mercredi 4 mai 2011


Grease
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Brèves de bobines -Les films ]

Le croirez-vous ? Je n’ai pas vu Grease à sa sortie ! Trop occupé à découvrir le jeu de rôle, Star Trek et Stanley Kubrick, je n’avais pas une minute à moi en 1978. Et j’ai comblé cette terrible lacune hier soir. Sentence du Professorino : « Ça a pas l’air de te plaire, Papa ! »

Tu m’étonne John ! Voir des acteurs vulgaires chanter du pseudo rock fifties alors que sur mon disque dur m’attend Zack et Miri tournent un Porno, il y a de quoi rager.

Rien à garder dans ce navet dont on a du mal à imaginer qu’il fut un véritable phénomène générationnel, le disque tournant en boucle dans les boums.

Ce qui devrait mettre un peu d’humilité à ceux qui croient dur comme fer qu’Avatar sera toujours aussi génial dans vingt ans.

Patience.




lundi 2 mai 2011


Scream 4
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Ça avait mal commencé : Champs Elysées dégueulasses (bouteilles de coca, clodos, la Plus Belle Avenue du Monde parait-il ?), l’UGC Georges V à l’avenant : chiottes cassées et odeur de melon pourri dans la salle, quasi vide en ce dimanche après-midi, pour Scream 4.

C’est dans ce genre de situation que l’angoisse taraude le CineFaster : et si Scream 4 était une daube intégrale ? Je vois bien ce qu’a d’incongru ce genre de phrase pour le non-geek : un film avec un numéro derrière, c’est forcément tout pourri, c’est pas du cinéma… D’aucuns, facétieux, pourrait même reprendre ma critique précédente de l’excès de reboot superheroïques.

Mais avec Scream, rien n’est moins vrai. Dès le premier opus, on voit qu’on est dans un cinéma « à l’ancienne » : certains plans peuvent durer plus de trente secondes, les acteurs ont de vrais textes, et les interprètent correctement, même si le propos n’est pas de disserter des origines gréco-latines de l’occident chrétien.

Mieux, les deux sequels étaient pas mal, réussissant à apporter une vrai suite, donnant raison à leur propre parodie (Scary Movie) : les meilleures trilogies sont en trois épisodes.

Que peut apporter le quatrième opus, dans ce cas ? Eh bien, beaucoup. Poursuivant dans la veine « meta » (« How much « meta » can you take? », demande même remarquer Courtney Cox à un moment), Scream 4 réussit à la fois à reproduire le même schéma (des petites filles riches, fans de films d’horreur, se font agresser par un vrai maniaque) tout en l’enrichissant d’une nouvelle couche de réflexion sur les années 2000. Car même s’il y a toujours ces pauvres petites filles riches, esseulées, aux parents absents, divorcés mais pleins de fric, beaucoup de choses ont changé depuis les années 90 à Woodsboro. Une décennie que Wes Craven se paye même le luxe de ringardiser dans son propre film. « So nineties! », fait remarquer une des blondes, qui finira évidemment empalée sur un bowie knife. Tout va plus vite aujourd’hui, avec les webcam, les smartphones, Facebook et la téléréalité. On croit que ces technologies nous protègent, or elles n’ont aucune influence, car le meurtrier les utilise aussi. Mais surtout, elles n’étanchent pas notre abyssal besoin de reconnaissance. Sidney (Neve Campbell, de plus en plus belle, et qui prouve que son talent est monstrueusement sous exploité) en fera l’amère expérience. Malgré le livre qu’elle a écrit pour prévenir le mal, la roue continue de tourner, toujours dans le même sens.

L’autre atout de Scream, c’est sa qualité cpnstante. Avec toujours la même équipe (Craven aux manettes, Kevin Williamson au scénario), les Screamers ont pris leur temps (4 films en 15 ans), mais continuent de produire des scénarios de qualité, des dialogues comme il faut, et des acteurs excellents…

Alors oubliez le chiffre 4, et allez jubiler devant les nouvelles aventures de GhostFace… Je vais juste chercher des popcorn, je reviens dans une minute…

Ah merde, le truc qu’il ne fallait pas dire.




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