jeudi 4 septembre 2008


Kenneth Anger’s Hollywood Babylon
posté par Professor Ludovico dans [ Hollywood Gossip -Les gens ]

Kenneth Anger, avant de devenir le cinéaste d’avant-garde que l’on sait (Scorpio Rising), était CineFaster, tendance midinette. Enfant, il collectionnait toutes les revues consacrées aux stars de la Mecque du cinéma et il en a tiré dans les années soixante-dix un livre culte, Hollywood Babylon, compilation d’anecdotes trash sur les Golden People, de Harold Lloyd à Jayne Mansfield.

Et bien, force est de constater que nous vivons un période bien terne en matière de scandales hollywoodiens !

Qui, aujourd’hui, peut assassiner tranquillement un homme d’une balle dans la tête, croyant tirer sur l’amant de sa femme, et faire passer le tout pour une péritonite aigüe ? C’est pourtant ce que fit le magnat Randolph Hearst, (l’involontaire héros de Citizen Kane), en tuant l’infortuné Tom Hince, pris par erreur pour Charlie Chaplin. Les témoins de ce malheureux « incident » firent ensuite une belle carrière dans les journaux du groupe Hearst !

Je vous passe les multiples épouses (mineures) de Charlie Chaplin, les sextoys étonnants de Fatty Arbuckle, le virilité problématique de Rudolph Valentino, et les reconstitutions « plus vraies que nature » des orgies viennoises dans les films d’Erich von Stroheim. C’était le bon temps où, si vous retrouviez l’amant de votre fille mort dans la piscine, vous appeliez d’abord le patron de la MGM, et ensuite la police. Tout ca se passait dans les années 20, mesdames-messieurs, et donna naissance au Code Hays, sorte de charte morale établissant les choses à ne pas faire sur l’écran : nudité, drogues, et baisers trop langoureux.

Puis la crise de 1929 survint, et – effet paradoxal – le public américain mûrit, plus préoccupé par la crise que par les affaires de cul du Peuple Doré, qui du coup chuta de son piédestal pour ne plus jamais y remonter.

L’Age d’Or d’Hollywood était bel et bien terminé.

Kenneth Anger’s Hollywood Babylon, disponible en poche, mais en anglais et en allemand uniquement.


5 commentaires à “Kenneth Anger’s Hollywood Babylon”

  1. CineFast » Michael Jackson, une star Hollywoodienne écrit :

    […] de Scientologie, une biture par ci, et un adultère par l . Pour comprendre il faut lire Hollywood Babylon de Kenneth Anger, ou s’intéresser la vie de Michael Jackson, martyr des temps […]

  2. CineFast » L’affaire Polanski écrit :

    […] le service après-vente en soutenant, via avocats, attachés de presse, patrons de studios (voir Hollywood Babylon sur ce sujet), ses brebis égarées… tout en pronant, dans le même temps, l’inverse dans ses […]

  3. CineFast » Hollywood Crime Stories écrit :

    […] le monde ne peut pas lire la bible, c’est à dire Hollywood Babylon, le chef d’œuvre introuvable de Kenneth Anger. Hollywood Babylon racontait les anecdotes les plus crues, les plus trash, les plus violentes de […]

  4. CineFast » Jayne Mansfield 1967 écrit :

    […] Simon Liberati s’inscrit dans la veine Hollywood Babylon, il s’en vante, même. Cette cinéphile toute particulière, collectionneuse de ragot, qui […]

  5. CineFast » Ave, César! écrit :

    […] des années 50, Hitchcock et Louis B. Mayer, Howard Haws et Gene Tierney, L.A. Confidential et Hollywood Babylon. Le pitch en question : un acteur de péplum pas très malin est enlevé par une étrange bande de […]

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