dimanche 2 décembre 2007


Le paradoxe de l’argent
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... ]

Suite à une remarque sur le cinéma français, j’ai soudain eu la révélation du paradoxe suivant : l’Amérique n’a pas de complexe avec l’argent, mais renâcle à le montrer au cinéma, tandis que notre cinéma hexagonal propose à l’écran des héros bourgeois, dans un pays où, pourtant, il est tabou de dire combien l’on gagne.

Je n’ai pas d’explication particulière à ce phénomène, il s’agit surtout d’une constatation. Chez nous, il n’y pas de honte d’être médecin, avocat, prof… On se moque parfois des riches, comme dans Le Dîner de Cons, mais ça reste anecdotique.

Dans le cinéma américain, le méchant est souvent très riche ; le héros systématiquement middle class. Un bon exemple, c’est Colombo, le brave type qui propose son bon sens et sa bagnole pourrie (et française) face aux riches de Beverly Hills qui opposent eux, crimes, mensonges et trahisons…

Dans les GCA, le méchant est toujours très riche et fomente un complot visant à l’être plus encore… Les profs, et en général ceux qui représentent l’autorité, font souvent problème : ridiculisés (comme dans Ferris Bueller), les patrons sont souvent imbus d’eux-mêmes et chantres du mauvais goût (Heroes, Les Sopranos. Un autre exemple, c’est Batman : très riche, (mais philanthrope !), il apparaît coincé quand il est en costume de riche, mais à l’aise en super héros : l’habit ferait il le moine ?


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