dimanche 30 septembre 2012


Homeland, plus dure sera la chute…
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

Voilà, c’est l’épisode 7, et Homeland vient de mettre un coup de canif dans le contrat qui nous lie. Sans en révéler plus que ça, il effectue un 180° sur l’un de ses postulats de base.

Chochote, va.

Homeland a eu peur de son ombre, de son ambition grandiose. Courageux, mais pas trop. On peut choquer le public américain (les Marines, honneur-famille-patrie…), mais à un moment faut lâcher du lest…

À moins, évidemment, que ça ne soit un rebondissement dans le rebondissement.

Ce qui serait encore pire, à vrai dire…




dimanche 30 septembre 2012


Blue Valentine
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Blue Valentine est un film extraordinaire.

Oui, ne pesons pas nos mots : un film comme ça, il en sort un ou deux par an, et encore. Cette année, c’est le deuxième, après Martha Marcy May Marlene.

Blue Valentine s’inscrit dans cette tendance du cinéma US qui essaie de renouer avec un véritable cinéma indépendant, un cinéma qui a vocation, en tout cas, de s’éloigner de l’escroquerie qu’est devenu Sundance (et ses films pourris de bons sentiments façon The Descendants, qui coûtent 20M$.)

Blue Valentine raconte pourtant quelque chose de très simple : un couple. Deux personnes se rencontrent, s’aiment, et vivent ensemble. Et ce même couple, six ans après. C’est là que Blue Valentine devient vraiment extraordinaire, en refusant toute continuité, en passant du présent au passé avec une facilité déconcertante. En fait, c’est là même le sujet du film : que reste-t-il de l’amour originel, après que la vie, la vraie, nous ait roulé dessus pendant six ans ? Que reste-t-il de la rencontre, magique, de la découverte de l’autre ? C’est peu, six ans, mais ça suffit à détruire une couple aussi glamour que Ryan Gosling et Michelle Williams.

Car les deux comédiens sont tellement pleins de talent que l’on croit que ça va craquer, et l’on n’hésite plus à invoquer les mânes de De Niro pour Gosling, ou de Kathleen Turner pour Williams. Beaux comme la jeunesse, amoureux comme Tristan et Iseult, mais détruits six ans après. Méconnaissables*. Car entre temps, les enfants, le travail, l’alcool, auront détruit les meilleures des intentions.

C’est pourquoi, dans Blue Valentine, présent et passé sont inextricablement mêlés. Comme dans la vraie vie. A l’instar de la chanson, « leur » chanson, celle qui bâtit autrefois cet amour aussi fort, devenue d’une noirceur absolue six ans après. Ou une rencontre innocente avec un ex dans un supermarché, qui réveille des douleurs insoupçonnées. Autour de soi, il n’y a jamais d’oubli, que des souvenirs. C’est la terrible leçon que nous inflige Blue Valentine.

Et nous ressortons assommé d’un tel constat.

* J’ai mis du temps à reconnaître Gosling dans les premières scènes, avec sa moustache et son début de calvitie.




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