon Canal+, nous voilà envahi d’un étrange doute, comme le lent poison qui coule dans les intrigues de cette fin du XVème : qu’est-ce qui nous pousse à regarder une série que l’on vilipende par ailleurs ?

Pas l’intrigue : on sait que les Borgia vont mourir ; aucun cliffhanger attendu là où tout est prévisible. Il suffit d’avoir l’excellent Les Borgia de Marcel Brion à la main. On sait par exemple ce qui va advenir de Cesare : après son mariage français, la gloire, la conquête et la pacification de la Romagne, pour soudain subir une « terrible malignité de fortune » comme aurait dit Machiavel.

Ce n’est pas le scénario non plus, ses dialogues indigents, mécanistes, qui ne sont là que pour expliciter des situations ultra convenues aux schémas ultra répétitifs (je veux quelque chose, je la demande, on me la refuse, je l’obtiens). A cette aune, Les Tudors passent à côté pour un trésor de dramaturgie.

Non, c’est peut-être, tout simplement, les personnages. Malédiction commune aux séries, on a finit par s’attacher au Pape (formidable John Doman), à Cesare (Mark Ryder), à Lucrèce (Isolda Dychauk). Et à se passionner pour les tourments de cette famille, mal née, sans noblesse, qui n’a pas d’autre choix que de se battre pour survivre.

Le pouvoir se prend, personne ne vous le donnera, c’est la grande leçon de Borgia.

 


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